Les forums / Moulinsart SA et les ayants-droits de Tintin

Par zeb, Margoulin des pistes Le 31/10/2009 - 00:24 (Modifier)
Par ArzaK Le 11/07/2006 - 17:34 (Modifier)

les libraires aussi.... si tu veux vendre de la statuette Tintin, c'est Moulinsart qui vient et qui aménage, à tes frais, l'emplacement des satuettes Tintin... résultat de cette politique commerciale étrange : on ne trouve plus les statuettes tintin que dans les magasin Tintin et leur prix, déjà bien élevé il y a quelques années, a triplé...


Par Berger Le 11/07/2006 - 14:29 (Modifier)

Voici un article relevé dans la presse belge, qui résume bien la situation de Bob Garcia. Il y a aussi une info toute récente, au moins aussi scandaleuse et débile que les autres : Moulinsart fait le forcing pour empêcher la publication de la revue des Amis de Hergé, qui paraît depuis 21 ans ! C'est le monde à l'envers, car il n'y a pas plus Tintinophile que les ADH. Motif invoqué par Moulinsart : reproduction illicite de quelques images de Hergé. Il ne leur a fallu que 21 ans pour décider que ça fait du tort à Hergé. Si ce n'est pas de l'hypocrisie, je veux bien qu'on m'explique ce que c'est ! A+ Jacques


Par Spooky Le 11/07/2006 - 12:17 (Modifier)
Spooky

>>JAMES RED avait écrit: As-tu lu le bouquin de Dayez Tintin et les héritiers qui dénonçaient ses dérives ? A mon avis, Tintin dans une vingtaine d'années n'intéressera plus que les vieux collectionneurs. Non je ne l'ai pas lu, même si j'en ai vu de larges extraits ça et là... Mais même si je ne suis pas un tintinophile, j'ai vraiment envie de trouver ce bouquin Sourire C'est fou parce que cet acharnement de Moulinsart à étouffer toute création en rapport avec le gars à la houpette va avoir l'effet inverse de celui recherché : en effet Tintin sombrera dans l'oubli. j'ai fait qq recherches sur le web, et certains tintinophiles acharnés font à présent un rejet massif et poussent lesurs gamins à lire Titeuf. Non que je dénigre l'oeuvre de Zep, hein, mais Tintin, quoiqu'on en dise, fait partie du partimoine de la BD franco-belge.


Par JAMES RED Le 11/07/2006 - 11:59 (Modifier)
JAMES RED

>>Spooky avait écrit: >>J'ai un peu merdouillé sur une info, c'est bien le site tintin.qc.ca (et non Tintin est vivant) qui a dû fermer en 2003. As-tu lu le bouquin de Dayez Tintin et les héritiers qui dénonçaient ses dérives ? A mon avis, Tintin dans une vingtaine d'années n'intéressera plus que les vieux collectionneurs.


Par Spooky Le 11/07/2006 - 11:52 (Modifier)
Spooky

J'ai un peu merdouillé sur une info, c'est bien le site tintin.qc.ca (et non Tintin est vivant) qui a dû fermer en 2003.


