Petit coup de coeur pour cette BD.
En la feuilletant, j'ai été un peu arrêté par le graphisme, que je trouvais hésitant, irrégulier, bien que pleinement dans le style ligne claire. Mais la couverture m'avait semblé bien attachante, et du coup, j'ai quand même lu l'album.
Il s'agit d'une cavale dans laquelle se retrouve Anna, jeune fille tchèque qui rêve de s'évader de la République tchèque alors au début de son histoire nouvelle, au début du mandat de Vaclav Havel. Celui-ci apparaît d'ailleurs dans l'album, comme un "deus ex machina", comme il le dit lui-même.
C'est une histoire très plaisante, remarquablement menée, et l'on s'attache vite aux personnages secondaires. La raison de la traque importe peu, en fait, car les traqués ne le savent pas eux-mêmes. Ce qui compte, c'est l'histoire qui est en train de se nouer entre Anna et Alan, mais aussi l'histoire de sa soeur Marie. Avec un dénouement... surprenant.
Encore un "trait féminin" de haut vol chez les Editions de l'An 2, une collection toute en subtilité et en délicatesse.
Alors ça, je l’adore.
Le dessin est vraiment bien. Les scénarios sont bien ficelés etc…
Le dessin est très beau, Francq dessine très bien, et les couleurs sont super bien choisies. Les scénarios sont à la fois captivants, bien recherchés, Van Hamme est très fort.
A chaque fois que j’ouvre un "Largo Winch", je passe un très bon moment, divertissant aussi. Il y a tout ce que j’aime dedans : l’aventure, le policier, les voyages, les scènes un peu gore. Bon le coté « magouille et compagnie », j’aime tout aussi bien, mais c’est la première fois que je vois ça dans une bd. Bon il y a quelques scènes un poil érotique, mais c’est soft. Et puis ce qui m'embête un peu c’est que je ne comprends pas tous comme pour l’O.P.A, ou le « stock options ». Il y a aussi quelques clichés : le beau héros riche, jeune et qui ne meurt jamais. Mais Largo Winch fait ce qu'il a à faire : divertir. Et ça marche.
Note approximative : 4.25/5
Ps : Je ne trouve pas que les derniers tomes soient nuls, ils sont même très bien.
Ca faisait longtemps que je n'avais pas autant accroché à un 1er tome. Le Lagon de Fortuna est une monumentale introduction à une série qui devra compter 8 tomes une fois achevée.
Le dessin est net, agréable, époustouflant ! Et l'histoire, elle, me fait grimper aux rideaux, je retrouve des sensations inconnues depuis Sanctuaire et c'est véritablement jouissif.
Longue introduction, donc, nourrie de flash-back, de scènes chocs dans les attaques des monstres marins et saupoudrée de mystère (La tirade du commandant Bertrand "Ne doit pas être révélé à l'humanité", on tient là quelque chose de sûrement plus fantastique que le mégalodon...).
Un 1er tome qui part sur les chapeaux de roue, l'histoire débute à la fin mais la base est solide et surtout, elle est prometteuse. Si la suite est à la hauteur ce sera (en tout cas à mes yeux) une oeuvre époustouflante. J'ai hâte de lire la suite, ça me titille.
Je ne peux que saluer le travail des auteurs autant pour le dessin que le scénario. Je suis aux anges, un grand merci à eux.
Et non, ce n'est pas une énième histoire de voyage dans le temps... c'est beaucoup plus subtil que ça.
Par un principe ingénieux, que je ne dévoilerai pas, la « Division », agence secrète helvétique, parvient à communiquer avec une de ses agents dans le passé pour le changer et ainsi éviter à la Suisse une catastrophe financière et économique. Oui, mais changer le passé n’est pas sans danger pour le monde et surtout pour l'héroïne, Kim.
Cette « communication » entre le passé (5 ans en arrière) et le présent, bien que déjà présente dans d'autres oeuvres, est quand même originale par sa mise en oeuvre et par l'attention du scénariste à se prémunir de tout paradoxe temporel. C'est bourré de bonnes idées et on est plaisamment baladés entre les deux époques qui apportent chacune ses revirements et coups de théâtre.
Avec un scénario solide, cette histoire m’a plu tout de suite : le rythme est soutenu, le suspense est omniprésent, le côté scientifique « science-fiction » est très intéressant et les personnages sont attachants. Ce qui ne gâte rien, une seconde lecture rapide m’a donné l’impression que le moindre détail va avoir son importance dans les tomes suivants. C’est fouillé et dense à souhait… Revers de la médaille : ça va être dur d’attendre la suite.
