Pour commençer , une première constatation me vient déjà à l'esprit : que se soit au cinéma , en littérature ou en bd , les légendes indiennes sont souvent évoquées dans le western . Le problème , c'est que , en général , le thème est survolé sans jamais être vraiment approfondit . Et c'est là que intervient Tiburce Oger avec cette série qui a su integré un élément surnaturel à un genre somme toute très classique . De ce fait , le réçit prend une tournure inovante et forcément originale .
La Piste des ombres , vous l'aurez compris , est résolument axée vers le fantastique bien que , il faut l'avoué , cet aspect n'est pas omniprésent dans l'histoire . Ce que l'on retient le plus , c'est le périple des héros qui nous font voyager dans l' Amérique du IX siècle qui à cette époque était toujours un territoire sauvage et par endroit , souvent peu sécurisant . De fait , ce pays nous est présenté d'une manière très réaliste , un peu à la manière des films de western-spaghetti .
Le scénario est très bien construit , sans faille , ni faiblesse . Beaucoup de thèmes sont abordés avec subtilité . L'amour , l'amitié mais aussi le raçisme et l'homosexualité . L'émotion est souvent présente également . La narration , quant à elle , est très fluide et même si l'humour n'est pas l'aspect que l'on retient le plus de cette bd , l'ensemble reste très léger .
Le dessin d'Oger est quant à lui d'une beauté particulière . Je dirais, pour le qualifier, qu'il est vivant . Le point fort de cet auteur est incontestablement ces paysages . Ceux-ci sont remarquables ! Les ombrages tout en nuances , les reflets aux couleurs chaleureuses , les vues plongeantes qui vous font oublier que vous souffrez peut-être du vertige des hauteurs et pour finir , les somptueux décors enneigés digne d'une carte postale . Cet auteur a du talent , c'est évident .
Après avoir lu les trois premiers albums , je dirais que globalement , j'ai un petit faible pour le tome 3 qui est à mon avis le plus abouti . Avec celui-ci , la série atteind sa vitesse de croisière . De plus l'héroïne Betty Anderson est très belle . Avec son caractère tranchant , elle est un atout suplémentaire à l'histoire , on ne s'en plaindra pas .
Pour conclure , je dirais que La Piste des Ombres est une oeuvre interessante et singulière . Celle-ci mérite toute votre attention . A suivre...
Nana est un shojo différent sous tous les aspects. En effet le dessin est plus proche de la BD que du manga (il a un style très particulier que j'apprécie énormément) et l'histoire est beaucoup plus mature que celle d'Urukyu ou Gals par exemple. Il est vrai que la 1ère Nana (surnommée Hachi) peut en énerver certain de par son égoïsme et son immaturité mais elle est tellement attachante...!
De plus l'histoire est très prenante, le suspens est omniprésent et vous n'échapperez pas à verser quelques larmes à certains moments.
On retrouvera également de nombreuses scènes où les personnages s'adonnent passionnellement aux plaisirs charnels... c'est très beau...
Je le conseille à ceux qui ont en marre de lire des mangas tel que Urukyu; très mignon certes; mais aussi très esprit collège. Ca va vous changer des habituels (mais très bons) Love Hina, I''S, Peach Girl...
Bonne lecture !!
Non je ne mets pas 5 pour rien...
Ceux qui on envie de tester, ben c'est simple! Achetez le tome 1! Il peut être considéré comme one shot (1 seul tome), si par la suite vous aimez, ben le tome 2 est déjà sorti ^^
Pourquoi j'aime ? C’est adulte, réaliste, attachant!
On suit les aventures de 2 "nana" (de leur prénom) totalement différente, à coup sûr une des 2 vous plaira!
J’aime dans ce manga la façon dont est traité le sujet, la narration, la vision de l'amour (ça fait plus européen du coup).
Aussi l'un des points forts de ce manga, c'est bien sûr les dessins^^
Même si au premier abord le dessin peut rebuter, on se sent presque immédiatement à l'aise avec les personnages et l'histoire.
L'originalité réside dans le cadre, le cirque. Le personnage d'Escapo qui est une attraction rentable devra lutter contre la mort. Car sur les pistes, dans ce numéro d'évasion, la mort plâne.
Un récit grandiose qu'il ne faut surtout pas manquer !
Il parait que commencer la série Donjon par "Crépuscule" c'est pas le mieux. Mais bon, je les avais trouvés d'occase alors quand même je les ai lus, quitte à les relire plus tard, après les PMinet et les Zénith.
