D'entrée la couverture m'a plu. J'avais une crainte toutefois, c'était de me retrouver dans un ersatz de Djinn, la série de Dufaux et Miralles.
Et en fait non, même s'il y a des points communs, notamment le cadre oriental, cette fois-ci le pays des Mille et une nuits. Le cadre d'ailleurs, on y croit assez vite, grâce au talent d'Ana Luiz Koehler, à ma connaissance une nouvelle venue. Son trait est toutefois d'influence classique, plus classique que celui de Miralles (désolé pour la dessinatrice, la comparaison me semble inévitable) ; j'ai un peu eu l'impression de lire une BD dessinée dans les années 1950 les époux Funcken. Cette impression est renforcée par un traitement des couleurs, signé Guy Raives, à mon goût un peu trop discret, trop frileux, alors que la série aurait peut-être besoin d'un peu plus de couleurs éclatantes. Cela écrase un peu le trait de Koehler, je trouve.
L'histoire, quant à elle, se révèle, sur le diptyque, assez classique. Une vengeance familiale, au centre de laquelle se trouvent en particulier une femme et plusieurs innocents... Des vies gâchées, deux bains de sang au coeur de l'orient médiéval... C'est rondement mené, pas de doute, le duo de co-scénaristes a bien verrouillé son histoire, aidé par une dessinatrice qui est à l'aube d'une carrière prometteuse. Malgré le côté efficace de l'histoire, le manque d'originalité m'empêche de mettre une note supérieure à 3, qui serait plutôt un 3,5/5. A noter la collaboration efficace du duo Warnauts/Raives sur les couleurs et le lettrage.
Après La Valise envolée et Crevaison, je ne m'attendais pas à un aussi bon premier vrai album.
Le dessin y est toujours aussi hachuré mais plus géométrique. C'est très dense mais agréable et même beau avec une accoutumance. En tout cas, Sardon s'est créé une signature graphique unique.
Le scénario a un petit côté Simpsons.
Mormol débarque dans une petite ville provinciale et va essayer de s'intégrer.
Mais autour de lui tout va partir de travers.....
C'est rythmé et plaisant à suivre. On ne s'ennuie jamais, les personnages sont tous plus truculents les uns que les autres.
C'est étonnant qu'une telle BD sortie en 2000 soit si peu connue car elle a d'innombrables qualités et une originalité de plus en plus rare dans ce secteur aux produits formatés par le marketing...
L'auteur a mis deux ans pour faire cette BD. Il a pris son temps mais le résultat est vraiment superbe.
Excellent volume de la collection mimolette.
Il ne fait que confirmer tout le bien que je pense du travail de François Ayroles qui est un auteur à suivre au même titre que Ruppert et Mulot.
La lecture de cet opus est un vrai régal. Les strips sont suggérés par le biais de quelques bulles uniques (bière, cigarette, briquet, amour et les mêmes en barrées). Il n'y a aucun dialogue mais le dessin parle de lui même.
On a l'impression d'avoir un rubix cube au format BD entre les mains.
Dans tous les cas de figures, l'auteur fournit une histoire à la logique implacable.
Il décortique par ce biais les difficultés de communication des contemporains.
J'ai franchement ri mais certains strips sont plus dramatiques.
Je retiens l'intelligence du propos et la mise en image simple mais terriblement efficace de Ayroles. En 32 pages, il semble faire le tour complet du sujet !!!!
Une vrai petite merveille qui ne se limite pas à la technique narrative unique mais propose bien une réflexion poussée et sensée.
"Tensui, l'eau Céleste" nous conte en deux tomes les aventures de Natsume, fillette d'environ 6-7 ans, et de son lutin d'eau pour retrouver dans un premier temps le grand maître des lutins d'eau, et par la suite la propre mère de Natsume.
Une chose est sure, cette lecture ne peut laisser indifférent, rien qu'à cause du style graphique très particulier de Hanawa Kazuichi, avec des visages très expressifs, voire torturés, des scènes cauchemardesques à souhait, le tout dans des paysages ruraux ou sylvestres d'une quiétude qui pourrait être reposante s'il ne s'y tramait pas autant de choses bizarres.
