Les derniers avis (9675 avis)

Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Hellheim
Hellheim

Cette nouvelle série n'est pas inintéressante. Fortement influencée par la mythologie nordique, elle présente un univers parallèle assez attrayant. Roi déchu, Hemdal (dont le presque homonyme Heimdal garde le Bifrost, le pont reliant Asgard, domaine des dieux, et Mitgard, terre des Hommes) est contraint de revenir dans son ancien royaume pour sauver sa fille, semi-humaine et affronter ses fils. Parmi lesquels Loh-kee, forcément inspiré par Loki, fils de Zeus, figure mythologique du félon, du traître. Le personnage ici développé correspond bien à l'archétype, bien que le scénariste lui ait donné des caractéristiques alternatives. Ici celui qui joue le rôle de passeur entre les mondes est Passeur, une femme énigmatique dont la genèse est racontée dans la seconde partie. Je pense qu'on pourrait pousser plus loin l'analyse de texte en regard de cette mythologie nordique, mais n'étant pas un spécialiste, je m'en abstiendrai (et puis ça serait peut-être très chiant). Le récit est assez difficile à suivre. D'une part du fait de complexité, d'autre part à cause d'une certaine confusion dans la narration. J'avoue avoir été quelque peu noyé vers la fin du second tome. Jean-Philippe Baradat est un autodidacte du dessin. Il a affiné son style pendant des années et sa première BD montre une quasi maturité graphique. Ses personnages sont assez justes, il y a une ambiance certaine dans ces deux tomes, une marque du dessinateur je pense. J'avais été agréablement surpris par ses premières planches, mais la suite a confirmé cette première impression. En définitive "Hellheim" est une série très prometteuse, avec un univers à la fois original et marqué par la mythologie nordique, et qui bénéficie d'un graphisme envoûtant par moments. Espérons qu'une éventuelle suite sera moins confuse, confusion qui explique ma note finale de 3,5.

20/07/2009 (modifier)
Par Kaiten
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Letter Bee
Letter Bee

Merveilleux. Je viens de terminer la lecture des 2 premiers tomes de Letter Bee. Verdict : Sublime ! Le graphisme est magnifique. Très coloré. Je dirais même "sucré". ^^ Les personnages sont très attachants et l'univers est très original. On a l'impression d'être plongé dans un rêve de douceur empli d'étoiles et de mystère. On ressentirait presque ce vent imprégné de poussière de lumière sur notre peau, et la nuit infinie nous enveloppant de son voile ténébreux. Bref, je suis absolument sous le charme. Je conseille cette série à tout le monde. Pour ma part j'attends le tome trois avec la plus grande impatience. ^^

18/07/2009 (modifier)
Couverture de la série Mister O
Mister O

La BD la plus minimale que j'ai eu l'occasion de lire. Il s'agit là de "30 façons de ne pas franchir un ravin". Pour ce qui est de donner dans le concept, Trondheim est maître depuis des années déjà, il réussit là encore, à se renouveler. À lire sans trop réfléchir, calmement, et doucement. Chaque page se découpe en 60 cases ridiculement petites (6x10), et on y retrouve un côté "dessin animé" : les cases pourraient se succéder à l'écran pour former des séquences de quelques secondes. Malheureusement, le scénario ne va pas souvent assez loin, et les mésaventures de notre sympathique Mister O sont parfois si banales qu'on espère de tout cœur que la page suivante saura plus nous amuser. Finalement le comique de répétition marche plutôt pas mal, et la fin arrive, nous laissant bêtement amusés, et nous faisant penser que l'auteur mérite quelque part ses nombreux titres.

18/07/2009 (modifier)
Couverture de la série Le Chat du Rabbin
Le Chat du Rabbin

Cocktail d'humour, de philosophie, et de poésie, cette bande dessinée ravira tout le monde, y compris les moins fans de tout ce qu'on appelle "la nouvelle bande dessinée". Les couleurs sont bonnes (Brigitte Findakly), et Joann Sfar, dans cette œuvre, est tel qu'on le connait, les dessins parlent d'eux-mêmes, et le découpage régulier (2x3=6 cases par page) se prête parfaitement aux aventures de ce chat tantôt bavard, tantôt muet. Le premier tome se suffit à lui même, mais la série est bonne dans sa globalité, le 5ème tome n'est plus de 46 pages mais de 80, et vu l'histoire qui y est comptée, c'est tout à fait légitime. Cette histoire est un vrai régal pour nos sens ! La meilleur BD de Sfar. Je ne vois pas comment il pourrait mieux faire !

