
L’auteur de
Mégafauna était présent au festival d’Angoulême cette année, et ça tombait très bien car cela faisait un moment que je souhaitais organiser cette rencontre. De plus, Nicolas est un chic type, ce qui ne gâche rien, à l’image de ses œuvres hors des sentiers battus où transparait une appréciable et généreuse bienveillance. D’ailleurs, la photo (ci-contre) parle d’elle-même, n’est-ce pas ?
Bonjour Nicolas, ravi de te rencontrer ! Concernant ton dernier ouvrage Aux soirs de grande ardeur, j'aimerais savoir pourquoi tu as choisi de situer l'histoire au Néolithique, une période assez rarement abordée en bande dessinée.
J'ai choisi le Néolithique parce que justement c'est une période peu explorée, et non seulement en bande dessinée. La recherche historique sur cette période s'est intensifiée durant les dernières décennies. C'est une période qui m'intéresse parce que c'est un moment de transition, une révolution littéralement, entre le nomadisme et la sédentarité. Je trouvais que c'était une toile de fond historique intéressante pour raconter une histoire, parce qu'elle engage de grands changements humains, et dans cette période de bouleversement j'ai placé un destin individuel mais aussi le destin d'un groupe social parce que j'invente une ville (parce que c'est une histoire imaginaire bien sûr) …
Oui tu le précises au début, merci pour ton honnêteté au passage !
Ce n'est pas du tout un livre d'Histoire, tout est évidemment inventé mais tout de même dans le cadre de cette révolution néolithique. Ça se passe dans une ville, une cité en fait, qui s'appelle Miril. Et donc, c'est non seulement le destin de cette cité mais aussi de quelques individus dans la cité.
Même si tu dis ne pas avoir la prétention de rechercher l'exactitude historique, j'imagine que tu t'es pas mal inspiré des travaux des paléontologues et des spécialistes ?
J'ai lu en fait des ouvrages qui sont plus ou moins de la vulgarisation scientifique, parce que ce sont des lectures agréables et que je peux comprendre. Il y a par exemple deux trois ouvrages que j'aime bien, comme les livres de Jean Guilaine ou de Jean-Paul Demoule, qui est un grand spécialiste du Néolithique. Dernièrement, j'ai lu un livre de Nicolas Teyssandier qui ne traite pas spécialement du Néolithique mais raconte toutes les premières fois de l'humanité. Ce sont des lectures que je trouve stimulantes et j'avais envie de parler de ça, mais j'avais aussi envie de raconter une grande aventure et surtout, une histoire d'amour. Je n'avais pas pour but de retracer de façon archéologique cette histoire. Je voulais raconter un monde, créer un monde nouveau, avec cette particularité, et suivre la vie de certains individus dans ce monde-là.
A propos du dessin, il y a pas mal de détails sur l'architecture, la statuaire... Tu as vraiment pris des libertés par rapport à ça ?
Oui, complètement. C'est très très libre et totalement fictif. J'ai simplement essayé de montrer un monde qui soit à peu près plausible. Par exemple à cette époque-là, le cheval n'était pas forcément utilisé, ou très rarement comme moyen de transport. À Miril, ils ont des chevaux mais ils les mangent. Le fait de les monter est plutôt une nouveauté qui vient de l'est, et elle est tardive. Ou alors par exemple sur ce qu'ils pouvaient manger à cette époque-là. Au début, on voit Manakor préparer un gâteau aux prunes. Il y a des prunes parce qu'il y avait des prunes, a priori. J'avais pensé mettre des abricots au départ. Parce que j'avais toute une histoire avec le poison contenu dans les noyaux d'abricot. Mais il n'y avait pas d'abricot il y a 7000 ans.
Alors du coup, il y a tout de même un souci de vérité historique ?
