Les derniers avis (9256 avis)

Par herve
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Diable des sept mers
Le Diable des sept mers

Quel plaisir, mais quel plaisir de revoir Hermann à son plus haut niveau. Après un décevant Afrika, Hermann renoue avec l'aventure (avec un A majuscule). Ses planches sont simplement magnifiques et il a su jouer avec les contrastes pour les couleurs (les scènes de nuit sont tout simplement superbes et la couleur de la mer des Caraïbes nous invite au plongeon...). Encore une fois, Hermann s'est attaché les talents de son fils (Yves H.) pour nous proposer une histoire de pirates, qui certes ne révolutionnera pas le genre, mais qui est très agréable à lire. Même si, à son habitude, Yves H. ne nous propose pas un schéma linéaire mais plutôt une galerie de personnages et plusieurs destinées entrelacées, dont on ne sait où il veut nous amener. Si les pirates ont le vent en poupe au cinéma, comme le souligne Yves H. dans le dossier réservé à l'édition des 20 ans d'Aire libre (limitée à 2500 exemplaires), cela faisait longtemps que je n'avais pas vu une course au trésor aussi réussie en bd. Car tous les canons du genre sont présents (le trésor, un pirate sosie de Barbe noire, les trahisons, le gibet...). Toujours dans l'édition spéciale des 20 ans d'Aire Libre, que je vous invite à découvrir, des superbes illustrations inédites d'Hermann complètent le récit. En outre, mais je crois que cela a déjà fait l'objet d'une publication antérieure, quelques pages du story board du film Pirates de Roman Polanski, et esquissée par Hermann, nous est proposée. Alors embarquez sur le "Skull & Bones" pour des aventures qui (avantage de la collection Aire Libre) ne s'éterniseront pas sur une dizaine de volumes mais sur deux opus.

19/09/2008 (modifier)
Par SiMoN
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Cité 14 - Saison 1
Cité 14 - Saison 1

Découverte par hasard en librairie, cette série ne m'inspirait pas au premier regard... Pourtant deux personnes coup sur coup n'en ont dit beaucoup de bien. Je me suis donc laissé tenter, il est vrai que le prix avait un côté rassurant. En effet, 234 pages il me semble, pour 12 euros (12 tomes à 1 euro) c'est plutôt sympa même pour du petit format. Je précise que j'ai découvert cette série quelques jours après la sortie du dernier tome de la saison 1, j'ai donc pu profiter de l'intégralité de l'intrigue le soir même. J'ai dévoré cette série. Le premier épisode laisse plutôt sceptique pourtant l'histoire allant, elle se complexifie et rebondit de façon très inattendue. Les êtres qui composent les personnages sont je crois une première dans la pluralité (animaux, humains, déjà c'est rare... mais y'a pas qu'eux) et cela fonctionne étrangement très bien. Un gros coup de coeur pour les dessins de l'architecture de la Cité 14 qui sont d'une grande richesse et font ainsi bien ressentir cet univers. Il s'agit à mon sens de la découverte de l'année, tant sur la forme (à quand la saison deux) que sur la richesse du scénario, la création d'un univers fantastique et pourtant si réel. N'hésitez pas un seul instant à vous procurer la première saison, seule sortie au moment où j'écris ces lignes.

18/09/2008 (modifier)
Par alex
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Neverland
Neverland

Je suis un ami du scénariste de Neverland et je tenais à intervenir sur ce forum en toute honnêteté, je veux dire non seulement en me présentant mais en donnant le fond de ma pensée. Je ne lis pas beaucoup de BD et j'ai acheté aussi Cavales, du même scénariste, dont le scénario est plus stéréotypé. Ici il faut jouer le jeu d'une certaine fantaisie, mais ça paye assez vite : tous les fils se recoupent rapidement et le personnage principal est d'une telle fidélité à lui-même qu'on suit très bien ses décisions. J'ai bien aimé cette volonté de résister à toute forme de violence, du vol supposé de sa plante à l'utilisation de son intervention à la télévision, en passant par son rapport ambigu au groupe de gamins... Il y a de l'utopie dans cette BD, c'est pour ça que j'aime bien le dessin aussi, et le titre...

