Je me demande si je ne préfère pas la Rubrique-à-Brac aux Dingodossiers du même Gotlib coopérant avec Goscinny. C'est de l'humour souvent absurde (j'ai en mémoire une page fabuleuse où Isaac Newton coupe une branche) et absolument tordant. Gotlib aligne les gags et ses personnages récurents (dont la fameuse coccinelle) sont à hurler de rire. Le seul petit défaut c'est que c'est un peu lourd à lire (en quantité et en temps de lecture) mais ça se prète bien à une lecture fractionnée je trouve.
Pour tout dire je ne suis pas fan des mangas mais là mais à la lecture celui là j'ai été époustouflé.
L’histoire d’un ancien voyou, chef de gang qui décide de devenir The gret teacher du Japon pour pouvoir se taper les étudiantes est vraiment à se tordre de rire.
J'ai trouvé le tome 1 pas super par rapport au suivant qui sont vraiment géniaux.
Les dessins sont pas mal mais sont très humoristique avec des tête de neu partout.
Faite comme moi, dévorez cette série maintenant.
"Gong" ne frappe pas par son scénario, particulièrement banal : le monde de la boxe, un boxeur très doué, le mafieux méchant qui truque les combats et menace les gens, la nana (désolé pour le terme, mais il est adapté) qui se jette dans les bras du boxeur... tout cela est vraiment classique, et même usé jusqu'à la corde (de ring).
MAIS !
Car il y a un "mais"... "Gong" brille comme les feux de la rampe par son dessin, sa mise en scène et surtout par son découpage tout simplement extraordinaire, à la limite du génial ! Le dessin n'est absolument pas cantonné dans des cases, sauf pour les besoins explicites de la narration. Il se fait tantôt débordant, envahissant, glissant, on trouve des métamorphoses assez extraordinaires, le tout servant au mieux le propos ! Le noir et blanc -- superbe ! -- ne fait qu'ajouter de la force à l'ensemble.
De plus, la narration est très particulière, se faisant sur deux, voire trois canaux complètement distincts, s'entremêlant de façon ingénieuse et dense.
Bref. Je suis d'habitude très sensible au scénario et moins au dessin, mais face à un tel chef d'oeuvre, on ne peut que s'enthousiasmer. A lire, absolument !
(Et je ne mets "que" 4 à cause du scénario, sinon c'est un 5 assuré)
A la différence de pas mal de monde je préfère nettement le deuxième cycle au premier. L'idée de voir Garulfo échanger sa place avec un vrai prince est absolument excellente et relance brillament la série. Si Garulfo est un peu saoulant de naïveté lorsqu'il est en Prince (c'est d'ailleurs ce qui m'avait un peu fatigué dans les deux premiers tomes), Romuald en grenouille est absolument irrésistible; son air bougon et son complexe de supériorité sont drôlissimes. Même si ce n'est pas aussi brillant que De Capes et de Crocs à mon avis, Ayrolles prouve avec ces deux séries qu'il est un faiseur d'univers brillant et un des meilleurs dialoguistes actuels (pourquoi diable n'a t-il pas eu le prix du meilleur dialogue pour Jean sans lune à Angoulème?). Le dessin de Maïorana est précis et colle bien à cet univers merveilleux; c'est de plus le premier dessinateur à ma connaissance à avoir rendu une grenouille aussi sexy (cf la copine de Garulfo dans le tome 3).
J'essaye de faire preuve d'objectivité parce que je suis fan de Larcenet. C'est un poil moins drôle que ses autres oeuvres mais vu son talent ça reste indispensable à mon avis. J'sais pas où il pioche toutes ses idées mais ce gars est vraiment un surdoué de l'humour.
Je comprends pas comment Cassidy peut mettre une étoile à "Spoogue" et deux au "Surfer d'argent". Il ya quelque chose qui m'échappe chez les fans de Comics :) Spoogue est une BD extrêmement originale, aussi bien par son dessin que ses personnages (un boureau neurasténique, un inquisiteur sorcier, un fossoyeur joli coeur) ou son histoire (un Hun réveille les morts pour devenir Roi). Au bout de quelques pages on rentre parfaitement dans l'univers de Milhiet et on se laisse prendre par cette histoire des plus loufoques. Les cases fourmillent de détails drôlissimes (les taupes dans la maison de Spoogue dans le tome 1, à se pisser dessus) et Milhiet en couleurs directes assure vraiment bien. Une oeuvre qui détonne par son originalité.