Par Spooky Le 11/07/2006 - 11:25 (Modifier)
Spooky

Comme vous le savez, Hergé, le créateur de Tintin, a disparu voici 23 ans. Depuis sa disparition, c’est Fanny, son épouse, qui détient les droits dudit Tintin. Mais il y a quelques années, Fanny a épousé Nick Rodwell, un homme d’affaires anglais. C’est lui qui dirige Moulinsart S.A, la société qui gère ces droits. Depuis pas mal d’années maintenant, cette société se fait une mauvaise réputation au sein des tintinophiles et des amateurs de bande dessinée en général, car elle fait régner une véritable ambiance d’épouvante sur internet en particulier. Les principaux griefs reprochés à Rodwell ? Le souci de faire de l’argent à tout prix, sans respect de l’esprit de l’oeuvre d’Hergé, et une tendance hégémonique sur tout le marché tintinophile. Récemment j’ai pu échanger à ce sujet avec Bob Garcia, auteur de trois ouvrages sur l’univers de Tintin, qui a des soucis avec Moulinsart S.A. voici son premier message, en forme de communiqué de presse : Je souhaite informer les tintinophiles (et amateurs de bédés en général) sur les pratiques ordurières de Moulinsart (ou de ceux qui sont censés les défendre, dont je suis aujourd'hui victime. J'ai édité il y a plus d'un an trois études tintinophiles : /Jules Verne et Hergé, d'un mythe à l'autre/ ; /Tintin à Baker Street/ ; /Tintin au pays du polar/, de Bob Garcia (un auteur habituellement connu dans le domaine du polar). Je précise qu'il s'agit d'études et non de pastiches, parodies ou contrefaçons d'oeuvres de Hergé. Ces ouvrages étaient en vente à la Fnac et sur le site fnac.com Or Moulinsart a envoyé une lettre à la Fnac, les menaçant de poursuites judiciaires s'ils continuaient à vendre nos ouvrages. Cette pratique (menace, pression, abus de position) est évidemment illégale, mais elle révèle bien la mentalité dictatoriale des ayants droits de Hergé. Les livres de Bob Garcia sont inattaquables sur le plan juridique ("Jules Verne et Hergé" ne contient d'ailleurs aucune image de Hergé, les deux autres en contiennent un nombre insignifiant. De plus, le propos est totalement élogieux pour Hergé car Bob Garcia est lui-même un passionné de Tintin). Seulement voilà, ces ouvrages se vendaient plutôt bien... Et Moulinsart sort SES propres ouvrages à l'occasion du centenaire de la naissance de Hergé. Comme ils ne peuvent pas éliminer légalement les éditeurs qui pourraient attirer une partie de "leur" clientèle, ils utilisent ce genre de manoeuvres d'intimidation. C'est pourquoi mon éditeur et moi-même diffusons cette mise au point à qui veut bien l'entendre et/ou s'en faire écho : "Plusieurs de nos clients se sont plaints à juste titre de ne plus trouver les ouvrages de Bob Garcia sur le site fnac.com Nous tenons donc à apporter une réponse à ce problème que nous espérons passager. La raison est imputable aux pratiques peu scrupuleuses de la société MOULINSART. Cette société détentrice des droits de HERGE a en effet envoyé à la direction de fnac.com un courrier de menaces dans lequel elle laisse clairement entendre que la Fnac pourrait faire l'objet de poursuites si elle continuait à commercialiser les ouvrages de Bob Garcia. Selon le principe de précaution, fnac.com a aussitôt retiré les trois ouvrages de la vente. Or, la société MOULINSART détentrice des droits de HERGE, ne peut s¹arroger le monopole des études et analyses sur l’oeuvre de HERGE, elle ne peut dicter une pensée et une doctrine officielle en interdisant toute autre qui n¹aurait pas son imprimatur sans tomber dans les errements et méthodes de certaines dictatures. La société MOULINSART ne peut imposer une pensée unique. Il est de son droit et de son devoir de protéger l’oeuvre d¹HERGE contre toute atteinte patrimoniale ou morale, mais elle n¹a pas le droit d¹interdire ou de s¹opposer aux études, analyses ou essais sur cette œuvre et sur les personnages de cette oeuvre. Doit-on conclure que les ayants droits sont contre la liberté de pensée ? Nous tenons enfin à préciser que cette mise au point ne vise nullement laFnac, qui se trouve prise en otage dans un conflit qui ne la concerne pas. Nous rassurons par ailleurs nos clients : les ouvrages de Bob Garcia sont toujours disponibles chez promocom@tiscali.fr Laurent Debarre Directeur Promocom/MacGuffin" Pour info, voici les premiers échos de cette affaire sur le web. http://www.objectiftintin.com/news.lasso?