Disons que c'est plutôt sur des petits détails de ce type... Les vêtements sont plutôt en peau avec quelques tissus, les armes sont plutôt en pierre. Il y a du métal mais c'est du cuivre de l'or, il n'y a pas d'alliage, on est bien avant l'âge de bronze. Mais encore une fois, cela n'a pas été du tout mon souci, le lecteur ne recherche pas un précis d'Histoire de cette époque-là. D’ailleurs l’histoire se déroule dans un endroit vague, au sud-est de l'Europe dans une ville imaginaire qui s'appelle Miril, au cœur d'une grande forêt méditerranéenne, une forêt d'ailleurs un peu chaude et un peu sèche.
Dans l'histoire, il y a une sorte de conflit entre le nomadisme et la sédentarité. Les humains commencent à construire des villes, mais d'autres préfèrent conserver leur mode de vie de nomade. Comme tu situes l'histoire en Europe du Sud-Est, est-ce délibéré dans la mesure où la région est historiquement un point de passage des migrations humaines ?
Oui c'est en Europe du Sud-Est. Oui d'ailleurs le néolithique marque une tendance à la sédentarité, à l'élevage et à la culture, et c'est quelque chose qui viendrait plutôt du Moyen-Orient. Et puis ça avance peu à peu vers l’ouest, par à-coups, puisqu'il y a des retours en arrière, c'est une histoire complexe. Mon monde se trouve justement à l'est, et cette ville Miril est déjà bien avancée. Il y a des remparts, avec ce souci de préserver les biens, il y a une organisation sociale hiérarchique poussée, des castes de prêtresses, une sorte de roi, des fonctionnaires et puis des esclaves. Donc on a tout, c'est une espèce de petit monde, qui vit comme ça retranché au cœur de la forêt. Et autour, il y a les nomades qui vivent leur vie de nomades, et qui par exemple font des feux, des brûlis, parce qu’eux aussi cultivent. La culture n'a pas été une invention du Néolithique, elle a déjà existé auparavant, longtemps avant, dans l'humanité, avec des tentatives de faire pousser des choses.
Il y a en effet ces feux de forêt. Tu parles des brûlis, qui viendraient du clan nomade. J'ai pensé moi-même aux mégafeux qui se sont produits récemment en Californie. Était-ce pour toi une manière de lier cela à de grands bouleversements, comme on pourrait supposer que les feux californiens sont symptomatiques du changement climatique, sachant qu'à l'époque le grand bouleversement était le passage à un mode de vie sédentaire ?
En fait, le feu dans cette histoire est d'abord pour moi un élément graphique. Je me suis dit dès le début que ça allait faire de très belles planches, de beaux contrastes, j'avais envie de dessiner le feu. Et puis en même temps comme catastrophe, et comme métaphore aussi, que je trouvais intéressante. On le trouve dans le titre
Aux soirs de grande ardeur, c'est une métaphore qui allie le feu du verbe « ardre », et puis bien sûr la métaphore de l'amour, la passion brûlante mais aussi la ferveur religieuse. Il y a plein de choses dans la thématique du feu. Et c'est vrai que j'avais en tête les mégafeux actuels. En écrivant l'histoire, je savais bien qu'on était dans une époque qui s'enflammait, qu'on allait en avoir de plus en plus, et qu'il était probable que lorsque le livre sortirait, il y en aurait eu avant ou pendant ou juste après. Dans mon histoire, c'est plutôt un feu qui est à la fois destructeur, comme il est en ce moment même destructeur dans la région de la Californie, mais en même temps il est rédempteur pour certains personnages. Le feu oblige à sortir de la ville, parce qu'elle est détruite, à s'aventurer dans le « Wild », dans la forêt. Pour le personnage principal, Manakor, qui est une petite servante, un peu ingénue, tout en bas de l'échelle sociale, ce n'est pas forcément négatif. Cela va lui permettre de reconsidérer le monde dans lequel elle vit, découvrir le nomadisme par les yeux de celle qui l'accompagne, Ferline, qui est une nomade, dont son maître est amoureux. Et comme elle aussi est amoureuse de son maître, c'est bien embêtant… Il y a évidemment cette histoire d'amour, de jalousie, avec la grand-mère, la chuchoteuse, qui essaie d'intervenir et d'agir de l'intérieur. Alors ce feu, oui, c'est peut-être une façon, soit d'éliminer ce nouveau monde qui est pour les nomades un danger, ces cités qui commencent à champignonner, qui peut-être mettent en péril un mode de vie, soit pour Manakor une libération, parce qu'elle va peut-être retrouver un autre statut social, ou plutôt il n'y aura plus de statut social, avec la fin de la hiérarchie. Et c'est là qu'elle va pouvoir vivre son amour avec son maître, qui ne sera plus son maître.