17/09/2008 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Exauce-nous
Exauce-nous

"Exauce-nous", le roman graphique ultime ? On eût pu le croire à la lecture des avis de mes camarades. Pour ma part, je me suis retrouvé face à une excellente BD, doublée d'un récit poignant, mais de là à mettre la note suprême, il y a un pas que je ne franchirai pas. En effet le récit de Makyo est bien construit, son écriture est linéaire, très facile à assimiler. L’histoire de Léo est vraiment touchante, et elle comporte cette touche de magie qui fait qu'on ne peut que l'aimer. Je n'ai pas de reproche particulier à faire au dessin de Bihel. Il est beau, les couleurs sont totalement adaptées, et on espère le voir sur d'autres récits. Pourquoi pas la note supérieure ? Parce que malgré toutes ces qualités, "Exauce-nous" ne m'a pas touché plus que ça. Il n'a pas réveillé des souvenirs douloureux, il ne m'a pas soulevé les tripes, ne m'a pas arraché des larmes, ne m'a pas fait sourire outre mesure. Mais c'est une excellente BD. :)

17/09/2008 (modifier)
Par gand
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Hiram Lowatt & Placido
Hiram Lowatt & Placido

Je viens de terminer les Ogres et je suis encore sous le coup de ce formidable album. La révolte de Hop Frog jouait dans le western surréaliste avec un dessin de Blain en maturation (Isaac le pirate, Gus) mais les Ogres révèle le graphisme grandiose (je sais je me perds dans les superlatifs mais bon) de ce dessinateur surdoué. Le scénario est sombre à souhait, aux limites du fantastique (si vous avez aimé, il faut lire Le réducteur de vitesse !!) avec une fin... qui laisse en haleine le lecteur et donne un petit frisson dans le dos. Bref si vous aimez (comme moi) le dessin nerveux, aux limites de la peinture, il faut lire Hiram Lowatt et Placido, mention très bien pour les Ogres.

15/09/2008 (modifier)
Par Altaïr
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Notes
Notes

Enfin, le blog de Boulet (ici) sort en album, et c'est l'occasion de se replonger dans ses premières aventures et de constater que le temps et le passage en album n'ont en rien altéré leur saveur. J'avoue, j'ai (re)ri aux mésaventures de l'auteur face aux vendeurs de chez Surcouf, face à sa raclette mutante ou à un camembert un peu trop conducteur... Boulet, c'est un style unique, un coup de crayon impressionnant (malgré de petites erreurs), mi manga mi franco-belge, qui s'exprime finalement mieux dans la spontanéité requise pour un blog que dans le style peaufiné qu'il réserve à ses albums. Il en tire toute une palette d'effets comiques qui, associés à des textes souvent décalés et désopilants, font de ce tome 1 des "Notes" ("born to be a larve" huhu) un petit bijou d'humour. Est-ce que cela vaut la peine d'investir dans le livre alors qu'on peut lire le blog en ligne ? Bien sûr ! Et ce, pour plein de bonnes raisons : - le livre bénéficie du beau papier crème de la collection Shampooing, particulièrement agréable à feuilleter, notamment pour les passages (nombreux) à l'aquarelle. - Il y a plein d'inédits dans cet album, où Boulet revient sur certains passages marquants. - Ces notes constituent encore à ce jour les pages dans lesquelles le talent de Boulet s'exprime le mieux (même s'il n'aime pas qu'on le lui dise). etc ... En revanche, ces "Notes" constituent un best-of et non une intégrale... on peut regretter l'absence de certaines planches plaisantes. Mais finalement, l'album gagne ainsi en cohésion... vivement le tome 2 !