Je ne suis pas une grande experte en BD mais en voici justement une qui est à la fois très abordable et très plaisante. Ce mélange de cultures est séduisant et je trouve l'idée des chinois dans un western très intéressante.
Les traditions chinoises sont la plupart du temps respectées sans en faire le support principal du scénario.
Je vous conseille vivement la lecture de cette série.
c'est vraiment bête mais cette BD me faire rire à un point inimaginable. La mauvaise foi de ce chat et ses airs si abrutis parfois me font éclater de rire.
C'est vraiment un bon divertissement !
" Torso " est le surnom du premier Serial-Killer américain. Dans ce récit glauque à l'ambiance pesante le lecteur va se plonger dans les méandres de l'histoire. Une histoire qui, même si elle est romancée, n'est reste pas moins vraie. En suivant l'enquête du héros de l'époque, Eliot Ness, le lecteur que nous sommes aura difficile de résister aux scènes macabres. Autant dire que pour se plonger dans cet album il est conseillé d'avoir le cœur bien accroché. Et ce n'est pas une plaisanterie !
Au dessin on retrouve Brian Michael Bendis qui nous offre pour l'occasion un noir et blanc inquiétant et qui nous permet de bien cerner les personnages. L'idée de Bendis était aussi de mélanger de véritables photos d'époque au dessin traditionnel, même si cette idée s'accepte très vite, je n'en suis pas moins partisan. Malgré ce petit détail, il serait indécent de ne pas féliciter le dessinateur pour le travail qu'il a fourni. Quant à Marc Andreyko il réussi à mettre nos sens en éveil grâce à un scénario particulièrement fouillé et précis. Signalons aussi que les auteurs ont eu accès à des documents d'époque - que l'on retrouve d'ailleurs en fin d'album - et grâce à cela le récit se révèle vitre comme une référence.
Bref, " Torso " saura plaîre à un public bédéphile très large, seul exception importante à rappeler, les âmes sensibles…..s'abstenir !
Après avoir lu Quartier lointain (Taniguchi), il était clair pour moi que retrouver ce genre d'émotion dans une bd aurait été difficile. Conclusion erronée de ma part car le Cheminot est clairement du même gabarit. Bien que différent sur la forme et le sujet, on retrouve les mêmes ingrédients c'est-à-dire subtilité, pudeur, poésie et sensibilité.
Jiro Asada, le scénariste, nous offre un récit poignant où se dégage une émotion palpable à chaque instant.
Une histoire toute simple qui met en scène un vieil homme au crépuscule de sa vie. A travers une vision du Japon différente, l'auteur nous décrit le parcours de ce héros improvisé d'une manière très convaincante. Ses nombreuses blessures du passé, ses joies et ses peines sont évoquées sans pour cela tomber dans un coté larmoyant et facile que l'on peut parfois retrouver dans le mélodrame. La justesse du ton et la pudeur de la narration font de cet album une oeuvre profonde et émouvante. L'histoire prend même une petite tournure fantastique, ce qui n'est pas négligeable car cet aspect fait partie des moments forts du scénario.
Le dessin de Takumi Nagayasu, déjà auteur de Mother Sarah, est quant à lui fidèle à l'esprit manga. Cela étant, les visages sont très beaux et expressifs. Son trait est précis et raffiné. Certaines planches sont vraiment superbes surtout les paysages enneigés qui ont un petit coté féerique tout à fait agréable. De prime abord, on ne peut pas nier que concevoir un scénario ayant comme thème les chemins de fers japonais soit très emballant. De ce fait, on pourrait comprendre une certaine réticence à l'achat de ce manga. Pourtant détrompez-vous, Le cheminot vaut vraiment la peine que l'on s'y attarde. Personnellement, il m'a convaincu par ses qualités scénaristiques et graphiques
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Rubrique-à-Brac
Je me demande si je ne préfère pas la Rubrique-à-Brac aux Dingodossiers du même Gotlib coopérant avec Goscinny. C'est de l'humour souvent absurde (j'ai en mémoire une page fabuleuse où Isaac Newton coupe une branche) et absolument tordant. Gotlib aligne les gags et ses personnages récurents (dont la fameuse coccinelle) sont à hurler de rire. Le seul petit défaut c'est que c'est un peu lourd à lire (en quantité et en temps de lecture) mais ça se prète bien à une lecture fractionnée je trouve.