On peut dire que l'incendie va déclencher sa quête initiatique ?
Au milieu du récit, le feu fait partir tout le monde de la ville, et en effet ça rebat les cartes.
Pourrait-on supposer que ce sont les nomades qui ont mis le feu délibérément ?
Oui pourquoi pas ? Cela est suggéré d'ailleurs par Ferline... Elle ne voit pas le feu comme quelque chose de négatif, elle le voit comme une action de sa divinité, la divinité dans laquelle elle croit, qui est un être gigantesque qui soutient le monde, et dont les rochers et les montagnes sont les ossements et la colonne vertébrale.
Et là, tu puises dans une mythologie ancestrale ?
Oui, le Paléolithique peut-être… On entend beaucoup parler des mythes paléolithiques, qu’on essaye d'inférer à partir des peintures rupestres, de toutes sortes d'éléments. Par exemple, il y a ce mythe d’un être créateur qui crée les animaux, qui crée les plantes, et les fait sortir de terre, c'est une interprétation de ces peintures rupestres. Il y a eu des mythologies qui ont traversé le paléolithique jusqu'à nous, et évidemment on ne peut pas avoir la certitude de ce qu'elles racontaient, des choses comme ça qui semblent fortes et essentielles, comme cette divinité créatrice. Dans le livre, il y a cette bouche du Dieu qui parle qui est en fait une caverne donnant sur les mondes souterrains...
…et que s'approprient les religieux nomades en fait... et ceux-ci interdisent les citoyens d'y pénétrer...
Le domaine du sacré chez les nomades est aussi sujet à problème. Ce n'est pas que d'un côté, on a les méchants sédentaires, et de l’autre les gentils nomades, mais évidemment la société humaine est toujours complexe, source d'arrangements et de conflits, et de tentatives de prise de pouvoir...
Pour revenir à Manakor, on voit bien qu'elle évolue beaucoup tout au long du récit - mais on ne va pas spoiler -, quelle a été ton inspiration pour créer ce personnage ?
En fait, j'ai connu quelqu'un qui avait une dame qui le servait chez lui et était amoureuse de lui - mais ça il ne faut peut-être pas le raconter (rires). Plus sérieusement, je trouvais que le rapport maître-esclave avait toujours été un thème depuis le 17e siècle, et très fréquent en littérature au 18e siècle, parce qu'il y a une intimité et en même temps une distance.
Là, c'est le professeur de français qui parle...
Oui un peu... Mais on le voit dans la littérature classique. Dans tout Molière, il y a toujours le maître et son valet, beaucoup dans le théâtre classique, et dans la littérature en général. Par exemple dans « Jacques le fataliste » de Diderot, ou dans « Manon Lescaut », de Prévost, il y a toujours des rapports entre les maîtres et leurs employés de maison. C'est quelque chose qui est hyper fréquent, très fructueux, parce qu'il y a cette relation ambiguë, mais bien sûr ce n'est pas le sujet principal de mon bouquin. C’était juste pour répondre à ta question... Je trouve que c'est un duo qui est intéressant, parce qu'elle est amoureuse de lui mais elle est sa servante, donc elle est à la fois toute proche et en même temps trop loin.
La question, c'est de savoir de quelle marge de manipulation elle dispose pour attirer l'attention de son maître...
Et là, c'est la grand-mère qui lui donne des conseils...
Justement j'ai bien aimé cette idée des chuchoteurs, c'est un élément marquant du récit, mais j'ai trouvé que globalement ils étaient tout de même antipathiques et assez toxiques dans leurs propos, ces chuchoteurs... On a l'impression que c'est toute la noirceur des personnages qui ressort à travers eux... Du moins c'est mon ressenti.