15/09/2008 (modifier)
Par Fabien
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Exauce-nous
Exauce-nous

J'ai découvert cette BD un peu par hasard ce WE à la librairie. En la feuilletant j'ai découvert un dessin qui m'a tout de suite plu. Je ne suis pas un expert de la BD donc je ne connais pas tous les auteurs / dessinateurs, mais là, j'étais sous le charme. Absolument magnifique !! Une fois rentré, je me précipite donc vers mon canapé, afin de me délecter de ces planches magnifiques. Mais non, l'histoire m'empêche de m'attarder sur les dessins car je suis complètement captivé ! Tout est très bien construit, tout s'enchaîne parfaitement comme dans un film .........;-). Un pur régal !!! Je dévore donc ce roman graphique à une vitesse vertigineuse, ce n'est que du plaisir. Et, une fois fini, il ne me restait plus qu'à recommencer pour pouvoir profiter pleinement de ce chef d'oeuvre !! Merci à vous les auteurs, Messieurs Bihel & Makyo, de m'avoir fait passer un excellent moment. J'attends avec impatience le fruit d'une future collaboration !!!

15/09/2008 (modifier)
Par Quentin
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Idiot (Kang Full)
L'Idiot (Kang Full)

Je n'aurais jamais acheté ce Manwha sans les conseils dithyrambiques de mon libraire. En effet, les dessins, a priori simplistes, ne laissaient en rien présager de la réelle profondeur du récit. Mais puisqu'il faut bien écouter son libraire pour trouver son chemin dans la jungle de la surproduction actuelle, j'ai fini par l'acheter, presqu'à contre coeur... et je me suis pris une grande claque ! L'histoire démarre de manière bien simple. Une jeune pianiste revient en Corée après avoir raté sa carrière musicale aux Etats-Unis. Ses pas la font se promener dans un parc dans lequel elle se fait aborder par un simple d'esprit. Petit à petit, à chaque chapitre, l'histoire prend de la profondeur. Chaque protagoniste se trouve être lié aux autres depuis l'enfance. Leur histoire se dévoile et le drame de chacun se révèle. L'idiot est au carrefour de tous ces drames personnels et c'est lui qui, dans toute sa simplicité, dénouera l'existence de son entourage en lui permettant de tourner la page pour aller de l'avant. Bien qu'il fasse mouche, le message n'a rien de neuf : heureux les simples d'esprits ; la vérité sort de la bouche des enfants ; nous avons oubliés les vraies valeurs et il faut les retrouver là où on les attend le moins. Mais ce message est servi par un scénario construit avec la précision d'une mécanique d'horlogerie. Tous les rouages (je dis bien tous) s'emboîtent les uns dans les autres à la perfection. La structure du récit est simple et complexe à la fois ; elle est parfaite et implacable. La simplicité des dessins donne une lisibilité exemplaire qui permet d'aller à l'essentiel, aux émotions les plus pures. Oui, j'ai pleuré (et pas qu'une fois). Si d'aucuns doutent encore qu'on puisse faire une oeuvre dense et profonde avec un dessin et un scénario en apparence minimaliste, qu'ils lisent l'idiot. Kang Full nous donne une précieuse leçon sur comment écrire et dessiner une BD, en plus de nous donner une véritable leçon sur les choses de la vie. A découvrir sans s'arrêter aux préjugés sur le dessin.

14/09/2008 (modifier)
Par Miranda
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Exauce-nous
Exauce-nous

Commençons tout d'abord par le dessin de Bihel, sublime, tout en couleurs directes et chaudes, avec des personnages très travaillés particulièrement au niveau des visages, c'est excellent. Ah Bihel ! Que j'ai connu avec Malienda mais dont le travail est ici encore supérieur, juste à regarder c'est déjà un régal. Le scénario ? Sachant que je n'aime pas en général, les romans graphiques, les histoires pleurnichardes, moralisatrices, cul-cul gnan gnan, les scènes de la vie de tous les jours c'était à la base plutôt compromis ou alors c'est que son traitement est exceptionnel et c'est bien le cas, on se doit de remercier Makyo. D'ailleurs ce n'est pas qu'un simple roman graphique car il y a plusieurs intrigues et pas mal de suspense, qui est celle que cherche Léonard et finalement qui est-il ? Bien que parfois on devine à l'avance certains dénouements qui sont logiques et "qui se passent", on est pris par tous les personnages et leurs histoires. Ils sont tous très attachants, avec un Léonard simple d'esprit plutôt naïf et plein de bonnes intentions, à la différence de Silence qui m'avait royalement tapé sur les nerfs. Je pourrais faire le parallèle avec Magasin général, autre bd qui m'avait étonnée par sa simplicité et sa puissance narrative et graphique, exactement comme ici, à la différence que dans cette histoire les événements s'enchaînent beaucoup plus rapidement. Dans ces deux histoires une impression égale, calme et sérénité. Il y a comme de la magie qui imbibe ce récit, magie qui tout doucement s'échappe des pages et nous envoûte. Une bd qui va faire du bruit, à n'en pas douter.

