Gare centrale

Note: 2.11/5
(2.11/5 pour 9 avis)

Publié chez Rackham en 1994, Gare Centrale est l'une des premières collaboration de Lewis Trondheim qui en augura un certain nombre. C'est Menu qui se colla à la préface, et on ne résiste pas à la resservir puisqu'elle ne figure pas dans la nouvelle édition : "Quand le passager s'arrête, dans les gares et les couloirs qui mènent aux transports en commun, et qu'il observe en porte-à-faux ces lieux destinés à la transition, il découvre un univers extrêmement menaçant pour son ordre des choses. Le passager découvre alors que d'étranges personnages pratiquent à plein temps cette activité de décalage par rapport à la mécanique générale. Ces habitants des gares et des réseaux souterrains sont probablement avec les derniers troglodytes, les seuls individus de cette société qui puissent encore prétendre à une totale négation du temps et du sens donné aux choses". A noter que cette nouvelle édition a bénéficié d'une nouvelle gravure particulièrement soignée qui rend aux gris de Duffour toute leur profondeur, et que le noir a été remplacé par un pantone bleu foncé.


Absurde Animalier Autour du rail Les petits éditeurs indépendants Lewis Trondheim

C'est plutôt de manière forcée, lors d'une grève, d'un suicide sur la voie, d'un déraillement, que le passager s'échappe de ce mouvement fourmilier, par hasard, donc par miracle. La machine conçue pour la mobilité, soudain immobile, crée la plus sourde des angoisses. Par le seul fait d'être bloqués dans leur trajet, les ombres silencieuses s'adressent soudain la parole. "Qu'est-ce qu'il se passe ?", "Où va-t-on ?", "Vous savez quand part le prochain train ?",..

Scénario
Dessin
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 1994
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Gare centrale © L'Association 1994
Les notes
Note: 2.11/5
(2.11/5 pour 9 avis)
Cliquez pour afficher les avis.

24/08/2002 | ArzaK
Modifier


L'avatar du posteur Noirdésir

On est dans les tout débuts de Trondheim, auteur dès le départ très éclectique, qui signe ici, avec Duffour au dessin (lui aussi quasi débutant), un album intéressant, mais encore un peu inabouti. On est dans une sorte de huis clos, dans une gare, et nous suivons un type qui cherche son train, ses billets, qui cherche à s’y retrouver. Il faut dire que ce n’est pas facile, tout semble aller de travers. Car Trondheim développe ici une ambiance pleine d’absurde, très kafkaïenne. C’est d’ailleurs plus une affaire d’ambiance que d’intrigue bien ficelée. Et c’est un peu ça qui m’a un peu laissé sur ma faim, car cela finit par tourner en rond. Pas de fantastique ou d’humour qui pourrait dynamiser l’ensemble, et ce petit exercice de style peine à garder un rythme minimum. Il était temps de finir, certains passages sont longuets. Mais ça reste quand même une petite lecture intéressante, à emprunter à l’occasion. Note réelle 2,5/5.

29/03/2022 (modifier)
L'avatar du posteur Tomdelapampa

Je ne changerai pas la moyenne. Un petit avis rapide pour vous dire que vous ne loupez rien. J’ai acquis cet album il y a un bout de temps ... depuis il prend la poussière et de la place. Pourtant le dessin est pas mal, les contrastes sont très réussis. Le soucis est qu’on s’ennuie ferme à sa lecture, il manque clairement un truc pour tenir sur la longueur. Cette quête absurde tourne un peu en rond, une fois qu’on a compris où les auteurs voulaient en venir. Plus condensé ça aurait pu faire un honnête patte de mouche + Ne faites pas comme moi, n’encombrez pas vos étagères.

26/03/2022 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

Je n'ai rien contre les histoires absurdes, mais il faut que je comprenne où le scénariste veut en venir et surtout que les péripéties soient captivantes. Il n'y a rien de ça dans 'Gare centrale'. Au début, j'étais un peu intrigué pas l'intrigue, mais ça s'est vite révélé ennuyeux. Quel est l'intérêt de suivre pendant 44 pages un type qui chercher un train ? Heureusement que la lecture et que le dessin sont dynamiques. Grâce à cela je ne me suis pas totalement emmerdé pendant la lecture.