Je n'ai lu que le 101 et le 102. Et autant j'ai adoré le 101, à m'en taper des fous rires tout seul dans mon canapé, grâce aux répliques trucculentes, et au vocabulaire décalé vraiment trés marrant; autant le 102 m'a laissé sur ma faim. C'est un peu trop sérieux à mon goût, ça délire pas vraiment, et ça part dans tous les sens, je n'ai plus compris grand chose (certainement que la lecture des séries précédentes me fera du bien). Bref, tellement déçu par le 102 que je n'ai même pas chercher à me procurer le 103... Mais je reviendrai peut-être sur cet avis lorsque j'aurai lu Potron Minet & Zénith...
... quelques mois ont passé... j'ai lu les Zénith et les PM et le 103, Armaggedon.
Tout s'éclaire, le 103 est un tome extraordinaire, grâce au dessin fabuleux de Sfar et au scénario captivant. La série Crépuscule est une vraie réussite mais elle perd son charme si elle est lue isolément...
"Nana" était, à l'origine, conçu pour être un one-shot...C'est comme ça que je l'ai abordé ! Et je suis plutot contente de savoir qu'il y a une suite ! Très bonne initiative de Delcourt !
Les dessins de Yazawa sont vraiment très réussis et assez originaux. Très bien pour tous les passages humoristiques, et aussi pour les moments plus sérieux...Ils illustrent avec beaucoup de finesse une histoire assez profonde et qui n'a rien de l'habituelle superficialité du shojo type ! Certes, on retrouve quelques clichés propres au genre mais la plupart sont évités ce qui fait de Nana une série vraiment particulière et très sympa à lire.
Le scénario est réfléchit, creusé et sérieux. Cette série prend vraiment le contre pied de navets comme "Fruit basket", Peach girl ou autres trucs dans le genre que je trouve inbuvables.
Le premier tome raconte simplement deux histoires, celles de deux filles qui n'ont rien en commun sauf leur prénom : Nana ! Elles se ressemblent comme le jour et la nuit, et leur rencontre, dans le tome deux, laisse présager une grande et belle histoire d'amitié qui ne pourra être que bénéfique à ces filles meurtries par la vie... Le tome 3 me plait beaucoup, bien qu'on reconnaisse plus facilement le style shojo de l'ensemble, c'est à dire que le coté romantique est plus accentué que dans les deux premiers tomes. Mais le quatrième tome devrait permettre de rééquilibrer le tout, notamment avec un retour sur la deuxième Nana.
Le 7° tome va bientôt sortir en France, et je l'attend avec impatience... Tout est vraiment bien dans ce manga, les dessins, les personnages aux mentalités crédibles et actuelles (et Nobu, ce serait presque le gars idéal s'il avait pas des chaussures super louches !), l'ambiance de l'histoire, beaucoup d'humour, et aussi de nombreux moments à l'intensité dramatique (!)... c'est un mélange très efficace. Nana, je trouve que c'est une histoire à laquelle on s'attache, des personnages qui deviennent proches de nous et qu'on apprécie de retrouver à chaque fois.
A la fin du tome 8, la situation est super critique... c'est presque un supplice d'attendre la parution de chaque tome, et comme la publication fançaise a rattrapé la parution japonaise, la seule solution c'est de s'armer de patience... (sob), la suite, svp... c'est urgent.
Les tomes 9 et 10, toujours excellents, orientent l'histoire vers un coté un peu plus "adulte", dans le sens où les amourettes des premiers tomes paraissent loin... Le scénario s'appuie plus sur la musique, sur la compétition entre les deux groupes Blast et Trapnest et les conséquences que cela peut avoir sur les vies, plus ou moins liées, des différents personnages. Plus de sérieux, plus de noirceur aussi... avec un ton un peu desespéré, parfois, qui fait craindre de drôles de choses pour nos deux héroïnes...
Le tueur de cafards est une aventure qui nous tient en haleine...malgré le style assez statique de l'auteur, la mise en scène,le scénario, les qualités du dessin et l'ambiance donnent à cette BD les atouts nécessaires pour vous schotcher!
Bonne lecture!
Pour moi, La Belette est LE chef d’œuvre de Comès. On y retrouve une belle synthèse de tous ses thèmes : le conflit entre sorcellerie et religion, l’opposition entre le monde païen séculaire et le monde moderne. Les personnages sont attachants et crédibles et le propos intelligent, même s’il reste emprunt de cette candeur qui fait le charme de tous les albums de Comès : je pense à la mise en scène un peu naïve, le côté figé et hiératique des personnages et leur propension à penser tout haut. Tout ça me plaît. Comès a un style et un univers personnels qui en font un auteur incontournable.
