Elfen Lied divise. Certains adorent, d'autres non. C'est assez logique...
Le travail de Linn Okamoto se démarque du reste de la production manga par l'ambiance étrange qu'il réussi à créer dans chacune de ses séries. Elfen Lied, Brynhild in the Darkness et Parallel Paradize qui est limite hentai, mais n'est pas disponible en français.
Perso, j'adore. Je comprend facilement qu'on n'aime pas, par contre. C'est à la fois plus trash que Berserk, et plus doux qu'un shojo. Dans Elfen Lied, des gamines vaguement sexies démontent en trois secondes l'élite de l'armée. Elles déjouent sans difficulté les employés les mieux formés et les plus intelligents des services secret. Mais c'est pas trop là que réside l'intérêt. Ni dans le dessin, d'ailleurs, assez moyen il faut bien le dire. Un graphisme juste suffisant.
Ce que j'aime, moi, c'est le côté décalé. L'explosion de nos standards culturels, ou plutôt des standards de la nouvelle bonne société. Bien pensante, même lorsqu'on se doit d'être sexe ou gore. Oubliez les zombies, les guerriers noirs et désespérés, les viols tortures et autre fioritures trash qu'on trouve pas si difficilement si on cherche quelque chose d'un peu moins mickey mouse. Avec Linn Okamoto, tout est soft en fait. Les scènes de violence sont réelles, mais toute douces. Une tête s'arrache et vole en l'air dans une trainée de sang tout en restant, pour moi, bien plus "lovely" qu'une scène équivalente de Demon Slayer que je raconte à ma petite-fille de 5 ans (oui, je suis un vieux papy)
Linn Okamoto, est un artiste qui mélange le gentil et le méchant comme d'autres, en cuisine, mélangent le sucre et le sel.
J'aime.
NoirDelire
Impossible de ne pas plonger dans ce nouveau bijou de Patrick Prugne qui nous raconte une autre histoire vraie de massacre d'une tribu indienne par des soldats de l'armée des envahisseurs blancs.
Les dessins sont toujours aussi magnifiques, avec ces extraordinaires aquarelles qui font la légende de l'auteur.
Le récit alterne intelligemment les points de vue indiens / armée.
Je me suis régalée, moi qui ne lis presque plus de BD, là je ne pouvais pas ne pas remettre le pied à l'étrier :)
Allez-y sans hésiter !
Un immense merci à tous les avis dithyrambiques qui ont été postés ici, sans eux je serais sans doute passée à côté de ce spin-off d'une série que je porte pourtant très haut dans mon cœur !
Les Chants du Cygne Noir, spin-off du Château des étoiles donc, reprend l'univers de sa série mère, profitant de son énorme potentiel d'aventures et de conquêtes spatiales à la sauces Jules Vernes et Georges Méliès, se concentrant cette fois-ci non pas sur des conflits internationaux mais sur un récit de piraterie, de vengeance et, semble-t-il d'après la fin de ce premier tome, de chasse aux trésors. Une recette qui s'annonce classique, mais tout comme avec Le Château des Étoiles, Alex Alice nous prouve une nouvelle fois qu'il maîtrise aisément ces codes narratifs classiques et nous propose une exécution vivante et entraînante.
Le dessin est joliment travaillé, les décors sont toujours aussi grandioses et le pur encrage en noir et blanc apporte un charme propre qui différencie cette série de sa prédécesseuse (il s'agit après tout du même dessinateur). L'histoire s'annonce palpitante, le premier tome m'a déjà charmée (même si je ne m'emballerai pas plus que ça pour le moment, il ne s'agit après tout que du premier tome) et la nature de spin-off de l’œuvre n'est pas un handicap comme cela peut parfois être le cas ; nul besoin d'avoir lu Le Château des étoiles ou Les Chimères de Vénus pour apprécier et comprendre la lecture, chaque récit est indépendant tout en permettant une compréhension plus vaste de cet univers qui ravira les connaisseur-euse-s.
Excellente série qui s'annonce, j'espère donc de tout cœur que la suite et la conclusion sauront être à la hauteur.
Une excellente BD de pirates, qui se démarque par son approche. Ici, l’accent est moins mis sur l’héroïsme ou le grand spectacle que sur les réflexions politiques et les questions de société, sans que cela nuise au plaisir de lecture. Le récit est bien construit, rythmé et l’intrigue reste dynamique tout en prenant le temps de développer ses personnages et ses enjeux.