GTO - Great Teacher Onizuka
Pour tout dire je ne suis pas fan des mangas mais là mais à la lecture celui là j'ai été époustouflé. L’histoire d’un ancien voyou, chef de gang qui décide de devenir The gret teacher du Japon pour pouvoir se taper les étudiantes est vraiment à se tordre de rire. J'ai trouvé le tome 1 pas super par rapport au suivant qui sont vraiment géniaux. Les dessins sont pas mal mais sont très humoristique avec des tête de neu partout. Faite comme moi, dévorez cette série maintenant.
Gong
"Gong" ne frappe pas par son scénario, particulièrement banal : le monde de la boxe, un boxeur très doué, le mafieux méchant qui truque les combats et menace les gens, la nana (désolé pour le terme, mais il est adapté) qui se jette dans les bras du boxeur... tout cela est vraiment classique, et même usé jusqu'à la corde (de ring). MAIS ! Car il y a un "mais"... "Gong" brille comme les feux de la rampe par son dessin, sa mise en scène et surtout par son découpage tout simplement extraordinaire, à la limite du génial ! Le dessin n'est absolument pas cantonné dans des cases, sauf pour les besoins explicites de la narration. Il se fait tantôt débordant, envahissant, glissant, on trouve des métamorphoses assez extraordinaires, le tout servant au mieux le propos ! Le noir et blanc -- superbe ! -- ne fait qu'ajouter de la force à l'ensemble. De plus, la narration est très particulière, se faisant sur deux, voire trois canaux complètement distincts, s'entremêlant de façon ingénieuse et dense. Bref. Je suis d'habitude très sensible au scénario et moins au dessin, mais face à un tel chef d'oeuvre, on ne peut que s'enthousiasmer. A lire, absolument ! (Et je ne mets "que" 4 à cause du scénario, sinon c'est un 5 assuré)
Garulfo
A la différence de pas mal de monde je préfère nettement le deuxième cycle au premier. L'idée de voir Garulfo échanger sa place avec un vrai prince est absolument excellente et relance brillament la série. Si Garulfo est un peu saoulant de naïveté lorsqu'il est en Prince (c'est d'ailleurs ce qui m'avait un peu fatigué dans les deux premiers tomes), Romuald en grenouille est absolument irrésistible; son air bougon et son complexe de supériorité sont drôlissimes. Même si ce n'est pas aussi brillant que De Capes et de Crocs à mon avis, Ayrolles prouve avec ces deux séries qu'il est un faiseur d'univers brillant et un des meilleurs dialoguistes actuels (pourquoi diable n'a t-il pas eu le prix du meilleur dialogue pour Jean sans lune à Angoulème?). Le dessin de Maïorana est précis et colle bien à cet univers merveilleux; c'est de plus le premier dessinateur à ma connaissance à avoir rendu une grenouille aussi sexy (cf la copine de Garulfo dans le tome 3).
Les Superhéros Injustement Méconnus
J'essaye de faire preuve d'objectivité parce que je suis fan de Larcenet. C'est un poil moins drôle que ses autres oeuvres mais vu son talent ça reste indispensable à mon avis. J'sais pas où il pioche toutes ses idées mais ce gars est vraiment un surdoué de l'humour.
Spoogue
Je comprends pas comment Cassidy peut mettre une étoile à "Spoogue" et deux au "Surfer d'argent". Il ya quelque chose qui m'échappe chez les fans de Comics :) Spoogue est une BD extrêmement originale, aussi bien par son dessin que ses personnages (un boureau neurasténique, un inquisiteur sorcier, un fossoyeur joli coeur) ou son histoire (un Hun réveille les morts pour devenir Roi). Au bout de quelques pages on rentre parfaitement dans l'univers de Milhiet et on se laisse prendre par cette histoire des plus loufoques. Les cases fourmillent de détails drôlissimes (les taupes dans la maison de Spoogue dans le tome 1, à se pisser dessus) et Milhiet en couleurs directes assure vraiment bien. Une oeuvre qui détonne par son originalité.
