Les derniers avis (9256 avis)

Par Jay
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Long John Silver
Long John Silver

J'ai plongé moi aussi.... La lecture des avis que j'ai lus ici et le feuilletage que j'ai effectué en librairie m'ont poussé à acheter le 1er opus de cette nouvelle série. Et je dois avouer que c'est très prometteur : un dessin vraiment époustouflant, une atmosphère sombre mais pas étouffante, une histoire qui s'annonce pleine de rebondissements, trahison et autres (en tout cas c'est l'impression que ça me donne) et des personnages franchement charismatiques (Long John...). Je suis pourtant pas fan d'histoires de pirates à la base, mais là je dois dire que j'ai été pleinement convaincu, et ça m'a même donné envie de lire L'île au trésor (pour vous dire !!). J'ai pas le coup de coeur facile mais là sans hésitation COUP DE COEUR !!!! Tous à la librairie, moussaillons !!!!

19/06/2007 (modifier)
Par Ajit
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Niklos Koda
Niklos Koda

Je suis fortement passionné par les histoires policières, les thrillers. Quand j'ai découvert cette bd, j'ai de suite apprécié ; le suspens m'a pris à la gorge dès le début du premier tome ; franchement de la grande bd "policière". Félicitations aux auteurs. De plus les dessins sont assez réalistes, c'est bien. Bravo encore. Je le recommande vivement à tous les amateurs de bd à suspens et policières.

19/06/2007 (modifier)
Par Ajit
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Chant des Stryges
Le Chant des Stryges

A priori, je ne suis pas fort branché "fantastique"; mais à la lecture de premier tome de la saison 1, je me suis pris vraiment dans cette histoire très passionnante ; des rebondissements à n'en plus finir, des courses poursuites ; des découvertes, des secrets ; c'est vraiment une bd à recommander aux lecteurs de bd et amateurs d'histoire "différentes". Les dessins sont d'une très bonne qualité ; les scenarii sont bien ficelés. Franchement : bravo et félicitations pour les auteurs.

19/06/2007 (modifier)
Couverture de la série Marvels
Marvels

J'interviens ici pour défendre cet ouvrage qui est l'un de mes préférés et que je trouve fort sévèrement jugé. Les dessins : Bon, les goûts et les couleurs, n'est-ce pas. Au delà, c'est vrai que si vous appréciez les silhouettes mal proportionnées, les visages inexpressifs et les couleurs criardes caractéristiques de la majorité des comics, vous risquez d'être déçu. Le dessin est bien maîtrisé, les couleurs sobres sans être fades, les super-héros ne sont pas fluos et il ressemble à des hommes. Et c'est pas plus mal vu que la plupart sont quand même censés être (à tout le moins) des humanoïdes ! Bref, c'est mieux dessiné que la plupart des comics. Faut aimer le style réaliste, c'est sur, mais de la à dire que Ross ne sait pas dessiner, y a un pas que vous ne franchirez pas chez moi. Le scénario : Alors, c'est sur que ça manque de coups de poing dans la g..., de damned !, de je-vais-te-paralyser-avec-mon-pouvoir-nucléaire. Alors oui, les superhéros s'agitent en arrière-plan (quoique tout le livre ne parle que d'eux) et c'est bien sur l'idée géniale du scénario : présenter les agissements des super-héros du point de vue de l'homme de la rue, lequel, coincé dans le métro, les voit se battre dans le ciel sans rien comprendre à ce qui se passe. On voit ici la population de la ville totalement dépendante de la venue des êtres supérieurs, sauveurs autoproclamés, pour assurer sa survie. On voit les hommes "normaux" incapables de se défendre seuls mais également incapables de comprendre leurs défenseurs, leurs motivations, leurs agissements (les 4 fantastiques vont-ils arriver pour empêcher Galactus de détruire la ville ? Personne ne sait. Marnor est-il bon ? Personne ne sait non plus. La population est dans l'ignorance des plans des super-héros qui la défendent), totalement infantilisés, passant de l'admiration béate à la haine irrationnelle et vice-versa. Bref, entre la population de New York et les super-héros se dessinent des rapports dominants/dominés éminemment pervers. Evidemment, ce n'est pas du niveau de Spiderman vs Rhino... La réflexion sur l'idéologie du super-héros (et l'infantilisation résultante du reste de la population) est une des clés du scénario et, perso, j'ai trouvé ça génial. Si l'homme ne sait plus assurer sa survie qu'en s'en remettant à des êtres supérieurs qui, pas plus que les super-vilains, ne daignent lui faire part de leurs motivations ni de leurs plans et n'ont de compte à rendre à personne, alors l'homme est mal barré. En gros : méfions-nous des sauveurs auto-proclamés ! Le perso principal est ronchon ? Oui et tellement humain, à mille lieux des persos hyper-positifs ou hyper-négatifs mais sans profondeur psychologique des histoires classiques. Ca peut déplaire, c'est sur, Loïs Lane ou Lex Luthor sont plus faciles à comprendre. Le perso se répète ? Disons qu'il se pose des questions, évoluant de la fascination à la répulsion sans jamais trouver de réponses. Au lecteur de se faire une opinion. Les invraisemblances ? Il y en a ? Quoi ? Captain America est de la partie et Hitler ne se fait pas ramasser en 42 (mais peut-être a-t-il trouvé la lance de Longinus) ? Quoi ? On ne voit pas la reconstruction de immeubles détruits par les combats ? Franchement, veut-on vraiment parler des invraisemblances qui émaille le genre super-héros ? Comment fait le bouffon vert pour voler sur son aile minuscule ? Comment Superman respire-t-il dans l'espace ? Vous le savez, vous ? En résumé, pour moi, Marvels est une fantastique histoire sur le thème des super-héros, pas une histoire de super-héros, faut pas se tromper ! Alors, pour citer l'un des critiques précédents, si vous cherchez un Marvel du style : "Ferme ta gueule, réfléchis pas trop, regarde-les faire, et sois fasciné", passez votre chemin mais si vous voulez lire une histoire qui dynamite intelligemment le mythe, allez-y. Vous ne serez pas déçu. Et après, allez lire Powers, Superman - For All Seasons et Gotham Central, c'est pas mal non plus. Notez que, comme Kingdom Come (l'une des mauvaises idées de DC, parait-il), Marvels a reçu le prix Eisner qui récompense les meilleures bd de l'autre côté de l'Atlantique...

