Les derniers avis (38393 avis)

Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série Hoka Hey !
Hoka Hey !

Voilà franchement un bel album que j'avais un peu loupé à sa sortie, mais les très bons avis ici m'ont permis de me rattraper. Ca commence par une superbe édition, l'objet, grand format, est très joli, nous avons un écrin vraiment qualitatif : couverture épaisse, papier de qualité. Ca continue à l'intérieur avec un dessin remarquable. Le trait est soigné et esthétique, les bouilles des personnages sont remarquables, à commencer par le jeune Georges qui attire la sympathie juste avec sa bonne tête. Décors et couleurs ne sont pas en reste, puisse que niveau ambiance c'est également la grande classe. On voyage dans les paysages ouest américain tout au long de l'album. Coté histoire c'est un western, un genre très codifié dans lequel il n'est pas facile d'être original et de se sortir du lot. Je ne sais pas si ce récit est original, en tout cas il réussi clairement à se démarquer. Les personnages sont attachants, il y a juste ce qu'il faut dans leur quête pour donner la curiosité de la suivre. Aller, il y a peut être quelques minis longueurs dans le 2e tiers. Mais surtout, il y a une intensité dramatique qui fonctionne à merveille. Ce petit Georges né indien, élevé comme un blanc est tiraillé entre les deux cultures. Sa soif de comprendre ses origines, sa volonté de se faire accepter par ses nouveaux compagnons d'infortune, et bien sur le danger ambiant qui guette la troupe. Autant d'éléments qui donnent un récit agréable, triste et surtout intense et dramatique à la fin. Un final qui m'a plutôt touché et qui fait de cette BD un grand cru.

24/03/2025 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Moi, Fadi - Le Frère volé
Moi, Fadi - Le Frère volé

Dans la lignée de l'Arabe du futur, sa série phare, quoique ce n'est pas la seule, Riad Sattouf nous raconte un projet de longue date à coup sûr. Il s'agit ni plus ni moins que du rapt de son petit frère par son père syrien qui le déracine à sa vie bretonne un matin sur le trajet de l'école pour l'emporter au pays, contre l'avis de sa mère bien sûr. Dans ce premier tome, on voit très peu la France et la réaction familiale dont celle de Riad, un modèle pour son frère Fadi. Cela part vite vers la nouvelle vie en Syrie. Son père essaie de faire passer la pilule à Fadi en lui faisant des cadeaux notamment une game boy, ou équivalent, dont il rêve, mais le fait de ne pas parler arabe, la vie scolaire bien plus violente ou encore la nourriture sont un choc. Sans parler du manque de sa mère. Encore une fois l'auteur a un vrai talent de raconteur d'histoire, le rythme est bon et malgré la lourdeur du sujet il y a beaucoup d'humour, par exemple quand le père nourrit son fils qu'avec des oeufs durs ce qui manque un peu de diversité, j'étais plié de rire. Le père parait tout gentil et débonnaire mais il fait montre à plusieurs reprises d'accès de violence incroyables, notamment auprès d'un professeur violent ou sur un gamin qui pénètre dans sa propriété. Je ne sais pas combien de tomes sont prévus mais je suivrai.

23/03/2025 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Ernestine
Ernestine

Ernestine est une petite fille de 9 ans qui se comporte comme une jeune adulte en fac de lettres, fumant et lisant des romans pas de son âge. Elle ne dit pas non au whisky et fait même une petite fugue à Cuba, ce qui n'inquiète a priori que sa mère et pas vraiment son père dilettante, artiste peintre, ni son frère ainé pas très futé. Le dessin fait enfantin, on pourrait le rapprocher de ce que propose Anouk Ricard. En tout cas ça ne paie pas de mine et l'intérieur est corrosif. Le ton est déjà donné dès qu'on tourne la couverture trouée (technique et gag semblable à Ducky Coco d'Anouk Ricard encore une fois - je ne dis pas qu'il y a copiage mais juste concomitance de similitudes, les 2 albums étant sortis à quelques semaines près). Je ne connaissais pas l'autrice a priori déjà rodée aux strips. Ici ce sont quelques chapitres de la vie d'Ernestine. Cela peut faire penser à la série Blaise aussi au niveau de l'humour.

