J'ai lu ça en prépub' dans BoDoï.
Il s'agit là d'un roman noir, dans son acception la plus noble du terme. On retrouve l'atmosphère américaine des années 50, à laquelle Hermann et son fils semblent particulièrement attachés.
On ne peut s'empêcher d'admirer les couleurs directes, qui rajoutent un filtre de "vécu" à la plupart des scènes, même si le trait d'Hermann est par lui-même déjà très réaliste.
L'histoire, à cheval sur deux époques, est très bien menée, même si elle ne semble pas présenter beaucoup d'intérêt. Mais le traitement réalisé par les deux générations d'Hermann a le mérite de sublimer ce genre d'anecdote pour en faire un classique instantané.
T1 et T2 (1ere lecture):
Le cadre est très sympa, le cirque ça fait rêver, c'est frais, plein de couleurs et de magie.
Le dessin est agréable, fin, léger.
Le scénario est sympa, le mystère est entretenu à l'issue des 2 premiers tomes et il y a plusieurs personnages qui gravitent au centre de l'histoire.
Par contre les personnages principaux me semblent un peu trop caricaturés. Du coup leurs réactions sont attendues, prévisibles, et le suspense s'en ressent fortement.
T3 :
Bon, je modifie mon avis après la lecture du 3° tome qui fait avancer les choses, et qui introduit un élément "fantastique" que je trouve sympa.
Même si j'aurais apprécié un élément liant mieux l'enchainement des tomes 2 et 3, le scénario retrouve un second souffle dans ce T3 qui fait que je vais certainement continuer la série.
Le dessin est toujours sympa mais en plus il y a des paysages et des détails vraiment bien foutus, des plans qui m'ont beaucoup plu (même si Pedrosa ne sait vraiment pas dessiner les loups mais bon, c'est un détail :))
Du coup après avoir relu les 3 dans la foulée, je rajoute une étoile pour l'ensemble de la série... Il est fort ce Chauvel quand même.
Alors là, une très bonne surprise !
Tout d'abord, Anges, c'est super mignon, vraiment ! Illustrer le combat du bien contre le mal (ou du mal contre le bien, c'est selon :D) de cette façon, c'est vraiment original, et ça ne peut que faire penser à l'univers rôlesque qu'est "In Nomine Satanis / Magna Veritas" (des anges pas si angéliques que ça, combattant des démons qui ont besoin d'un peu plus que de quelques gouttes d'eau bénite pour fléchir :)).
Dieter nous propose ici un scenario à la trame plutot simple, sans grands éclats, mais à l'originalité à toute épreuve. La présentation des différents personnages est vraiment sympa, et on s'accroche vite à certains d'entre eux (elle est pas mimi tout plein, la petite Omaëlle ? :D).
Et puis, c'est clair que de voir les dérapages du curé sous la possession des démons apporte un gros plus à l'album :)
Le dessin de Boiscommun est tout simplement excellent. En couleurs directes comme à son habitude, il permet la mise en relief des différents thèmes abordés de fort belle manière. Les couleurs sont contrastées, les tons vraiment bien choisis, et les traits savent parfois se faire très discret.
Vraiment, c'est un travail de grande qualité que nous offre l'illustrateur, peut être son meilleur à ce jour.
Encore une série à lire, vite :)
Les dingodossiers, c'est franchement drôle et ça n'a pas vieilli. Le seul problème c'est que c'est un peu lourd à lire en une fois. C'est plus une collection de gags à lire aux chiottes (sans aucune connotation péjorative).
D'une excellente surprise, cette série est devenue un enchantement. Alors que j'avais pas mal d'à priori, pensant que c'était une BD prétexte à voir de belles scènes de cul, j'ai été soufflé par la maîtrise scénaristique de Dufaux, dans une genre peu exploré et pas facile. Déjà, il a eu 100 fois raisons de confier son bébé à Miralles:
1. elle dessine divinement bien les femmes et le reste aussi - mais surtout les femmes :) -
2. il faut être une femme pour dessiner une histoire aussi subtile et aussi "limite".