18/07/2009 (modifier)
Couverture de la série Le Combat ordinaire
Le Combat ordinaire

Cette œuvre est de toute beauté, à la fin de chaque volume, j'ai eu les larmes au yeux. Marco, le personnage principal, est attachant à en mourir, le scénario est découpé "juste comme il faut", les dialogues sont à s'en arracher le cœur tant ils sont bien ciselés, et l'histoire, ... le fond, ... d'une vérité hélas tragique qui nous affecte tous aujourd'hui. Un chantier qui ferme, des ouvrier dégoutés, un jeune qui n'arrive pas à changer le monde, un couple qui vit des hauts et des bas, un fils en deuil, une maladie, un psy, une gamine et des gros pétards. De quoi remuer tous vos neurones un bon coup, soyez en sûrs ! Attention, par contre : j'ai 20 ans. Je pense que c'est à cette âge là que l'on peut le plus apprécier certaines facettes de ce récit : entre frustration et appréhension, je suis en train de quitter le tremplin qui est censé me faire découvrir la vie, la vraie. Le monde, le vrai. Cette BD est le reflet de toutes mes angoisses. Je ne sais pas si à 40 ans, en lisant cette série, on ne va pas se dire "oui ... bon ... il raconte juste notre vie à tous quoi ..." Mais croyez moi, à moins d'être un "frustré de la vie", cette BD vous donnera envie de vous mettre tout nu, de sauter sur votre lit, et de partir en courant dans la rue !! Les dessins sont géniaux (en plein dans "la nouvelle bande dessinée"), les couleurs sont nickels. Une BD à lire, à acheter, à offrir, puis à relire, et à adorer !

18/07/2009 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Somnambules
Les Somnambules

Tiens, voilà une BD qui risque de passer inaperçue et qui pourtant ne le mérite pas... Nous voilà sur les pas de rêveurs, qui vivent des histoires extraordinaires dans leurs rêves... L'ensemble est très sympathique, à la fois débridé et maîtrisé, on est dans un univers qui vaut vraiment le coup d'oeil, la lecture... D'autant plus que le dessin de Randall.C est très "nouvelle BD", un style propre à mettre en images à peu près tout, sans s'embarrasser de réalisme. Bon choix de sujet donc. Coup de coeur, note finale : 3,5/5.

18/07/2009 (modifier)
Par Pasukare
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Celui qui est né deux fois
Celui qui est né deux fois

Ah la la la la, quel plaisir pour moi de retrouver le trait de Derib après Buddy Longway ! D'autant plus que la fin de cette série culte m'avait quand même fait franchement mal au cœur, surtout le tome 18 "La balle perdue", mais passons… Avec "Celui qui est né deux fois", c'est une deuxième chance de rêver, de voyager, de s'attacher à des personnages forts, et à nouveau d'avoir un gros pincement au cœur :'(. Derib est, à mon sens, LE dessinateur / scénariste des indiens d'Amérique du Nord. Cette manière de rendre hommage à la nature, aux grands espaces et à la culture "peau-rouge" toute en harmonie avec la terre mère est une vraie leçon de vie. Les couleurs, même plus de 20 ans plus tard, n'ont pas vieilli d'un poil, elles sont magnifiques, quelle que soit la saison. La composition des planches, recherchée, hyper moderne pour l'époque et encore aujourd'hui, est un régal pour les yeux. Les vieux indiens à la peau tannée et ridée sont beaux, tout simplement. "Celui qui est né deux fois" c'est l'histoire, de sa naissance à sa mort, d'un peau-rouge au destin hors du commun, et qui aura, à son grand désarroi, la vision de l'extermination des siens par les visages pâles. Plus au cœur de la vie quotidienne des indiens que Buddy Longway, ce triptyque nous fait (re)découvrir les traditions et le mode de vie de ce peuple malheureusement décimé aujourd'hui. Derib nous raconte à chaque fois une histoire simple et sans prétention mais qui nous fait rêver et voyager, qui nous interpelle sur notre relation aux autres et à la nature, qui pointe du doigt les injustices faites à ces femmes et ces hommes qui auraient mérité au contraire admiration et respect. L'émotion est également toujours au rendez-vous et même si l'on sait d'avance le sort fait aux indiens d'Amérique, on ne peut s'empêcher d'espérer que l'histoire prenne une autre tournure, Derib est cruel ! … Mais réaliste. Si à l'époque, les fusils et l'appât du gain et de l'or n'avaient pas eu le dessus, le monde d'aujourd'hui ne serait peut-être pas en si piteux état. Entre Buddy Longway, Yakari , "Celui qui est né deux fois" et Red Road (qu'il faut que je lise aussi un de ces quatre puisque je viens de découvrir qu'il s'agit de la suite de la présente série), Derib a su toucher un large public pour faire passer son message. Moi je suis complètement et définitivement fan.

