Alors un gros coup de coeur, qui date de bien longtemps, qui est certainement inconnu de beaucoup et qui le restera, à moins que vous soyez chanceux.
"Tetfol", de Eric, est une bd de la fin des années 70, début des années 80, et parraissait dans feu le journal Tintin. Un tome se trouvait dans la bibliothèque de mon père, je me suis procuré les autres lorsqu'ils me sont miraculeusement apparus chez un petit libraire strasbourgeois.
Alors soyons honnêtes, le dessin a un peu vieilli. On ressent la vieille patte des auteurs qui ont fait le succès de Tintin, mais cela lui confère aujourd'hui une profondeur, une "âme". Les traits sont fins et le dessin d'une qualité bluffante, mais il a vieilli dans le sens où la colorisation est "épurée", rien de flashant sur du papier glacé, des couleurs à l'aquarelle, parfois un tantinet fades, mais toujours simples et pertinentes, qui retrancrivent toute une ambiance.
Il y est question d'un jeune garçon sauvage, élevé par des loups, qui pose sur le monde des hommes un regard distant, qui se veut "objectif", ou du moins emprunt de liberté.
Le parallèle avec le livre de la Jungle ne tient pas deux minutes, puisque notre Tetfol évolue dans des déserts neigeux, et ne perdrait pour rien sa liberté. C'est cela que l'on sent le plus de par la mise en planche, le découpage en cases, les personnages allégoriques, les éléments merveilleux qui donnent au tout une petite touche de conte... C'est ce souffle d'air frais qu'essaie de nous faire prendre Eric, nous enlever, ne serait-ce que le délicat instant de la lecture, ces oeillères et ces boules quiès que nous avons tous. Les hommes sont prisonniers de leurs villes, de leur prétention, de leur folie...
De par la narration anaphorique, il peut se lire à différents degrés : comme une simple aventure, un conte, ou une réflexion... mais en fait, ne nous y trompons pas, il est un peu de tout à la fois.
Le premier album est, à mon avis de fan, bien dispensable, ("Le fils du loup"), mais les autres sont un pur délice. Ma préférence va à "Le Grand Livre", le quatrième, où le plaisir de lecture est sans doute le plus intense. Le découpage est dynamique, les décors emplis de neige splendides, Tetfol très attachant, et sa complicité avec ses amis loups ne demande qu'à être partagée. Si vous voyez un Tetfol traîner dans un quelconque bac chez un libraire, faites moi confiance, à part le volume 1, c'est du tout bon, surtout les 2, 3, 4 et 5. Procurez-vous les, ce serait dommage de passer à côté. Tetfol est clairement ma BD préférée, et son personnage mon favori, toutes séries confondues.
Personellement c'est du culte, sinon, seulement du franchement bien :)
Pour moi, ce manga est culte, je lui mets donc 5/5.
C'est mon manga préféré. Pourquoi ?
Parce que je suis fan de Rumiko Takahashi et qu'elle nous à fait ici un manga original (il a été fait il y a bientôt 20 ans) bourré de tendresse et d'humour. C'est tellement différent de la production habituelle des mangas que l’on connaît en France.
Ensuite, même s'il est un peu répétitif (comme 99% des mangas), il y a un souci du détail concernant la vie quotidienne au Japon, un traitement adulte des personnages et des situations, même comiques. Il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'un seinen (manga pour jeune adultes). Ici, on parle mariage, problèmes d'argent et de logement, difficulté de rentrer dans la vie active, chômage, relations amoureuses ou parents/enfants (autant chez les enfants en bas âge comme chez les Ichinosé, que Kyoko adulte et ses parents)...
Ensuite, tout le talent scénaristique de Takahashi est ici à son summum : les quiproquos, les malentendus sont tellement bien menés qu'on y croit, même pour les plus invraisemblables !
Un seul bémol avec la traduction française qui n'est pas une réussite. Vivement que Tonkam nous fasse une réédition avec une traduction refaite comme ils le proposent pour d'autres oeuvres qu'ils ont publiées assez massacrées.