L'histoire commence avec lenteur, et au fur et à mesure que l’on s’avance dans la lecture de ce livre, on s’enfonce de plus en plus dans un délire qui nous fait confondre magie et réalité, on en ressort hypnotisé par tant de poésie funeste. Si vous avez aimé Silence, vous DEVEZ lire La Belette.
Silence est un album marquant. C’est celui par lequel Comès a pleinement trouvé son univers. C’est un récit prenant et captivant, émouvant et un peu candide. Si je préfère « La belette », je pense néanmoins que cet album est tout aussi indispensable. C’est un récit dense et solide.
Si je ne mets pas cinq étoiles, c’est que je pense que Comès aurait pu faire une plus grande œuvre s’il avait vraiment respecté la nature de son personnage et son étrange patronyme. Silence ne parle pas aux autres personnages, mais il pense beaucoup, trop. Je pense que la vraie gageure aurait été de mettre en scène un personnage principal totalement silencieux, et le rendre malgré tout attachant. La tâche aurait été beaucoup plus difficile, j’en conviens, mais cet album n’en serait qu’une réussite encore plus éclatante. Au lieu de ça, le personnage pense de manière phonétique et agace un peu par moment, surtout par son côté « trop bon, trop c** ».
L’album a été réédité récemment en deux albums couleurs. Je vous déconseille cette édition. Pour une première raison : c’est plus cher. Et pour une seconde raison, encore plus valable que la première : les couleurs un peu fades qui ont été ajoutées n’apportent absolument rien à cet album. Elles en atténuent même une bonne partie du charme : en couleurs, le dessin de Comès apparaît comme assez figé, alors qu’en noir et blanc, le contraste entre la blancheur immaculée du papier et l’encre noir de noir apporte une vraie dynamique aux planches.
Superbe BD en noir et blanc qui est rééditée en couleurs actuellement.
L'univers de Silence est lourd et sombre.
On se laisse entraîner dans l'histoire en 8 chapitres jusqu'à la fin sans vouloir lâcher le livre. Une référence pour les amateurs de Comès
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La Piste des Ombres
Pour commençer , une première constatation me vient déjà à l'esprit : que se soit au cinéma , en littérature ou en bd , les légendes indiennes sont souvent évoquées dans le western . Le problème , c'est que , en général , le thème est survolé sans jamais être vraiment approfondit . Et c'est là que intervient Tiburce Oger avec cette série qui a su integré un élément surnaturel à un genre somme toute très classique . De ce fait , le réçit prend une tournure inovante et forcément originale . La Piste des ombres , vous l'aurez compris , est résolument axée vers le fantastique bien que , il faut l'avoué , cet aspect n'est pas omniprésent dans l'histoire . Ce que l'on retient le plus , c'est le périple des héros qui nous font voyager dans l' Amérique du IX siècle qui à cette époque était toujours un territoire sauvage et par endroit , souvent peu sécurisant . De fait , ce pays nous est présenté d'une manière très réaliste , un peu à la manière des films de western-spaghetti . Le scénario est très bien construit , sans faille , ni faiblesse . Beaucoup de thèmes sont abordés avec subtilité . L'amour , l'amitié mais aussi le raçisme et l'homosexualité . L'émotion est souvent présente également . La narration , quant à elle , est très fluide et même si l'humour n'est pas l'aspect que l'on retient le plus de cette bd , l'ensemble reste très léger . Le dessin d'Oger est quant à lui d'une beauté particulière . Je dirais, pour le qualifier, qu'il est vivant . Le point fort de cet auteur est incontestablement ces paysages . Ceux-ci sont remarquables ! Les ombrages tout en nuances , les reflets aux couleurs chaleureuses , les vues plongeantes qui vous font oublier que vous souffrez peut-être du vertige des hauteurs et pour finir , les somptueux décors enneigés digne d'une carte postale . Cet auteur a du talent , c'est évident . Après avoir lu les trois premiers albums , je dirais que globalement , j'ai un petit faible pour le tome 3 qui est à mon avis le plus abouti . Avec celui-ci , la série atteind sa vitesse de croisière . De plus l'héroïne Betty Anderson est très belle . Avec son caractère tranchant , elle est un atout suplémentaire à l'histoire , on ne s'en plaindra pas . Pour conclure , je dirais que La Piste des Ombres est une oeuvre interessante et singulière . Celle-ci mérite toute votre attention . A suivre...
