Les derniers avis (9686 avis)

Par lecordier
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Walking Dead
Walking Dead

Super comics !!! Dessin magnifique, scénario original qui reprend les films cultes de zombie en racontant en profondeur l'histoire de certains personnages. Un long voyage sur ce que serait le monde avec des zombies. Imaginez un film de George A. Romero de 10 heures où on voyagerait avec un groupe de personnages traversant les Etats-Unis à la recherche d'un endroit tranquille avec nourriture et sécurité ; mais un bon film de zombie ne se déroule jamais sans accroc et là dans "Walking Dead" les personnages vont souffrir, il y a plein de rebondissements. Dessin magnifique d'un grand détail et d'une grande finesse.

19/10/2007 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Trois ombres
Trois ombres

Je ne suis pas encore très familier avec l'oeuvre de Cyril Pedrosa. Certes, j'ai lu Shaolin Moussaka, mais pas encore Ring Circus, qui a révélé sont rait si particulier. Ici Pedrosa se pose en auteur complet, mêlant dessin, scénario et couleurs... Euh non attends, y'a pas de couleurs, c'est du noir et blanc. Bref, c'est Pedrosa qui a tout fait, et je dois dire que le résultat est plutôt plaisant. Nanti d'un graphisme virtuose, à la fois tourbillonnant et vibrionnant, "Trois Ombres" nous emmène sur les pas de Joachim et de son père, poursuivis par... trois ombres. Le début du récit est très prenant, tétanisant, on a du mal à se décramponner du bouquin. Et puis le père et le fils partent, afin de s'éloigner de cette menace sourde et inconnue. L'atmosphère est envoûtante, très travaillée. Mais hélas, la fin de l'album m'a déçu. J'aurais aimé quelque chose d('encor)e plus mystique, qui tire vers un fantastique différent. Mais cette fin-là ne m'a pas trop plu. Un ouvrage à lire, certes, mais je pense que les avis divergeront sur le fin mot de l'histoire.

18/10/2007 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Rork
Rork

C’est la première œuvre complète d’Andréas que j’avise. J’ai toujours eu peur des remarques du genre « soit on aime, soit on déteste » l’auteur car c’est très spécial. Je suis plutôt difficile dans mes choix surtout à force et à mesure de lire énormément de bd. J’aime pouvoir démêler un scénario complexe mais encore faut 'il que cela ne soit pas confus. Il faut bien reconnaître que les techniques narratives de l’œuvre sont bien au-dessus du lot. On décèle ici et là les métaphores utilisées par l’auteur pour décrire le monde réel. Rork est un personnage intéressant qui vit des aventures surnaturelles et fantastiques. Il aime résoudre les énigmes, s’intéresse au paranormal et aux légendes. C’est à la fois un être cultivé qui sait décrypter les écritures anciennes mais également un super héros aux pouvoirs très spéciaux. Le graphisme paraît époustouflant mais il faut aimer car il peut apparaître par moment assez obscur. La mise en case est des plus astucieuse. On est vraiment au cœur d’une œuvre tout à fait originale et presque avant-gardiste. Je n’ai pas encore découvert Capricorne ou Arq. Je n'ai pas encore été sous le charme total de l'auteur. Je comprends qu'on puisse apprécier son talent. Après, il faut que cela nous parle et que cela ne soit pas trop hermétique.

18/10/2007 (modifier)
Par Altaïr
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Moi je
Moi je