En effet, les chuchoteurs sont assez négatifs, enfin pas tout le temps...
Ces chuchoteurs sont-ils les voies intérieures que l'on peut avoir en nous ?
Je m'étais imaginé avoir mon grand-père dans mon esprit tout le temps, le cauchemar que cela représenterait en fait, ou un parent décédé, qui ait accès à mes pensées en continu. Là on est proche de la maladie mentale, mais en même temps dans mon histoire, ils y croient vraiment, c'est une croyance religieuse. C'est peut-être même pour eux une réalité. Donc il faut vivre avec ça et en même temps de façon plus allégorique, le poids de nos ancêtres sur nos vies, le fait que nos choix soient plus ou moins dictés sans qu'on en soit conscient par ceux qui nous ont précédés...
Le poids de l'éducation ?
Oui, ou des peurs aussi... En ce qui me concerne, je viens d'une famille plutôt paysanne si on remonte assez loin, ouvrière ensuite mais avant tout paysanne, et c'est le cas pour la plupart d'entre nous en fait...
Idem pour moi...
Evidemment le monde paysan était majoritaire, et dans ma famille il y avait quand même une petite voix qui avait peur de manquer, dans un monde pas du tout serein, et il fallait mettre en ordre toutes ces choses. Il fallait faire en sorte d'avoir de l'argent, il ne fallait pas faire n'importe quoi.
Tout ça fait partie un peu des peurs primales en quelque sorte ?
…qui sont parfois trop présentes et peuvent empêcher de faire telle ou telle chose. C'est juste un exemple mais il y en a plein.
Par rapport à ça, le parcours de Manakor est intéressant, mais je n'en dis pas plus... Je voulais aussi évoquer avec toi la cérémonie du termite, où il s'agit d'introduire un termite dans l'oreille d'un jeune garçon, ce doit lui permettre de recevoir son chuchoteur…
Tout à fait, et l'insecte, par le tambourinage qu'il va faire sur le tympan, va appeler le chuchoteur dans son hôte, qui viendra plus tard, quand il voudra, et on ne sait pas qui ce sera, cela peut être un enfant, un adulte, un vieillard...
Alors c’est donc un termite que le jeune garçon reçoit dans l’oreille, parce qu’après on parle du chant des grillons ?
Oui, parce que la voix des grillons est pour eux, c’est comme cela qu’ils perçoivent le souffle des ancêtres, leur présence, partout, tout le temps, disons presque tout le temps.
Il suffit d’aller en Provence pour s’en rendre compte…
Ça aurait pu être des cigales aussi. Ce grincement, ce cri-cri omniprésent, ils l’interprètent comme la voix des ancêtres. Le termite aussi est un insecte, mais il n’est pas bruyant. En revanche, je trouvais que c’était fort comme image. Un insecte introduit dans l’oreille, il paraît que c’est très douloureux…
Ça, ça fait partie de mes phobies !
Et ça arrive… une fourmi peut s’introduire dans l’oreille, les tiques aussi…il y a des gens qui se font piquer par une tique dans l’oreille, à côté du tympan, et la tique reste…et là, c’est un gros problème, c’est la maladie de Lyme. Tout ce qui rentre dans notre corps en fait est très inquiétant.
Ça, c’est vraiment le côté « gore » de ton ouvrage… tout à l’heure, tu parlais des paysages forestiers, très omniprésents, et tu as donc amené la thématique de l’incendie pour produire un effet graphique saisissant…
Mon but était de transmettre la fragilité de ce monde dans lequel on vit. Le feu est une force qui submerge toute l’arrogance humaine, y compris aujourd’hui. La cité de Miril n’est ni plus solide, ni plus fragile que Los Angeles devant la furie des éléments. Il est certain qu’on manque d’humilité comme les habitants de Miril manquent d’humilité lorsqu’ils pensent que les remparts vont les protéger. Et on est aussi faibles aujourd’hui qu’il y a sept mille ans.
