Alim le Tanneur est un homme simple de grande bonté et, avec sa fille et son beau-père, il se heurte à la folie des hommes, aveuglés et rendus fous par leurs croyances.
Un tout grand bravo à Mme Augustin pour ses magnifiques dessins.
Les personnages sont très attachants et l'histoire me procure des émotions que j'ai rarement ressenties en lisant une bd.
Apparemment, il s'agit de la première série de la dessinatrice mais je ne manquerai pas de m'intéresser à ses futures oeuvres.
Mon avis pour l'achat : oui, oui et encore oui !
A posséder absolument !!!
Ayant vu le film quelques jours avant de lire la BD, j'aurai du mal à faire une critique de la BD seule tant les impressions de l'un et de l'autre se sont mélangées au cours de ma lecture...
"Amer béton" est une de ces oeuvres qui sont des expériences en soi. Qui vous portent pendant la lecture et encore longtemps après. Une oeuvre marquante, au sens littéral du terme.
Ce qu'on retient en premier lieu, ce sont bien sûr les personnages principaux... Blanc/Noir, Yin/Yang, deux gamins dissemblables, opposés mais complémentaires, qui ne peuvent vivre l'un sans l'autre. Leur histoire prend véritablement aux tripes, noue la gorge, remue, ne s'oublie pas.
Et puis il y a ce monde qui les entoure : yakuzas, mendiants, promoteurs, dans une ambiance à la fois dure et féerique, semi-irréelle, une ambiance très particulière, unique serais-je tentée de dire.
Au niveau du graphisme, je ne peux pas dire que j'ai été déçue, mais le film est tellement somptueux de ce point de vue là, notamment au niveau des décors, que je n'ai pu m'empêcher de trouver le manga moins riche. Cependant, sans le matériau d'origine, les graphistes du film n'auraient pas eu ces idées grandioses et délirantes : toutes les idées sont déjà contenues dans le manga. Elles sont juste moins détaillées et moins esthétisantes.
J'aurais tendance à conseiller de découvrir "Amer béton" par le film, qui m'a semblé plus immersif que la BD... Mais d'un autre côté c'est sans doute parce que j'ai découvert cette oeuvre dans cet ordre. Il est probable que si j'avais commencé par le manga je vous conseillerais d'en faire autant.
"Carême", c’est une bd qui ne m’attirait pas plus que cela malgré les bons échos à son sujet, la faute à un dessin et une mise en couleurs rébarbatifs.
Je n’accroche pas visuellement aux planches. Je n’aime pas les dessins et encore moins les couleurs. Voilà, c’est dit. Mais pour le reste, c’est une vraie claque. Le récit est très prenant. Il puise sa force dans les nombreuses émotions qu’il transmet au lecteur. Même si dès la première planche le final est connu, le lecteur est pris par cette rencontre entre l’imposant (et très sensible) Aimé et le frêle Martinien. Ce récit est celui de Martinien qui se remémore le chemin parcouru avec son ami Aimé Carême, depuis la vente d’aspirateurs à domicile à leur ascension sociale... Ce choix narratif apporte beaucoup par la force émotionnelle qu'il transmet au récit. Car même si le lecteur sait que tout est scellé dès le début, ce qu’il ignore, c’est le pourquoi du comment. Parfois les histoires tristes sont aussi très belles. Cette série en est la preuve.
Il est rare que je mette une aussi bonne note à une bd qui visuellement ne me plaît pas mais là elle le mérite amplement au vu de la qualité du scénario.
C'est avec plaisir que l'on se promène dans un monde qui pour nous est déjà bien loin.
Le graphisme est alléchant, les personnages bien dessinés pour la romantique que je suis. Les couleurs qui semblent s'éclaircir au fur et à mesure du temps nous permettent un voyage loin d'être monotone.
L'histoire est passionnante et l'on prend plaisir à suivre les personnages avec passion tout au long du voyage. Et l'on n'est pas déçu à la fin de la série parce que l'on s'était identifié à un personnage et qu'il ne pouvait avoir d'autres issues sans que l'on nous laisse sur notre fin.
