TOME 1 /
La nouvelle série d'Heroic Fantasy de Soleil débarque sous le joli titre "Les Brumes d'Asceltis", avec au scenario Nicolas Jarry, au dessin Jean Luc Istin et aux couleurs Elsa Brants.
Le scenarii est somme toute banal, le mal revient sur Asceltis, seule Elya la sylve peut le vaincre. Elle part donc avec une troupe d'hors la loi ! Le tout est agréablement construit, tout se suit logiquement, Nicolas Jarry distille ça et là quelque zone d'ombre telles que le motif d'emprisonnement de l'Oslan...etc. On entre rapidement et facilement dans l'histoire et on se prend d'affections ou de dégout pour les différents personnages. Pour un tome d'introduction c'est un très bon tome !
Le dessin est assuré par Jean Luc Istin connu pour ses diverses BDs en tant que scenaristes. Dans cet album il nous prouve également qu'il sait dessiner, j'aime beaucoup son trait qui sort un peu des sentiers de Soleil, je veux dire par là que ca ne ressemble ni à du Crisse, ni à du Tarquin, c'est le style d'Istin et j'aime beaucoup même si de temps à autres il y a quelques imperfections ! Bien sur on a droit à une héroine courtement vêtue mais quand on est belle on en profite (:D)
Ces très beaux dessins sont mis en couleurs par la talentueuse Elsa Brants, ne pensez pas voir des couleurs flashis à la Atalante, c'est beaucoup moins flashis et c'est tant mieux. A noter que les scènes de Nuit sont de toute beauté !
Pour finir, ce tome d'introduction est très bon, tant au niveau du scénario, que du dessin et des couleurs ! A Lire !
TOME 2 / Bonne poursuite de l'histoire avec des surprises. Un dessin et des couleurs toujours aussi agréables !
Mais je n'avais pas posté d'avis pour cette oeuvre splendide, malheureux que je suis !
Eh bien voila, un scénario intelligent, rythmé, qui pose beaucoup de réflexions intéressantes (esclavage, humanisme...), des dessins qui, je dois le reconnaître même si je n'accroche pas entièrement au style, sont très soignés et vivants et une fin...Comment dire, splendide ! J'ai ressenti une profonde nostalgie en tournant la dernière page, autant d'avoir fini la bd que de penser à moi-même, comment je mène ma vie, suis-je en train de la gâcher ? Surtout, en tournant la dernière page, une profonde envie d'être libre et heureux, tout simplement.
Une oeuvre incontournable, toujours aussi soufflante.
Gaston, aaah Gaston !
Il me semble que sans toi ma jeunesse aurait été bien monotone.
Combien de fois ai-je piqué un fou rire, comme ça, juste devant une image, une mimique, une réplique de ce cher Gaston, qui, parmi toutes ses gaffes, ne fait jamais un seul faux pas, et à défaut de réussir ce qu'il fait, réussit toujours à provoquer une crise de rire qu'il est bien difficile de stopper.
Merci Gaston !
J'ai vraiment adoré cette BD. La manière dont l'histoire nous est racontée marche très bien ici : beaucoup de "voix off", ce qui est normal vu que Théo (le héros) est un solitaire.
Même si l'idée de départ n'est pas des plus originales, la manière dont elle est amenée contrebalance cela : plus on lit la BD, plus on a envie de savoir la suite, il y a (pour moi) une certaine magie dans la manière dont les auteurs nous livrent ce récit. (Je suis pas certain d'avoir été très clair là, mais je ne sais pas vraiment comment retranscrire l'état dans lequel j'étais lors de la lecture).
Au niveau des couleurs, je les trouve très bonnes : tout est sombre sans vraiment l'être (encore un truc pas clair). Même dans les endroits lumineux (discothèque), les couleurs réussissent à être sombres...
Les dessins sont plus que corrects et servent bien l'ambiance générale de la BD : pas de fioritures inutiles, les expressions sont relativement bien faites et... j'adore la tête de Théo : elle reflète bien son état d'esprit.
Bref, un album que je ne peux que conseiller.