Le contexte historique est superbement bien rendu: ces temps troublés d'avant guerre et ces jeux de pouvoirs et d'influence, qu'ils soient à l'échelle de l'Europe ou du harem, sont passionnants. Tout est décrit avec pudeur et intelligence. Le petit regret que j'ai c'est qu'on est clairement plus intéressé par les scènes passées que par l'histoire actuelle, ce qui a tendance à déséquilibrer un peu l'ensemble. Il me tarde de voir le nouveau cycle en Afrique même si j'ai un peu d'apréhension: une telle qualité va-t-elle perdurer lors d'une histoire différente?
Il est étonnant comme on peut ne pas accrocher à une BD pour finalement en devenir vraiment fan lorsque l'on tente de s'y replonger. Cela m'est arrivé également avec les Lapinots, à croire que Trondheim mérite vraiment une seconde lecture pour ceux qui n'accroche pas à son style.
Ce que j'aime dans la grande saga "Donjon", ce n'est pas tant l'humour de MM Trondheim et Sfar (quoique je sois quand même souvent mort de rire) mais bien la cohérence de l'oeuvre, des personnages, des histoires. Tout est incroyablement riche et tient extraordinairement bien la route.
"Donjon Zénith", bien que série initiale de cette grande saga et également segment le plus populaire, n'est pas ma partie favorite, de peu; je lui préfère le très poétique et très noir "Donjon Crépuscule". On ne peut cependant que louer les qualités de cette série, drôle, sans temps mort, proposant des réflexions souvent extrêmement intéressantes (la formation d'Herbert et de la souris dans l'excellent tome 2) et suscitant une jubilation jamais démentie. Les croisements avec les autres segments ajoutent un plus indéniable; avoir par exemple rétrouvé le vil canard Guillaume de la Cour dans "Zénith" 4 après l'avoir découvert dans "Monsters" 1 fut un vrai plaisir.
Le dessin de Trondheim n'est pas celui que je préfère en bande dessinée, c'est clair mais il reste très lisible et dynamique. Il permet de plus un rythme de parution élevé ce qui, compte tenu de la qualité de la série, est un plus indéniable.
Si vous visionnez mes statistiques, vous pourrez constatés par vous même , que je donne très rarement une note de 5 étoiles à une bd. Après avoir lu Phenomenum, j'ai ressenti la même sensation qu'un saut en parachute ou à l'élastique......La claque !!!
Le scénario est écrit d'une main de maître. (merci, monsieur Kaminka !) C'est-à-dire qu'après les 5 premières pages, plus moyen de vous décollez de l'histoire, vous êtes comme en osmose avec la bd. Vous revenez à la réalité seulement après avoir fermer l'album. C'est intense, surprenant, vivifiant et surtout excelent.
Yann, le héros, est très attachant. Sa solitude est très perceptible et on devine toute la haine qu'il a emmagasiné. En tant que homme, on se surprend pourtant à fanstasmer sur ses pouvoirs (hé hé !!!). L'histoire est tellement bien écrite qu'on pourait imaginé une adaptation pour le cinéma. La narration, quant à elle, est fluide tout en étant riche en dialogue. Cela confirme encore plus le talent du scénariste.
Le dessin est très bien sans être exceptionnel mais le découpage des cases est actuel, pertinent et colle très bien avec le réçit.
J'ai bien aimé le personnage principal qui me fait un peu penser un héros de manga. Pour les couleurs, je dirais qu'elles sont vives et réalistes. Cela accentuent encore plus ce coté japonisant.
La fin de l'album est très déroutante, elle remet en question tout ce que vous avez lu et donne une multitude d'options scénaristiques pour le tome 2.
Voilà encore un album de la collection Graphica (Glénat) qui décoiffe ou plutôt qui ........ arrache.
Absolument génial !!!
En espèrant que la suite ne se fera pas trop attendre! Please !
Ah là là ! Qu c'est bon de l'humour de la sorte. Après une phase de dépression avec Cauvin et bien d'autres nous revoilà dans de la grande humour, comme on l'aimait auparavant avec Gaston Lagaffe. La bande à Larcenet me fait redécouvrir l'humour toujours avec beaucoup de surprise. Mais ici ce n'est pas le brillant Larcenet qui est au scénario mais Ferri, que je découvre par la même occasion.