18/06/2007 (modifier)
Couverture de la série Là où vont nos pères
Là où vont nos pères

Pourquoi faut-il des mots, alors que ce somptueux album s'en passe si bien ? Et comment dire l'enchantement dans lequel je flotte, depuis ma lecture ? Il me faut remonter très loin pour retrouver un album ou une série qui m'ait autant touchée, émerveillée, enthousiasmée. Shaun Tan, apparemment, a mis du temps, beaucoup de temps pour le réaliser, et il a bien fait. L'histoire de cet homme, et de ces autres exilés, est touchante, parce qu'elle est racontée avec une sensibilité, une poésie et une sobriété, qui la rendent universelle. Certains passages racontent des événements très durs (la guerre, un génocide, l'esclavage...) mais avec -paradoxalement- une grande douceur dans le dessin et un traitement délibérément symbolique qui, loin d'affadir le propos, se contentent de le dépouiller de toute connotation historique, afin de témoigner de tous les massacres, de toutes les violences aveugles, de tout ce qui un jour, conduit des hommes et des femmes à fuir leur pays, pour simplement survivre. Afin peut-être aussi de dire qu'on peut rester humain, malgré tout. J'ai adoré ce parti-pris symboliste (un peu à la manière de cet autre génie qu'est pour moi David B.) et à la fois fantastique et onirique de Shaun Tan. Plonger le lecteur dans un pays où tout est, pour lui aussi, déroutant et mystérieux est un bon moyen de lui faire partager le désarroi de l'exilé, de suggérer le dépaysement et la perte des repères. A cet égard, le choix d'une histoire sans parole est judicieux, puisque pour le nouvel arrivant, autour de lui plus aucun mot n'a de sens, qu'il ne reste plus que les gestes et les regards. J'ai adoré ce pays imaginaire, terre d'accueil des exilés, si puissamment étrange et poétique, dans ses moindres aspects ; peut-être un peu trop idéal aussi, mais qu'importe ! J'ai adoré le dessin, sa façon de représenter les visages, qui rend ses personnages étonnamment vivants et, de ce fait, profondément attachants, et de suggérer par d'infimes détails comment le présent peut soudain évoquer le passé. J'ai adoré l'alternance des petites cases et des grandes planches, ces paysages mi-réalistes, mi-fantastiques, ces teintes douces, qui m'ont rappelé celles d'une autre série, elle aussi touchée par la grâce, Le Mur de Pan. J'ai adoré ces planches pleine page, qui chaque fois sont un émerveillement pour les yeux, et dans lesquelles l'auteur donne libre cours à son imaginaire. J'ai adoré cette note pleine d'optimisme sur laquelle se termine cette histoire. J'ai refermé l'album, éteint la lumière et me suis endormie, dans la douceur sépia d'une ville paisible. Pourquoi alors, seulement 4/5 ? La réponse est dans les pages de la série De Cape et de Crocs ;)

