Le Casse - L'Héritage du Kaiser

Le Casse - L'Héritage du Kaiser est le sixième et dernier one shot de la série "Le Casse" parue chez Delcourt et dirigée par David Chauvel. Bienvenue dans l'Allemagne nazie d'avant guerre.
1930 - 1938 : De la Grande Dépression aux prémisces de la Seconde Guerre Mondiale Allemagne Le Casse
1936. Le Major, un agent des services secrets allemands, est torturé par ses supérieurs. Pourquoi a-t-il supprimé ouvertement des membres de la Gestapo ? Pourquoi s'est-il lancé dans une poursuite infernale à travers tout le pays, alors qu'une semaine avant il représentait encore l'un des fers de lance de la Wehrmacht ? Emprisonné, il attend la mort... ou bien le moment opportun pour frapper. (texte Delcourt)
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Date de parution | 01 Décembre 2010 |
Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis


Sixième et dernier opus de la série concept « Le casse ». Cette fois ci nous sommes embrigadés en Allemagne à l’époque du IIIe Reich. Un nouveau décor donc pour cette dernière aventure bien sombre, particulièrement réussie. Nous croisons au fil des pages un homme extrêmement mystérieux, un agent des services secrets de la Wehrmacht, qui a décidé de changer son destin en s’appropriant le trésor de l’héritier de Frédéric II de Prusse. Le scénario d’Hérick Hanna – qui signe là sa première BD - fonctionne bien. Il nous tient en haleine jusqu’à la fin. Quant à Trevor Hairsine – un dessinateur plutôt habitué à s’exprimer chez Marvel et qui signe là lui aussi sa première BD franco-belge – , il apporte par son graphisme sombre et rugueux une atmosphère en accord avec l’époque. L’utilisation de la voix off, est un vrai plus et cela ajoute une certaine harmonie et une fluidité dans la lecture. Une vraie belle surprise. Je suis sensible à la colorisation des bandes dessinées. Je n’apprécie d’ailleurs peu / pas les albums en noir et blanc. Tout ça pour dire bravo à Sébastien Lamirand – aux couleurs – qui soutient le dessin par des teintes … vert de gris. C’est de circonstance bien évidemment puisque pendant la Seconde Guerre mondiale, on a appelé vert de gris la couleur de l'uniforme militaire allemand, un vert grisâtre foncé (Feldgrau), et par extension, tout ce qui était allemand. Belle découverte.


Voilà... ça y est... Je tiens entre mes mains les derniers one shot de la collection « Le Casse ». 6ème album, 6ème duo d’auteurs, 6ème casse et 6ème époque. Cette fois-ci, nous voilà plongé dans l’Allemagne d’avant guerre, en 1936. La loi de Nuremberg est entrée en force. Les Juifs, homosexuels, tziganes, handicapés et autres « déviants », selon les critères du Führer, commencent à être persécutés. C’est dans ce contexte de violence que le lecteur fait la connaissance du major, un officier caméléon de la Wehrmacht. Le major est un soldat ultra entraîné, héros de la Grande Guerre, espion confirmé et tueur froid et sans pitié : le profil du parfait petit SS à son Führer... seulement voilà, encore faut-il adhérer aux inepties nazies et accepter la tyrannie qui renforce l’Allemagne défaite en 14-18, pour mieux la perdre en 1945. Le major aspire à la liberté. Cette vie meilleure passe par un ultime coup d’éclat, contre sa patrie cette fois-ci : le vol d’une fortune ayant appartenu au Kaiser Guillaume II. Ce sixième one shot de la série « Le Casse » est le plus violent des six, par son histoire, le contexte historique choisi, son personnage principal et son dessin, brut et écorché. Certaines planches, de toute beauté d’ailleurs, semble avoir été travaillée à la baillonette. Ce tome est l’un des meilleurs à mon goût de par sa fin spectaculaire et son personnage principal véritablement marquant. Certains pourront regretter l’absence de détails sur la planification du fameux casse. Il est vrai que la majorité de l’album est muet sur ceux-ci. Cela ne m’a pourtant pas dérangé. Au contraire, ce n’est que dans les dernières pages que l’on découvre les raisons de certaines scènes apparues plus tôt dans l’album. La part à l’imagination du lecteur est préservée, ce qui n’est pas pour me déplaire. Grâce à « Le Casse - L’Héritage du Kaiser », David Chauvel voit sa série se terminer en beauté. Avec quelques hauts et bas, le bilan de celle-ci est positif et m’aura permis quelques lectures fort agréables.
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