23/03/2025 (modifier)
Couverture de la série Charly 9
Charly 9

Charly 9 est, en quelque sorte, la biographie du roi de France "éponyme" malheureusement connu pour être responsable du massacre de la Saint-Barthélemy, l'un des plus grands massacres de notre Histoire. Le récit se centre sur sa chute progressive dans la folie, les manigances de son entourage n'ayant pas hésité à le sacrifier et l'utiliser pour leurs basses besognes. Je n'ai pas lu le roman de Jean Teulé dont cet album est l'adaptation (tout ce que je connais de son style d'écriture, d'ailleurs, viens de Entrez dans la danse, le seul de ses romans que j'ai lu pour le moment), je ne pourrais donc pas m'exprimer sur les différences entre les deux supports. Je note tout de même deux/trois références au monde de la bande-dessinée dans les dessins, notamment Johan et Pirlouit et Lucky Luke. L'histoire est prenante, on ressent bien tout du long les séquelles de cet acte immonde sur la psyché de Charles IX et sur le Royaume de France. Le récit est dur, cruel, et étrangement drôle par moment, notamment grâce aux dialogues (que Jean Teulé sait si bien écrire). La scène d'ouverture avec l'augmentation progressive du nombre de victimes anticipées en est un bon exemple. L'œuvre est très bonne et c'est une lecture que je recommande sincèrement. J'avoue que la mise en scène aurait méritée quelques fois un peu plus de folie (même si les jeux sur les styles de dessins et l'utilisation magnifique du rouge à plusieurs reprises restent de très bonnes idées).

23/03/2025 (modifier)
Couverture de la série Lucien (Carayol/Sénégas)
Lucien (Carayol/Sénégas)

Un récit qui nous fait suivre Lucien, un grand dadais un peu simplet, un gros costaud pataud, souffre-douleur car différent et sans défense. Un être qui peine à s’exprimer, et donc à être compris – dans tous les sens du terme. Seul l’un des gamins qui persécutaient Lucien, lorsque celui-ci officiait comme balayeur, va passer outre l’étrangeté du bonhomme pour lui offrir son amitié. Même si Lucien n’en prendra connaissance – d’une belle façon – que bien plus tard. Trop tard et pour peu de temps hélas. Le récit, qui joue sur la fragilité des êtres, l’acceptation de la différence, l’exploitation des faiblesses des autres, et donc sur l’amitié, mêle passages quasi poétiques et beaucoup d’autres d’une grande violence (physique et psychologique) et d'une grande noirceur. C’est un récit poignant et terrible je trouve. Pour accompagner ce récit, le dessin de Sénégas se révèle parfaitement adéquat. En effet, le trait, simple et faussement brouillon, parfois usant de simples esquisses, est à la fois efficace et très bon. Très beau en tout cas. Certaines planches m’ont fait songer – malgré les différences de style – à certains albums récents de Larcenet (publiés chez Dargaud ou chez Les Rêveurs). Une belle et triste histoire dont le fond et la forme peuvent surprendre car rien n'est classique ici. Mais c'est une chouette lecture.

23/03/2025 (modifier)
Par Présence
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Musée
Musée