Aude Picault est l'une des jeunes auteur(e)s qui m'emballe actuellement le plus, notamment à travers ses pages drôles et inventives du fameux blog à 4 mains Chicou-chicou. Malheureusement, elle n'a à ce jour quasiment rien publié, et le peu qui était disponible jusqu'à il y a peu date d'il y a quelques années (Papa et le tome 1 de "Moi je"). Aussi est-ce avec un enthousiasme bondissant que je me suis jetée sur le tome 2 de "Moi je", qui vient de sortir, et avec un enthousiasme non moindre que je l'ai refermé : il est ex-cel-lent ! Mais prenons les choses dans l'ordre, avec le tome 1 : sur le moment, ce fut une petite déception. Le trait se cherche encore, les pages sont inégales, l"histoire" est un peu décousue... Bref, malgré des qualités et une originalité indéniables, le tome 1 de "moi je" souffrait de défauts de jeunesse. Un livre sympathique, mais sans plus (3/5). Mais le tome 2... on se rend compte de tout le chemin parcouru par Aude Picault et de la maturité graphique et narrative qu'elle a acquis au cours des quelques années qui séparent les deux tomes. Elle excelle dans le dessin expressif, où l'attitude, l'expression de ses personnages, leurs actes, sauront suggérer mieux qu'aucun texte toute une palette d'humeurs, la déprime, l'enthousiasme, l'ennui, la joie, etc. En quelques traits très simples en apparence, elle parvient à communiquer au lecteur son état d'humeur du moment... du grand art ! Le tout est d'une légèreté et d'une drôlerie exquises, et se dévore littéralement (4/5). Un petit bémol tout de même : les livres en eux-mêmes. Ce sont de tout petits livres banals, au papier ordinaire, pas particulièrement soignés ni bien imprimés, qu'on nous vend au prix prohibitif de 8 € pièce !... il y a fort à parier que ce soit un frein important à l'achat pour la plupart des lecteurs potentiels. Je conseille néanmoins l'achat, surtout du tome 2, vous l'aurez compris, qui peut se lire complètement indépendamment du premier. Parce qu'Aude Picault le vaut bien :)

17/10/2007 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Ligne de fuite
La Ligne de fuite

Je ne peux pas. Non, je ne peux pas, décemment, mettre moins que 4 à cet album, objectivement et subjectivement. Objectivement : Moi qui ai une formation de Lettres, je n'ai jamais particulièrement apprécié Rimbaud. Certes, ces écrits étaient fins, très ciselés, mais pour moi cela n'avait pas la puissance de ce que faisait Victor Hugo, ou bien la richesse exotique d'un Parnassien. Ah, Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté. Mais je m'égare. Rimbaud a inspiré de nombreux auteurs récents, comme Hugo Pratt avec Corto Maltese et Eric Cantona. Mais je n'aime pas Corto. Et Canto ? Comment dire... Comme auteur, il est un peu limité... Dire qu'on n'aime pas Rimbaud, c'est s'attirer les foudres de nombres de penseurs, lecteurs, amateurs de tout poil. Donc je n'irai pas plus loin. Subjectivement, je n'ai qu'un seul vrai reproche à faire à cette BD. L'omniprésence des écrits de Rimbaud surcharge un peu trop les pages, je trouve. Ca "casse" un peu la dynamique du récit. Mais pour le reste, c'est du tout bon. On suit Adrien dans sa quête initiatique, qui est aussi une tentative de rédemption envers celui qu'il a pastiché. L'idée d'incarner les auteurs en des animaux-totems est très bien trouvée, bien que non inédite, il me semble. C'est très bien construit, raconté, rythmé. Quant au dessin de Benjamin Flao, je le trouve un peu léger, pas assez "net", mais finalement ça correspond bien à l'ambiance, au sujet, celle de la recherche d'un poète insaisissable et pourtant omniprésent. Et si on se détache de ces considérations, il faut reconnaître que ses cases sont bien agencées, le découpage est très bon, et le traitement des couleurs, et surtout des ambiances, est remarquable. Non, je ne peux pas mettre moins de 4/5 à cet album.

17/10/2007 (modifier)
Par kanibal
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Chant des Stryges
Le Chant des Stryges

Je suis toujours accro à ce scénario palpitant, mais le dessin et les couleurs sont… assez laids. Je remarque une très nette dégradation graphique, rien avoir avec les superbes planches des premiers cycles et surtout les belles couleurs (d’Isabelle Merlet). Tout ceci me fait penser à une autre série où il y a une grosse dégradation graphique (Chroniques de la lune noire). Mais "Le Chant des Stryges" reste pour moi une très bonne bd. Vivement la suite et le dénouement de ce polar brillant.

17/10/2007 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Putain d'usine
Putain d'usine