Nana
Nana est un shojo différent sous tous les aspects. En effet le dessin est plus proche de la BD que du manga (il a un style très particulier que j'apprécie énormément) et l'histoire est beaucoup plus mature que celle d'Urukyu ou Gals par exemple. Il est vrai que la 1ère Nana (surnommée Hachi) peut en énerver certain de par son égoïsme et son immaturité mais elle est tellement attachante...! De plus l'histoire est très prenante, le suspens est omniprésent et vous n'échapperez pas à verser quelques larmes à certains moments. On retrouvera également de nombreuses scènes où les personnages s'adonnent passionnellement aux plaisirs charnels... c'est très beau... Je le conseille à ceux qui ont en marre de lire des mangas tel que Urukyu; très mignon certes; mais aussi très esprit collège. Ca va vous changer des habituels (mais très bons) Love Hina, I''S, Peach Girl... Bonne lecture !!
Nana
Non je ne mets pas 5 pour rien... Ceux qui on envie de tester, ben c'est simple! Achetez le tome 1! Il peut être considéré comme one shot (1 seul tome), si par la suite vous aimez, ben le tome 2 est déjà sorti ^^ Pourquoi j'aime ? C’est adulte, réaliste, attachant! On suit les aventures de 2 "nana" (de leur prénom) totalement différente, à coup sûr une des 2 vous plaira! J’aime dans ce manga la façon dont est traité le sujet, la narration, la vision de l'amour (ça fait plus européen du coup). Aussi l'un des points forts de ce manga, c'est bien sûr les dessins^^
Escapo
Même si au premier abord le dessin peut rebuter, on se sent presque immédiatement à l'aise avec les personnages et l'histoire. L'originalité réside dans le cadre, le cirque. Le personnage d'Escapo qui est une attraction rentable devra lutter contre la mort. Car sur les pistes, dans ce numéro d'évasion, la mort plâne. Un récit grandiose qu'il ne faut surtout pas manquer !
Donjon Crépuscule
Il parait que commencer la série Donjon par "Crépuscule" c'est pas le mieux. Mais bon, je les avais trouvés d'occase alors quand même je les ai lus, quitte à les relire plus tard, après les PMinet et les Zénith. Je n'ai lu que le 101 et le 102. Et autant j'ai adoré le 101, à m'en taper des fous rires tout seul dans mon canapé, grâce aux répliques trucculentes, et au vocabulaire décalé vraiment trés marrant; autant le 102 m'a laissé sur ma faim. C'est un peu trop sérieux à mon goût, ça délire pas vraiment, et ça part dans tous les sens, je n'ai plus compris grand chose (certainement que la lecture des séries précédentes me fera du bien). Bref, tellement déçu par le 102 que je n'ai même pas chercher à me procurer le 103... Mais je reviendrai peut-être sur cet avis lorsque j'aurai lu Potron Minet & Zénith... ... quelques mois ont passé... j'ai lu les Zénith et les PM et le 103, Armaggedon. Tout s'éclaire, le 103 est un tome extraordinaire, grâce au dessin fabuleux de Sfar et au scénario captivant. La série Crépuscule est une vraie réussite mais elle perd son charme si elle est lue isolément...