13/09/2008 (modifier)
Par iannick
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Exauce-nous
Exauce-nous

Cinq étoiles ?! Oui, cinq m’ssieurs m’dames pour "Exauce-nous" ! Et cela n’a rien à voir parce que c’est Futuropolis qui l’édite (c’est mon éditeur préféré), non, c’est parce que Pierre Makyo et Frédéric Bihel nous proposent un récit exceptionnellement touchant, une vraie ode à la vie, à la tolérance et à la différence ! En tout cas, j’ai a-do-ré "Exauce-nous" ! L’histoire se passe dans une ville de la Sarthe, le personnage principal se prénomme Léonard. Celui-ci est simple d’esprit et travaille dans un théâtre comme agent d’entretien. Sa principale particularité, c’est de demander à la plupart des passants qui le croisent : « Vous avez pas vu celle que j’cherche ? ». La majorité des gens qui le connaissent apprécient sa compagnie car Léo est un homme très gentil mais personne ne s’est vraiment intéressé à fond à son passé et aux raisons de son comportement.. vraiment personne ? Non car Frank, un scénariste en panne de notoriété va commencer à l’observer attentivement et fouiller l’enfance de son ami Léo... et il ne sera pas au bout de ses surprises ! Cela fait bien longtemps que je n’ai pas été autant captivé par un récit ! Intrigué par une histoire qui propose des personnages aussi époustouflants que Léo ! Pourtant, Léonard est un simple d'esprit dont le vocabulaire est très limité, qui vit seul dans un petit appartement et qui termine ses journées en compagnie de ses quelques amis dans le café du coin, c’était sans compter sur la curiosité de Frank qui nous entraîne vers la découverte de ce personnage hors du commun qui a vécu un drame atroce ! "Exauce-nous" est un hymne à la tolérance et présente des protagonistes pleins d’humanité ! Personnellement, ça m’a fait énormément plaisir de lire une histoire aussi touchante et qui se focalise essentiellement sur les hommes et leur bonté (à travers Léo, Frank et notamment leurs amis) ! En tout cas, j’ai été complètement absorbé par ce récit ! Après Le coeur en Islande (dans la collection « Aire Libre »), Pierre Makyo confirme son penchant pour des histoires pleines d’humanité. Mais alors, "Exauce-nous" est-elle une bd exempte de défauts ? Non car l’histoire pourra paraître trop « gentille », voire trop truffée de bons sentiments pour certains lecteurs. Moi-même, je n’ai pas apprécié pleinement le dénouement, je le trouve trop vite expédié... et pourtant, ça n’a pas suffi pour que je déloge cette bd de mes incontournables ! Graphiquement, j’ai hautement apprécié le coup de patte de Frédéric Bihel. Il faut dire aussi que j’ai toujours aimé les auteurs qui utilisent la mise en couleurs directe et qui savent y mettre des ambiances adaptées aux différentes scènes. La mise en page, les choix de cadrage, la représentation des personnages, la richesse des décors, la narration me sont apparus irréprochables. Des personnages hautement touchants pleins d’humanité, de l’émotion, de l’amour, un récit très intéressant, une superbe maquette (quoique le prix de l’ouvrage rebutera certains lecteurs), un dessin réussi avec une mise en couleurs directes irréprochable et même quelques scènes d’action pour ceux qui apprécient peu les romans graphiques... Franchement, que voulez-vous de plus ? Sans hésitation, je vous conseille fortement la lecture de "Exauce-nous" ! Merci Pierre Makyo et Frédéric Bihel d’avoir réalisé cette bd !

12/09/2008 (modifier)