On sent une vraie volonté de proposer une œuvre cohérente sur la durée. Les personnages principaux sont travaillés, le fond n’est jamais sacrifié au profit de l’action et la documentation historique transparaît tout au long de la série. Rien ne semble laissé au hasard, ce qui renforce la crédibilité de l’ensemble.
Le dessin est également une grande réussite. Moderne, très soigné et particulièrement lisible, il accompagne parfaitement le récit sans chercher à lui voler la vedette.
Ce n’est clairement pas une série qui révolutionne la fantasy, mais c’est exactement le genre de lecture que j’apprécie pour déconnecter. L’intrigue reste assez classique et ne réserve pas de grandes surprises, mais elle est bien rythmée, variée et suffisamment efficace pour donner envie d’enchaîner les tomes. On y retrouve un mélange d’aventure, d’humour, de romance et de bons sentiments qui fonctionne bien.
Je valorise d’autant plus cette série que beaucoup de fantasy “ado” du même genre sont finalement assez médiocres. Ici, sans prétendre à la grande littérature, le résultat est franchement réussi et remplit parfaitement son objectif de divertissement. Le dessin est lui aussi très marqué “ado”, avec quelques clichés, mais il accompagne bien le récit et reste agréable tout au long de la lecture.
Un très bon western rugueux, porté par une intrigue solide et un univers particulièrement crédible. Le récit trouve le bon équilibre entre enquête, tension et réflexion sur la disparition d’un monde emporté par la modernité. Le rythme est bien maîtrisé et les personnages gagnent progressivement en profondeur. Ils restent marqués par une part de sauvagerie qui les rend difficiles à cerner, mais aussi plus humains et crédibles dans cet environnement rude.
Graphiquement, c’est une réussite. Le dessin réaliste colle parfaitement au genre : visages burinés, expressions justes et décors qui renforcent cette impression d’un Ouest en fin de vie. Les couleurs accompagnent intelligemment le récit, alternant des ambiances froides ou poussiéreuses avec quelques touches de rouge qui soulignent la violence sans en faire trop. Une BD qui ne révolutionne pas le western, mais qui en maîtrise parfaitement les codes.
Un vrai coup de cœur. Le traitement du deuil est d’une grande justesse et le rythme lent, presque contemplatif, sert parfaitement le propos. L’univers médiéval, imprégné de croyances celtes et vikings, est riche et immersif, avec une dimension mystique qui fonctionne particulièrement bien.
Le dessin est lui aussi une réussite : très beau, expressif et dynamique, il accompagne parfaitement la sensibilité du récit. Une BD qui privilégie l’ambiance et l’émotion à l’action, et qui devrait séduire les amateurs de récits intimistes.
Voilà une série qui m’a surpris, et qui – en deux tomes – à la pagination conséquente quand même – parvient à boucler un récit dynamique et prenant.
C’est de la SF dystopique, qui peu à peu se transforme en une sorte de polar.
Le premier tome plante le décor, présente la petite dizaine de protagonistes principaux. Nous sommes dans une société assez froide, dans laquelle tout est calculé à l’avance : chacun sait dès sa naissance – et on ne cesse de le lui rappeler – en commençant par l’école – qu’il va mourir forcément le jour de son anniversaire d’un des six âges limites (on ne sait juste pas lequel), tout étant fait pour que les accidents et autres « aléas de la vie » ne perturbent pas cet état de fait.
Et, lorsque approche l’une des échéances, chacun est sommé de faire bonne figure, en attendant le verdict.
Mais certains (qui tous, à des âges divers, ont leur anniversaire le prochain 10 octobre, jour qui pour tous correspond à l’un de ces âges limites) ne l’entendent pas de cette oreille, et vont jouer le rôle de grains de sable dans les rouages de cette implacable machine.
Le second tome est plus rythmé (toute la partie où les protagonistes doivent déjouer les caméras de surveillance est très prenante !), dynamique, bascule quasiment dans un thriller.
J’ai bien aimé ce récit. Les petites longueurs qui pointaient le bout du nez dans le premier tome sont balayées dans le suivant, bien plus dynamique et prenant. Et la chute, qui ne livre pas complètement le voile sur l’avenir de Richie, le jeune héros de 11 ans (un des âges limites) est plutôt bien vue.