08/05/2010 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
L'avatar du posteur Erik

Voilà ce que j'appelle une lecture "prise de tête". On suit le parcours presque improbable d'un voyageur dans une gare un peu spéciale. Il essaie péniblement de connaître les horaires de son train. Tout va arriver pour que cela soit impossible. On pénètre dans un monde totalement loufoque à la Kafka quand une puissante bureaucratie a pris les commandes. Je n'aime pas l'illogisme des situations. Je n'aime pas quand cela n'avance pas, quand cela piétine. Ah bon, c'était de l'humour ?! Oui, c'est réellement une lecture prise de tête où l'on a besoin d'un aspirine à la fin. C'est quand même grave d'en arriver là ! Le résultat est fort peu intéressant. On pourra éviter à moins que la migraine soit le but recherché. A offrir aux méchantes belles-mères à la rigueur !

12/10/2009 (modifier)
Par Ems
Note: 3/5

En effet quand on lit ce one shot, on pense tout de suite à Kafka ou à un film s'en étant fortement inspiré : "Brazil". La bureaucratie en prend pour son compte et est démontée pour se réincarner en une sorte d'asile où plus rien ne fonctionne ni a de sens. Le côté oppressant du scénario fonctionne correctement mais il manque un petit quelque chose d'indéfinissable pour vraiment pouvoir rentrer dans l'histoire. Pourtant le dessin de Duffour est superbe, très géométrique mais pourtant sans lignes droites. Ses nuancés grisâtres sont superbes. C'est dommage car avec un petit supplément d'âme, ce one shot aurait vraiment pu être plus plaisant. Cela semble venir du fait que les personnages rencontrés sont trop nombreux et ne permettent pas un réel développement et au contraire, surcharge le récit. Pas mal, mais aurait pu être bien mieux.

16/05/2009 (modifier)
Par Pierig
Note: 2/5
L'avatar du posteur Pierig

J’apprécie pourtant beaucoup le dessin de Duffour qui a un style bien à lui mais j’ai l’impression que la "Sipirale infernale", qui m’avait déjà fort déçu, ne fait que continuer avec "Gare centrale" . . . En gros, cet album raconte une journée d’un gars commun (comme vous et moi) se trouvant dans un lieu commun (une gare) où il fait des rencontres anodines en cherchant vainement un train. Le récit de Trondheim, bien que kafkaïen, ne m’a pas touché . . . c’est long, poussif et ennuyeux. Bref, complètement inintéressant et pas passionnant pour un sou !

06/07/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

Kafkaïen, c'est exactement le mot. Cette gare forme un monde clos, absurde, fou, presque tout entier dirigé contre le personnage principal. Au début de la BD, je partais sur un bon a priori : le dessin me plaisait bien, les perspectives, les personnages, les vues bancales, etc... Je trouvais ça sympa et puis la narration n'était pas désagréable. L'histoire se comprend assez vite (et n'est finalement pas tellement originale dans son concept) mais aurait pu être pas mal. L'ennui, c'est que ça s'éternise : les péripéties s'accumulent, toujours le même absurde, toujours la même folie, et cette errance sans résultat du héros. Et au bout de la moitié de l'album, je m'ennuyais, attendant un dénouement, un changement, une fin. Et cette fin n'a pas eu grand chose d'étonnant, rien de palpitant ni de bouleversant. Une BD qui m'a laissé froid et m'a même plutôt ennuyé.

22/06/2004 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
L'avatar du posteur Spooky

Contrairement à ArzaK, je n'attendais pas trop de ce petit album scénarisé par Trondheim. En effet le sujet est l'absurde kafkaïen d'un bonhomme complètement perdu dans une gare sans queue ni tête. Cela aurait pu être intéressant, si les situations ne tombaient toujours à plat, si un espèce de rythme ne s'installait dans le récit. Rien de tout cela ici. On se lasse très très vite de cette variation molle, même si le trait de Jean-Pierre Duffour est assez agréable à l'oeil. Bref, une oeuvre mineure de Trondheim.

03/02/2004 (modifier)
Par ArzaK
Note: 2/5

Le dessin de Duffour est peut-être intéressant et possède de très belles nuances bleutées mais le scénario de Trondheim n'arrive pas à m'intéresser. En fait, l'auteur semble avoir essayé de quitter son style habituel pour donner plus dans l'absurde d'inspiration Kafkaienne. Ce n'est malheureusement guère convainquant, dans ce registre, Trondheim est loin d'égaler un Marc-Antoine Mathieu ou un Dumontheuil, il est même très en-dessous. Si certains passages font mouches, ils sont trop peu nombreux que pour rendre l'ensemble interessant. Et surtout, ils n'arrivent pas à en contrecarrer d'autres, trop creux ou prétentieux. Une déception...

24/08/2002 (modifier)