Une très bonne bd, sans doute une des meilleures de Cosey. Le ton est alerte, l'histoire envoûtante à souhait. Les planches de Cosey dégagent une vraie ambiance. J'aime la manière dont les événements évoluent constamment vers quelque chose de presque irréel, ce qui nous permet d'accepter les choses les plus "grosses" de la fin, emportés par le souffle poétique de la narration. On vit vraiment cette histoire au premier degré, complètement investi dans ce personnage principal crédible et attachant.
Fondamentalement l’histoire n’a qu’un rapport éloigné avec Peter Pan et l’œuvre de Barrie. Elle pourrait d'ailleurs fonctionner très bien sans cette référence. Mais disons que le rapprochement que Cosey fait entre son histoire et celle de Peter Pan ajoute une autre dimension à son histoire, et ce n’est pas inintéressant. Vraiment, une très belle bd qui fait partie des indispensables de l'oeuvre de Cosey.
Indéniablement, le capitaine écarlate est une grande BD. Le dessin de Guibert est absolument somptueux et tout en finesse (pas facile de représenter un cadavre les tripes à l'air avec autant de beauté!), encore plus réussi que sur la fille du professeur. Les couleurs notamment, soulignant des ambiances et des lumières totalement différentes, sont utilisées à bon escient et participent à installer cette atmosphère onirique et poétique.
Le scénario est subtil, entre aventures et contes; il m'a vraiment emporté par sa magie même si je suis également déçu par la fin qui parait un peu précipitée. Pas suffisant pour ne pas voir dans le capitaine écarlate une superbe bande dessinée comme toujours chez Aire Libre.
Définitivement l'achat à ne pas manquer dans cette première moitié de l'année 2003. Vrai et émouvant à en pleurer, sans conteste une bd qui rentre au panthéon du 9ème art!
Mais pourquoi un tel flot d'éloge? Parce que c'est très bien. Mais encore?
Eh bien parce que les personnages sont réels, et ce bien au delà du fait que les dessins soient très simple (mais très beau, j'y reviendrai). Qui connaît (est) Marco, le personnage principal de cet album? Je vois beaucoup de main qui se lèvent dans l'assistance et pour cause, Marco c'est qui? Un gars un peu paumé qui trouve que (air célèbre) "c'était mieux avant". Difficile d'accepter les changements quand tout dans sa vie part en sucette... Pour ne rien arranger, Marco est anxieux de nature... Plus de boulot depuis 6 mois, faute d'envie de photographier des cadavres, des parents qu'il ne comprend pas et qui ne le comprennent pas, toute la connerie du monde... voilà qui n'arrange pas l'angoisse de Marco... il lui reste un espoir mais pour ca il faudra qu'il accepte le changement...tadadadam(suspense)
Bon comme vous avez pu le constater, même si je raconte moins bien que Larcenet* le scenar' de cette oeuvre (a mon avis très autobiographique) est vrai et profond mais ça ne serait rien sans tout le talent graphique de Manu Larcenet*. Jamais, je dis bien jamais, on avait vu une telle maîtrise des silences, Larcenet* arrive à imposer son rythme au lecteur. Ca parait tout con mais, même si parfois il en abuse, ces silences donnent une nouvelle dimension à cette oeuvre (car oui, c'est définitivement une oeuvre). Et puis même si le dessin est très simple, il n'en demeure pas à certaines cases magnifique, notamment dans la reproduction de décors champêtres (par ex à la page 20).
Et pour finir, si on devait reconnaître un dernier mérite à cette merveille, c'est sûrement de nous offrir une phrase qui deviendra archi culte, au même titre que "ils sont fous ces romains" ou que le "bof" de Talon: "Tout est mieux avec toi que sans toi"
Et là tout est dit
Y a pas à dire, je sens que c'est une critique qui va être difficile à faire. Bon pour être clair, 80% de la population va penser que c'est une bande dessinée pour psychopathes: le viol et le fouet sont monnaies courantes tout au long de ces pages et, comble de tout, les esclaves telles Janice finissent par y prendre plaisir. Une fois établi ce postulat de base qui doit donc faire hurler de nombreuses gens (les femmes notamment), ce que je peux comprendre, je tiens à préciser que ça n'est qu'une BD et que j'ai une vie de couple très équilibrée.