Le dessin n’est pas en reste. Réaliste, fin et précis, il est très agréable. Coup de chapeau au dessinateur pour cette première oeuvre. Seules les couleurs me semblent un peu froides (informatique) sur quelques planches mais rien de franchement gênant.
Cette série est plus que prometteuse et mérite qu’on s’y intéresse.
Ca, c'est du tout bon !... Ah que oui !...
Le postulat est tout simple, mais ces errances nocturnes du "petit Noël" sont pour moi une oeuvre quasi magistrale de Franquin. Je possède toujours cette histoire, dans un hebdo Spirou "spécial Noël" d'il y a ... très longtemps. Et ce fabuleux souvenir d'enfance m'est revenu ; moi aussi je m'étais parfois imaginé jouer avec ces petites voitures, ces petits trains, ces personnages qui ornent encore de nos jours les panneaux de circulation.
Grâce à son art, Franquin parvient ici à transformer une triste nuit en un univers vraiment féerique. Un véritable moment de pur bonheur ; simple, mais diablement efficace.
J'ai aussi retrouvé cette seconde histoire où le petit Noël, "mis de côté" par d'autres gosses de son âge, sera rattrapé par la magie de la fête de Pâques.
Deux histoires somptueuses dans leur graphisme et narration.
Un vrai souvenir d'enfance qui n'a pas pris une ride.
Deux formidables contes réalisés par un des plus grands.
Ma cote perso : 4,5/5.
Cette série que je viens seulement de découvrir, mais dont j'avais souvent entendu parler, m'a transporté vraiment sur une autre planète, et c'est le cas de le dire vue l'histoire de la BD. L'histoire, c'est vrai, se met en place très doucement mais ce n'est jamais ennuyeux et on a envie de toujours savoir ce qui va se passer pour nos héros, certes un peu "puérils" ces personnages dans leurs réactions mais malgré tout très attachants.
Le dessin m'a paru simple mais pas dénué d'intérêt, il sert bien le récit et est précis et bien mis en forme.
Au final, une série à recommander à tous ceux qui ont le coeur à la rêverie et à l'aventure.
Tout pareil que les deux aviseurs précédents ! Je ne connais pas le roman dont cette bd est adaptée, mais la qualité du résultat amène à penser qu'il s'agit d'une bonne adaptation.
Le récit est plein d'esprit, prenant et mélancolique à la fois. Le dessin très pictural de De Metter met en scène les personnages de manière très vivante. Attention, ce n'est pas non plus d'une beauté graphique abyssale, il faut accepter le caractère "expressionniste" du dessin de De Metter.
Ce n'est que très récemment que j'ai réussi à entrer dans l'univers de Joann Sfar. Pendant des années j'ai essayé, mais franchement... non. Alors qu'est-ce qui fait que maintenant je donne carrément un coup de coeur à un de ces livres ?
Et bien ce n'est pas directement le sujet de la chronique, mais Klezmer m'a permis d'enfin entrer dans cette univers. Pourquoi je vous parle de ça, "quel est le lien ?" me direz-vous avec justesse. Et bien c'est sa judaïcité (celle de Sfar) qu'il exprime à travers ces deux oeuvres (je ne connais pas encore les autres).
"Le chat du rabbin", c'est d'abord... un chat, curieux et philosophe. C'est aussi le rabbin, avec toutes ses contradictions. C'est Zlabya, c'est son mari, c'est le cousin Malka et son lion et c'est le cheikh Sfar aussi.
C'est peut-être dû à mon parcours personnel dans ma foi, mais j'aime énormément ce rabbin bon vivant pour qui sa fille et sa famille sont tout. J'aime son "intelligence" vis à vis de sa foi et de celle des autres. Et ces caractéristiques se retrouvent dans tant de ces personnages (Le Malka, le cheikh Sfar, l'ashkénaze et sa femme, entre autres) que je ne peux m'empêcher de penser que Joann est moins païen que ne pourrait le laisser supposer d'autres de ces oeuvres.
Je pourrais continuer longtemps sur ce mode-là, mais en conclusion, lisez "Le chat du rabbin", si cela ne vous fait pas de bien à l'âme, cela en fera à votre esprit !
L'avantage de l'âge : j'ai lu, moi, la suite. Et elle ne faisait que s'améliorer d'album en album ! Résultat : je l'ai tant prêtée et reprêtée ma p'tite chatte, qu'un jour elle n'est pas revenue. Bah, c'est le destin des félins ! sourire...