-Token.T-Client=Guest&-Token.T-Recid=8032 http://www.sshf.com/forums/viewtopic.php?t=1562 http://www.afnews.info/public/afnews/viewnews.pl?newsid1151057018,55483,.htm http://www.radio-canada.ca/radio/techno/commentaires-22637.shtml# Je poursuis mon travail de communication. C'est la seule façon de me défendre et de tenter de dénoncer les abus de droit de Moulinsart. De toute façon, je n'ai rien à perdre puisque "grâce" à eux, je ne vends plus aucun livre. Après une petite enquête, et même si je n’ai pas pu feuilleter les ouvrages incriminés, il s’avère que Bob Garcia a utilisé des images présentes sur le site Tintin est vivant, visible à l’adresse http://perso.orange.fr/prad/index.htm Ce site est, lui, visiblement, autorisé, ou du moins toléré par Moulinsart. Garcia a d’ailleurs utilisé la formule de copyright utilisée par ce site. J’ai contacté la société Moulinsart, qui m’a répondu par l’intermédiaire de sa juriste : […]Monsieur, Je fais suite au mail que vous avez adressé le 26 juin dernier à Madame Eyberg et vous en remercie. Le litige que vous évoquez concerne un problème de contrefaçon classique. Il s'agit en effet de trois ouvrages d'un même auteur, comportant de nombreuses reproductions et/ou adaptations non autorisées. […] Les défenseurs des droits à la société Moulinsart se retranchent derrière une charte présente sur le site officiel. Je le reproduis en intégralité pour ceux qui se sentent l’âme d’un juriste : CHARTE D’UTILISATION DE L’ŒUVRE D’HERGE SUR INTERNET A. L’Œuvre et les droits d’Hergé ainsi que de ses ayants-droits 1. La société anonyme Moulinsart (162 avenue Louise, 1050 Bruxelles, Belgique) est titulaire exclusive, pour le monde entier, de l’ensemble des droits d’exploitation de l’œuvre d’Hergé, en particulier Les Aventures de Tintin. Le droit d’auteur protège non seulement les albums de bande dessinée et les dessins (cases, strips, planches, dessins hors-textes, couvertures), scénarii, textes, dialogues, gags, mais aussi les décors, les personnages et leurs caractéristiques, les noms, titres et lieux imaginaires, les onomatopées, polices de caractères et autres éléments de l’œuvre d’Hergé. Les adaptations de l’œuvre d’Hergé sont également protégées (les films, dessins animés, pièces de théâtre, spectacles vivants, musiques, ouvrages d’édition), de même que ses dérivés (sculptures, figurines, livres, montres, vêtement, jeux (électroniques ou non), jouets, posters, cartes postales et autres produits de l’imprimerie et de la papeterie). Les listes qui précèdent ne sont pas exhaustives. 2. La société Moulinsart est également titulaire de diverses marques déposées sur de nombreux territoires, notamment la marque verbale TINTIN, et le headshot TINTIN & MILOU . B. Principes généraux concernant l’utilisation de l’œuvre d’Hergé : 3. La présente charte précise, sans être exhaustive, certaines des règles à respecter pour l’utilisation de l’œuvre d’Hergé sur Internet. Les règles qui suivent sont données à titre indicatif et pour être appliquées de bonne foi par les utilisateurs. Le texte de la présente charte peut être imprimé ou téléchargé. 4. Toute utilisation de l’œuvre d’Hergé ou d’un de ses éléments est soumise à l’autorisation écrite et préalable de la société Moulinsart. Cette autorisation peut être refusée ou conditionnée par le versement de droits, et doit notamment être sollicitée préalablement à la reproduction, la traduction, l’adaptation, la communication au public, le prêt et la location, la vente et l’offre en vente, le téléchargement à titre gratuit ou onéreux, sous quelque forme, sur quelque support et par quelque moyen que ce soit, de tout ou partie de l’œuvre d’Hergé. Une autorisation est aussi requise pour la fixation ou l’enregistrement sur un support graphique, analogue ou numérique, de façon permanente, temporaire ou éphémère, à quelques fins que ce soit, la création d’hyperliens, l’intégration dans des bases de données ou en fonds de page, ainsi que le contrôle de l’utilisation et de la destination des reproductions autorisées, ainsi que pour toute mise en ligne, notamment sur le réseau Internet mais aussi dans les réseaux intranet et extranet et en ce compris dans des espaces sécurisés mais accessibles sans distinction par plusieurs utilisateurs. 5. Les mêmes principes s’appliquent en ce qui concerne les portraits et toutes représentations de l’image d’Hergé. 