Note réelle 3,5/5.
Horlemonde est une bonne série de science-fiction qui s’appuie avant tout sur son univers. J'apprécie toujours le concept de civilisations ayant évolué à des stades de développement très différents, qui permet d’aborder des thèmes intéressants sans jamais alourdir le récit. Le scénario reste assez classique dans son déroulement et ne réserve pas de grandes surprises, mais l’aventure fonctionne bien et l’intrigue conserve suffisamment d’intérêt pour donner envie d’aller au bout.
Graphiquement, j’ai été plutôt convaincu. Le dessin possède une certaine modernité qui colle bien à l’ambiance SF. Les visages sont expressifs et soignés, tandis que les créatures, la végétation et l’architecture bénéficient d’un vrai travail de conception qui participe fortement au dépaysement. L’ensemble est agréable à suivre et sert efficacement le récit.
Une lecture solide, sans être particulièrement marquante, que je recommande aux amateurs de science-fiction en quête d’un univers de qualité davantage que d’un scénario particulièrement ambitieux.
J'ai plutôt été surpris en bien de mon appréciation de cette BD. Adapter l'épisode tragique de la Saint-Barthélemy avec un angle satirique était un pari risqué, mais le mélange entre humour noir, histoire et drame fonctionne étonnamment bien. L’album ne cherche jamais à minimiser l’horreur des événements ; au contraire, il s’en sert pour dresser le portrait d’un Charles IX rongé par la culpabilité et sombrant peu à peu dans la folie.
Le dessin accompagne parfaitement cette atmosphère, alternant scènes historiques et séquences plus hallucinées sans perdre en lisibilité. On pourra regretter une satire parfois poussée à l’excès, avec un roi dépeint comme presque totalement irresponsable alors que la réalité historique était sans doute plus nuancée. Mais ce parti pris sert le récit et a surtout le mérite de susciter la réflexion sur le poids du pouvoir, de la manipulation et de la responsabilité.
Une adaptation originale et réussie, qui plaira autant aux amateurs de récits historiques qu’à ceux qui apprécient les œuvres mêlant tragédie et humour grinçant.
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Elfen lied
Elfen Lied divise. Certains adorent, d'autres non. C'est assez logique... Le travail de Linn Okamoto se démarque du reste de la production manga par l'ambiance étrange qu'il réussi à créer dans chacune de ses séries. Elfen Lied, Brynhild in the Darkness et Parallel Paradize qui est limite hentai, mais n'est pas disponible en français. Perso, j'adore. Je comprend facilement qu'on n'aime pas, par contre. C'est à la fois plus trash que Berserk, et plus doux qu'un shojo. Dans Elfen Lied, des gamines vaguement sexies démontent en trois secondes l'élite de l'armée. Elles déjouent sans difficulté les employés les mieux formés et les plus intelligents des services secret. Mais c'est pas trop là que réside l'intérêt. Ni dans le dessin, d'ailleurs, assez moyen il faut bien le dire. Un graphisme juste suffisant. Ce que j'aime, moi, c'est le côté décalé. L'explosion de nos standards culturels, ou plutôt des standards de la nouvelle bonne société. Bien pensante, même lorsqu'on se doit d'être sexe ou gore. Oubliez les zombies, les guerriers noirs et désespérés, les viols tortures et autre fioritures trash qu'on trouve pas si difficilement si on cherche quelque chose d'un peu moins mickey mouse. Avec Linn Okamoto, tout est soft en fait. Les scènes de violence sont réelles, mais toute douces. Une tête s'arrache et vole en l'air dans une trainée de sang tout en restant, pour moi, bien plus "lovely" qu'une scène équivalente de Demon Slayer que je raconte à ma petite-fille de 5 ans (oui, je suis un vieux papy) Linn Okamoto, est un artiste qui mélange le gentil et le méchant comme d'autres, en cuisine, mélangent le sucre et le sel. J'aime. NoirDelire
Cheyenne
Impossible de ne pas plonger dans ce nouveau bijou de Patrick Prugne qui nous raconte une autre histoire vraie de massacre d'une tribu indienne par des soldats de l'armée des envahisseurs blancs. Les dessins sont toujours aussi magnifiques, avec ces extraordinaires aquarelles qui font la légende de l'auteur. Le récit alterne intelligemment les points de vue indiens / armée. Je me suis régalée, moi qui ne lis presque plus de BD, là je ne pouvais pas ne pas remettre le pied à l'étrier :) Allez-y sans hésiter !