Ne me reste plus qu'à la racheter.
Et pourquoi c'est si bien, me direz-vous ?
Parce que c'est féminin en diable - voilà ce que c'est que d'avoir UNE scénariste, avec des histoires, disons-le, féministes (non, ce n'est pas un gros mot !).
Les scènes d'amour (pardon, moi je ne dis pas "de cul") sont particulièrement réussies, avec une minette qui adore son matou mais ne laisse pas sa part aux chiens, bref : une véritable bible du plaisir.
En prime, le personnage superbe de la copine handicapée qui, elle aussi, fait l'amour ! Bravo au duo d'auteurs !
Lynxette félinophile
Je ne connais pas le travail de Sébastien Ferran, mais je sens que je ne vais pas tarder à me procurer L'Odyssée, qu'il a aussi adaptée. Ici c'est donc le célèbre opéra de Richard Wagner qui nous est proposé, "librement". Un gros point commun entre ces deux mythes : ce sont des histoires où les dieux sont montrés presque comme des humains. Dans l'oeuvre d'Homère, les dieux se querellent comme dans une cour de récréation. Dans celle de Wagner, on voit notamment Wotan (Odin dans la tradition nordique) choisir d'abandonner ses deux enfants nés de l'union avec une mortelle, pour ne pas mettre en péril le couple compliqué qu'il forme avec Fricka (Frigg). Encore un qui a peur de sa mégère de bonne femme.
Ne connaissant pas l'oeuvre de Wagner, je ne saurai juger la liberté d'adaptation que s'est permis Ferran. Je me concentrerai donc sur la BD telle quelle. Celle-ci est plutôt bien faite, l'histoire est assez bien racontée. Le récit est très intéressant, et se lit sans gros problème. Le dessin est plutôt agréable, même s'il est semi-réaliste finalement. Mais quoi de mieux pour une légende ? Je relèverai tout de même qu'il y a moins de soins apportés aux visages, féminins en particulier. C'est un peu dommage.
Je vous recommande le doigt d'honneur d'Albérich à Wotan lorsque celui-ci vient lui réclamer l'Or du Rhin.
Finalement elle est pas mal cette adaptation de légende rhénane. Allez, on lui met un 3,5/5.
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Anna en cavale
Petit coup de coeur pour cette BD. En la feuilletant, j'ai été un peu arrêté par le graphisme, que je trouvais hésitant, irrégulier, bien que pleinement dans le style ligne claire. Mais la couverture m'avait semblé bien attachante, et du coup, j'ai quand même lu l'album. Il s'agit d'une cavale dans laquelle se retrouve Anna, jeune fille tchèque qui rêve de s'évader de la République tchèque alors au début de son histoire nouvelle, au début du mandat de Vaclav Havel. Celui-ci apparaît d'ailleurs dans l'album, comme un "deus ex machina", comme il le dit lui-même. C'est une histoire très plaisante, remarquablement menée, et l'on s'attache vite aux personnages secondaires. La raison de la traque importe peu, en fait, car les traqués ne le savent pas eux-mêmes. Ce qui compte, c'est l'histoire qui est en train de se nouer entre Anna et Alan, mais aussi l'histoire de sa soeur Marie. Avec un dénouement... surprenant. Encore un "trait féminin" de haut vol chez les Editions de l'An 2, une collection toute en subtilité et en délicatesse.
Largo Winch
Alors ça, je l’adore. Le dessin est vraiment bien. Les scénarios sont bien ficelés etc… Le dessin est très beau, Francq dessine très bien, et les couleurs sont super bien choisies. Les scénarios sont à la fois captivants, bien recherchés, Van Hamme est très fort. A chaque fois que j’ouvre un "Largo Winch", je passe un très bon moment, divertissant aussi. Il y a tout ce que j’aime dedans : l’aventure, le policier, les voyages, les scènes un peu gore. Bon le coté « magouille et compagnie », j’aime tout aussi bien, mais c’est la première fois que je vois ça dans une bd. Bon il y a quelques scènes un poil érotique, mais c’est soft. Et puis ce qui m'embête un peu c’est que je ne comprends pas tous comme pour l’O.P.A, ou le « stock options ». Il y a aussi quelques clichés : le beau héros riche, jeune et qui ne meurt jamais. Mais Largo Winch fait ce qu'il a à faire : divertir. Et ça marche. Note approximative : 4.25/5 Ps : Je ne trouve pas que les derniers tomes soient nuls, ils sont même très bien.