6. Toute utilisation de tout ou partie de l’œuvre d’Hergé doit respecter les droits moraux. Les droits moraux protègent notamment l’intégrité de l’œuvre, la paternité de l’auteur et permettent d’en contrôler la divulgation.7. Toute utilisation de tout ou partie de l’œuvre d’Hergé sur Internet (site web, forums de discussion, serveurs FTP, courriers électroniques), autrement qu’en vertu d’un accord spécifique, écrit et préalable avec la société Moulinsart, doit se faire dans le respect de la présente charte, et des règles nationales et internationales applicables au droit d’auteur. D. Règles à destination de l’internaute tintinophile : Interdiction d’association à certains sujets : 8. L’œuvre d’Hergé ne peut pas être associée, en dehors de son contexte, directement ou indirectement, à un discours ou un exposé philosophique, religieux ou politique. 9. L’œuvre d’Hergé ne peut pas être sortie de son contexte et associée, directement ou indirectement, à des contenus traitant, se référant ou ayant pour objet la violence, les armes, la drogue, l’alcool et la cigarette, le sexe, la maltraitance des enfants, les mauvais traitements des animaux, la traite d’êtres humains, la prostitution, l’esclavage, la torture ou les traitements inhumains ou dégradants, les violations des droits de l’homme. 10. L’œuvre d’Hergé ne peut pas être sortie de son contexte et associée, directement ou indirectement, à des propos ou opinions racistes, xénophobes, diffamantes, calomnieuses, injurieuses ou attentatoires à l’honneur, la réputation ou la vie privée d’autrui, ainsi qu’à tout contenu illégal, contraire aux bonnes mœurs ou aux convenances, ou incitant à tout comportement de la même nature. Interdiction de tout but commercial : 11. Il est interdit de reproduire ou d’associer des visuels extraits ou dérivés de l’œuvre d’Hergé à toutes formes de publicités, notamment les bandeaux publicitaires, ainsi que toutes autres formes de promotion ou d’endossement direct ou indirect de produits ou de services, et toute utilisation de tout ou partie de l’œuvre d’Hergé à des fins directement ou indirectement commerciales. D. Qualité des reproductions : 12. La reproduction de visuels extraits ou dérivés de l’œuvre d’Hergé ne peut être faite que sur des sites ou pour des pages d’informations relatives à Hergé ou son œuvre et dont le contenu leur est propre. Ces reproductions doivent, quantitativement parlant, être faites dans une proportion raisonnable par rapport au contenu qu’elle illustre. Sont présumées faites dans une proportion raisonnable les reproductions dont la quantité (en nombre et surface) est, dans des conditions normales, inférieure à celle du contenu propre qu’elles illustrent. 13. La reproduction de plus d’un strip (suite d’une ligne de cases successives), de planches, pages et couvertures, est sujette à une autorisation spécifique. La reproduction de visuels extraits ou dérivés de l’œuvre d’Hergé doit être faite dans un format inférieur de 10 % au moins à la taille de la source originale de reproduction. 14. La résolution des images en couleurs doit être inférieure à [600] dpi et celle des images en noir et blanc ou niveaux de gris inférieure à [300] dpi. Aucune reproduction en ligne de visuels extraits ou dérivés de l’œuvre d’Hergé ne doit pouvoir permettre une impression graphique de qualité équivalente aux éditions courantes de cette œuvre ou les évoquant. 15. La reproduction de visuels extraits ou dérivés de l’œuvre d’Hergé doit être faite dans le respect de la source de reproduction : les couleurs et les traits ne peuvent pas être modifiés, les dessins ne peuvent pas être tronqués, tramés, retournés, détourés, animés, accompagnés de sons ou d’autres éléments multimédias, mélangés à d’autres (montages avec d’autres dessins ou des photographies), ni modifiés d’aucune autre façon. E. Mentions obligatoires : 16. Chaque reproduction de visuels extraits ou dérivés de l’œuvre d’Hergé doivent toujours être accompagnées, de façon claire et visible, de la mention : © Hergé/Moulinsart [année]. Cette mention peut éventuellement accompagner plusieurs visuels proches les uns des autres. 