L'histoire non plus n'épargne pas nos sens et notre échelle de valeurs : les démons, femmes serpent, renards, esprits et autres humains sans pitié que rencontrent nos deux attachants petits personnages sont machiavéliques et cruels au possible, bien loin des camarades de jeux que l'on souhaiterait donner à des "enfants" de cet âge, et avec par dessus le marché des apparences souvent trompeuses. On se laisse souvent berner comme la petite Natsume : on fait confiance au démon souriant et on se méfie de l'esprit bienfaisant mais à l'allure inquiétante. Les chapitres du tome 2 qui se passent dans les enfers en sont presque dérangeants pour le coup.
J'ai trouvé le duo formé par Natsume et son kappa et leur attachement réciproque très attendrissant, d'où mon coup de cœur malgré une note moyenne. Tensui, c'est "quelques grammes d'amitié et de courage dans un monde cruel". Sans être un grand chef d'œuvre, encore une fois et comme pour beaucoup d'autres mangas de ce genre, cette histoire me touche parce qu'elle m'enrichit et bouscule les habitudes. A lire.
Sans aucun doute le meilleur Batman que j'ai lu jusqu'à présent. Au début, je n'étais pas très captivé à cause du dessin que je trouvais moche, mais au fil des pages j'ai commencé à trouver que le dessin n'était pas si mal. Il donne une atmosphère sombre à l'histoire ce qui n'est pas pour me déplaire. Le scénario est lui aussi très bon.
Avec une idée qui aurait pu être ennuyante (raconter comment Bruce Wayne est devenu Batman), Frank Miller fait quelque chose de grand. Il y a eu la bonne idée d'intégrer les débuts du (futur) commissaire Gordon. On voit donc l'évolution psychologique de deux hommes face à la délinquance et la corruption de la police. Tout ceci est réellement captivant. Je ne pouvais plus lâcher les deux albums (j'ai lu l'édition de Comics USA) !
En revanche, je ne comprends pas l'utilité de Catwoman dans l'histoire. Elle ne sert à rien.
Raaaaaaaaah GTO...
Comment vous dire... (et y'a tellement de commentaires qui en disent déjà très long !)
Moi avant ce manga, ma référence en manga, c'était Dragon Ball et Akira ! Chacun pour son style assez particulier, mais je n'avais jamais vraiment lu de manga sur des gens normaux, qui n'ont pas de super pouvoirs, qui ne vivent pas dans le futur etc.
Et là j'ai découvert GTO !
Et franchement, on s'éclate tellement que, même à la fin de toute cette grosse collection, on crie un gros "POURQUOI ?!!!!!", oui, pourquoi l'ont-t-ils arrêté ? C'est tellement bon...
Il y a tout dans ce manga des situations pas possibles, où faut vraiment en avoir un grain pour avoir pensé à ça, de l'humour à gogo, des héros charismatiques, des filles sexy avec un héros qui sait pas se tenir, et j'en passe. :P
Non franchement si vous ne l'avez pas déjà lu, ce GTO est cultissime, il FAUT le lire !
C'est incontestablement la BD la plus onirique qu'il m'a été donné de lire.
Cette lecture fut plaisante du début à la fin.
"Les Somnambules" se présente comme un rêve avec des passages de tous les styles, allant de l'absurde à l'humour.
Le plus impressionnant dans ce projet est le rendu général : lorsque l'on ferme la BD, on en retient pas grand chose comme si l'on se réveillait après un beau rêve.
Il en reste un sentiment de plénitude et de satisfaction.
Le dessin est très typé nouvelle vague avec de superbes couleurs mais jamais plus de 2 dans la même case.
Ce sont des BD aussi originales et qualitatives qui font que je me passionne pour cet art.
J'avais acheté cette BD d'occasion et entamé la lecture sans savoir où je mettais les pieds.
"Les Somnambules" est la plus belle surprise de cette année. On pourra quand même lui reprocher son prix relativement élevé.
Une très très belle découverte et un auteur à suivre de très près.
L'histoire se déroule donc en plein milieu du XVIIIème siècle avec comme background la guerre de Sept Ans. Bien que touchant surtout l'Europe, l'auteur a choisi de se focaliser sur l'Amérique et de nous faire partager sa vision de la guerre touchant les colonies anglaises et françaises.
Une chose est sûre, je m'extasie de moins en moins devant le dessin de Patrick Prugne. Après la la surprise de la découverte vient la lassitude. Je le préfèrerais plus incisif, moins doux, afin de donner plus de corps au dessin (enfin avis personnel) mais "On ne peut pas plaire à tout le monde".