Carthago
Ca faisait longtemps que je n'avais pas autant accroché à un 1er tome. Le Lagon de Fortuna est une monumentale introduction à une série qui devra compter 8 tomes une fois achevée. Le dessin est net, agréable, époustouflant ! Et l'histoire, elle, me fait grimper aux rideaux, je retrouve des sensations inconnues depuis Sanctuaire et c'est véritablement jouissif. Longue introduction, donc, nourrie de flash-back, de scènes chocs dans les attaques des monstres marins et saupoudrée de mystère (La tirade du commandant Bertrand "Ne doit pas être révélé à l'humanité", on tient là quelque chose de sûrement plus fantastique que le mégalodon...). Un 1er tome qui part sur les chapeaux de roue, l'histoire débute à la fin mais la base est solide et surtout, elle est prometteuse. Si la suite est à la hauteur ce sera (en tout cas à mes yeux) une oeuvre époustouflante. J'ai hâte de lire la suite, ça me titille. Je ne peux que saluer le travail des auteurs autant pour le dessin que le scénario. Je suis aux anges, un grand merci à eux.
Kim
Et non, ce n'est pas une énième histoire de voyage dans le temps... c'est beaucoup plus subtil que ça. Par un principe ingénieux, que je ne dévoilerai pas, la « Division », agence secrète helvétique, parvient à communiquer avec une de ses agents dans le passé pour le changer et ainsi éviter à la Suisse une catastrophe financière et économique. Oui, mais changer le passé n’est pas sans danger pour le monde et surtout pour l'héroïne, Kim. Cette « communication » entre le passé (5 ans en arrière) et le présent, bien que déjà présente dans d'autres oeuvres, est quand même originale par sa mise en oeuvre et par l'attention du scénariste à se prémunir de tout paradoxe temporel. C'est bourré de bonnes idées et on est plaisamment baladés entre les deux époques qui apportent chacune ses revirements et coups de théâtre. Avec un scénario solide, cette histoire m’a plu tout de suite : le rythme est soutenu, le suspense est omniprésent, le côté scientifique « science-fiction » est très intéressant et les personnages sont attachants. Ce qui ne gâte rien, une seconde lecture rapide m’a donné l’impression que le moindre détail va avoir son importance dans les tomes suivants. C’est fouillé et dense à souhait… Revers de la médaille : ça va être dur d’attendre la suite. Le dessin n’est pas en reste. Réaliste, fin et précis, il est très agréable. Coup de chapeau au dessinateur pour cette première oeuvre. Seules les couleurs me semblent un peu froides (informatique) sur quelques planches mais rien de franchement gênant. Cette série est plus que prometteuse et mérite qu’on s’y intéresse.
Les Noëls de Franquin
Ca, c'est du tout bon !... Ah que oui !... Le postulat est tout simple, mais ces errances nocturnes du "petit Noël" sont pour moi une oeuvre quasi magistrale de Franquin. Je possède toujours cette histoire, dans un hebdo Spirou "spécial Noël" d'il y a ... très longtemps. Et ce fabuleux souvenir d'enfance m'est revenu ; moi aussi je m'étais parfois imaginé jouer avec ces petites voitures, ces petits trains, ces personnages qui ornent encore de nos jours les panneaux de circulation. Grâce à son art, Franquin parvient ici à transformer une triste nuit en un univers vraiment féerique. Un véritable moment de pur bonheur ; simple, mais diablement efficace. J'ai aussi retrouvé cette seconde histoire où le petit Noël, "mis de côté" par d'autres gosses de son âge, sera rattrapé par la magie de la fête de Pâques. Deux histoires somptueuses dans leur graphisme et narration. Un vrai souvenir d'enfance qui n'a pas pris une ride. Deux formidables contes réalisés par un des plus grands. Ma cote perso : 4,5/5.
Aldébaran
Cette série que je viens seulement de découvrir, mais dont j'avais souvent entendu parler, m'a transporté vraiment sur une autre planète, et c'est le cas de le dire vue l'histoire de la BD. L'histoire, c'est vrai, se met en place très doucement mais ce n'est jamais ennuyeux et on a envie de toujours savoir ce qui va se passer pour nos héros, certes un peu "puérils" ces personnages dans leurs réactions mais malgré tout très attachants. Le dessin m'a paru simple mais pas dénué d'intérêt, il sert bien le récit et est précis et bien mis en forme. Au final, une série à recommander à tous ceux qui ont le coeur à la rêverie et à l'aventure.