17/06/2007 (modifier)
Par Ems
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Millénaire
Millénaire

Après lecture des 4 premiers tomes. Excellente série mélangeant les styles et les références. Le dessin est excellent, très fin, certaines planches sont très détaillées et méritent que l'on s'y attarde. La colorisation est excellente, l'obscurité est parfois trop bien rendue ce qui donne quelques cases limites trop sombres, mais mis à part ce léger "défaut", l'ensemble est un régal visuel. J'ai également apprécié la lecture à double niveau, chaque tome étant une histoire complète en soit, mais apportant des éléments pour une intrigue générale, un peu à la X-Files. Pour résumer très rapidement, je pense à un mélange de Thorgal et de X-files sur la forme, on retrouve un peu de 3ème testament, et beaucoup d'autres influences, mais le tout est pour l'instant très cohérent. Au final, je trouve même l'ensemble original, une sorte de fusion de styles très réussie. La lecture demande du temps, un tome ne se lisant pas en 10 minutes.... Pour conclure, je souhaite à cette série le succès de Thorgal (bien moins intéressante que "Millénaire" ceci dit), et surtout de ne pas terminer comme la série X-Files... A acheter les yeux fermés.

17/06/2007 (modifier)
Par Chups
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série 1945
1945

J'ai trouvé ce livre réellement génial. J'ai d'ailleurs par la suite essayé de faire des recherches sur Elen mais je n'ai rien trouvé. C'est d'ailleurs en les continuant que je suis tombée sur ce site. J'encourage tous les lecteurs de ce manga de faire des recherches afin de trouver la fin exacte d'Elen et de Alec (ou Alex). Cette auteur est génial d'avoir su mêler lecture jeunesse et sujet historique. De plus, on pense souvent que tous les Allemands étaient d'accord et pour Hitler mais ce livre est la preuve même que non : il y avait de la résistance au coeur même de l'Allemagne !! Dans tous les cas j'ai complètement dévoré ce livre et je l'ai, après l'avoir acheté, prêté à plusieurs amies. Sur ce, je vous laisse et souhaite bon courage à tous ceux qui pourraient être aussi hasardeux que moi pour continuer des recherches. A plus. Chups.

17/06/2007 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Omnopolis
Omnopolis

Je trouve la couverture vraiment réussie, avec un petit côté Tess Wood et Campbell. Mais j'avais peur que l'héroïne soit une énième poularde aux gros nougats comme en regorgent les films et les BD du genre. Bon, ok, elle a vraiment de gros nougats, mais elle est loin d'être une poularde ! Concernant l'intrigue, on se retrouve finalement dans une histoire de gros sous, avec plusieurs factions qui se disputent un brevet révolutionnaire. C'est le prétexte pour de l'action non-stop ; ça défourraille dans tous les coins, ça explose partout... Mais cela n'arrive pas à cacher l'indigence du scénario, qui s'avère assez mince au final. Jim Laîné, journaliste grand spécialiste des comics, introduit pas mal de personnages et d'éléments, ainsi que des clins d'oeil en tous genres. Il s'est visiblement bien amusé, mais ce qui s'annonçait bien dans les deux premiers tomes est presque réduit à néant dans le troisième. Dommage. Côté graphisme, pour une fois la couverture ne ment pas : Geyser est vraiment bon, étonnamment mature pour un auteur sortant son premier album. Son dessin est même carrément puissant, par moments. Tout juste dirai-je qu'il manque encore de caractère sur les impacts, les explosions et les trajectoires de projectiles, et sur certains visages, mais c'est vraiment pour chipoter. Un bon 3/5, qui aurait pu espérer mieux avec un scénario plus solide...