Bon, ok ! ça manque un peu d'originalité mais c'est tout de même bien agréable à lire, enfin quand je dis "ça manque d'originalité" c'est que l'on déjà vu ça avec d'autres auteurs comme par exemple Trondheim, avec l'ordinateur par exemple. Mais Ferri, qui caricature la vie de Larcenet, sort de cela en y ajoutant une touche de convivialité, ainsi on plonge dans le petit village. Les gags répétitifs comme ceux du concierge et sa bouteille de tord-boyaux dont il cherche à s'en débarasser. En fait nous avons toujours cette force dans les dialogues, en un demie-page il arrive à nous faire rire, comme le faisait Franquin. Selon moi c'est du grand art, un exercice de style. La campagne vécue par un citadin c'est tout de même toujours aussi drôle !
Les dessins de Larcenet, et bien...bah c'est du Larcenet : soit on aime, soit on aime pas. Pour ma part j'adore vraiment son style qui n'a pas la prétention de se définir comme étant "beau", plutôt simpliste ! Moins bon que "les aventures rocambolesques de Sigmund Freud" mais tout de même très bon et à lire !
Pour ma part je trouve que Davodeau a choisi de souligner un aspect du football : celui de la finance, de toutes l'argent qu'il y a derrière et la condition des joueurs. Bien sûr, comme bien souvent dans ses séries il exagère la situaton et la tourne souvent au darme (tout le cycle d'"un monde si tranquille").
Il se permet de donner sa vision et admet bien-sûr une autre, il ne nous l'impose pas ! Personellement je suis de loin les résultats de football mais la vision ce que je pense de ce mileux n'est pas loin de ce qu'évoque Davodeau, même si, je n'en doute pas le plaisir de jouer est dernière. Ce qui me surprendra toujours c'est la force de la narration, quasiment à elle, un narrateur toujours exterieur, donneur de leçon...c'est très bien mené, sous es allures de polar...le lecteur en a pour son compte. C'est une série sans aucune prétention qui se laisse lire sans rien chercher derrière...
Les dessins....ben...c'est...c'est du Davodeau quoi, c'est son style. Ici nous avons le droit à une mise en couleur pas trop dégueu. Ce qui donne tout de même un peu plus de charme à son dessin. C'est pas la perfection, mais le scénaro, la narration nous voile toutes les imperfections des illustrations !
Pour tout dire, j'ai acheté cette bd au pif,et les deux tomes d'un coup, donc c'était risqué...
Mais dès les premières planches j'ai compris que j'adorais. L'univers est vraiment sympas, avec un disign que je trouve tres réussi en particulier pour les vues de chateaux, villes et autres constructions : y a une certaine distortion qui renforce les effets d'angle de vu.Les couleurs sont un regal pour les yeux.
Les persos sont dingues a souhait, moches mais avec un charisme certain. Enfin l'humour est omnipresent sans etre trop lourd.
Voila pour le premier tome.
Mais, et apparement je suis pas le seul a le penser, le deuxieme est un tout petit peu moins bien. Deja une palette de couleur plus sombre, moins soignée en tout cas. ça fait plus crade. IL y a aussi moins de suspence dans l'histoire, avec des personnages ayant un but plus defini.En meme temps, il faut bien que le scenar avance...Puis ya plus d'action aussi.
Mais je sais pas, y manque un petit qqchose.
Spoogue ne fait plus de magie, le bourreau a des cheveux et ne deprime plus, le demont est impuissant, le curé à la Shwarzy est maintenant un peu minable... Et la vilaine sorciere est en trop.
Bon j'ai vide mon sac surement parceke j'etait un peu deçu, mais en faisant la moyenne des deux tomes, ça reste tres convenable, meme tres bien.
