Un conte superbement illustré et exactement dans le ton. L'histoire se situe en partie pendant la seconde guerre mondiale et se continue un peu après. L'histoire d'un mime (inspiré et dédié au mime Marceau) qui dénonce l'occupation allemande avec son art. Toujours amoureux d'une idylle impossible mais qui le laisse rêver et espérer, on suit les sentiments autant malheureux que de bonheur en accompagnant Pietrolino. Très peu de parole associée au personnage principal de Pietrolino (ce qui renforce le côté mime de l'histoire), c'est son ami qui est réellement chargé de raconter cette histoire et qui le suit partout.
La façon de raconter est simple et la mise en couleur par des couleurs vives accompagne parfaitement cette histoire. C'est très agréable à lire et permet d'avoir un regard inhabituel sur les horreurs de la guerre et des collabos qui ont profités de cette guerre. C'est à la fois attendrissant, émouvant et dénonciateur, bref il faut le lire.
Le titre de cette BD m’intriguait depuis longtemps. J‘avais vaguement feuilleté un tome chez un libraire et j’avais été séduit par le dessin mais là j’ai investi dans l’intégrale à Noël.
Un mot me vient immédiatement à l’esprit : originalité.
Dans le dessin d’abord : un découpage à l’italienne de trois vignettes par page. Un trait séduisant (qui rappelle un peu Blain ou Blutch et qui du côté des visages me fait aussi penser à du Bezian). Cela peut être perçu comme une contrainte mais en fait ça semble donner plus de place au mouvement. Certaines vignettes sont vraiment sublimes notamment dans les sombres (avec un trait hachuré du plus bel effet) qui valent le Donjon monsters de Blutch.
Dans le scénario : une histoire et un univers plutôt étranges mais extrêmement cohérents, un humour décalé et des commentaires de l’héroïne souvent hilarants tout en traitant de sujets sérieux (la logique de l’engagement en politique et ses désillusions, la sexualité, l’absurdité des discours militants, le combat révolutionnaire).
Il reste que c'est une BD difficile à classer. Clairement destinée à un public adulte, elle est très « écrite », du coup elle semble dense et le fait est que sa lecture prend du temps. Mais franchement elle vaut le coup, c’est mon premier coup de coeur depuis un bon bout de temps...
Parmi tout de ce que j'ai lu de Reiser jusqu'à présent, "Mon Papa" est l'album que je préfère le plus.
Bien que les gags aient été faits au début des années 70, les thèmes qu'aborde Reiser sont malheureusement encore très présents dans notre société (chômage, alcoolisme, enfant battu, etc.). L'humour est vraiment cynique et j'adore ça ! Ça va très loin dans la méchanceté humaine et je pense que la seule chose qui peut concurrencer "Mon Papa" sont les géniales Idées Noires.
Alors je vais parler en tant qu'amateur de bande dessinée, mais aussi et surtout comme personne faisant de la reconstitution historique sur cette période (Compagnie médiévale basée sur la période d'Azincourt)...
De ce fait, je suis de base sceptique quand je vois une série de ce genre... Et pour une fois, il n'y a pas lieu. Que ce soit le scénario qui colle de près à l'historique en explorant juste ce qu'il faut les creux d'ombre de cette période et amenant des idées que les chroniques de l'époque ne mentionnent pas. Ou le dessin qui montre une certaine recherche sur l'équipement militaire, les habits civils...
Alors 5/5, car la combinaison des deux éléments (dessin et scénario) en font une Bd géniale niveau historique... Et pis pourquoi pas réviser son Histoire en prenant plaisir à lire une bonne Bd.
Ne vous fiez pas au mauvais film avec Clavier, et lisez donc cette génialissime bd. Le graphisme minimal de Lauzier, on aime ou pas mais il décrit parfaitement bien les ambiances, les sentiments et caractères des personnages, c'est très parlant, on voit très bien à qui on a affaire.