17. La page d’accueil de sites contenant des reproductions de visuels extraits ou dérivés de l’œuvre d’Hergé doit contenir la mention Site non officiel et l’avertissement suivant, au besoin traduits dans la langue du site : L’œuvre d’Hergé est protégée par le droit d’auteur. Aucune utilisation ne peut en être faite sans l’autorisation de la société Moulinsart, ce dernier mot comportant un lien vers la page du site www.tintin.com reproduisant la présente charte. F. Interdictions diverses: 18. L’album Tintin et l’Alph’art et les scénarios ou projets ébauchés par Hergé (notamment La piste indienne, Le thermozéro, Un jour dans un aéroport et Les pilules) sont des œuvres inachevées et non divulguées (à l’exception de Tintin et l’Alph’art divulgué uniquement dans les formes de l’édition réalisée en 1986 par les Editions Casterman). Ils ne peuvent être adaptés, complétés ou achevés. 19. La création de suites ou d’adaptations de l’œuvre d’Hergé est interdite. 20. La création, l’utilisation ou l’offre en téléchargement, même sans but de lucre, de fonds d’écrans, icônes thèmes de bureau, screensavers, curseurs et pointeurs, skins, polices de caractères extraits ou dérivés de l’œuvre d’Hergé est interdite. Il en est de même pour les jeux, les sonneries et logos pour téléphones mobiles, les animations (notamment GIF, Flash ou Shockwave) ou tous autres éléments extraits, adaptés ou dérivés de l’œuvre d’Hergé. 21. Les visuels communiqués dans les dossiers de presse diffusés par la société Moulinsart sont réservés aux journalistes à qui ils ont été envoyés, soumis à des conditions particulières d’utilisation et ne peuvent en tout état de cause n’être utilisés qu’aux fins d’illustrer l’événement d’actualité auquel se réfèrent lesdits dossiers. 22. La vente en ligne de dessins originaux d’Hergé donne lieu au paiement d’un droit de suite, conformément aux législations applicables. 23. La vente, l’échange, l’importation ou l’exportation, la détention en vue de l’un de ces actes, de produits contrefaisants (c’est à dire produits ou fabriqués sans ou en dehors de l’autorisation de la société Moulinsart) ou l’offre d’accomplir de tels actes est passible de sanctions civiles ou pénales. De tels actes peuvent être signalés à l’adresse suivante : [yves.fevrier@moulinsart.be]. 24. L’utilisation de noms de personnages, de lieux fictifs, de titres extraits de l’œuvre d’Hergé, de son nom ou de son pseudonyme, ou encore de marques de Moulinsart dans un nom de domaine, les métatags, l’adresse ou le titre d’un site Internet requiert une autorisation spécifique, écrite et préalable de la société Moulinsart. 25. La création et le maintien de liens vers un ou plusieurs sites constituant des infractions à la présente charte ou à la loi sont considérés comme y portant atteinte de la même façon. En cas de doute sur la légitimité d’un site à lier, une demande d’information peut être envoyée à [yves.fevrier@moulinsart.be]. 26. La parodie est autorisée par la loi, dans le respect de certaines conditions. La loi belge permet la caricature, le pastiche ou la parodie d’une œuvre et ne permet pas à l’auteur de s’y opposer à moins qu’il puisse prouver que la caricature, la parodie ou le pastiche ait été fait dans le seul but de nuire à sa personne ou à son honneur. La parodie, pour être admise, doit remplir une fonction critique, être une œuvre originale avoir un but de raillerie de l’œuvre parodiée, avoir un ton humoristique et n’emprunter que les éléments apparents de l’œuvre et strictement nécessaires à la caricature pour ne pas entraîner de confusion avec l’œuvre parodiée, ni la dénigrer. G. Divers 26. La présente charte est sujette à modifications. Elle est accessible en langues française et anglaise, la première faisant foi en cas de divergences. Tous renseignements complémentaires peuvent être demandés par courrier électronique [yves.fevrier@moulinsart.be] ou par courrier postal à l’adresse de la société Moulinsart. Les modifications apportées à la présente charte vous seront communiquées par nos soins. 27. La présente charte s’applique à tout utilisateur d’Internet, tant aux personnes physiques que morales qu’aux associations de fait et groupement ou organismes ne disposant pas de la personnalité juridique, dont les membres sont dans ce cas solidairement responsables. 28. La présente charte ne s’applique qu’à l’utilisation en ligne de l’œuvre d’Hergé. 29. L’absence de poursuites des contrevenants par la société Moulinsart ou les ayants droit d’Hergé n’implique aucune renonciation, aucune reconnaissance, aucune acceptation des faits incriminés, ni aucune autorisation de les commettre. La présente charte n’impose aucune obligation pour la société Moulinsart ou les ayants droit d’Hergé de poursuivre les contrevenants. 