Von Gotha ne cache pas qu'il s'inspire des oeuvres du marquis de Sade (il le fait même apparaître dans le tome 4) et après tout ce dernier figure dans beaucoup de bibliothèques, caché derrière l'intégrale de la Pléiade (ou autres). Son scénario reprend les thèmes du marquis ("Les 120 journées de Sodome", "Justine ou les malheurs de la vertu", "La philosophie dans le boudoir" notamment): domination de l'homme et soumission de la femme, anti-cléricalisme flagrant, soif de pouvoir et dédain de la vie humaine pour son propre plaisir. Bref, Von Gotha c'est évidemment du cül et même du hard mais tout n'est pas sans réflexion. Ce serait cependant mentir que de dire que c'est son intérêt principal, soyons clair.
Le dessin de Von Gotha est plus que correct dans les premiers tomes (quoique le tome 1 soit, volontairement, vraiment trop terne). Il atteint par contre une qualité certaine lors des tomes 3 et surtout 4 qui est un véritable bijou graphique (de même que ses carnets). Rarement un illustrateur aura à ce point marqué un genre par son talent. Après que l'on ne soit pas client de ce genre est quelque chose que je comprends tout à fait.
Pour lecteurs avertis donc.
Très bonne série, les dessins de Crisse sont très jolis, particuliers mais agréables :)
Quand au scénario, ca fait quelques temps que je l'ai lu, mais j'accrochais bien (une relecture s'impose ^^).
C'est juste dommage que Crisse ait abandonné la série en cours de route pour Atalante ...
Enfin, vivement la suite (dessinée par Mitric, il faudra s'en contenter ...) de cette très bonne saga de SF !!
Alors là, ce sont mes premiers Bilal, et certainement pas les derniers !
Les dessins sont vraiment très beaux, des traits filent partout, ca donne vraiment un style unique. La peinture de Bilal est vraiment très belle aussi, les couleurs s'harmonisent avec les dessins et les pensées de l'auteur ... bref graphiquement j'adore !!
Quand au scénar' c'est du tout bon aussi, le sujet prête à réflexion.
A lire !!
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Les Brumes d'Asceltis
TOME 1 / La nouvelle série d'Heroic Fantasy de Soleil débarque sous le joli titre "Les Brumes d'Asceltis", avec au scenario Nicolas Jarry, au dessin Jean Luc Istin et aux couleurs Elsa Brants. Le scenarii est somme toute banal, le mal revient sur Asceltis, seule Elya la sylve peut le vaincre. Elle part donc avec une troupe d'hors la loi ! Le tout est agréablement construit, tout se suit logiquement, Nicolas Jarry distille ça et là quelque zone d'ombre telles que le motif d'emprisonnement de l'Oslan...etc. On entre rapidement et facilement dans l'histoire et on se prend d'affections ou de dégout pour les différents personnages. Pour un tome d'introduction c'est un très bon tome ! Le dessin est assuré par Jean Luc Istin connu pour ses diverses BDs en tant que scenaristes. Dans cet album il nous prouve également qu'il sait dessiner, j'aime beaucoup son trait qui sort un peu des sentiers de Soleil, je veux dire par là que ca ne ressemble ni à du Crisse, ni à du Tarquin, c'est le style d'Istin et j'aime beaucoup même si de temps à autres il y a quelques imperfections ! Bien sur on a droit à une héroine courtement vêtue mais quand on est belle on en profite (:D) Ces très beaux dessins sont mis en couleurs par la talentueuse Elsa Brants, ne pensez pas voir des couleurs flashis à la Atalante, c'est beaucoup moins flashis et c'est tant mieux. A noter que les scènes de Nuit sont de toute beauté ! Pour finir, ce tome d'introduction est très bon, tant au niveau du scénario, que du dessin et des couleurs ! A Lire ! TOME 2 / Bonne poursuite de l'histoire avec des surprises. Un dessin et des couleurs toujours aussi agréables !
Les Passagers du vent
Mais je n'avais pas posté d'avis pour cette oeuvre splendide, malheureux que je suis ! Eh bien voila, un scénario intelligent, rythmé, qui pose beaucoup de réflexions intéressantes (esclavage, humanisme...), des dessins qui, je dois le reconnaître même si je n'accroche pas entièrement au style, sont très soignés et vivants et une fin...Comment dire, splendide ! J'ai ressenti une profonde nostalgie en tournant la dernière page, autant d'avoir fini la bd que de penser à moi-même, comment je mène ma vie, suis-je en train de la gâcher ? Surtout, en tournant la dernière page, une profonde envie d'être libre et heureux, tout simplement. Une oeuvre incontournable, toujours aussi soufflante.