Oui. Pour moi également c’est un très gros coup de cœur ! Et quelle que soit la qualité de la suite (que j’attends déjà avec énormément d’impatience) ma note ne baissera pas. A mon goût, ce tome justifie largement à lui seul les quatre étoiles pour la série (à moins, vraiment, que ne se succèdent 10 tomes "pourris". Mais j'en doute)
Ah, quel pied ! Tellement emballé que je l’ai lu une seconde fois dans la foulée. Un humour subtil et décalé, des dialogues irrésistibles, un peu de poésie mais pas trop, des personnages attachants, et du rythme, beaucoup de rythme. Il s’en dégage une ambiance particulièrement jubilatoire, sorte de sympathique métissage des atmosphères de films comme « Mon oncle Benjamin » et « Princess Bride » avec l’excellentissime «De cape et de Crocs ». Un tout bougrement agréable porté par un dessin très vivant et très plaisant. J’ai vraiment ri de bon cœur à beaucoup de répliques ou de situations.
Un album remarquable qui me laisse jovial et détendu pour la journée.
Si vous n’en avez qu’un à acheter ce mois-ci, aucune hésitation, c’est celui-là !
Petit amuse-gueule : « J’épouserai tantôt la belle Pimprinule et à n’en pas douter, deviendrai bientôt roi. Me faisant tout de go en or les testicules, j’irai le cœur léger me vautrer dans la soie ! » :)
Oui il s'agit d'une oeuvre à part dans l'univers des comics, comme Alex Ross à l'art de savoir en créer (souvent avec son comparse Busiek d'ailleurs).
Et il n'y a pas de mal à dire qu'il faut la lire au second degré : peu importe que l'on tente de se placer du point de vue de monsieur-tout-le-monde, il s'agit d'une histoire de super-héros nom d'un chien ! On ne fera pas de Spider-Man Jean Valjean, ni de Hulk Le Comte de Monte-Cristo ! Ce n'est pas de la littérature classique, ni même une histoire se voulant réaliste. Le truc est de se laisser guider par les superbes planches de Mr Ross et le fil conducteur, certes un peu "facile", de Mr Busiek.
Ce qui pourrait rebuter certains lecteurs est :
- le style hyper-réaliste de Ross : moi, j'adore, et c'est véritablement U-N-I-Q-U-E dans le monde des comics, et même de la BD, croyez-moi !
- le côté un peu "lent" de la narration, qui éloigne cette histoire des classiques "BLAM ! CRUNCH ! KA-BOOM !" habituels des comics...
Il y a des séries qui sentent bon dès leur premier tome. Célestin Gobe-la-lune appartient à cet race des tomes 1 qui emballent dès les premières pages. Quelques planches et le ton est donné : amusant et survolté, vitaminé et poétique, léger et parodique. Le caractère complètement allumé du personnage principal est tout à fait réjouissant. Les dialogues sont écrits avec une plume soucieuse de ses effets et le dessin n’est pas en reste, dynamique et soigné, il souffre (allez, je vais faire toute de même un petite critique) parfois d’un encrage un peu trop dur et de couleurs trop sombres. Mais je chipote.
L’album du jour, de la semaine ! Du mois ! La série du siècle ! Me voilà, comme Célestin, à vous faire gober les idées les plus folles !
Contrairement à d'autres posteurs, le dessin de cette bd ne m'attirait pas trop mais, après que plusieurs personnes me l'aient conseillée, je me suis décidé à l'acheter.
Ce fut une toute bonne surprise car je me suis très vite habitué au style de Carré et l'ai très rapidement apprécié.
Quand au scénario, il n'est certes pas des plus originaux, mais est carrément captivant, fluide et bien ficelé.
De plus, ce premier tome n'est pas de ceux qui laissent le lecteur sur sa faim, de ceux qui n'en dévoilent que très peu sur le reste de l'histoire et qui énervent plus qu'autre chose, vu le temps qu'il faut souvent attendre avant la parution du deuxième tome.
J'aurait bien mis cinq étoiles à cette bd mais je me suis résolu à n'en mettre que quatre dans le but d'être prudent et de voir si la suite sera de même qualité.
En tout cas ça s'annonce très bien et j'ai très bon espoir pour la suite.
A lire absolument et à posséder pour les collectionneurs !!!
« En cours préparatoire, lors de la rentrée des classes, l’institutrice nous a demandé quelle était la profession de nos parents. Mon père était « patron », mais ma maman ? Je ne savais rien d’elle. Quel était son métier ? A quoi ressemblait-elle ? Où habitait-elle ? Quand on est enfant, on n’aime pas être différents des autres. Alors j’ai inventé ». Ainsi est né « Ma maman… ».