Esperons que le troisieme ne me face pas regretter mes 4 etoiles.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Manhattan Beach 1957
J'ai lu ça en prépub' dans BoDoï. Il s'agit là d'un roman noir, dans son acception la plus noble du terme. On retrouve l'atmosphère américaine des années 50, à laquelle Hermann et son fils semblent particulièrement attachés. On ne peut s'empêcher d'admirer les couleurs directes, qui rajoutent un filtre de "vécu" à la plupart des scènes, même si le trait d'Hermann est par lui-même déjà très réaliste. L'histoire, à cheval sur deux époques, est très bien menée, même si elle ne semble pas présenter beaucoup d'intérêt. Mais le traitement réalisé par les deux générations d'Hermann a le mérite de sublimer ce genre d'anecdote pour en faire un classique instantané.
Ring Circus
T1 et T2 (1ere lecture): Le cadre est très sympa, le cirque ça fait rêver, c'est frais, plein de couleurs et de magie. Le dessin est agréable, fin, léger. Le scénario est sympa, le mystère est entretenu à l'issue des 2 premiers tomes et il y a plusieurs personnages qui gravitent au centre de l'histoire. Par contre les personnages principaux me semblent un peu trop caricaturés. Du coup leurs réactions sont attendues, prévisibles, et le suspense s'en ressent fortement. T3 : Bon, je modifie mon avis après la lecture du 3° tome qui fait avancer les choses, et qui introduit un élément "fantastique" que je trouve sympa. Même si j'aurais apprécié un élément liant mieux l'enchainement des tomes 2 et 3, le scénario retrouve un second souffle dans ce T3 qui fait que je vais certainement continuer la série. Le dessin est toujours sympa mais en plus il y a des paysages et des détails vraiment bien foutus, des plans qui m'ont beaucoup plu (même si Pedrosa ne sait vraiment pas dessiner les loups mais bon, c'est un détail :)) Du coup après avoir relu les 3 dans la foulée, je rajoute une étoile pour l'ensemble de la série... Il est fort ce Chauvel quand même.
Anges
Alors là, une très bonne surprise ! Tout d'abord, Anges, c'est super mignon, vraiment ! Illustrer le combat du bien contre le mal (ou du mal contre le bien, c'est selon :D) de cette façon, c'est vraiment original, et ça ne peut que faire penser à l'univers rôlesque qu'est "In Nomine Satanis / Magna Veritas" (des anges pas si angéliques que ça, combattant des démons qui ont besoin d'un peu plus que de quelques gouttes d'eau bénite pour fléchir :)). Dieter nous propose ici un scenario à la trame plutot simple, sans grands éclats, mais à l'originalité à toute épreuve. La présentation des différents personnages est vraiment sympa, et on s'accroche vite à certains d'entre eux (elle est pas mimi tout plein, la petite Omaëlle ? :D). Et puis, c'est clair que de voir les dérapages du curé sous la possession des démons apporte un gros plus à l'album :) Le dessin de Boiscommun est tout simplement excellent. En couleurs directes comme à son habitude, il permet la mise en relief des différents thèmes abordés de fort belle manière. Les couleurs sont contrastées, les tons vraiment bien choisis, et les traits savent parfois se faire très discret. Vraiment, c'est un travail de grande qualité que nous offre l'illustrateur, peut être son meilleur à ce jour. Encore une série à lire, vite :)
Les Dingodossiers
Les dingodossiers, c'est franchement drôle et ça n'a pas vieilli. Le seul problème c'est que c'est un peu lourd à lire en une fois. C'est plus une collection de gags à lire aux chiottes (sans aucune connotation péjorative).