L'histoire, à l'instar du dessin, me laisse un peu sur ma faim. On a l'impression de traverser les cases sans être réellement impliqué dans l'hisoire. Les personnages manquent de charisme et les dialogues auraient gagné à être un peu plus incisifs. De même, le personnage de Lucky Roberts m'apparait incomplet: un pirate phylantrope à ce point m'apparait un peu exagéré.
Bref un récit qui ne me convainc pas plus que ça. A acheter si l'on est fan du dessin de Prugne.
La Rubrique-à-Brac est une excellente bédé. C'est tout simplement celle qui m'a fait le plus rigoler à la lecture. Isaac Newton, documentaire sur les animaux, etc... tout me fait éclater de rire.
Quant au dessin, Gotlib a un des plus beaux coups de crayon que je connaisse. C'est même, je dirais, le plus beau dessin que je connaisse.
Le dialogue, rien à reprocher, jamais de répétition, il y a beaucoup de texte mais ça ne me dérange absolument pas. Gotlib fait aussi beaucoup de cases sur 1 page.
Ce qui donne 5 tomes de grand délire que j'adore !
C'est que du bonheur à la lecture ! Si vous voyez des tomes en magasin, surtout n'hésitez pas.
J'aurai bien mis 6/5 à cette bédé, mais ça n'existe pas...
Bonne lecture !
Dans la série des albums sur les MMO, celui ci s'adresse aux personnes qui y sont confronté plus qu’à ceux qui les vivent. C’est un coup de loupe vue de l'extérieur.
Je ne me suis pas reconnu dans le livre, par contre tous mes neveux y sont (ainsi que quelques collègues), et ça c'est un plus. Je suis sure que quand je leur ferai voir, on pourra rire des mêmes gags, alors que généralement c'est plus à sens unique. Je n'aime pas le dessin mais c'est mon point de vue. Il est propre, lisible et énergique, ça doit venir du côté japonisant auquel je suis allergique.
J’ai lu plus haut que les gags tombent souvent à plat et sont asses répétitifs. Ben c'est le genre qui veut ça. C'est un premier album et il y a forcément des maladresses, mais je trouve déjà que ça se situe au même niveau qu'un Boule et Bill ou un "agent 212".
Déjà cet ouvrage me contente totalement, on pourra ronchonner si le 2 n'est pas plus abouti.
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Awrah
D'entrée la couverture m'a plu. J'avais une crainte toutefois, c'était de me retrouver dans un ersatz de Djinn, la série de Dufaux et Miralles. Et en fait non, même s'il y a des points communs, notamment le cadre oriental, cette fois-ci le pays des Mille et une nuits. Le cadre d'ailleurs, on y croit assez vite, grâce au talent d'Ana Luiz Koehler, à ma connaissance une nouvelle venue. Son trait est toutefois d'influence classique, plus classique que celui de Miralles (désolé pour la dessinatrice, la comparaison me semble inévitable) ; j'ai un peu eu l'impression de lire une BD dessinée dans les années 1950 les époux Funcken. Cette impression est renforcée par un traitement des couleurs, signé Guy Raives, à mon goût un peu trop discret, trop frileux, alors que la série aurait peut-être besoin d'un peu plus de couleurs éclatantes. Cela écrase un peu le trait de Koehler, je trouve. L'histoire, quant à elle, se révèle, sur le diptyque, assez classique. Une vengeance familiale, au centre de laquelle se trouvent en particulier une femme et plusieurs innocents... Des vies gâchées, deux bains de sang au coeur de l'orient médiéval... C'est rondement mené, pas de doute, le duo de co-scénaristes a bien verrouillé son histoire, aidé par une dessinatrice qui est à l'aube d'une carrière prometteuse. Malgré le côté efficace de l'histoire, le manque d'originalité m'empêche de mettre une note supérieure à 3, qui serait plutôt un 3,5/5. A noter la collaboration efficace du duo Warnauts/Raives sur les couleurs et le lettrage.
Mormol
Après La Valise envolée et Crevaison, je ne m'attendais pas à un aussi bon premier vrai album. Le dessin y est toujours aussi hachuré mais plus géométrique. C'est très dense mais agréable et même beau avec une accoutumance. En tout cas, Sardon s'est créé une signature graphique unique. Le scénario a un petit côté Simpsons. Mormol débarque dans une petite ville provinciale et va essayer de s'intégrer. Mais autour de lui tout va partir de travers..... C'est rythmé et plaisant à suivre. On ne s'ennuie jamais, les personnages sont tous plus truculents les uns que les autres. C'est étonnant qu'une telle BD sortie en 2000 soit si peu connue car elle a d'innombrables qualités et une originalité de plus en plus rare dans ce secteur aux produits formatés par le marketing... L'auteur a mis deux ans pour faire cette BD. Il a pris son temps mais le résultat est vraiment superbe.