C’est sûr que si on n’aime pas le genre : la bd sur la vie quotidienne, et bien, on n’aimera pas cette bd. Cela semble une lapalissade ce que je viens de dire, mais l’avis de Cassidy ci-dessous montre que tout le monde ne se passionne pas pour ce type de sujet en bd. Je ne sais pas si j’ai fonctionné à l’identification, mais je trouve de manière générale plaisante la lecture d’une bd qui loin des archétypes de la bande dessinée d’aventure ou d’action, cherche à évoquer les difficultés du quotidien. Et pourquoi pas ? Pourquoi faudrait-il toujours que nous nous évadions dans l’imaginaire le plus débridé ? N’avons-nous pas besoin aussi de ces histoires qui, plus proche de nous, parlent aussi de gens qui nous ressemblent ?
Ici, le sujet est plutôt bien décrit, certains dialogues, derrière une apparente banalité, cache bien des subtilités et sous-entendus (oui, même l’histoire des chips…). L’histoire est certes un peu prévisible sur la fin mais elle fait plaisir, difficile pour moi de le nier.
Le dessin m’a bien plu. Je comprends ce que son côté un peu carré et « dans le vent » peut effrayer certains, je ne l’ai pourtant pas trouvé froid ou sans âme. Sans doute parce que l’auteur, au-delà de son style très carré et angulaire, sait tellement bien user de son découpage, de ses cadrages, pour suggérer l’émotion et les sentiments de ses personnges. Y’a quelques planches d’école dans cet album. Le type de planches dans lesquelles on s’aperçoit en les relisant à quel point chaque choix formel a été déterminant pour faire passer une émotion, un message particulier. Il a beaucoup de savoir-faire ce Watson ! Un auteur à suivre de près !
Cette BD fait déjà partie des BD majeure, un monument que tout fan de BD se doit d'avoir lu même si elle est très complexe.
Impossible de parler de l'histoire en dehors de la brève présentation faite, cela prendrait des pages et des pages (je me suis déjà essayé à cet exercice et il ne s'agissait que d'une présentation parcellaire). Quand au dessin, on peut dire qu’il est fin, plutôt éloigné des canons de la BD d’auteur, des publications indépendantes. Le trait est clair, précis, travaillé même s'il peut donner une impression de brouillon, une apparence parfois "lâchée". Si la mise en page, le découpage peuvent sembler assez classiques avec le sacro-saint "gaufrier" comme base (encore que le rythme et la taille des cases est très lié au temps qui passe, que l’alternance de vues subjectives et objectives peut dérouter, que le dessin jaillit des cases parfois), je trouve que cela a pour effet d’amplifier l’impact du contenu, les propos n’étant pas parasités par un contenant voyant, exubérant. Mais on ne pourra pas dire la même chose du dessin qui peut être très réaliste mais aussi très fantaisiste, l'utilisation régulière d'iconographies symboliques, de floutages peut surprendre. Il faut lire attentivement les textes, regarder les images une à une et dans leur ensemble pour mieux se rendre compte que derrière une certaine sobriété, on a une réflexion en profondeur de ce qui est présenté au lecteur.
On peut aussi se poser la question s'il s'agit véritablement de BD. La plupart du temps, les cases représentent plus des poses, des sentiments, des "points de vue" que des actions. On pourrait plus parler d'illustration d’un écrit ou de la représentation graphique d’un Journal intime que d’une bande dessinée à proprement dit. D'ailleurs il n'y a pas vraiment de récit, d'action, mais plutôt des tranches de vie, des dialogues ou même des monologues. On nous raconte ce qui s'est passé, on ne nous le montre pas en train de se passer, on ne le vit pas directement.
Personnellement, cette lecture, ainsi que la recherche sur Internet des différents propos tenus par Fabrice Neaud (interviews, participations à des forums), sans parler des discussions que j’ai pu avoir à ce propos avec certaines personnes fait de cette BD une expérience enrichissante. Enrichissante par l’émotion suscitée par certains passages (surtout dans le Journal III) mais aussi par la réflexion que chacun doit avoir devant une oeuvre aussi puissante (je pense tout particulièrement au Journal I et 4), obligeant à remettre en question certaines certitudes, certains comportements que l’on peut avoir, même (et surtout) inconsciemment.