Djinn
D'une excellente surprise, cette série est devenue un enchantement. Alors que j'avais pas mal d'à priori, pensant que c'était une BD prétexte à voir de belles scènes de cul, j'ai été soufflé par la maîtrise scénaristique de Dufaux, dans une genre peu exploré et pas facile. Déjà, il a eu 100 fois raisons de confier son bébé à Miralles: 1. elle dessine divinement bien les femmes et le reste aussi - mais surtout les femmes :) - 2. il faut être une femme pour dessiner une histoire aussi subtile et aussi "limite". Le contexte historique est superbement bien rendu: ces temps troublés d'avant guerre et ces jeux de pouvoirs et d'influence, qu'ils soient à l'échelle de l'Europe ou du harem, sont passionnants. Tout est décrit avec pudeur et intelligence. Le petit regret que j'ai c'est qu'on est clairement plus intéressé par les scènes passées que par l'histoire actuelle, ce qui a tendance à déséquilibrer un peu l'ensemble. Il me tarde de voir le nouveau cycle en Afrique même si j'ai un peu d'apréhension: une telle qualité va-t-elle perdurer lors d'une histoire différente?
Donjon Zenith
Il est étonnant comme on peut ne pas accrocher à une BD pour finalement en devenir vraiment fan lorsque l'on tente de s'y replonger. Cela m'est arrivé également avec les Lapinots, à croire que Trondheim mérite vraiment une seconde lecture pour ceux qui n'accroche pas à son style. Ce que j'aime dans la grande saga "Donjon", ce n'est pas tant l'humour de MM Trondheim et Sfar (quoique je sois quand même souvent mort de rire) mais bien la cohérence de l'oeuvre, des personnages, des histoires. Tout est incroyablement riche et tient extraordinairement bien la route. "Donjon Zénith", bien que série initiale de cette grande saga et également segment le plus populaire, n'est pas ma partie favorite, de peu; je lui préfère le très poétique et très noir "Donjon Crépuscule". On ne peut cependant que louer les qualités de cette série, drôle, sans temps mort, proposant des réflexions souvent extrêmement intéressantes (la formation d'Herbert et de la souris dans l'excellent tome 2) et suscitant une jubilation jamais démentie. Les croisements avec les autres segments ajoutent un plus indéniable; avoir par exemple rétrouvé le vil canard Guillaume de la Cour dans "Zénith" 4 après l'avoir découvert dans "Monsters" 1 fut un vrai plaisir. Le dessin de Trondheim n'est pas celui que je préfère en bande dessinée, c'est clair mais il reste très lisible et dynamique. Il permet de plus un rythme de parution élevé ce qui, compte tenu de la qualité de la série, est un plus indéniable.
Phenomenum
Si vous visionnez mes statistiques, vous pourrez constatés par vous même , que je donne très rarement une note de 5 étoiles à une bd. Après avoir lu Phenomenum, j'ai ressenti la même sensation qu'un saut en parachute ou à l'élastique......La claque !!! Le scénario est écrit d'une main de maître. (merci, monsieur Kaminka !) C'est-à-dire qu'après les 5 premières pages, plus moyen de vous décollez de l'histoire, vous êtes comme en osmose avec la bd. Vous revenez à la réalité seulement après avoir fermer l'album. C'est intense, surprenant, vivifiant et surtout excelent. Yann, le héros, est très attachant. Sa solitude est très perceptible et on devine toute la haine qu'il a emmagasiné. En tant que homme, on se surprend pourtant à fanstasmer sur ses pouvoirs (hé hé !!!). L'histoire est tellement bien écrite qu'on pourait imaginé une adaptation pour le cinéma. La narration, quant à elle, est fluide tout en étant riche en dialogue. Cela confirme encore plus le talent du scénariste. Le dessin est très bien sans être exceptionnel mais le découpage des cases est actuel, pertinent et colle très bien avec le réçit. J'ai bien aimé le personnage principal qui me fait un peu penser un héros de manga. Pour les couleurs, je dirais qu'elles sont vives et réalistes. Cela accentuent encore plus ce coté japonisant. La fin de l'album est très déroutante, elle remet en question tout ce que vous avez lu et donne une multitude d'options scénaristiques pour le tome 2. Voilà encore un album de la collection Graphica (Glénat) qui décoiffe ou plutôt qui ........ arrache. Absolument génial !!! En espèrant que la suite ne se fera pas trop attendre! Please !