Gaston Lagaffe
Gaston, aaah Gaston ! Il me semble que sans toi ma jeunesse aurait été bien monotone. Combien de fois ai-je piqué un fou rire, comme ça, juste devant une image, une mimique, une réplique de ce cher Gaston, qui, parmi toutes ses gaffes, ne fait jamais un seul faux pas, et à défaut de réussir ce qu'il fait, réussit toujours à provoquer une crise de rire qu'il est bien difficile de stopper. Merci Gaston !
Dies Irae
J'ai vraiment adoré cette BD. La manière dont l'histoire nous est racontée marche très bien ici : beaucoup de "voix off", ce qui est normal vu que Théo (le héros) est un solitaire. Même si l'idée de départ n'est pas des plus originales, la manière dont elle est amenée contrebalance cela : plus on lit la BD, plus on a envie de savoir la suite, il y a (pour moi) une certaine magie dans la manière dont les auteurs nous livrent ce récit. (Je suis pas certain d'avoir été très clair là, mais je ne sais pas vraiment comment retranscrire l'état dans lequel j'étais lors de la lecture). Au niveau des couleurs, je les trouve très bonnes : tout est sombre sans vraiment l'être (encore un truc pas clair). Même dans les endroits lumineux (discothèque), les couleurs réussissent à être sombres... Les dessins sont plus que corrects et servent bien l'ambiance générale de la BD : pas de fioritures inutiles, les expressions sont relativement bien faites et... j'adore la tête de Théo : elle reflète bien son état d'esprit. Bref, un album que je ne peux que conseiller.
A la recherche de Peter Pan
Une très bonne bd, sans doute une des meilleures de Cosey. Le ton est alerte, l'histoire envoûtante à souhait. Les planches de Cosey dégagent une vraie ambiance. J'aime la manière dont les événements évoluent constamment vers quelque chose de presque irréel, ce qui nous permet d'accepter les choses les plus "grosses" de la fin, emportés par le souffle poétique de la narration. On vit vraiment cette histoire au premier degré, complètement investi dans ce personnage principal crédible et attachant. Fondamentalement l’histoire n’a qu’un rapport éloigné avec Peter Pan et l’œuvre de Barrie. Elle pourrait d'ailleurs fonctionner très bien sans cette référence. Mais disons que le rapprochement que Cosey fait entre son histoire et celle de Peter Pan ajoute une autre dimension à son histoire, et ce n’est pas inintéressant. Vraiment, une très belle bd qui fait partie des indispensables de l'oeuvre de Cosey.
Le Capitaine Ecarlate
Indéniablement, le capitaine écarlate est une grande BD. Le dessin de Guibert est absolument somptueux et tout en finesse (pas facile de représenter un cadavre les tripes à l'air avec autant de beauté!), encore plus réussi que sur la fille du professeur. Les couleurs notamment, soulignant des ambiances et des lumières totalement différentes, sont utilisées à bon escient et participent à installer cette atmosphère onirique et poétique. Le scénario est subtil, entre aventures et contes; il m'a vraiment emporté par sa magie même si je suis également déçu par la fin qui parait un peu précipitée. Pas suffisant pour ne pas voir dans le capitaine écarlate une superbe bande dessinée comme toujours chez Aire Libre.