Jean Régnaud aborde le thème dramatique de la disparition d’un des deux parents. Le récit aurait pu être larmoyant, triste à défaut d’être émouvant. Il n’en est rien ! L’auteur a choisi un petit garçon de 6 ans comme témoin et acteur de l’histoire. Ses yeux d’enfants sont un rayon de soleil quand l’absence physique de sa maman se fait ressentir. Les différents protagonistes (Yvette la gouvernante, Michèle la petite voisine…) sont autant de personnages attachants qui vont, chacun à leur manière, aider Jean à grandir et à découvrir la tragique vérité. L’humour est omniprésent et les situations, cocasses et souvent très drôles (notamment la visite chez le psychologue), tranchent radicalement avec la noirceur du sujet.
Emile Bravo illustre à merveille le récit de Jean Régnaud. L’auteur des "Epatantes aventures de Jules" (chez Dargaud) a un style graphique proche de la ligne claire qui peut sembler parfois vieillot, aidé en cela par l’utilisation de couleurs aux tons pastel. Pourtant, le résultat vaut vraiment le coup d’œil et se révèle, par sa qualité, très homogène.
"Ma maman" est une œuvre à la fois forte et émouvante qui devrait ravir, par ses différents niveaux de lecture, petits et grands.
J'ai acheté l'intégrale en suivant vos conseils avisés. Franchement merci les gars, c'est excellent. J'avais feuilleté il y a longtemps et je n'avais pas accroché ; le dessin probablement qui demande un petit effort. Mais passé celui-ci, c'est très agréable (Lebeault a une imagination architecturale débordante).
Mais c'est avant tout l'histoire ô combien originale qui scotche définitivement le lecteur ; l'intrigue marche bon train, tout en développant l'univers atypique de cette cité mécanique. Il n'y a pour ainsi dire aucun temps mort, pas de rappel des faits précédents au début de chaque tome.
Les personnages sont attachants bien qu'un peu trop sérieux. On se souviendra tout particulièrement de Manac'h, "remonteur" gentiment vulgaire, et de Nahédig, vieil ami cruellement tourmenté.
La fin ne manque pas de surprises et clôture ni trop bien, ni trop mal cette magnifique oeuvre qu'est "Horologiom".
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Alim le tanneur
Alim le Tanneur est un homme simple de grande bonté et, avec sa fille et son beau-père, il se heurte à la folie des hommes, aveuglés et rendus fous par leurs croyances. Un tout grand bravo à Mme Augustin pour ses magnifiques dessins. Les personnages sont très attachants et l'histoire me procure des émotions que j'ai rarement ressenties en lisant une bd. Apparemment, il s'agit de la première série de la dessinatrice mais je ne manquerai pas de m'intéresser à ses futures oeuvres. Mon avis pour l'achat : oui, oui et encore oui ! A posséder absolument !!!
Amer Béton
Ayant vu le film quelques jours avant de lire la BD, j'aurai du mal à faire une critique de la BD seule tant les impressions de l'un et de l'autre se sont mélangées au cours de ma lecture... "Amer béton" est une de ces oeuvres qui sont des expériences en soi. Qui vous portent pendant la lecture et encore longtemps après. Une oeuvre marquante, au sens littéral du terme. Ce qu'on retient en premier lieu, ce sont bien sûr les personnages principaux... Blanc/Noir, Yin/Yang, deux gamins dissemblables, opposés mais complémentaires, qui ne peuvent vivre l'un sans l'autre. Leur histoire prend véritablement aux tripes, noue la gorge, remue, ne s'oublie pas. Et puis il y a ce monde qui les entoure : yakuzas, mendiants, promoteurs, dans une ambiance à la fois dure et féerique, semi-irréelle, une ambiance très particulière, unique serais-je tentée de dire. Au niveau du graphisme, je ne peux pas dire que j'ai été déçue, mais le film est tellement somptueux de ce point de vue là, notamment au niveau des décors, que je n'ai pu m'empêcher de trouver le manga moins riche. Cependant, sans le matériau d'origine, les graphistes du film n'auraient pas eu ces idées grandioses et délirantes : toutes les idées sont déjà contenues dans le manga. Elles sont juste moins détaillées et moins esthétisantes. J'aurais tendance à conseiller de découvrir "Amer béton" par le film, qui m'a semblé plus immersif que la BD... Mais d'un autre côté c'est sans doute parce que j'ai découvert cette oeuvre dans cet ordre. Il est probable que si j'avais commencé par le manga je vous conseillerais d'en faire autant.