Cette BD obtient sans effort la note maximale! Pour tous les amateurs d'héroïc-fantasy, il est impensable de ne pas lire cette oeuvre qui est l'une des premières du genre (note du modérateur : sur ce point Niourk se trompe). Les dessins sont magnifiques de précision et de profondeur, on peut en plus admirer en début d'ouvrage quelques planches en noir et blanc assez époustouflantes! Quant à l'histoire... s'il existe encore des gens qui n'ont pas lu cette BD mythique, je leur laisse découvrir la belle et piquante Pelisse, l'irritable chevalier Bragon et le mystérieux inconnu, tous lançés dans une quête désespérée pour tenter de sauver Akbar de l'empire d'un Dieu maudit. Les embûches ne manquent pas et chacun fini par partir en quête de sa propre identité et de son propre destin. L'histoire fourmille de personnages étranges et attachants: Fol de Dol le petit dieu de la rivière, le Fourreux compagnon inséparable de Pelisse doté d'étranges pouvoirs, le roi de la marche des milles verts, éternel rival de Bragon... et Mara, la reine sorcière qui les lançe tous dans cette étrange aventure. Finira bien, finira mal? cela n'a peut-être pas d'importance...
Cette note ne s'adresse cependant qu'aux 4 premiers tomes qui constituent un cycle indépendant. Le 5ème tome a des qualités certaines mais les personnages sont loin d'être aussi complexes que ceux du premier cycle! Le graphisme est plus arrondi et perd de son charme...
BD rafraîchissante qui se laisse apprécier. Malheureusement, pour en avoir discuté avec le scénariste Bouchard, cette série risque de s'arrêter le dessinateur Pica connaît en effet un plus grand succès commercial avec la série Les Profs et s'y consacre désormais à temps plein... dommage.
Un cinquième et dernier album fait de brique et de broque pourrait tout de même voir le jour prochainement...
C'est fun, c'est mignon, c'est rigolo, c'est "kawai" ... Certes il faut aimer mais en ce qui me concerne, je suis fan. Le style de dessin est très original et j'adore la couverture.
Bref, ça n'est pas intellectuellement décapant mais c'est assez divertissant.
Ne l'achetez pas juste sur mon avis mais feuilletez-le et si c'est le genre de chose qui vous plaît, vous ne serez pas déçu.
Je viens de faire l'achat des quatre tomes, et je viens d'entamer le quatrième ; je ne peux plus décoller mes yeux du bouquin, je veux savoir ce qu'il va se passer dans la suite des évènements ! Je ne regrette pas l'achat de ces magnifiques livres ! Il est vrai qu'ils sont un peu chers, mais "les bonnes choses n'ont pas de prix" !
Alors franchement je conseille à tous ceux qui ne savent pas s'ils vont acheter ces livres, faites-le, vous ne regretterez pas ! J'ai adoré l'idée, les dessins sont trés beaux (c'est pas logique de juger je sais pas dessiner...) ; par contre j'ai un petit reproche à faire, j'ai parfois eu un peu de mal à lire ; peut-être à cause du fait que je ne suis pas un adepte des bandes dessinées... Merci pour ces livres qui m'ont en quelque sorte donné envie de m'intéresser à la bande dessinée !
Petit coup de coeur également.
Toute en poésie et en finesse, cette BD n'est pas sans rappeler les émissions radio cultes à la Orson Wells... On y croit, j'étais presque "déçue" de savoir que ce n'était qu'un feuilleton de radio, mais jusqu'au bout on se laisse aller à suivre ces personnages et à écouter l'Histoire de notre planète.
Un graphisme simple mais "efficace", servant totalement le scénario (j'avoue avoir adoré la physionomie de l'extraterreste acheteur), et contribuant pour une large part à cette balade balade poétique et toute en sensibilité.
A découvrir.