Le combat ordinaire
Définitivement l'achat à ne pas manquer dans cette première moitié de l'année 2003. Vrai et émouvant à en pleurer, sans conteste une bd qui rentre au panthéon du 9ème art! Mais pourquoi un tel flot d'éloge? Parce que c'est très bien. Mais encore? Eh bien parce que les personnages sont réels, et ce bien au delà du fait que les dessins soient très simple (mais très beau, j'y reviendrai). Qui connaît (est) Marco, le personnage principal de cet album? Je vois beaucoup de main qui se lèvent dans l'assistance et pour cause, Marco c'est qui? Un gars un peu paumé qui trouve que (air célèbre) "c'était mieux avant". Difficile d'accepter les changements quand tout dans sa vie part en sucette... Pour ne rien arranger, Marco est anxieux de nature... Plus de boulot depuis 6 mois, faute d'envie de photographier des cadavres, des parents qu'il ne comprend pas et qui ne le comprennent pas, toute la connerie du monde... voilà qui n'arrange pas l'angoisse de Marco... il lui reste un espoir mais pour ca il faudra qu'il accepte le changement...tadadadam(suspense) Bon comme vous avez pu le constater, même si je raconte moins bien que Larcenet* le scenar' de cette oeuvre (a mon avis très autobiographique) est vrai et profond mais ça ne serait rien sans tout le talent graphique de Manu Larcenet*. Jamais, je dis bien jamais, on avait vu une telle maîtrise des silences, Larcenet* arrive à imposer son rythme au lecteur. Ca parait tout con mais, même si parfois il en abuse, ces silences donnent une nouvelle dimension à cette oeuvre (car oui, c'est définitivement une oeuvre). Et puis même si le dessin est très simple, il n'en demeure pas à certaines cases magnifique, notamment dans la reproduction de décors champêtres (par ex à la page 20). Et pour finir, si on devait reconnaître un dernier mérite à cette merveille, c'est sûrement de nous offrir une phrase qui deviendra archi culte, au même titre que "ils sont fous ces romains" ou que le "bof" de Talon: "Tout est mieux avec toi que sans toi" Et là tout est dit
Les Malheurs de Janice
Y a pas à dire, je sens que c'est une critique qui va être difficile à faire. Bon pour être clair, 80% de la population va penser que c'est une bande dessinée pour psychopathes: le viol et le fouet sont monnaies courantes tout au long de ces pages et, comble de tout, les esclaves telles Janice finissent par y prendre plaisir. Une fois établi ce postulat de base qui doit donc faire hurler de nombreuses gens (les femmes notamment), ce que je peux comprendre, je tiens à préciser que ça n'est qu'une BD et que j'ai une vie de couple très équilibrée. Von Gotha ne cache pas qu'il s'inspire des oeuvres du marquis de Sade (il le fait même apparaître dans le tome 4) et après tout ce dernier figure dans beaucoup de bibliothèques, caché derrière l'intégrale de la Pléiade (ou autres). Son scénario reprend les thèmes du marquis ("Les 120 journées de Sodome", "Justine ou les malheurs de la vertu", "La philosophie dans le boudoir" notamment): domination de l'homme et soumission de la femme, anti-cléricalisme flagrant, soif de pouvoir et dédain de la vie humaine pour son propre plaisir. Bref, Von Gotha c'est évidemment du cül et même du hard mais tout n'est pas sans réflexion. Ce serait cependant mentir que de dire que c'est son intérêt principal, soyons clair. Le dessin de Von Gotha est plus que correct dans les premiers tomes (quoique le tome 1 soit, volontairement, vraiment trop terne). Il atteint par contre une qualité certaine lors des tomes 3 et surtout 4 qui est un véritable bijou graphique (de même que ses carnets). Rarement un illustrateur aura à ce point marqué un genre par son talent. Après que l'on ne soit pas client de ce genre est quelque chose que je comprends tout à fait. Pour lecteurs avertis donc.
Kookaburra
Très bonne série, les dessins de Crisse sont très jolis, particuliers mais agréables :) Quand au scénario, ca fait quelques temps que je l'ai lu, mais j'accrochais bien (une relecture s'impose ^^). C'est juste dommage que Crisse ait abandonné la série en cours de route pour Atalante ... Enfin, vivement la suite (dessinée par Mitric, il faudra s'en contenter ...) de cette très bonne saga de SF !!
Le Sommeil du Monstre
Alors là, ce sont mes premiers Bilal, et certainement pas les derniers ! Les dessins sont vraiment très beaux, des traits filent partout, ca donne vraiment un style unique. La peinture de Bilal est vraiment très belle aussi, les couleurs s'harmonisent avec les dessins et les pensées de l'auteur ... bref graphiquement j'adore !! Quand au scénar' c'est du tout bon aussi, le sujet prête à réflexion. A lire !!