Les Chants du Cygne Noir
Un immense merci à tous les avis dithyrambiques qui ont été postés ici, sans eux je serais sans doute passée à côté de ce spin-off d'une série que je porte pourtant très haut dans mon cœur ! Les Chants du Cygne Noir, spin-off du Château des étoiles donc, reprend l'univers de sa série mère, profitant de son énorme potentiel d'aventures et de conquêtes spatiales à la sauces Jules Vernes et Georges Méliès, se concentrant cette fois-ci non pas sur des conflits internationaux mais sur un récit de piraterie, de vengeance et, semble-t-il d'après la fin de ce premier tome, de chasse aux trésors. Une recette qui s'annonce classique, mais tout comme avec Le Château des Étoiles, Alex Alice nous prouve une nouvelle fois qu'il maîtrise aisément ces codes narratifs classiques et nous propose une exécution vivante et entraînante. Le dessin est joliment travaillé, les décors sont toujours aussi grandioses et le pur encrage en noir et blanc apporte un charme propre qui différencie cette série de sa prédécesseuse (il s'agit après tout du même dessinateur). L'histoire s'annonce palpitante, le premier tome m'a déjà charmée (même si je ne m'emballerai pas plus que ça pour le moment, il ne s'agit après tout que du premier tome) et la nature de spin-off de l’œuvre n'est pas un handicap comme cela peut parfois être le cas ; nul besoin d'avoir lu Le Château des étoiles ou Les Chimères de Vénus pour apprécier et comprendre la lecture, chaque récit est indépendant tout en permettant une compréhension plus vaste de cet univers qui ravira les connaisseur-euse-s. Excellente série qui s'annonce, j'espère donc de tout cœur que la suite et la conclusion sauront être à la hauteur.
La République du Crâne
Une excellente BD de pirates, qui se démarque par son approche. Ici, l’accent est moins mis sur l’héroïsme ou le grand spectacle que sur les réflexions politiques et les questions de société, sans que cela nuise au plaisir de lecture. Le récit est bien construit, rythmé et l’intrigue reste dynamique tout en prenant le temps de développer ses personnages et ses enjeux. On sent une vraie volonté de proposer une œuvre cohérente sur la durée. Les personnages principaux sont travaillés, le fond n’est jamais sacrifié au profit de l’action et la documentation historique transparaît tout au long de la série. Rien ne semble laissé au hasard, ce qui renforce la crédibilité de l’ensemble. Le dessin est également une grande réussite. Moderne, très soigné et particulièrement lisible, il accompagne parfaitement le récit sans chercher à lui voler la vedette.
La Quête du Graal
Ce n’est clairement pas une série qui révolutionne la fantasy, mais c’est exactement le genre de lecture que j’apprécie pour déconnecter. L’intrigue reste assez classique et ne réserve pas de grandes surprises, mais elle est bien rythmée, variée et suffisamment efficace pour donner envie d’enchaîner les tomes. On y retrouve un mélange d’aventure, d’humour, de romance et de bons sentiments qui fonctionne bien. Je valorise d’autant plus cette série que beaucoup de fantasy “ado” du même genre sont finalement assez médiocres. Ici, sans prétendre à la grande littérature, le résultat est franchement réussi et remplit parfaitement son objectif de divertissement. Le dessin est lui aussi très marqué “ado”, avec quelques clichés, mais il accompagne bien le récit et reste agréable tout au long de la lecture.
Jusqu'au dernier
Un très bon western rugueux, porté par une intrigue solide et un univers particulièrement crédible. Le récit trouve le bon équilibre entre enquête, tension et réflexion sur la disparition d’un monde emporté par la modernité. Le rythme est bien maîtrisé et les personnages gagnent progressivement en profondeur. Ils restent marqués par une part de sauvagerie qui les rend difficiles à cerner, mais aussi plus humains et crédibles dans cet environnement rude. Graphiquement, c’est une réussite. Le dessin réaliste colle parfaitement au genre : visages burinés, expressions justes et décors qui renforcent cette impression d’un Ouest en fin de vie. Les couleurs accompagnent intelligemment le récit, alternant des ambiances froides ou poussiéreuses avec quelques touches de rouge qui soulignent la violence sans en faire trop. Une BD qui ne révolutionne pas le western, mais qui en maîtrise parfaitement les codes.