J'ai eu un vrai coup de coeur pour La course du rat quand j'avais 15 ans, je pouvais lire les aventures de ce pauvre cadre déphasé dix fois de suite en étant toujours écroulée de rire; je n'ai plus 15 ans depuis longtemps et ça fonctionne toujours parfaitement bien. Le monde de l'entreprise est le même, le monde de la nuit à peu près aussi car seul le décor et la coupe des costumes ont changé, les petits-bourgeois qui n'ont pas la carrure nécessaire pour devenir les aventuriers de leurs rêves itou. Plutôt que de rêver de cinéma, notre héros aurait dû se contenter d'y aller. Cette histoire acide et cynique est indémodable.
J'ai beaucoup aimé lire la (non) vie de cette anti-héroïne, dépossédée si jeune de son projet de vie, traversant soumise et tristement l'existence, passive malgré les multiples péripéties qui relèvent du film d'aventure rejoignant les principaux bouleversements de la deuxième partie du XXème siècle, les yeux fermés, ne les rouvrant que très tardivement devant le songe des ruines de ce lourd et triste bâtiment où l'horloge du temps s'est arrêté il y a si longtemps déjà, à l'époque où normalement on s'envole vers son propre destin.
Mais la frigidité, c'est ça, et c'est bien ce que cette organisation sociale si hypocrite et écrasante avait prévu pour cette jeune fille esseulée. A voir la dernière image, elle arrivera peut-être quand même à franchir cette frontière qu'elle aurait déjà dû passer dès son adolescence, et cela sans se taper 10 ans d'analyse. Le monde du silence, le monde des femmes : Pierre Christin nous le raconte très bien, avec beaucoup de sensibilité, et Annie Goetzinger nous le donne à voir avec des dessins qui ressemblent à ces vieux clichés de famille qu'on découvre un jour au fond d'une boîte, planquée aux tréfonds d'une armoire. Une mémoire retrouvée qui permettra à la presque vieille demoiselle de devenir une femme épanouie qui tient sa vie en main, enfin ?
Eh bien je suis certainement la plus âgée ici mais je dois dire que j'ai relu cette série, pourtant dédiée aux enfants, avec grand plaisir il y a quelques petites années. J'avais découvert Jérémie dans Pif, je devais avoir dix ans. Plus que Docteur Justice, Teddy Ted ou Rahan, il était mon héros favori, et pourtant ses aventures étaient loin d'être les préférées du lectorat de notre mythique hebdomadaire aujourd'hui définitivement disparu.
Ce personnage et son histoire m'ont beaucoup marquée. Je n'ai jamais oublié Jérémie. Au point que j'ai choisi ce prénom pour mon fils, bien longtemps après ! Alors pour moi, tout est cohérent, le style, le rythme un peu lent, les intrigues, la personnalité des différents protagonistes qui sont bien campés dans leur caractère, le dessin etc. Ca fonctionne, c'est le principal, avec ses défauts et ses qualités, bref c'est sensible et ça vit. Les deux premiers albums sont les meilleurs à mon goût. Ce n'est pas une analyse, c'est un coup de coeur et des souvenirs qui ont marqué une vie que je donne.
Tout d'abord, il est difficile de dire qu'une BD est culte avec seulement deux tomes sortis. Mais ces deux tomes à eux seuls sont une pure merveille !! C'est LA découverte en bd la plus intéressante que j'ai faite depuis (trop) longtemps.
Coté scénario, comme présenté dans la description, il s'agit d'une aventure dans un monde onirique japonais. L'histoire est vraiment prenante. Les différents personnages sont tous intéressants, rares sont ceux n'ayant peu d'intérêt. La difficulté réside dans la mémorisation des différents noms japonais... mais quel régale de se plonger dans cet univers japonisant.
Coté dessin cette fois, hé ben... la claque ! J’ai pas de mot assez fort pour les décrire, j'essaye tout de même... ils sont magnifiquement réaliste et envoutant, on plonge dans les planches comme on plonge dans l'histoire ou alors le contraire ?! Cocktail détonnant.
Merci pour cette oeuvre et chapeau bas !
J'ai découvert cette BD un jour en me baladant à la Fnac. Le tome 3 était en tête de gondole et je me suis mis à feuilleter. Aimant les BD historiques, je me suis lancé les yeux fermés. Je n'ai pas du tout été déçu.