Voila, les 8 premiers tomes de lus ! En fait, je lis assez peu les comics, sans doute trop habitué au format et au style "européen". Quoi qu'il en soit, "Bone", découvert grâce à BDT, est une agréable surprise. Fubuki a très bien décrit le style de Smith : un graphisme épuré avec une ligne claire et précise mise en valeur par un encrage soigné. Le dessin est simple mais très bien maîtrisé et terriblement efficace. "Bone" est une série atypique où Smith a su créer un monde riche et cohérent, proche du conte comme le souligne Piehr. La force de ce comics réside dans la galerie de portraits "hauts en couleurs". Déjà avec les 3 cousins Bone : Fone candide mais courageux, Phoney margoulin et arnaqueur et Smiley nonchalant et plaisantin. On a également la jeune Thorn bien sûr et l'énigmatique Mamie Ben, sans compter les nombreux personnages secondaires qui ont leur importance (Ted, les possums, ...).
D'habitude, un sentiment de frustration envahit le lecteur lorsque le dénouement d'une histoire tarde à venir. Ici, ce n'est pas le cas. On prend vraiment plaisir à suivre les péripéties des cousins bones qui croisent souvent le chemin des rats-garous bêtes et méchants... Le comportement de ces rats-garous me font curieusement penser aux films des "Monty Python" réputés pour leurs dialogues savoureux ! Pour ces passages, la VO doit être à se tordre de rire ! . . .
L'humour est bien présent dans les 3 premiers tomes où les méchants sont là mais semblent peu menaçants. Avec le 4ème, un tournant est pris, le ton est plus grave... le danger s'approche et Mamie Ben (Rose) en dévoile un peu plus sur le passé de sa petite fille Thorn. Le suspens est soutenu pendant les deux tomes suivants (5 et 6) puis la tention retombe avec le tome 7 où l'humour des premiers tomes se fait à nouveau présent. Enfin, le tome 8 est l'album de toutes les révélations et semble correspondre avec la fin d'un cycle (du moins, c'est mon interprétation !).
Bref, je n'ai que quelques mots à rajouter : Stupides, stupides rats-garous ! :D
NB : Juste une petite question, d'où Smiley peut-il bien sortir tous ses cigares ?
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Tetfol
Alors un gros coup de coeur, qui date de bien longtemps, qui est certainement inconnu de beaucoup et qui le restera, à moins que vous soyez chanceux. "Tetfol", de Eric, est une bd de la fin des années 70, début des années 80, et parraissait dans feu le journal Tintin. Un tome se trouvait dans la bibliothèque de mon père, je me suis procuré les autres lorsqu'ils me sont miraculeusement apparus chez un petit libraire strasbourgeois. Alors soyons honnêtes, le dessin a un peu vieilli. On ressent la vieille patte des auteurs qui ont fait le succès de Tintin, mais cela lui confère aujourd'hui une profondeur, une "âme". Les traits sont fins et le dessin d'une qualité bluffante, mais il a vieilli dans le sens où la colorisation est "épurée", rien de flashant sur du papier glacé, des couleurs à l'aquarelle, parfois un tantinet fades, mais toujours simples et pertinentes, qui retrancrivent toute une ambiance. Il y est question d'un jeune garçon sauvage, élevé par des loups, qui pose sur le monde des hommes un regard distant, qui se veut "objectif", ou du moins emprunt de liberté. Le parallèle avec le livre de la Jungle ne tient pas deux minutes, puisque notre Tetfol évolue dans des déserts neigeux, et ne perdrait pour rien sa liberté. C'est cela que l'on sent le plus de par la mise en planche, le découpage en cases, les personnages allégoriques, les éléments merveilleux qui donnent au tout une petite touche de conte... C'est ce souffle d'air frais qu'essaie de nous faire prendre Eric, nous enlever, ne serait-ce que le délicat instant de la lecture, ces oeillères et ces boules quiès que nous avons tous. Les hommes sont prisonniers de leurs villes, de leur prétention, de leur folie... De par la narration anaphorique, il peut se