Les penseurs
Excellent volume de la collection mimolette. Il ne fait que confirmer tout le bien que je pense du travail de François Ayroles qui est un auteur à suivre au même titre que Ruppert et Mulot. La lecture de cet opus est un vrai régal. Les strips sont suggérés par le biais de quelques bulles uniques (bière, cigarette, briquet, amour et les mêmes en barrées). Il n'y a aucun dialogue mais le dessin parle de lui même. On a l'impression d'avoir un rubix cube au format BD entre les mains. Dans tous les cas de figures, l'auteur fournit une histoire à la logique implacable. Il décortique par ce biais les difficultés de communication des contemporains. J'ai franchement ri mais certains strips sont plus dramatiques. Je retiens l'intelligence du propos et la mise en image simple mais terriblement efficace de Ayroles. En 32 pages, il semble faire le tour complet du sujet !!!! Une vrai petite merveille qui ne se limite pas à la technique narrative unique mais propose bien une réflexion poussée et sensée.
Tensui - L'Eau céleste
"Tensui, l'eau Céleste" nous conte en deux tomes les aventures de Natsume, fillette d'environ 6-7 ans, et de son lutin d'eau pour retrouver dans un premier temps le grand maître des lutins d'eau, et par la suite la propre mère de Natsume. Une chose est sure, cette lecture ne peut laisser indifférent, rien qu'à cause du style graphique très particulier de Hanawa Kazuichi, avec des visages très expressifs, voire torturés, des scènes cauchemardesques à souhait, le tout dans des paysages ruraux ou sylvestres d'une quiétude qui pourrait être reposante s'il ne s'y tramait pas autant de choses bizarres. L'histoire non plus n'épargne pas nos sens et notre échelle de valeurs : les démons, femmes serpent, renards, esprits et autres humains sans pitié que rencontrent nos deux attachants petits personnages sont machiavéliques et cruels au possible, bien loin des camarades de jeux que l'on souhaiterait donner à des "enfants" de cet âge, et avec par dessus le marché des apparences souvent trompeuses. On se laisse souvent berner comme la petite Natsume : on fait confiance au démon souriant et on se méfie de l'esprit bienfaisant mais à l'allure inquiétante. Les chapitres du tome 2 qui se passent dans les enfers en sont presque dérangeants pour le coup. J'ai trouvé le duo formé par Natsume et son kappa et leur attachement réciproque très attendrissant, d'où mon coup de cœur malgré une note moyenne. Tensui, c'est "quelques grammes d'amitié et de courage dans un monde cruel". Sans être un grand chef d'œuvre, encore une fois et comme pour beaucoup d'autres mangas de ce genre, cette histoire me touche parce qu'elle m'enrichit et bouscule les habitudes. A lire.
Batman - Année Un (Year One)
Sans aucun doute le meilleur Batman que j'ai lu jusqu'à présent. Au début, je n'étais pas très captivé à cause du dessin que je trouvais moche, mais au fil des pages j'ai commencé à trouver que le dessin n'était pas si mal. Il donne une atmosphère sombre à l'histoire ce qui n'est pas pour me déplaire. Le scénario est lui aussi très bon. Avec une idée qui aurait pu être ennuyante (raconter comment Bruce Wayne est devenu Batman), Frank Miller fait quelque chose de grand. Il y a eu la bonne idée d'intégrer les débuts du (futur) commissaire Gordon. On voit donc l'évolution psychologique de deux hommes face à la délinquance et la corruption de la police. Tout ceci est réellement captivant. Je ne pouvais plus lâcher les deux albums (j'ai lu l'édition de Comics USA) ! En revanche, je ne comprends pas l'utilité de Catwoman dans l'histoire. Elle ne sert à rien.