Chinaman
Je ne suis pas une grande experte en BD mais en voici justement une qui est à la fois très abordable et très plaisante. Ce mélange de cultures est séduisant et je trouve l'idée des chinois dans un western très intéressante. Les traditions chinoises sont la plupart du temps respectées sans en faire le support principal du scénario. Je vous conseille vivement la lecture de cette série.
Garfield
c'est vraiment bête mais cette BD me faire rire à un point inimaginable. La mauvaise foi de ce chat et ses airs si abrutis parfois me font éclater de rire. C'est vraiment un bon divertissement !
Torso
" Torso " est le surnom du premier Serial-Killer américain. Dans ce récit glauque à l'ambiance pesante le lecteur va se plonger dans les méandres de l'histoire. Une histoire qui, même si elle est romancée, n'est reste pas moins vraie. En suivant l'enquête du héros de l'époque, Eliot Ness, le lecteur que nous sommes aura difficile de résister aux scènes macabres. Autant dire que pour se plonger dans cet album il est conseillé d'avoir le cœur bien accroché. Et ce n'est pas une plaisanterie ! Au dessin on retrouve Brian Michael Bendis qui nous offre pour l'occasion un noir et blanc inquiétant et qui nous permet de bien cerner les personnages. L'idée de Bendis était aussi de mélanger de véritables photos d'époque au dessin traditionnel, même si cette idée s'accepte très vite, je n'en suis pas moins partisan. Malgré ce petit détail, il serait indécent de ne pas féliciter le dessinateur pour le travail qu'il a fourni. Quant à Marc Andreyko il réussi à mettre nos sens en éveil grâce à un scénario particulièrement fouillé et précis. Signalons aussi que les auteurs ont eu accès à des documents d'époque - que l'on retrouve d'ailleurs en fin d'album - et grâce à cela le récit se révèle vitre comme une référence. Bref, " Torso " saura plaîre à un public bédéphile très large, seul exception importante à rappeler, les âmes sensibles…..s'abstenir !
Love letter / Poppoya (Le Cheminot)
Après avoir lu Quartier lointain (Taniguchi), il était clair pour moi que retrouver ce genre d'émotion dans une bd aurait été difficile. Conclusion erronée de ma part car le Cheminot est clairement du même gabarit. Bien que différent sur la forme et le sujet, on retrouve les mêmes ingrédients c'est-à-dire subtilité, pudeur, poésie et sensibilité. Jiro Asada, le scénariste, nous offre un récit poignant où se dégage une émotion palpable à chaque instant. Une histoire toute simple qui met en scène un vieil homme au crépuscule de sa vie. A travers une vision du Japon différente, l'auteur nous décrit le parcours de ce héros improvisé d'une manière très convaincante. Ses nombreuses blessures du passé, ses joies et ses peines sont évoquées sans pour cela tomber dans un coté larmoyant et facile que l'on peut parfois retrouver dans le mélodrame. La justesse du ton et la pudeur de la narration font de cet album une oeuvre profonde et émouvante. L'histoire prend même une petite tournure fantastique, ce qui n'est pas négligeable car cet aspect fait partie des moments forts du scénario. Le dessin de Takumi Nagayasu, déjà auteur de Mother Sarah, est quant à lui fidèle à l'esprit manga. Cela étant, les visages sont très beaux et expressifs. Son trait est précis et raffiné. Certaines planches sont vraiment superbes surtout les paysages enneigés qui ont un petit coté féerique tout à fait agréable. De prime abord, on ne peut pas nier que concevoir un scénario ayant comme thème les chemins de fers japonais soit très emballant. De ce fait, on pourrait comprendre une certaine réticence à l'achat de ce manga. Pourtant détrompez-vous, Le cheminot vaut vraiment la peine que l'on s'y attarde. Personnellement, il m'a convaincu par ses qualités scénaristiques et graphiques A vous de voir !