lire à différents degrés : comme une simple aventure, un conte, ou une réflexion... mais en fait, ne nous y trompons pas, il est un peu de tout à la fois. Le premier album est, à mon avis de fan, bien dispensable, ("Le fils du loup"), mais les autres sont un pur délice. Ma préférence va à "Le Grand Livre", le quatrième, où le plaisir de lecture est sans doute le plus intense. Le découpage est dynamique, les décors emplis de neige splendides, Tetfol très attachant, et sa complicité avec ses amis loups ne demande qu'à être partagée. Si vous voyez un Tetfol traîner dans un quelconque bac chez un libraire, faites moi confiance, à part le volume 1, c'est du tout bon, surtout les 2, 3, 4 et 5. Procurez-vous les, ce serait dommage de passer à côté. Tetfol est clairement ma BD préférée, et son personnage mon favori, toutes séries confondues. Personellement c'est du culte, sinon, seulement du franchement bien :)
Maison Ikkoku - Juliette je t'aime
Pour moi, ce manga est culte, je lui mets donc 5/5. C'est mon manga préféré. Pourquoi ? Parce que je suis fan de Rumiko Takahashi et qu'elle nous à fait ici un manga original (il a été fait il y a bientôt 20 ans) bourré de tendresse et d'humour. C'est tellement différent de la production habituelle des mangas que l’on connaît en France. Ensuite, même s'il est un peu répétitif (comme 99% des mangas), il y a un souci du détail concernant la vie quotidienne au Japon, un traitement adulte des personnages et des situations, même comiques. Il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'un seinen (manga pour jeune adultes). Ici, on parle mariage, problèmes d'argent et de logement, difficulté de rentrer dans la vie active, chômage, relations amoureuses ou parents/enfants (autant chez les enfants en bas âge comme chez les Ichinosé, que Kyoko adulte et ses parents)... Ensuite, tout le talent scénaristique de Takahashi est ici à son summum : les quiproquos, les malentendus sont tellement bien menés qu'on y croit, même pour les plus invraisemblables ! Un seul bémol avec la traduction française qui n'est pas une réussite. Vivement que Tonkam nous fasse une réédition avec une traduction refaite comme ils le proposent pour d'autres oeuvres qu'ils ont publiées assez massacrées.
Breakfast after noon
C’est sûr que si on n’aime pas le genre : la bd sur la vie quotidienne, et bien, on n’aimera pas cette bd. Cela semble une lapalissade ce que je viens de dire, mais l’avis de Cassidy ci-dessous montre que tout le monde ne se passionne pas pour ce type de sujet en bd. Je ne sais pas si j’ai fonctionné à l’identification, mais je trouve de manière générale plaisante la lecture d’une bd qui loin des archétypes de la bande dessinée d’aventure ou d’action, cherche à évoquer les difficultés du quotidien. Et pourquoi pas ? Pourquoi faudrait-il toujours que nous nous évadions dans l’imaginaire le plus débridé ? N’avons-nous pas besoin aussi de ces histoires qui, plus proche de nous, parlent aussi de gens qui nous ressemblent ? Ici, le sujet est plutôt bien décrit, certains dialogues, derrière une apparente banalité, cache bien des subtilités et sous-entendus (oui, même l’histoire des chips…). L’histoire est certes un peu prévisible sur la fin mais elle fait plaisir, difficile pour moi de le nier. Le dessin m’a bien plu. Je comprends ce que son côté un peu carré et « dans le vent » peut effrayer certains, je ne l’ai pourtant pas trouvé froid ou sans âme. Sans doute parce que l’auteur, au-delà de son style très carré et angulaire, sait tellement bien user de son découpage, de ses cadrages, pour suggérer l’émotion et les sentiments de ses personnges. Y’a quelques planches d’école dans cet album. Le type de planches dans lesquelles on s’aperçoit en les relisant à quel point chaque choix formel a été déterminant pour faire passer une émotion, un message particulier. Il a beaucoup de savoir-faire ce Watson ! Un auteur à suivre de près !