Cette histoire traite de la guerre de cent ans. Face aux pressions des bourguignons, les armagnacs doivent partir et surtout protéger le dauphin (le plus jeune des fils du roi).
Sauf, qu'une alliance avec l'Angleterre va tout faire basculer...
Je trouve cette série très bien documentée et très instructive. Quant aux dessins, ils sont très bien rendus. J'ai petit bémol sur le coloriage que j'ai trouvé nettement moins bon sur le dernier tome, les tons sont beaucoup trop pâles.
Ceci dit ça ne m'a pas empêché de passer un très bon moment.
Blaise ou comment nous proposer une couverture aussi dégueulasse ! Franchement, je crois que ce fut ma première impression et, après la lecture, cela n’a pas changé.
Me fiant à l’avis de pol, je me suis laissé tenter, étant convaincu que ce genre de récit me plairait. Ma note est parlante, je ne me suis pas trompé…
L’album est divisé en petites saynètes d’une planche chacune. L’opus se lit rapidement mais le prix est pour le moins attractif (+/- 10€). C’est le contenu qui est exquis ; un humour aigre, critique et corrosif pour notre petite société occidentale de consommation…
C’est avec un sourire au coin de la bouche que j’ai dévoré ce petit recueil, pour le refermer et me dire « merde, c’est vraiment ça en plus ! ». L’auteur nous offre incontestablement une vision acidulée et caricaturale, mais toujours humoristique, de notre quotidien. Et c’est pour l’avoir fait avec autant de dérision et de légèreté que je trouve l’album particulièrement bien réussi.
Au niveau dessin, là encore, c’est le décalé qui s’impose. Comme dit pol, cela ressemble parfois à un roman photo. Particulier, je ne vois pas comment le définir autrement…
En conclusion, comme mon prédécesseur, il s’agit pour moi d’une excellente surprise en ce début 2009. Même si l’album est annoncé en one-shot, je pourrais n’être qu’enthousiaste à l’annonce d’une éventuelle suite.
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Pietrolino
Un conte superbement illustré et exactement dans le ton. L'histoire se situe en partie pendant la seconde guerre mondiale et se continue un peu après. L'histoire d'un mime (inspiré et dédié au mime Marceau) qui dénonce l'occupation allemande avec son art. Toujours amoureux d'une idylle impossible mais qui le laisse rêver et espérer, on suit les sentiments autant malheureux que de bonheur en accompagnant Pietrolino. Très peu de parole associée au personnage principal de Pietrolino (ce qui renforce le côté mime de l'histoire), c'est son ami qui est réellement chargé de raconter cette histoire et qui le suit partout. La façon de raconter est simple et la mise en couleur par des couleurs vives accompagne parfaitement cette histoire. C'est très agréable à lire et permet d'avoir un regard inhabituel sur les horreurs de la guerre et des collabos qui ont profités de cette guerre. C'est à la fois attendrissant, émouvant et dénonciateur, bref il faut le lire.
La Voleuse du Père Fauteuil
Le titre de cette BD m’intriguait depuis longtemps. J‘avais vaguement feuilleté un tome chez un libraire et j’avais été séduit par le dessin mais là j’ai investi dans l’intégrale à Noël. Un mot me vient immédiatement à l’esprit : originalité. Dans le dessin d’abord : un découpage à l’italienne de trois vignettes par page. Un trait séduisant (qui rappelle un peu Blain ou Blutch et qui du côté des visages me fait aussi penser à du Bezian). Cela peut être perçu comme une contrainte mais en fait ça semble donner plus de place au mouvement. Certaines vignettes sont vraiment sublimes notamment dans les sombres (avec un trait hachuré du plus bel effet) qui valent le Donjon monsters de Blutch. Dans le scénario : une histoire et un univers plutôt étranges mais extrêmement cohérents, un humour décalé et des commentaires de l’héroïne souvent hilarants tout en traitant de sujets sérieux (la logique de l’engagement en politique et ses désillusions, la sexualité, l’absurdité des discours militants, le combat révolutionnaire). Il reste que c'est une BD difficile à classer. Clairement destinée à un public adulte, elle est très « écrite », du coup elle semble dense et le fait est que sa lecture prend du temps. Mais franchement elle vaut le coup, c’est mon premier coup de coeur depuis un bon bout de temps...