Est-ce si important de savoir pourquoi ? - Ce tome contient une histoire complète, indépendante de toute autre. Il fait partie de la collection développée avec le musée d’Orsay. Son édition originale date de 2023. Il a été réalisé par Christophe Chabouté, pour le scénario et les dessins. Il comprend cent-quatre-vingt-six pages de bande dessinée en noir & blanc. Au musée d’Orsay, une jeune fille avec des couettes lève la tête pour contempler une œuvre. Un monsieur ridé baisse ses lunettes pour mieux en voir une autre. Un couple de jeunes en regarde une autre sans rien laisser transparaître sur le visage. Un monsieur d’une trentaine d’années avec une veste, un foulard, une chevelure hirsute et une barbe se frotte le menton en regardant une œuvre. Une dame ridée, écharpe au cou se penche de côté pour mieux voir un détail. Un autre barbu en regarde une de très près, les sourcils froncés, le regard sévère. Un autre en costume et cravate noire a pris un peu de recul, les bras croisés. Puis en viennent encore une vingtaine d’autres, chacun avec leur attitude et leur posture, exprimant une part de leur personnalité, de leur comportement face à une œuvre d’art. Ils contemplent, qui l’autoportrait de Vincent van Gogh, qui le Chanteur florentin du XVe siècle de Paul Dubois, Anacréon d’Eugène Guillaume, Sapho de James Pradier, La pensée d’Aristide Maillol, La source de Jean-Auguste-Dominique Ingres, etc. Le flux incessant des visiteurs, des curieux de toute nature se déroule durant toute la journée. La grande horloge marque le temps et arrive six heures. Les couloirs et la grande galerie se vident progressivement. Les gardiens procèdent à la fermeture des portes. Le musée retrouve son calme, vide de toute présence humaine. Dehors la Seine coule paisiblement et sans bruit alors que la nuit commence à tomber et que les ténèbres commencent à envahir le musée d’Orsay. À l’intérieur du musée il ne subsiste que les éclairages de sécurité, et quelques rais de lumière provenant de l’éclairage public ou de la Lune. Passé une heure du matin, dans ce grand calme, une silhouette passe dans un couloir, un tableau sous le bras. Vers une heure et quart, les ombres se sont quelque peu modifiées, toujours pas âme qui vive. Sans prévenir, un chien traverse une large allée, en silence. Une heure vingt-cinq, dehors un homme passe, promenant son chien en laisse. Le soleil se lève progressivement. Un oiseau quitte son perchoir sur l’une des cornes du Rhinocéros d’Henri-Alfred Jacquemart. Les visiteurs commencent à arriver pour entrer. Le musée d’Orsay ouvre ses portes, les uns et les autres reforment le ballet incessant devant les œuvres. Un regard se fixe plus particulièrement sur les mollets et les chaussures, établissant un panorama qui passe d’un pantalon avec des chaussures de ville, à un pantacourt avec chaussures souples, un bermuda avec des baskets, un short avec des chaussettes montant à mi-mollet, un pantalon à pois avec des chaussures de marche, un autre short et des chaussettes arrivant sous le genou, des escarpins et une robe descendant sous le genou, etc. Voici une bande dessinée estampillée Musée d’Orsay, qui présente la particularité d’être publiée par un autre éditeur que Futuropolis, ce dernier semblant avoir développé un partenariat avec cet établissement et publié plusieurs œuvres comme Les Variations d'Orsay (2015) de Manuele Fior, L'Art d'en bas au musée d'Orsay: La fantastique collection Hippolyte de L'Apnée (2016) de Plonk & Replonk, Les Disparues d'Orsay (2017) de Stéphane Levallois, Moderne Olympia (2020) de Catherine Meurisse. Sa seconde particularité réside dans le nombre élevé de pages muettes : 114 pages dépourvues de tout mot, et soixante-douze avec des dialogues. Sa troisième caractéristique apparaît sous deux points de vue. Pour commencer, les premières pages présentent les visiteurs et leur comportement face aux œuvres d’art. Quand celles-ci commencent à être représenter dans les cases, elles ne sont pas nommées. En fonction de sa culture en la matière et de sa familiarité avec le musée d’Orsay, le ressenti du lecteur peut osciller entre la curiosité et la frustration, selon qu’il les identifie plus ou moins facilement. Il peut reconnaître Héraklès archer (1909) du sculpteur Antoine Bourdelle (1861-1929), l’Ours blanc (1922), de François Pompon (1855-1933), la Source (1820-56) de Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867). En fonction de sa curiosité, il peut se renseigner plus avant et trouver les références pour les Coquelicots (1873) de Claude Monet (1840-1926), les Raboteurs de parquet (1875) de Gustave Caillebotte (1848-1894), Autoportrait (1879) de Vincent Van Gogh (1853-1890), Rhinocéros (1878) de Henri-Alfred Jacquemart (1824-1896), Méditerranée, dite aussi La Pensée (1923-1927) d’Aristide Maillol (1861-1944), les trente-six bustes des célébrités du Juste Milieu (1832-35) d’Honoré Daumier (1808-1879), l'Olympia (1863) d’Édouard Manet (1832-1883), l’Origine du Monde (1866) de Gustave Courbet (1819-1877), le Fifre (1866) d’Édouard Manet (1832-1883), L’asperge (1880) d’Édouard Manet (1832-1883), etc. Sur le moment, ou après coup avec des recherches, le lecteur reste impressionné par la capacité de l’artiste à reproduire l’apparence de ces œuvres d’art, qu’il s’agisse de sculptures ou de peintures. Au fil des pages silencieuses, parfois en plan fixe, il ressort également très impressionné par la représentation des différentes zones du musée d’Orsay. À la lecture, les images en noir & blanc apparaissent simples et évidentes, descriptives avec un degré de simplification pour conserver une lecture immédiate. Alors que la prise de vue prend un peu de recul, le lecteur identifie la grande galerie avec ses marches, ses statues sur stèle, ses poutrelles et ses verrières. Il reconnaît de nombreuses œuvres, avec encore Les Quatre Parties du monde soutenant la sphère céleste (1872) de Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875). Dès la page douze, il peut voir l’horloge monumentale de cette galerie, la façade vue depuis la Seine, les grandes baies vitrées et leurs poutrelles métalliques, le dallage et les murs de pierre, les luminaires caractéristiques, l’esplanade d’accès avec le Rhinocéros, les galeries secondaires qui courent de part et d’autre du bâtiment, les galeries de l’étage, avec la grande horloge de façade et sa verrière permettant de voir à l’extérieur, sans oublier les toilettes avec leurs cuvettes, leurs distributeurs de papier et les sèche-mains (des éléments essentiels de l’intrigue). Le lecteur observe que l’artiste restitue à merveille les grandes lignes structurantes de chaque zone, ce qui fait d’autant mieux ressortir leur architecture et les aménagements, configurations spécifiques qui marquent durablement l’esprit du visiteur. L’ouvrage s’ouvre avec une séquence dont les trois premières pages se focalisent sur les visiteurs. Le lecteur peut ainsi observer la posture et l’expression de visage de trente individus différents. Cette expérience est renouvelée à plusieurs reprises au cours du récit ; en se focalisant sur les tibias et les pieds en pages vingt-six et vingt-sept, puis en plan fixe pour restituer le passage de plusieurs visiteurs, puis en s’attachant à des couples pour un effet de contraste entre la réaction de l’un et celle de l’autre, puis au travers de dialogue d’une mère avec sa fille, d’une femme avec son compagnon (il croit qu’elle parle des peintures alors qu’elle parle des cadres), avec un groupe d’adolescents (sur leur portable) avec leur professeur, avec l’attitude d’une petite fille portant son nounours dans les bras et arrêtée devant la sculpture l’Ours blanc, etc. Le lecteur se retrouve fasciné d’observer ainsi les curieux, constatant qu’ils sont animés par des envies différentes. Il est à la fois épaté par la capacité de l’artiste à saisir une expression, un geste, à la fois déstabilisé par la sensation de se regarder lui-même quand il s’arrête devant une œuvre d’art au musée. Il se doute qu’il voit les visiteurs par les yeux des personnages peints ou sculptés. La nuit tout se transforme, et les êtres des œuvres d’art s’animent, prennent vie. L’Ours Blanc déambule silencieusement et majestueusement dans les grands couloirs, des couples se forment entre sculptures descendues de leur piédestal, d’autres se détestent cordialement, certains se regroupent pour observer l’extérieur depuis la grande baie vitrée de l’horloge, et Héraklès se rend dans les toilettes pour comprendre l’utilité des cuvettes, de la chasse d’eau, du distributeur de papier et des sèche-mains. L’auteur joue à la fois avec le décalage temporel et culturel de certaines œuvres qui se retrouvent dans une époque hors de portée de leur compréhension, et avec leur curiosité, leurs émotions et leurs caractéristiques physiques (les pauvres trente-six bustes des célébrités du Juste Milieu qui sont coincés sur leur socle sans pouvoir bouger). Il émane une forme de poésie dans la réaction et l’adaptation des uns et des autres à cet environnement étrange et incompréhensible, à leurs interrogations sur le comportement des personnes qu’ils voient défiler toute la journée pour les regarder, et sur celui du personnel du musée. Les personnages de ces œuvres d’art observent les visiteurs et s’interrogent sur eux, devenant le reflet de leur comportement. Pas facile de réaliser une œuvre de fiction sur une collection d’œuvres d’art et le musée qui les accueille, sans tomber dans un passage en revue de type catalogue d’une exposition. Chabouté a réalisé une histoire qui rend aussi bien hommage au musée d’Orsay et à son architecture, qu’à ses collections, avec un dispositif narratif original. Il privilégie la démarche de montrer, sans mots, plutôt que d’expliquer ou d’exposer. Le résultat génère un processus de double identification chez le lecteur : avec les visiteurs qui regardent, avec les œuvres d’art elles-mêmes qui disposent de leur point de vue sur lesdits visiteurs. Singulier : une visite originale et inoubliable.