Carême
"Carême", c’est une bd qui ne m’attirait pas plus que cela malgré les bons échos à son sujet, la faute à un dessin et une mise en couleurs rébarbatifs. Je n’accroche pas visuellement aux planches. Je n’aime pas les dessins et encore moins les couleurs. Voilà, c’est dit. Mais pour le reste, c’est une vraie claque. Le récit est très prenant. Il puise sa force dans les nombreuses émotions qu’il transmet au lecteur. Même si dès la première planche le final est connu, le lecteur est pris par cette rencontre entre l’imposant (et très sensible) Aimé et le frêle Martinien. Ce récit est celui de Martinien qui se remémore le chemin parcouru avec son ami Aimé Carême, depuis la vente d’aspirateurs à domicile à leur ascension sociale... Ce choix narratif apporte beaucoup par la force émotionnelle qu'il transmet au récit. Car même si le lecteur sait que tout est scellé dès le début, ce qu’il ignore, c’est le pourquoi du comment. Parfois les histoires tristes sont aussi très belles. Cette série en est la preuve. Il est rare que je mette une aussi bonne note à une bd qui visuellement ne me plaît pas mais là elle le mérite amplement au vu de la qualité du scénario.
Les Maîtres de l'Orge
C'est avec plaisir que l'on se promène dans un monde qui pour nous est déjà bien loin. Le graphisme est alléchant, les personnages bien dessinés pour la romantique que je suis. Les couleurs qui semblent s'éclaircir au fur et à mesure du temps nous permettent un voyage loin d'être monotone. L'histoire est passionnante et l'on prend plaisir à suivre les personnages avec passion tout au long du voyage. Et l'on n'est pas déçu à la fin de la série parce que l'on s'était identifié à un personnage et qu'il ne pouvait avoir d'autres issues sans que l'on nous laisse sur notre fin.
Célestin Gobe-la-lune
Oui. Pour moi également c’est un très gros coup de cœur ! Et quelle que soit la qualité de la suite (que j’attends déjà avec énormément d’impatience) ma note ne baissera pas. A mon goût, ce tome justifie largement à lui seul les quatre étoiles pour la série (à moins, vraiment, que ne se succèdent 10 tomes "pourris". Mais j'en doute) Ah, quel pied ! Tellement emballé que je l’ai lu une seconde fois dans la foulée. Un humour subtil et décalé, des dialogues irrésistibles, un peu de poésie mais pas trop, des personnages attachants, et du rythme, beaucoup de rythme. Il s’en dégage une ambiance particulièrement jubilatoire, sorte de sympathique métissage des atmosphères de films comme « Mon oncle Benjamin » et « Princess Bride » avec l’excellentissime «De cape et de Crocs ». Un tout bougrement agréable porté par un dessin très vivant et très plaisant. J’ai vraiment ri de bon cœur à beaucoup de répliques ou de situations. Un album remarquable qui me laisse jovial et détendu pour la journée. Si vous n’en avez qu’un à acheter ce mois-ci, aucune hésitation, c’est celui-là ! Petit amuse-gueule : « J’épouserai tantôt la belle Pimprinule et à n’en pas douter, deviendrai bientôt roi. Me faisant tout de go en or les testicules, j’irai le cœur léger me vautrer dans la soie ! » :)
Marvels
Oui il s'agit d'une oeuvre à part dans l'univers des comics, comme Alex Ross à l'art de savoir en créer (souvent avec son comparse Busiek d'ailleurs). Et il n'y a pas de mal à dire qu'il faut la lire au second degré : peu importe que l'on tente de se placer du point de vue de monsieur-tout-le-monde, il s'agit d'une histoire de super-héros nom d'un chien ! On ne fera pas de Spider-Man Jean Valjean, ni de Hulk Le Comte de Monte-Cristo ! Ce n'est pas de la littérature classique, ni même une histoire se voulant réaliste. Le truc est de se laisser guider par les superbes planches de Mr Ross et le fil conducteur, certes un peu "facile", de Mr Busiek. Ce qui pourrait rebuter certains lecteurs est : - le style hyper-réaliste de Ross : moi, j'adore, et c'est véritablement U-N-I-Q-U-E dans le monde des comics, et même de la BD, croyez-moi ! - le côté un peu "lent" de la narration, qui éloigne cette histoire des classiques "BLAM ! CRUNCH ! KA-BOOM !" habituels des comics...