Mon Papa
Parmi tout de ce que j'ai lu de Reiser jusqu'à présent, "Mon Papa" est l'album que je préfère le plus. Bien que les gags aient été faits au début des années 70, les thèmes qu'aborde Reiser sont malheureusement encore très présents dans notre société (chômage, alcoolisme, enfant battu, etc.). L'humour est vraiment cynique et j'adore ça ! Ça va très loin dans la méchanceté humaine et je pense que la seule chose qui peut concurrencer "Mon Papa" sont les géniales Idées Noires.
Le Trône d'argile
Alors je vais parler en tant qu'amateur de bande dessinée, mais aussi et surtout comme personne faisant de la reconstitution historique sur cette période (Compagnie médiévale basée sur la période d'Azincourt)... De ce fait, je suis de base sceptique quand je vois une série de ce genre... Et pour une fois, il n'y a pas lieu. Que ce soit le scénario qui colle de près à l'historique en explorant juste ce qu'il faut les creux d'ombre de cette période et amenant des idées que les chroniques de l'époque ne mentionnent pas. Ou le dessin qui montre une certaine recherche sur l'équipement militaire, les habits civils... Alors 5/5, car la combinaison des deux éléments (dessin et scénario) en font une Bd géniale niveau historique... Et pis pourquoi pas réviser son Histoire en prenant plaisir à lire une bonne Bd.
La Course du rat
Ne vous fiez pas au mauvais film avec Clavier, et lisez donc cette génialissime bd. Le graphisme minimal de Lauzier, on aime ou pas mais il décrit parfaitement bien les ambiances, les sentiments et caractères des personnages, c'est très parlant, on voit très bien à qui on a affaire. J'ai eu un vrai coup de coeur pour La course du rat quand j'avais 15 ans, je pouvais lire les aventures de ce pauvre cadre déphasé dix fois de suite en étant toujours écroulée de rire; je n'ai plus 15 ans depuis longtemps et ça fonctionne toujours parfaitement bien. Le monde de l'entreprise est le même, le monde de la nuit à peu près aussi car seul le décor et la coupe des costumes ont changé, les petits-bourgeois qui n'ont pas la carrure nécessaire pour devenir les aventuriers de leurs rêves itou. Plutôt que de rêver de cinéma, notre héros aurait dû se contenter d'y aller. Cette histoire acide et cynique est indémodable.
La Demoiselle de la Legion d'Honneur
J'ai beaucoup aimé lire la (non) vie de cette anti-héroïne, dépossédée si jeune de son projet de vie, traversant soumise et tristement l'existence, passive malgré les multiples péripéties qui relèvent du film d'aventure rejoignant les principaux bouleversements de la deuxième partie du XXème siècle, les yeux fermés, ne les rouvrant que très tardivement devant le songe des ruines de ce lourd et triste bâtiment où l'horloge du temps s'est arrêté il y a si longtemps déjà, à l'époque où normalement on s'envole vers son propre destin. Mais la frigidité, c'est ça, et c'est bien ce que cette organisation sociale si hypocrite et écrasante avait prévu pour cette jeune fille esseulée. A voir la dernière image, elle arrivera peut-être quand même à franchir cette frontière qu'elle aurait déjà dû passer dès son adolescence, et cela sans se taper 10 ans d'analyse. Le monde du silence, le monde des femmes : Pierre Christin nous le raconte très bien, avec beaucoup de sensibilité, et Annie Goetzinger nous le donne à voir avec des dessins qui ressemblent à ces vieux clichés de famille qu'on découvre un jour au fond d'une boîte, planquée aux tréfonds d'une armoire. Une mémoire retrouvée qui permettra à la presque vieille demoiselle de devenir une femme épanouie qui tient sa vie en main, enfin ?