Ce que les corbeaux nous laissent
Un vrai coup de cœur. Le traitement du deuil est d’une grande justesse et le rythme lent, presque contemplatif, sert parfaitement le propos. L’univers médiéval, imprégné de croyances celtes et vikings, est riche et immersif, avec une dimension mystique qui fonctionne particulièrement bien. Le dessin est lui aussi une réussite : très beau, expressif et dynamique, il accompagne parfaitement la sensibilité du récit. Une BD qui privilégie l’ambiance et l’émotion à l’action, et qui devrait séduire les amateurs de récits intimistes.
10 Octobre
Voilà une série qui m’a surpris, et qui – en deux tomes – à la pagination conséquente quand même – parvient à boucler un récit dynamique et prenant. C’est de la SF dystopique, qui peu à peu se transforme en une sorte de polar. Le premier tome plante le décor, présente la petite dizaine de protagonistes principaux. Nous sommes dans une société assez froide, dans laquelle tout est calculé à l’avance : chacun sait dès sa naissance – et on ne cesse de le lui rappeler – en commençant par l’école – qu’il va mourir forcément le jour de son anniversaire d’un des six âges limites (on ne sait juste pas lequel), tout étant fait pour que les accidents et autres « aléas de la vie » ne perturbent pas cet état de fait. Et, lorsque approche l’une des échéances, chacun est sommé de faire bonne figure, en attendant le verdict. Mais certains (qui tous, à des âges divers, ont leur anniversaire le prochain 10 octobre, jour qui pour tous correspond à l’un de ces âges limites) ne l’entendent pas de cette oreille, et vont jouer le rôle de grains de sable dans les rouages de cette implacable machine. Le second tome est plus rythmé (toute la partie où les protagonistes doivent déjouer les caméras de surveillance est très prenante !), dynamique, bascule quasiment dans un thriller. J’ai bien aimé ce récit. Les petites longueurs qui pointaient le bout du nez dans le premier tome sont balayées dans le suivant, bien plus dynamique et prenant. Et la chute, qui ne livre pas complètement le voile sur l’avenir de Richie, le jeune héros de 11 ans (un des âges limites) est plutôt bien vue. Note réelle 3,5/5.
Horlemonde
Horlemonde est une bonne série de science-fiction qui s’appuie avant tout sur son univers. J'apprécie toujours le concept de civilisations ayant évolué à des stades de développement très différents, qui permet d’aborder des thèmes intéressants sans jamais alourdir le récit. Le scénario reste assez classique dans son déroulement et ne réserve pas de grandes surprises, mais l’aventure fonctionne bien et l’intrigue conserve suffisamment d’intérêt pour donner envie d’aller au bout. Graphiquement, j’ai été plutôt convaincu. Le dessin possède une certaine modernité qui colle bien à l’ambiance SF. Les visages sont expressifs et soignés, tandis que les créatures, la végétation et l’architecture bénéficient d’un vrai travail de conception qui participe fortement au dépaysement. L’ensemble est agréable à suivre et sert efficacement le récit. Une lecture solide, sans être particulièrement marquante, que je recommande aux amateurs de science-fiction en quête d’un univers de qualité davantage que d’un scénario particulièrement ambitieux.
Charly 9
J'ai plutôt été surpris en bien de mon appréciation de cette BD. Adapter l'épisode tragique de la Saint-Barthélemy avec un angle satirique était un pari risqué, mais le mélange entre humour noir, histoire et drame fonctionne étonnamment bien. L’album ne cherche jamais à minimiser l’horreur des événements ; au contraire, il s’en sert pour dresser le portrait d’un Charles IX rongé par la culpabilité et sombrant peu à peu dans la folie. Le dessin accompagne parfaitement cette atmosphère, alternant scènes historiques et séquences plus hallucinées sans perdre en lisibilité. On pourra regretter une satire parfois poussée à l’excès, avec un roi dépeint comme presque totalement irresponsable alors que la réalité historique était sans doute plus nuancée. Mais ce parti pris sert le récit et a surtout le mérite de susciter la réflexion sur le poids du pouvoir, de la manipulation et de la responsabilité. Une adaptation originale et réussie, qui plaira autant aux amateurs de récits historiques qu’à ceux qui apprécient les œuvres mêlant tragédie et humour grinçant.