18/07/2009 (modifier)
Par Altaïr
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Monster
Monster

Alors que j’avais lu les tomes de « Monster » jadis au fur et à mesure de leur parution, je me suis adonnée récemment avec grand plaisir à la relecture d’une traite de la totalité de la série. Cela m’a permis d’en apprécier la grande cohérence, qui ne saute pas aux yeux quand plusieurs mois séparent la lecture de chaque tome. Et de constater avec plaisir que sous les artifices déployés avec maestria par Urasawa pour maintenir le suspense tout du long ne se cache pas du vent, mais bel et bien une bonne et solide histoire. Urasawa excelle dans la caractérisation de personnage. Qu’ils soit au premier plan de l’histoire ou un obscur second rôle, chaque personnage a un physique, une posture, une démarche, un caractère, et un historique qui lui est propre et détaillé avec soin. Les deux protagonistes sont à ce titre particulièrement soignés : Tenma, le docteur « loyal bon » par excellence, pétri d’humanité et de bons sentiments, qui se rend compte un jour que l’enfer est pavé de bonnes intentions et qu’en sauvant la vie d’un enfant il a déclenché un engrenage terrifiant ; et Johann, le fascinant et ambigü Johann, le « monstre » du titre, qu’on ne peut jamais haïr tant il semble autant victime que coupable, et qui est finalement attachant malgré ses crimes. J’aime également beaucoup Eva, Grimmer, Martin, Rudy, Lotte, et j’en oublie… (moins Nina, plus banale) Nul manichéisme dans ce thriller. Toute l’histoire tourne autour de jeunes adultes issus d’un conditionnement eugénique en ex Allemagne de l’est pendant leur enfance. Mais là où la facilité aurait été de n’en montrer qu’un, ou de tous les montrer semblables, Urasawa s’emploie à nous dévoiler toute une palette de possibles : la plupart sont morts ou se sont suicidés, mais les survivants ont chacun suivi leur chemin. Johann, Nina, Grimmer, Robert (le seul véritable « méchant » de l’histoire) sont autant de destinées possibles issues d’une même éducation. Et, quand on lit toute la série, la fin prend tout son sens. C’est une véritable fin, certes un peu ouverte, mais totalement satisfaisante. Bien dessiné, excellemment raconté, cohérent, haletant et thématiquement riche, « Monster » mérite certainement le statut de BD culte. Cette série n’est néanmoins pas exempte de défauts : il y a des longueurs, des passages où on sent qu’Urasawa rallonge la sauce (surtout vers le milieu de la série, juste avant la capture de Tenma qui relance bien le récit). Et je n’ai personnellement pas aimé les passages où Johann adulte se déguise en femme, je ne trouve pas que ça corresponde au personnage. Mais je chipote.

17/07/2009 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Chicou Chicou
Chicou Chicou

Ahah, je me suis bien marré. Cet exercice de blog, où quatre (cinq ?) auteurs ont joué le jeu du cadavre exquis en BD, est par moments un pur moment de jouissance. C'est débridé, c'est sans filet, c'est très marrant. Très vite j'ai abandonné l'idée de me demander qui avait fait quoi, pour me laisse emporter par le délire incontrôlé de ces jeunes auteurs. Et encore une fois, je me suis bien marré. Les personnages d'Ella et Claude sont très bien utilisés, moins ceux de Juan et Frédé, c'est un peu dommage. J'ai été surpris, plutôt agréablement. Un petit 3,5/5.

17/07/2009 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Live war heroes
Live war heroes

Mon avis est assez identique à celui de Ro un peu plus bas. Je suis tombé aujourd'hui sur cette BD, la couverture m'ayant attiré l'oeil et voyant "Le 1er album des auteurs de Servitude" je l'ai donc feuilletée. Puis je l'ai lue et je dois avouer avoir été très agréablement surpris. Une histoire très actuelle, un univers cohérent et réaliste dans un proche avenir et des dessins/colorisations de très bonne facture. Le scénario n'est quant à lui pas en reste et vous n'êtes pas au bout de vos surprises. Bref un très bon one shot intelligent et bien dessiné, que demander de plus?

16/07/2009 (modifier)