La nature vient toujours nous le rappeler…
C’est une puissance contre laquelle on ne peut pas lutter, il n’y a rien à faire. Le mégafeu ira jusqu’au bout. En plus, ce sont des feux qui passent sous terre, qui forment des nuages dans le ciel, des éclairs, c’est tout un système qui se met en place, ce que j’ai essayé de montrer un petit peu dans mon livre et qui est à l’œuvre dans les feux actuels. Il y a un truc inarrêtable.
Même avec des canadairs, des lances à incendie ?
Oui, parce que c’est d’une telle puissance, que ça recrée une atmosphère, que ça recrée des incendies plus loin, avec des orages qui ne sont pas des orages de pluie mais des orages électriques qui vont rallumer des feux. Ces mégafeux sont assez diaboliques en fait, et ils passent sous terre aussi, c’est incroyable.
En tant qu’auteur complet, comment jongles-tu entre le scénario et le dessin ? Est-ce que tu commences par le scénario ou l’inverse ?
J’écris le texte par augmentation, en commençant par les idées principales, et puis je fais le synopsis jusqu’à aboutir à un scénario complet, très détaillé, planche par planche, avec tous les dialogues. Et c’est à ce stade que je commence à dessiner. Pour ce qui est des personnages principaux, je conçois les visages, les vêtements en amont, et je me mets à dessiner quand tout est calé.
Est-ce qu’il t’arrive de changer des éléments en cours de route ?
Oui, bien sûr ! C’est ça la joie d’être tout seul, c’est que je peux jusqu’au bout changer ce que je veux, y compris des éléments importants, faire des améliorations tout au long du récit.
Donc par choix, tu préfères être tout seul aux manettes ?
Oui, cela permet d’être plus libre. Mon éditeur sait que je peux faire des modifications après, et qu’il n’a jamais la version définitive. C’est plus facile quand on est avec soi-même.
Qu’aimerais-tu que tes lecteurs retiennent de cette lecture ?
Il y a quelque chose dont j’oublie toujours de parler, c’est l’humour, car pour moi ce n’est pas une histoire triste en fait. Tu parlais tout à l’heure des rapports entre les chuchoteurs et leurs hôtes. Les chuchoteurs sont si agressifs que c’est souvent source d’humour, dans cette espèce de folie de ces êtres qui les habitent, leur rage, leur cupidité extrême, leur méchanceté. Ce n’est pas un comique qui va faire rire, mais il y a toujours un peu de décalage humoristique. Manakor est amoureuse d’un type qu’elle trouve tellement beau et tellement incroyable, alors qu’on voit bien que ce n’est pas un type extraordinaire. Il n’est même plutôt pas très ragoûtant, plutôt colérique, pas très beau, mais elle le voit comme un type super, et il y a un peu tous ces jeux d’humour auxquels je tiens dans l’histoire. C’est une aventure initiatique, un conte un peu philosophique, avec quand même une certaine légèreté malgré ces événements catastrophiques. Et ça, j’oublie toujours d’en parler, donc merci pour la question. C’est hyper important, car on peut avoir l’impression, d’après les propos que je tiens, que je raconte une histoire tragique ou triste, alors que ce n’est pas le cas.
Pour moi c’est d’abord un ouvrage qui invite à l’évasion, et c’est aussi ce qu’on cherche en bande dessinée. Peux-tu nous parler de tes influences ?
Pour ce récit, il n’y a pas d’influence particulière, mais plutôt celle de la littérature d’aventure en général. Je tenais à ce qu’il y ait un aspect littéraire dans les dialogues et les textes, aspect qui se reflète dans le titre, un titre un peu poétique, et dans sa typographie.
Quels sont tes projets à venir ? Si tu devais choisir une autre période historique, laquelle choisirais-tu ?
Le prochain projet auquel je m’attelle se déroulera dans le futur, un futur proche. Ça ne sera pas très différent d’aujourd’hui mais on sera plus loin dans le temps, et il va se passer des choses…
Tu nous a déjà mis en appétit, mais on va essayer d’être patients…
En effet, ça sera dans quelques temps, et ça prend du temps…
Merci Nicolas !