23/03/2025 (modifier)
Couverture de la série Adabana
Adabana

En trois tomes, Adabana propose un thriller psychologique intense où vérité et mensonge s’entremêlent. L’intrigue captivante, portée par un dessin sombre et expressif, nous plonge dans une enquête troublante sur la mémoire et la culpabilité. Chaque révélation bouleverse nos certitudes, rendant la lecture aussi prenante qu’inquiétante. Un récit court, mais marquant.

23/03/2025 (modifier)
Par Rod
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Hercule (Soleil)
Hercule (Soleil)

Une belle transposition dans le futur d'une ancienne histoire grecque. Des dessins extrêmement soignés alliant le high tech et la tradition. Je les relis régulièrement, dommage que la série soit arrêtée. Par Hera, les dieux en répondront.

22/03/2025 (modifier)
Par Ludo
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Bellatrix
Bellatrix

Personnellement j’ai dévoré tous les albums du monde d’Aldebaran et ça a encore été le cas avec Bellatrix. J’apprécie particulièrement le bon mix entre aventure et une approche pas trop rapide permettant d’appréhender la profondeur des sentiments des protagonistes. De plus, l’auteur amène différentes réflexions / observations pouvant être prolongées par nos propres réflexions, voire un débat avec d’autres lecteurs. Léo parvient à renouveler les aventures des héroïnes et les mondes découverts, de sorte qu’on ne se lasse pas. Il est vrai que les thèmes de l’émancipation de la femme ou la présence de leaders religieux / conservateurs reviennent dans quasi chaque cycle. Mais ceci est plutôt cohérent et il semble logique qu’un peuple plus évolué scientifiquement soit aussi plus évolué sur ces points. De plus, ça reflète malheureusement l’évolution politique actuelle.

22/03/2025 (modifier)
Par Canarde
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Marcie
Marcie

Merci Grogro d'avoir attiré mon attention sur cet album qui était fait pour moi ! Cette femme d'âge moyen, (comme dans la chanson des Rita Mitsouko, et son prénom si proche de la fameuse Marcia Baila... il y a anguille sous roche...) qui essaye de devenir elle-même avec l'aide de sa fille et de son nouveau patron (lui aussi entre deux âges et encore un peu "pré-metoo"...) elle me va comme un gant. Dessin aquarellé confortable aussi, comme Cati Baur sait le faire (je l'avais repérée dans la tétralogie des 5 soeurs adaptée d'une série de romans jeunesse) : expressive et audacieuse dans les couleurs, mais sans chercher la perfection graphique : on se reconnaît dans son geste spontané. L'idée de transformer cette observation sociale en enquête parfaitement capilotractée, et cinotractée, (parce qu'elle court deux lièvres à la fois : un voleur de chien et un amant dégonflé...) peut paraître casse-gueule sur le papier, mais c'est le caractère joyeux de l'ensemble (dessin, personnages et scénario) et intergénérationnel aussi, qui emporte l'adhésion et met du baume au cœur. À conseiller aux lectrices et lecteurs entre deux âges qui ont un petit coup de mou, mais peut-être aussi à leurs enfants dans une sorte de thérapie familiale ! À conseiller aussi aux amateurisses des dessins de Camille Jourdy, Clara Lodewick ou même de Sempé...

22/03/2025 (modifier)