GTO - Great Teacher Onizuka
Raaaaaaaaah GTO... Comment vous dire... (et y'a tellement de commentaires qui en disent déjà très long !) Moi avant ce manga, ma référence en manga, c'était Dragon Ball et Akira ! Chacun pour son style assez particulier, mais je n'avais jamais vraiment lu de manga sur des gens normaux, qui n'ont pas de super pouvoirs, qui ne vivent pas dans le futur etc. Et là j'ai découvert GTO ! Et franchement, on s'éclate tellement que, même à la fin de toute cette grosse collection, on crie un gros "POURQUOI ?!!!!!", oui, pourquoi l'ont-t-ils arrêté ? C'est tellement bon... Il y a tout dans ce manga des situations pas possibles, où faut vraiment en avoir un grain pour avoir pensé à ça, de l'humour à gogo, des héros charismatiques, des filles sexy avec un héros qui sait pas se tenir, et j'en passe. :P Non franchement si vous ne l'avez pas déjà lu, ce GTO est cultissime, il FAUT le lire !
Les Somnambules
C'est incontestablement la BD la plus onirique qu'il m'a été donné de lire. Cette lecture fut plaisante du début à la fin. "Les Somnambules" se présente comme un rêve avec des passages de tous les styles, allant de l'absurde à l'humour. Le plus impressionnant dans ce projet est le rendu général : lorsque l'on ferme la BD, on en retient pas grand chose comme si l'on se réveillait après un beau rêve. Il en reste un sentiment de plénitude et de satisfaction. Le dessin est très typé nouvelle vague avec de superbes couleurs mais jamais plus de 2 dans la même case. Ce sont des BD aussi originales et qualitatives qui font que je me passionne pour cet art. J'avais acheté cette BD d'occasion et entamé la lecture sans savoir où je mettais les pieds. "Les Somnambules" est la plus belle surprise de cette année. On pourra quand même lui reprocher son prix relativement élevé. Une très très belle découverte et un auteur à suivre de très près.
Canoë Bay
L'histoire se déroule donc en plein milieu du XVIIIème siècle avec comme background la guerre de Sept Ans. Bien que touchant surtout l'Europe, l'auteur a choisi de se focaliser sur l'Amérique et de nous faire partager sa vision de la guerre touchant les colonies anglaises et françaises. Une chose est sûre, je m'extasie de moins en moins devant le dessin de Patrick Prugne. Après la la surprise de la découverte vient la lassitude. Je le préfèrerais plus incisif, moins doux, afin de donner plus de corps au dessin (enfin avis personnel) mais "On ne peut pas plaire à tout le monde". L'histoire, à l'instar du dessin, me laisse un peu sur ma faim. On a l'impression de traverser les cases sans être réellement impliqué dans l'hisoire. Les personnages manquent de charisme et les dialogues auraient gagné à être un peu plus incisifs. De même, le personnage de Lucky Roberts m'apparait incomplet: un pirate phylantrope à ce point m'apparait un peu exagéré. Bref un récit qui ne me convainc pas plus que ça. A acheter si l'on est fan du dessin de Prugne.
Rubrique-à-Brac
La Rubrique-à-Brac est une excellente bédé. C'est tout simplement celle qui m'a fait le plus rigoler à la lecture. Isaac Newton, documentaire sur les animaux, etc... tout me fait éclater de rire. Quant au dessin, Gotlib a un des plus beaux coups de crayon que je connaisse. C'est même, je dirais, le plus beau dessin que je connaisse. Le dialogue, rien à reprocher, jamais de répétition, il y a beaucoup de texte mais ça ne me dérange absolument pas. Gotlib fait aussi beaucoup de cases sur 1 page. Ce qui donne 5 tomes de grand délire que j'adore ! C'est que du bonheur à la lecture ! Si vous voyez des tomes en magasin, surtout n'hésitez pas. J'aurai bien mis 6/5 à cette bédé, mais ça n'existe pas... Bonne lecture !
World of No Life
Dans la série des albums sur les MMO, celui ci s'adresse aux personnes qui y sont confronté plus qu’à ceux qui les vivent. C’est un coup de loupe vue de l'extérieur. Je ne me suis pas reconnu dans le livre, par contre tous mes neveux y sont (ainsi que quelques collègues), et ça c'est un plus. Je suis sure que quand je leur ferai voir, on pourra rire des mêmes gags, alors que généralement c'est plus à sens unique. Je n'aime pas le dessin mais c'est mon point de vue. Il est propre, lisible et énergique, ça doit venir du côté japonisant auquel je suis allergique. J’ai lu plus haut que les gags tombent souvent à plat et sont asses répétitifs. Ben c'est le genre qui veut ça. C'est un premier album et il y a forcément des maladresses, mais je trouve déjà que ça se situe au même niveau qu'un Boule et Bill ou un "agent 212". Déjà cet ouvrage me contente totalement, on pourra ronchonner si le 2 n'est pas plus abouti.