Figurec
Tout pareil que les deux aviseurs précédents ! Je ne connais pas le roman dont cette bd est adaptée, mais la qualité du résultat amène à penser qu'il s'agit d'une bonne adaptation. Le récit est plein d'esprit, prenant et mélancolique à la fois. Le dessin très pictural de De Metter met en scène les personnages de manière très vivante. Attention, ce n'est pas non plus d'une beauté graphique abyssale, il faut accepter le caractère "expressionniste" du dessin de De Metter.
Le Chat du Rabbin
Ce n'est que très récemment que j'ai réussi à entrer dans l'univers de Joann Sfar. Pendant des années j'ai essayé, mais franchement... non. Alors qu'est-ce qui fait que maintenant je donne carrément un coup de coeur à un de ces livres ? Et bien ce n'est pas directement le sujet de la chronique, mais Klezmer m'a permis d'enfin entrer dans cette univers. Pourquoi je vous parle de ça, "quel est le lien ?" me direz-vous avec justesse. Et bien c'est sa judaïcité (celle de Sfar) qu'il exprime à travers ces deux oeuvres (je ne connais pas encore les autres). "Le chat du rabbin", c'est d'abord... un chat, curieux et philosophe. C'est aussi le rabbin, avec toutes ses contradictions. C'est Zlabya, c'est son mari, c'est le cousin Malka et son lion et c'est le cheikh Sfar aussi. C'est peut-être dû à mon parcours personnel dans ma foi, mais j'aime énormément ce rabbin bon vivant pour qui sa fille et sa famille sont tout. J'aime son "intelligence" vis à vis de sa foi et de celle des autres. Et ces caractéristiques se retrouvent dans tant de ces personnages (Le Malka, le cheikh Sfar, l'ashkénaze et sa femme, entre autres) que je ne peux m'empêcher de penser que Joann est moins païen que ne pourrait le laisser supposer d'autres de ces oeuvres. Je pourrais continuer longtemps sur ce mode-là, mais en conclusion, lisez "Le chat du rabbin", si cela ne vous fait pas de bien à l'âme, cela en fera à votre esprit !
Omaha - Danseuse féline
L'avantage de l'âge : j'ai lu, moi, la suite. Et elle ne faisait que s'améliorer d'album en album ! Résultat : je l'ai tant prêtée et reprêtée ma p'tite chatte, qu'un jour elle n'est pas revenue. Bah, c'est le destin des félins ! sourire... Ne me reste plus qu'à la racheter. Et pourquoi c'est si bien, me direz-vous ? Parce que c'est féminin en diable - voilà ce que c'est que d'avoir UNE scénariste, avec des histoires, disons-le, féministes (non, ce n'est pas un gros mot !). Les scènes d'amour (pardon, moi je ne dis pas "de cul") sont particulièrement réussies, avec une minette qui adore son matou mais ne laisse pas sa part aux chiens, bref : une véritable bible du plaisir. En prime, le personnage superbe de la copine handicapée qui, elle aussi, fait l'amour ! Bravo au duo d'auteurs ! Lynxette félinophile
L'Anneau des Nibelungen
Je ne connais pas le travail de Sébastien Ferran, mais je sens que je ne vais pas tarder à me procurer L'Odyssée, qu'il a aussi adaptée. Ici c'est donc le célèbre opéra de Richard Wagner qui nous est proposé, "librement". Un gros point commun entre ces deux mythes : ce sont des histoires où les dieux sont montrés presque comme des humains. Dans l'oeuvre d'Homère, les dieux se querellent comme dans une cour de récréation. Dans celle de Wagner, on voit notamment Wotan (Odin dans la tradition nordique) choisir d'abandonner ses deux enfants nés de l'union avec une mortelle, pour ne pas mettre en péril le couple compliqué qu'il forme avec Fricka (Frigg). Encore un qui a peur de sa mégère de bonne femme. Ne connaissant pas l'oeuvre de Wagner, je ne saurai juger la liberté d'adaptation que s'est permis Ferran. Je me concentrerai donc sur la BD telle quelle. Celle-ci est plutôt bien faite, l'histoire est assez bien racontée. Le récit est très intéressant, et se lit sans gros problème. Le dessin est plutôt agréable, même s'il est semi-réaliste finalement. Mais quoi de mieux pour une légende ? Je relèverai tout de même qu'il y a moins de soins apportés aux visages, féminins en particulier. C'est un peu dommage. Je vous recommande le doigt d'honneur d'Albérich à Wotan lorsque celui-ci vient lui réclamer l'Or du Rhin. Finalement elle est pas mal cette adaptation de légende rhénane. Allez, on lui met un 3,5/5.