Jeremie dans les îles
Eh bien je suis certainement la plus âgée ici mais je dois dire que j'ai relu cette série, pourtant dédiée aux enfants, avec grand plaisir il y a quelques petites années. J'avais découvert Jérémie dans Pif, je devais avoir dix ans. Plus que Docteur Justice, Teddy Ted ou Rahan, il était mon héros favori, et pourtant ses aventures étaient loin d'être les préférées du lectorat de notre mythique hebdomadaire aujourd'hui définitivement disparu. Ce personnage et son histoire m'ont beaucoup marquée. Je n'ai jamais oublié Jérémie. Au point que j'ai choisi ce prénom pour mon fils, bien longtemps après ! Alors pour moi, tout est cohérent, le style, le rythme un peu lent, les intrigues, la personnalité des différents protagonistes qui sont bien campés dans leur caractère, le dessin etc. Ca fonctionne, c'est le principal, avec ses défauts et ses qualités, bref c'est sensible et ça vit. Les deux premiers albums sont les meilleurs à mon goût. Ce n'est pas une analyse, c'est un coup de coeur et des souvenirs qui ont marqué une vie que je donne.
La Légende des nuées écarlates
Tout d'abord, il est difficile de dire qu'une BD est culte avec seulement deux tomes sortis. Mais ces deux tomes à eux seuls sont une pure merveille !! C'est LA découverte en bd la plus intéressante que j'ai faite depuis (trop) longtemps. Coté scénario, comme présenté dans la description, il s'agit d'une aventure dans un monde onirique japonais. L'histoire est vraiment prenante. Les différents personnages sont tous intéressants, rares sont ceux n'ayant peu d'intérêt. La difficulté réside dans la mémorisation des différents noms japonais... mais quel régale de se plonger dans cet univers japonisant. Coté dessin cette fois, hé ben... la claque ! J’ai pas de mot assez fort pour les décrire, j'essaye tout de même... ils sont magnifiquement réaliste et envoutant, on plonge dans les planches comme on plonge dans l'histoire ou alors le contraire ?! Cocktail détonnant. Merci pour cette oeuvre et chapeau bas !
Le Trône d'argile
J'ai découvert cette BD un jour en me baladant à la Fnac. Le tome 3 était en tête de gondole et je me suis mis à feuilleter. Aimant les BD historiques, je me suis lancé les yeux fermés. Je n'ai pas du tout été déçu. Cette histoire traite de la guerre de cent ans. Face aux pressions des bourguignons, les armagnacs doivent partir et surtout protéger le dauphin (le plus jeune des fils du roi). Sauf, qu'une alliance avec l'Angleterre va tout faire basculer... Je trouve cette série très bien documentée et très instructive. Quant aux dessins, ils sont très bien rendus. J'ai petit bémol sur le coloriage que j'ai trouvé nettement moins bon sur le dernier tome, les tons sont beaucoup trop pâles. Ceci dit ça ne m'a pas empêché de passer un très bon moment.
Blaise
Blaise ou comment nous proposer une couverture aussi dégueulasse ! Franchement, je crois que ce fut ma première impression et, après la lecture, cela n’a pas changé. Me fiant à l’avis de pol, je me suis laissé tenter, étant convaincu que ce genre de récit me plairait. Ma note est parlante, je ne me suis pas trompé… L’album est divisé en petites saynètes d’une planche chacune. L’opus se lit rapidement mais le prix est pour le moins attractif (+/- 10€). C’est le contenu qui est exquis ; un humour aigre, critique et corrosif pour notre petite société occidentale de consommation… C’est avec un sourire au coin de la bouche que j’ai dévoré ce petit recueil, pour le refermer et me dire « merde, c’est vraiment ça en plus ! ». L’auteur nous offre incontestablement une vision acidulée et caricaturale, mais toujours humoristique, de notre quotidien. Et c’est pour l’avoir fait avec autant de dérision et de légèreté que je trouve l’album particulièrement bien réussi. Au niveau dessin, là encore, c’est le décalé qui s’impose. Comme dit pol, cela ressemble parfois à un roman photo. Particulier, je ne vois pas comment le définir autrement… En conclusion, comme mon prédécesseur, il s’agit pour moi d’une excellente surprise en ce début 2009. Même si l’album est annoncé en one-shot, je pourrais n’être qu’enthousiaste à l’annonce d’une éventuelle suite.