Putain de boulot... Partir tous les jours pour faire un boulot de merde, c'est une sensation que beaucoup d'entre nous connaissent. Ici Efix illustre et adapte le roman de Jean-Pierre Levaray, qui livre son témoignage sur 30 ans de trime à l'usine (Total ?). C'est un électrochoc. Bien sûr, si vous êtes bien informé(e)(s), vous savez que la vie en usine est rude, qu'il y a beaucoup d'accidents, des suicides, des dépressions à la chaîne... Mais il vous manquait un témoignage fort. Le voilà, ce témoignage. On aurait plutôt vu un Etienne Davodeau dans ce genre d'exercice, lui qui est un peu la tête de pont de la BD engagée et sociale. Mais c'est Efix qui se colle au dessin, fidèle de la maison Petit à Petit, mais aussi et surtout auteur entier, libre d'esprit, et ancien ouvrier. Son style très rond n'a pas, de prime abord, d'atomes crochus avec ce type d'histoire. Mais c'est un maître du noir et blanc, et l'on oublie bien vite son style lorsqu'on est pris par une histoire, comme c'est le cas ici. Les ambiances, les expressions, les cadrages, tout est très bon, et l'on passe un très bon moment de lecture, et de réflexion. Iannick en parle bien mieux que moi, mais croyez-moi, c'est une excellente BD.

16/10/2007 (modifier)
Par seb
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Jazz Maynard
Jazz Maynard

La claque, une bd d'enfer à se procurer le plus rapidement possible. Fan de Tarantino et d'un univers noir et malsain jetez-vous dessus. Le scénario est très bon et les dialogues sont percutants, le dessin est très bien approprié à ce style de scénario et les couleurs reflètent parfaitement l'atmosphère. Bref, ça sent la bd culte à plein nez et c'est tant mieux. Ma côte 4,5/5.

16/10/2007 (modifier)
Par Hesperide
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Combat ordinaire
Le Combat ordinaire

Je ne suis pas une adepte de l'écriture-catharsis, pas plus que du quotidien de gens ordinaires à qui il n'arrive pas grand chose. Et pourtant, j'ai adoré cette bd. Pourquoi ? Parce que Larcenet a trouvé selon moi la recette du parfait "roman graphique". La narration possède une intériorité dénuée d'intellectualisme, de leçons de morale, d'apitoiement et de complaisance. Marco n'est pas un homme fort et, bien que ses ressemblances avec l'auteur soient évidentes, ce dernier ne lui trouve pas d'excuses. Mais il montre que même un homme ordinaire peut, à force d'intelligence, d'empathie et de courage, faire de sa vie une belle histoire. Larcenet sait mettre en exergue ce qu'il y a de grand, d'intéressant et de digne d'intérêt en chaque être humain. Et si le "combat" de son héros est essentiellement contre lui-même, l'intelligence du propos en fait une lutte universelle. Bien que ne me reconnaissant pas dans les personnages, j'ai été extrêmement touchée par ce récit intelligent qui, loin des props gauchisants ou moralistes qu'on a voulu lui prêter, n'a pour but "que" d'exposer une certaine vision de l'existence. Un essai périlleux (de nombreux auteurs s'y essayant ne font qu'étaler leurs névroses, livrant au public une triste psychothérapie ratée) mais transformé avec brio. Je pense que les idées fausses concernant cette bd viennent surtout... de son public. En effet, une histoire plébiscitée par les grands enfants intellos, les bobos dépressifs et les tanguys tripants a de quoi rebuter a priori... C'est même la raison qui m'a conduite a ne découvrir cette série que plusieurs années après sa sortie ! Mais que quelques personnes n'aient retiré de l'oeuvre que ce qu'ils voulaient y trouver ne change en rien ses qualités. Le Combat Ordinaire est "juste" un récit anecdotique, un constat psychologique et une ode à l'humanité dont l'intériorité touche à l'excellence. Et chacun y trouvera les pistes qui conviennent à sa propre personnalité. S'il fallait nécessairement en dégager une morale, ce serait sans doute "nul besoin d'un destin exceptionnel pour faire un homme d'exception".

14/10/2007 (modifier)
Par Spooky
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Pilules bleues
Pilules bleues

Ca faisait longtemps que je voulais le lire, ce "Pilules bleues". Tout auréolé d'un "buzz" flatteur, il fallait que je le lise. Ce témoignage de l'auteur, qui parle sans retenue, mais avec pudeur (si si, c'est possible) de son rapport avec la séropositivité, au travers de sa relation avec sa compagne, est vraiment une histoire touchante, incroyable de fraîcheur, de tendresse, d'amour, de... rhaaa, c'est pas croyable. J'ai été totalement pris par l'histoire. En plus Fred Peeters utilise un graphisme véritablement expressif, il y a une alchimie incroyable... Je n'arrive pas à trouver les mots pour qualifier cet album, tellement c'est fort. Fort comme la vie. Tout simplement un témoignage poignant. Lisez "Pilules bleues".

13/10/2007 (modifier)