16/06/2007 (modifier)
Par herve
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Jazz Maynard
Jazz Maynard

Jazz Maynard est vraiment une bande dessinée étonnante. On croit en effet pénétrer dans le monde du Jazz, ses sous-sols enfumés et ses musiciens allumés. Que nenni ! Il s'agit bien là d'un polar pur et dur, malgré l'apparence posée mais trompeuse de la couverture. Avec comme décors, Barcelone et New York, le lecteur est sans cesse désarçonné entre ses deux villes, entre les flash-back et entre les deux vies de Jazz Maynard. Le scénario est fort bien construit (malgré quelques raccords avec le passé assez difficiles à suivre) et surtout prenant. On se prend vite de sympathie pour ce joueur de trompette qui sait bien cacher son jeu. Car cet homme tranquille, en apparence, est véritablement celui par qui le scandale arrive. Une aventure sans temps mort, avec un dessin vif, qui ravira, je pense, les amateurs de bd et de polars. C'est violent, rapide, et sanglant bref c'est bien... Une série en trois volumes à découvrir. Mon coup de coeur du moment.

16/06/2007 (modifier)
Par JJJ
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série The Quitter
The Quitter

Le courant intimiste prenant pour cadre la vie quotidienne est souvent visité depuis quelques années, de nombreux auteurs reconnus ont suivi cette vague, de nouveaux venus ont laissé éclater leur talent en exploitant cette voie. Ce mouvement est aujourd'hui un genre à part entière à mes yeux (1). J'ai abordé The Quitter avec circonspection, car si j'aime ce genre, je pensais benoîtement en avoir perçu la plupart des facettes... Quelle grossière erreur... Comme tout genre qui se respecte, il sait se renouveler, se laisser transcender, il suffit que les auteurs sachent se l'approprier avec talent. Harvey Pekar, l'auteur de American Splendor (2) en a du talent, du courage aussi. Son histoire respire tant l'honnêteté qu'elle en devient parfois crue, Pekar se définit comme un dégonflé, un homme qui, depuis l'enfance, préfère fuir les difficultés plutôt que de les affronter. Un homme qui pour attirer l'attention sombre souvent dans la facilité et la violence... Combien sommes-nous à avoir agi de la sorte dans nos vies ? A avoir souvent préféré exutoire et échappatoire devant les obstacles de l'existence ? The Quitter ne se limite pas à ces questions, finalement personnelles. The Quitter est aussi un livre remarquablement bien écrit, l'histoire est claire et plaisante, instructive sur certaines manières de vivre, révélatrices de moeurs des époques évoquées. Et surtout, Pekar et Haspiel ne tombent jamais dans la complaisance, il n'y a aucune gratuité, tout est simple et intelligent, la lecture semble couler. Les meilleures BD pour adultes n'exploitent pas forcément le sexe et la violence, The Quitter le démontre plutôt bien, et attention ! Ne vous attendez à un délire mou du genou, The Quitter est un choc, une bombe. Les dessins d'Haspiel sont excellents. Si on est loin du réalisme, les personnages ont littéralement l'air de prendre vie dans les cases, il y a du mouvement et de la force dans ces traits. Il faut voir le regard d'Harvey dans la dernière case, c'est beau à en pleurer... J'ai adoré cette BD et son histoire toute en simplicité, je la conseille à tout le monde, à ceux qui lisent ces lignes, à mes amis, à mon frère, aux gens que je sais passionnés et même aux autres... Je la conseille particulièrement à ceux qui sont désintéressés par les comics, ceux qui pensent que les comics véhiculent bien trop souvent l'esprit d'une Amérique WASP et sont superficiels. The Quitter est à lire. JJJ (1) J'entends par là une des orientations fortes du Roman graphique, que l'on peut qualifier de sous-genre. (2) Inédite à ce jour en France, l'oeuvre a fait l'objet d'une adaptation cinématographique. Certains chapitres ont été illustrés par le légendaire Robert Crumb, ou encore Richard Corben, qui est à mes yeux l'un des plus grands dessinateurs de BD.

16/06/2007 (modifier)