30. Les utilisateurs concernés seront réputés de mauvaise foi si, après avoir été invités par la société Moulinsart à remédier à un manquement à la présente charte ou à la loi, ils ne remédient pas dans un délai de huit jours à l’infraction constatée, sauf contestation dûment motivée. Les avertissements de la société Moulinsart peuvent être notifiés par courrier électronique. 31. Seront également réputés de mauvaise foi les responsables de sites qui ne répondent pas aux avertissements de Moulinsart ou dont les coordonnées n’apparaissent pas sur leur site. 32. La société Moulinsart et les ayants droit d’Hergé ne sont d’aucune façon responsable du contenu des sites de tiers contenant tout ou partie de l’œuvre d’Hergé. 33. Les litiges concernant l’application de la présente charte et l’utilisation de tout ou partie de l’œuvre d’Hergé peuvent être portés devant les juridictions de Bruxelles. Bon, je n’ai pas tout lu ni compris, mais en gros, toute utilisation de l’œuvre d’Hergé (jusqu’au nom des personnages, il va falloir arrêter de manger du Haddock, mille sabords ! – oups, un procès !) doit faire l’objet d’une autorisation préalable des ayant-droit. On n’est pas sortis de l’auberge, hein… Même les courriers électroniques (qui sont des communications privées entre individus) sont sujet à adoubement rodwellien (clause 6). J’en passe et des meilleures, mais la clause 23 suggère aux internautes de signaler à Moulinsart toute utilisation « illicite ». C’est beau, la délation, à notre époque. Et bien sûr, les webmasters « fautifs », qui ont le malheur de ne pas mettre leurs coordonnées sur leur site sont de mauvaise foi ou qui n’obtempèrent pas dans les 8 jours ayant suivi l’envoi d’un mail émanant de Moulinsart réclamant tout un tas de changements. Lisez les clauses, il y a des trucs aberrants. Ce n’est pas la première fois que Moulinsart fait des siennes. Non content de surveiller de façon très rapprochée tous ceux qui vendent des produits dérivés, la société traque aussi les méchants adorateurs de Tintin sur le web. En 2003, c’est le site internet Tintin est vivant qui est la cible des avocats de la Fondation Hergé. Dégoûté, le créateur du site, qui y avait passé de nombreuses heures (le site existait depuis 1995 !), a préféré jeter l’éponge et fermer le site. Celui-ci est toujours visible, mais inactif. Autres exemples : Moulinsart S.A. a envoyé une facture à une école qui, en hommage à Hergé, a choisi de se donner le nom de son personnage fétiche. Ou à un libraire qu’Hergé avait autorisé à reprendre la silhouette de son personnage pour son logo. Récemment a eu lieu un procès entre Moulinsart et un auteur, Eric Jénot. Bon Garcia y a assisté, et voici ses mots : Eric Jénot est accusé d'avoir animé pendant huit ans un site tintinophile non commercial (Tintin Parodies) à accès privé (environs 200 participants) sur lequel se trouvaient des pastiches, pirates et parodies de bédés de Tintin. Soit dit en passant, les parodies en question sont disponibles sur d'innombrables sites internet depuis des lustres (surtout "Tintin est vivant" qui en répertorie quelques centaines). Jénot a eu plusieurs fois les honneurs de la presse, de la radio et de la télévision. Il a même été invité par Moulinsart pour présenter certains objets de sa collection. Puis un jour (huit ans après l'ouverture du fameux site), Moulinsart (ou plutôt Watrin, l’avocate) lui est tombé dessus. Il a eu droit à tous les affronts dignes d'une bonne vieille dictature façon Bordurie : descente de police chez lui, saisi de dizaines de bédés, garde à vue. Il a perdu son rêve de gosse et sa passion pour le petit bonhomme à la houpette. Il a été jugé une première fois et l'affaire a été classée sans suite. Mais Moulinsart est revenue à la charge et a demandé 300.000 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral. Re jugement : Jénot - qui avait fermé son site dès réception de la première assignation - a été condamné à payer 500 euros (en cas de récidive seulement). Moulinsart a fait appel de cette décision et n'en démord pas : 300.000 euros ou rien. Cela pourrait être le scénario d'un mauvais pastiche de Tintin, mais ça se passe en vrai. Je ne suis pas juriste, je ne suis pas tinitinophile, mais je suis un amateur de bande dessinée, et un fervent défenseur de la liberté d’expression. Et je trouve, mais je me trompe peut-être, que la société Moulinsart S.A. (ou la Fondation Hergé, ce qui revient au même) confond défense des droits et abus de droit. Et ça dure depuis longtemps…