Le retour à la terre
Ah là là ! Qu c'est bon de l'humour de la sorte. Après une phase de dépression avec Cauvin et bien d'autres nous revoilà dans de la grande humour, comme on l'aimait auparavant avec Gaston Lagaffe. La bande à Larcenet me fait redécouvrir l'humour toujours avec beaucoup de surprise. Mais ici ce n'est pas le brillant Larcenet qui est au scénario mais Ferri, que je découvre par la même occasion. Bon, ok ! ça manque un peu d'originalité mais c'est tout de même bien agréable à lire, enfin quand je dis "ça manque d'originalité" c'est que l'on déjà vu ça avec d'autres auteurs comme par exemple Trondheim, avec l'ordinateur par exemple. Mais Ferri, qui caricature la vie de Larcenet, sort de cela en y ajoutant une touche de convivialité, ainsi on plonge dans le petit village. Les gags répétitifs comme ceux du concierge et sa bouteille de tord-boyaux dont il cherche à s'en débarasser. En fait nous avons toujours cette force dans les dialogues, en un demie-page il arrive à nous faire rire, comme le faisait Franquin. Selon moi c'est du grand art, un exercice de style. La campagne vécue par un citadin c'est tout de même toujours aussi drôle ! Les dessins de Larcenet, et bien...bah c'est du Larcenet : soit on aime, soit on aime pas. Pour ma part j'adore vraiment son style qui n'a pas la prétention de se définir comme étant "beau", plutôt simpliste ! Moins bon que "les aventures rocambolesques de Sigmund Freud" mais tout de même très bon et à lire !
Ceux qui t'aiment
Pour ma part je trouve que Davodeau a choisi de souligner un aspect du football : celui de la finance, de toutes l'argent qu'il y a derrière et la condition des joueurs. Bien sûr, comme bien souvent dans ses séries il exagère la situaton et la tourne souvent au darme (tout le cycle d'"un monde si tranquille"). Il se permet de donner sa vision et admet bien-sûr une autre, il ne nous l'impose pas ! Personellement je suis de loin les résultats de football mais la vision ce que je pense de ce mileux n'est pas loin de ce qu'évoque Davodeau, même si, je n'en doute pas le plaisir de jouer est dernière. Ce qui me surprendra toujours c'est la force de la narration, quasiment à elle, un narrateur toujours exterieur, donneur de leçon...c'est très bien mené, sous es allures de polar...le lecteur en a pour son compte. C'est une série sans aucune prétention qui se laisse lire sans rien chercher derrière... Les dessins....ben...c'est...c'est du Davodeau quoi, c'est son style. Ici nous avons le droit à une mise en couleur pas trop dégueu. Ce qui donne tout de même un peu plus de charme à son dessin. C'est pas la perfection, mais le scénaro, la narration nous voile toutes les imperfections des illustrations !
Spoogue
Pour tout dire, j'ai acheté cette bd au pif,et les deux tomes d'un coup, donc c'était risqué... Mais dès les premières planches j'ai compris que j'adorais. L'univers est vraiment sympas, avec un disign que je trouve tres réussi en particulier pour les vues de chateaux, villes et autres constructions : y a une certaine distortion qui renforce les effets d'angle de vu.Les couleurs sont un regal pour les yeux. Les persos sont dingues a souhait, moches mais avec un charisme certain. Enfin l'humour est omnipresent sans etre trop lourd. Voila pour le premier tome. Mais, et apparement je suis pas le seul a le penser, le deuxieme est un tout petit peu moins bien. Deja une palette de couleur plus sombre, moins soignée en tout cas. ça fait plus crade. IL y a aussi moins de suspence dans l'histoire, avec des personnages ayant un but plus defini.En meme temps, il faut bien que le scenar avance...Puis ya plus d'action aussi. Mais je sais pas, y manque un petit qqchose. Spoogue ne fait plus de magie, le bourreau a des cheveux et ne deprime plus, le demont est impuissant, le curé à la Shwarzy est maintenant un peu minable... Et la vilaine sorciere est en trop. Bon j'ai vide mon sac surement parceke j'etait un peu deçu, mais en faisant la moyenne des deux tomes, ça reste tres convenable, meme tres bien. Esperons que le troisieme ne me face pas regretter mes 4 etoiles.