Nana
"Nana" était, à l'origine, conçu pour être un one-shot...C'est comme ça que je l'ai abordé ! Et je suis plutot contente de savoir qu'il y a une suite ! Très bonne initiative de Delcourt ! Les dessins de Yazawa sont vraiment très réussis et assez originaux. Très bien pour tous les passages humoristiques, et aussi pour les moments plus sérieux...Ils illustrent avec beaucoup de finesse une histoire assez profonde et qui n'a rien de l'habituelle superficialité du shojo type ! Certes, on retrouve quelques clichés propres au genre mais la plupart sont évités ce qui fait de Nana une série vraiment particulière et très sympa à lire. Le scénario est réfléchit, creusé et sérieux. Cette série prend vraiment le contre pied de navets comme "Fruit basket", Peach girl ou autres trucs dans le genre que je trouve inbuvables. Le premier tome raconte simplement deux histoires, celles de deux filles qui n'ont rien en commun sauf leur prénom : Nana ! Elles se ressemblent comme le jour et la nuit, et leur rencontre, dans le tome deux, laisse présager une grande et belle histoire d'amitié qui ne pourra être que bénéfique à ces filles meurtries par la vie... Le tome 3 me plait beaucoup, bien qu'on reconnaisse plus facilement le style shojo de l'ensemble, c'est à dire que le coté romantique est plus accentué que dans les deux premiers tomes. Mais le quatrième tome devrait permettre de rééquilibrer le tout, notamment avec un retour sur la deuxième Nana. Le 7° tome va bientôt sortir en France, et je l'attend avec impatience... Tout est vraiment bien dans ce manga, les dessins, les personnages aux mentalités crédibles et actuelles (et Nobu, ce serait presque le gars idéal s'il avait pas des chaussures super louches !), l'ambiance de l'histoire, beaucoup d'humour, et aussi de nombreux moments à l'intensité dramatique (!)... c'est un mélange très efficace. Nana, je trouve que c'est une histoire à laquelle on s'attache, des personnages qui deviennent proches de nous et qu'on apprécie de retrouver à chaque fois. A la fin du tome 8, la situation est super critique... c'est presque un supplice d'attendre la parution de chaque tome, et comme la publication fançaise a rattrapé la parution japonaise, la seule solution c'est de s'armer de patience... (sob), la suite, svp... c'est urgent. Les tomes 9 et 10, toujours excellents, orientent l'histoire vers un coté un peu plus "adulte", dans le sens où les amourettes des premiers tomes paraissent loin... Le scénario s'appuie plus sur la musique, sur la compétition entre les deux groupes Blast et Trapnest et les conséquences que cela peut avoir sur les vies, plus ou moins liées, des différents personnages. Plus de sérieux, plus de noirceur aussi... avec un ton un peu desespéré, parfois, qui fait craindre de drôles de choses pour nos deux héroïnes...
Tueur de cafards
Le tueur de cafards est une aventure qui nous tient en haleine...malgré le style assez statique de l'auteur, la mise en scène,le scénario, les qualités du dessin et l'ambiance donnent à cette BD les atouts nécessaires pour vous schotcher! Bonne lecture!
La Belette
Pour moi, La Belette est LE chef d’œuvre de Comès. On y retrouve une belle synthèse de tous ses thèmes : le conflit entre sorcellerie et religion, l’opposition entre le monde païen séculaire et le monde moderne. Les personnages sont attachants et crédibles et le propos intelligent, même s’il reste emprunt de cette candeur qui fait le charme de tous les albums de Comès : je pense à la mise en scène un peu naïve, le côté figé et hiératique des personnages et leur propension à penser tout haut. Tout ça me plaît. Comès a un style et un univers personnels qui en font un auteur incontournable. L'histoire commence avec lenteur, et au fur et à mesure que l’on s’avance dans la lecture de ce livre, on s’enfonce de plus en plus dans un délire qui nous fait confondre magie et réalité, on en ressort hypnotisé par tant de poésie funeste. Si vous avez aimé Silence, vous DEVEZ lire La Belette.
Silence
Silence est un album marquant. C’est celui par lequel Comès a pleinement trouvé son univers. C’est un récit prenant et captivant, émouvant et un peu candide. Si je préfère « La belette », je pense néanmoins que cet album est tout aussi indispensable. C’est un récit dense et solide. Si je ne mets pas cinq étoiles, c’est que je pense que Comès aurait pu faire une plus grande œuvre s’il avait vraiment respecté la nature de son personnage et son étrange patronyme. Silence ne parle pas aux autres personnages, mais il pense beaucoup, trop. Je pense que la vraie gageure aurait été de mettre en scène un personnage principal totalement silencieux, et le rendre malgré tout attachant. La tâche aurait été beaucoup plus difficile, j’en conviens, mais cet album n’en serait qu’une réussite encore plus éclatante. Au lieu de ça, le personnage pense de manière phonétique et agace un peu par moment, surtout par son côté « trop bon, trop c** ». L’album a été réédité récemment en deux albums couleurs. Je vous déconseille cette édition. Pour une première raison : c’est plus cher. Et pour une seconde raison, encore plus valable que la première : les couleurs un peu fades qui ont été ajoutées n’apportent absolument rien à cet album. Elles en atténuent même une bonne partie du charme : en couleurs, le dessin de Comès apparaît comme assez figé, alors qu’en noir et blanc, le contraste entre la blancheur immaculée du papier et l’encre noir de noir apporte une vraie dynamique aux planches.
Silence
Superbe BD en noir et blanc qui est rééditée en couleurs actuellement. L'univers de Silence est lourd et sombre. On se laisse entraîner dans l'histoire en 8 chapitres jusqu'à la fin sans vouloir lâcher le livre. Une référence pour les amateurs de Comès