Journal
Cette BD fait déjà partie des BD majeure, un monument que tout fan de BD se doit d'avoir lu même si elle est très complexe. Impossible de parler de l'histoire en dehors de la brève présentation faite, cela prendrait des pages et des pages (je me suis déjà essayé à cet exercice et il ne s'agissait que d'une présentation parcellaire). Quand au dessin, on peut dire qu’il est fin, plutôt éloigné des canons de la BD d’auteur, des publications indépendantes. Le trait est clair, précis, travaillé même s'il peut donner une impression de brouillon, une apparence parfois "lâchée". Si la mise en page, le découpage peuvent sembler assez classiques avec le sacro-saint "gaufrier" comme base (encore que le rythme et la taille des cases est très lié au temps qui passe, que l’alternance de vues subjectives et objectives peut dérouter, que le dessin jaillit des cases parfois), je trouve que cela a pour effet d’amplifier l’impact du contenu, les propos n’étant pas parasités par un contenant voyant, exubérant. Mais on ne pourra pas dire la même chose du dessin qui peut être très réaliste mais aussi très fantaisiste, l'utilisation régulière d'iconographies symboliques, de floutages peut surprendre. Il faut lire attentivement les textes, regarder les images une à une et dans leur ensemble pour mieux se rendre compte que derrière une certaine sobriété, on a une réflexion en profondeur de ce qui est présenté au lecteur. On peut aussi se poser la question s'il s'agit véritablement de BD. La plupart du temps, les cases représentent plus des poses, des sentiments, des "points de vue" que des actions. On pourrait plus parler d'illustration d’un écrit ou de la représentation graphique d’un Journal intime que d’une bande dessinée à proprement dit. D'ailleurs il n'y a pas vraiment de récit, d'action, mais plutôt des tranches de vie, des dialogues ou même des monologues. On nous raconte ce qui s'est passé, on ne nous le montre pas en train de se passer, on ne le vit pas directement. Personnellement, cette lecture, ainsi que la recherche sur Internet des différents propos tenus par Fabrice Neaud (interviews, participations à des forums), sans parler des discussions que j’ai pu avoir à ce propos avec certaines personnes fait de cette BD une expérience enrichissante. Enrichissante par l’émotion suscitée par certains passages (surtout dans le Journal III) mais aussi par la réflexion que chacun doit avoir devant une oeuvre aussi puissante (je pense tout particulièrement au Journal I et 4), obligeant à remettre en question certaines certitudes, certains comportements que l’on peut avoir, même (et surtout) inconsciemment.
La Quête de l'Oiseau du Temps
Cette BD obtient sans effort la note maximale! Pour tous les amateurs d'héroïc-fantasy, il est impensable de ne pas lire cette oeuvre qui est l'une des premières du genre (note du modérateur : sur ce point Niourk se trompe). Les dessins sont magnifiques de précision et de profondeur, on peut en plus admirer en début d'ouvrage quelques planches en noir et blanc assez époustouflantes! Quant à l'histoire... s'il existe encore des gens qui n'ont pas lu cette BD mythique, je leur laisse découvrir la belle et piquante Pelisse, l'irritable chevalier Bragon et le mystérieux inconnu, tous lançés dans une quête désespérée pour tenter de sauver Akbar de l'empire d'un Dieu maudit. Les embûches ne manquent pas et chacun fini par partir en quête de sa propre identité et de son propre destin. L'histoire fourmille de personnages étranges et attachants: Fol de Dol le petit dieu de la rivière, le Fourreux compagnon inséparable de Pelisse doté d'étranges pouvoirs, le roi de la marche des milles verts, éternel rival de Bragon... et Mara, la reine sorcière qui les lançe tous dans cette étrange aventure. Finira bien, finira mal? cela n'a peut-être pas d'importance... Cette note ne s'adresse cependant qu'aux 4 premiers tomes qui constituent un cycle indépendant. Le 5ème tome a des qualités certaines mais les personnages sont loin d'être aussi complexes que ceux du premier cycle! Le graphisme est plus arrondi et perd de son charme...
Croco & Fastefoude
BD rafraîchissante qui se laisse apprécier. Malheureusement, pour en avoir discuté avec le scénariste Bouchard, cette série risque de s'arrêter le dessinateur Pica connaît en effet un plus grand succès commercial avec la série Les Profs et s'y consacre désormais à temps plein... dommage. Un cinquième et dernier album fait de brique et de broque pourrait tout de même voir le jour prochainement...