Célestin Gobe-la-lune
Il y a des séries qui sentent bon dès leur premier tome. Célestin Gobe-la-lune appartient à cet race des tomes 1 qui emballent dès les premières pages. Quelques planches et le ton est donné : amusant et survolté, vitaminé et poétique, léger et parodique. Le caractère complètement allumé du personnage principal est tout à fait réjouissant. Les dialogues sont écrits avec une plume soucieuse de ses effets et le dessin n’est pas en reste, dynamique et soigné, il souffre (allez, je vais faire toute de même un petite critique) parfois d’un encrage un peu trop dur et de couleurs trop sombres. Mais je chipote. L’album du jour, de la semaine ! Du mois ! La série du siècle ! Me voilà, comme Célestin, à vous faire gober les idées les plus folles !
Smoke City
Contrairement à d'autres posteurs, le dessin de cette bd ne m'attirait pas trop mais, après que plusieurs personnes me l'aient conseillée, je me suis décidé à l'acheter. Ce fut une toute bonne surprise car je me suis très vite habitué au style de Carré et l'ai très rapidement apprécié. Quand au scénario, il n'est certes pas des plus originaux, mais est carrément captivant, fluide et bien ficelé. De plus, ce premier tome n'est pas de ceux qui laissent le lecteur sur sa faim, de ceux qui n'en dévoilent que très peu sur le reste de l'histoire et qui énervent plus qu'autre chose, vu le temps qu'il faut souvent attendre avant la parution du deuxième tome. J'aurait bien mis cinq étoiles à cette bd mais je me suis résolu à n'en mettre que quatre dans le but d'être prudent et de voir si la suite sera de même qualité. En tout cas ça s'annonce très bien et j'ai très bon espoir pour la suite. A lire absolument et à posséder pour les collectionneurs !!!
Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill
« En cours préparatoire, lors de la rentrée des classes, l’institutrice nous a demandé quelle était la profession de nos parents. Mon père était « patron », mais ma maman ? Je ne savais rien d’elle. Quel était son métier ? A quoi ressemblait-elle ? Où habitait-elle ? Quand on est enfant, on n’aime pas être différents des autres. Alors j’ai inventé ». Ainsi est né « Ma maman… ». Jean Régnaud aborde le thème dramatique de la disparition d’un des deux parents. Le récit aurait pu être larmoyant, triste à défaut d’être émouvant. Il n’en est rien ! L’auteur a choisi un petit garçon de 6 ans comme témoin et acteur de l’histoire. Ses yeux d’enfants sont un rayon de soleil quand l’absence physique de sa maman se fait ressentir. Les différents protagonistes (Yvette la gouvernante, Michèle la petite voisine…) sont autant de personnages attachants qui vont, chacun à leur manière, aider Jean à grandir et à découvrir la tragique vérité. L’humour est omniprésent et les situations, cocasses et souvent très drôles (notamment la visite chez le psychologue), tranchent radicalement avec la noirceur du sujet. Emile Bravo illustre à merveille le récit de Jean Régnaud. L’auteur des "Epatantes aventures de Jules" (chez Dargaud) a un style graphique proche de la ligne claire qui peut sembler parfois vieillot, aidé en cela par l’utilisation de couleurs aux tons pastel. Pourtant, le résultat vaut vraiment le coup d’œil et se révèle, par sa qualité, très homogène. "Ma maman" est une œuvre à la fois forte et émouvante qui devrait ravir, par ses différents niveaux de lecture, petits et grands.
Horologiom
J'ai acheté l'intégrale en suivant vos conseils avisés. Franchement merci les gars, c'est excellent. J'avais feuilleté il y a longtemps et je n'avais pas accroché ; le dessin probablement qui demande un petit effort. Mais passé celui-ci, c'est très agréable (Lebeault a une imagination architecturale débordante). Mais c'est avant tout l'histoire ô combien originale qui scotche définitivement le lecteur ; l'intrigue marche bon train, tout en développant l'univers atypique de cette cité mécanique. Il n'y a pour ainsi dire aucun temps mort, pas de rappel des faits précédents au début de chaque tome. Les personnages sont attachants bien qu'un peu trop sérieux. On se souviendra tout particulièrement de Manac'h, "remonteur" gentiment vulgaire, et de Nahédig, vieil ami cruellement tourmenté. La fin ne manque pas de surprises et clôture ni trop bien, ni trop mal cette magnifique oeuvre qu'est "Horologiom".