Cat's World
C'est fun, c'est mignon, c'est rigolo, c'est "kawai" ... Certes il faut aimer mais en ce qui me concerne, je suis fan. Le style de dessin est très original et j'adore la couverture. Bref, ça n'est pas intellectuellement décapant mais c'est assez divertissant. Ne l'achetez pas juste sur mon avis mais feuilletez-le et si c'est le genre de chose qui vous plaît, vous ne serez pas déçu.
Le Troisième Testament
Je viens de faire l'achat des quatre tomes, et je viens d'entamer le quatrième ; je ne peux plus décoller mes yeux du bouquin, je veux savoir ce qu'il va se passer dans la suite des évènements ! Je ne regrette pas l'achat de ces magnifiques livres ! Il est vrai qu'ils sont un peu chers, mais "les bonnes choses n'ont pas de prix" ! Alors franchement je conseille à tous ceux qui ne savent pas s'ils vont acheter ces livres, faites-le, vous ne regretterez pas ! J'ai adoré l'idée, les dessins sont trés beaux (c'est pas logique de juger je sais pas dessiner...) ; par contre j'ai un petit reproche à faire, j'ai parfois eu un peu de mal à lire ; peut-être à cause du fait que je ne suis pas un adepte des bandes dessinées... Merci pour ces livres qui m'ont en quelque sorte donné envie de m'intéresser à la bande dessinée !
Balade Balade
Petit coup de coeur également. Toute en poésie et en finesse, cette BD n'est pas sans rappeler les émissions radio cultes à la Orson Wells... On y croit, j'étais presque "déçue" de savoir que ce n'était qu'un feuilleton de radio, mais jusqu'au bout on se laisse aller à suivre ces personnages et à écouter l'Histoire de notre planète. Un graphisme simple mais "efficace", servant totalement le scénario (j'avoue avoir adoré la physionomie de l'extraterreste acheteur), et contribuant pour une large part à cette balade balade poétique et toute en sensibilité. A découvrir.
Bone
Voila, les 8 premiers tomes de lus ! En fait, je lis assez peu les comics, sans doute trop habitué au format et au style "européen". Quoi qu'il en soit, "Bone", découvert grâce à BDT, est une agréable surprise. Fubuki a très bien décrit le style de Smith : un graphisme épuré avec une ligne claire et précise mise en valeur par un encrage soigné. Le dessin est simple mais très bien maîtrisé et terriblement efficace. "Bone" est une série atypique où Smith a su créer un monde riche et cohérent, proche du conte comme le souligne Piehr. La force de ce comics réside dans la galerie de portraits "hauts en couleurs". Déjà avec les 3 cousins Bone : Fone candide mais courageux, Phoney margoulin et arnaqueur et Smiley nonchalant et plaisantin. On a également la jeune Thorn bien sûr et l'énigmatique Mamie Ben, sans compter les nombreux personnages secondaires qui ont leur importance (Ted, les possums, ...). D'habitude, un sentiment de frustration envahit le lecteur lorsque le dénouement d'une histoire tarde à venir. Ici, ce n'est pas le cas. On prend vraiment plaisir à suivre les péripéties des cousins bones qui croisent souvent le chemin des rats-garous bêtes et méchants... Le comportement de ces rats-garous me font curieusement penser aux films des "Monty Python" réputés pour leurs dialogues savoureux ! Pour ces passages, la VO doit être à se tordre de rire ! . . . L'humour est bien présent dans les 3 premiers tomes où les méchants sont là mais semblent peu menaçants. Avec le 4ème, un tournant est pris, le ton est plus grave... le danger s'approche et Mamie Ben (Rose) en dévoile un peu plus sur le passé de sa petite fille Thorn. Le suspens est soutenu pendant les deux tomes suivants (5 et 6) puis la tention retombe avec le tome 7 où l'humour des premiers tomes se fait à nouveau présent. Enfin, le tome 8 est l'album de toutes les révélations et semble correspondre avec la fin d'un cycle (du moins, c'est mon interprétation !). Bref, je n'ai que quelques mots à rajouter : Stupides, stupides rats-garous ! :D NB : Juste une petite question, d'où Smiley peut-il bien sortir tous ses cigares ?