40 éléphants

Note: 3.25/5
(3.25/5 pour 4 avis)

Londres, 1920. Elles sont quarante. Voleuses, tueuses, kidnappeuses, cambrioleuses, proxénètes… Issues des divers milieux de la société, elles ont fait du crime leur affaire et se sont associées pour plus d’efficacité.


1919 - 1929 : L'Après-Guerre et les Années Folles Gangsters Hubert La BD au féminin Londres

Londres, 1920. Elles sont quarante. Voleuses, tueuses, kidnappeuses, cambrioleuses, proxénètes… Issues des divers milieux de la société, elles ont fait du crime leur affaire et se sont associées pour plus d’efficacité. Lorsqu’arrive Florrie « doigts de fée », jeune pickpocket talentueuse, toute l’organisation se révèle fragile et une lutte interne risque d’éclater. Le moment est mal choisi, car les Éléphants doivent faire face à une police de plus en plus performante et à un gang masculin rival reconstitué et bien décidé à reprendre son territoire.

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 02 Novembre 2017
Statut histoire Série terminée (Un diptyque + un tome indépendant) 3 tomes parus

Couverture de la série 40 éléphants © Bamboo 2017
Les notes
Note: 3.25/5
(3.25/5 pour 4 avis)
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17/01/2018 | Ro
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L'avatar du posteur Noirdésir

Une série sympathique. La lecture est assez rapide, et plutôt agréable. J’ai préféré les deux premiers albums, qui forment un diptyque, ou plutôt un cycle complet. Certes, il faut accepter quelques facilités. La présence de ce gang de femmes – dont l’une d’elle est même la femme d’un membre d'un gang d’hommes concurrent ! La facilité avec laquelle elles commettent leurs larcins – comme le pillage d’Harrods par exemple. Et l’attitude de Florrie (et la réaction de celles qui « savent » ce qu’elle fait – elle est infiltrée par la police, en échange d’information sur son petit neveu enlevé et qu’elle recherche). Le personnage de Florrie est en tout cas central, et le plus intéressant. Le troisième album poursuit le récit. Il vaut quand même mieux avoir lu les deux premiers pour comprendre les personnages et les liens qui les unissent. Les 40 Voleurs ayant été éliminés, ne restent plus que les Éléphants, qui essayent de se réorganiser, suite à la perte de plusieurs des leurs – et pas des moindres – dans le diptyque précédent, mais aussi parce que la police essaye de les faire tomber. Comme pour les précédents albums, une des « éléphants » est mise en avant – ici Dorothy, tueuse à la fois douce et psychopathe, dont le rôle restera ambigu jusqu’au dénouement. Je n’ai pas trop accroché aux passages tentant d’insuffler de l’humour dans le récit axé plutôt polar (en particulier lors des courses-poursuites entrainant des carambolages). Et, là aussi, quelques petites facilités (c’est fou le nombre de nonnes se baladant seules la nuit dans ce quartier de Elephant & Castle quand même !) Globalement, c’est du polar qui est assez classique, avec plusieurs gangs luttant pour contrôler un secteur, alors que la police essaye de tous les coffrer, un juge acheté par l’un des gangs, etc. On reste sur un canevas classique des récits sur la mafia aux États-Unis dans l’entre-deux guerre. D’ailleurs dans le deuxième tome, l’un des gangs élimine les chefs du gang féminin concurrent le jour de la Saint Valentin, clin d’œil au massacre du même nom commandité à la même époque à Chicago par Al Capone ! Mais le fait que le principal gang soit exclusivement constitué de femmes apporte une touche originale. Et certains personnages, Florrie bien sûr, mais aussi la très jeune – et très débrouillarde ! – Maggie, sont vraiment intéressants.

10/03/2025 (modifier)
L'avatar du posteur Deretaline

"Les 40 éléphants" n'est pas le nom d'une parodie d'Ali-Baba et les 40 voleurs avec des animaux anthropomorphiques mais le nom d'un groupe de criminelles londoniennes. Vols, kidnappings, meurtres, guerres de gangs ... ici, on ne fait pas dans la dentelle. L'histoire débute de manière classique, une jeune pickpocket se retrouve embrigadée dans ce groupe criminel 100% féminin, on s'attend à suivre une histoire de mafia standard si ce n'est la dimension féminine en plus. Puis les terribles trahisons surviennent, les tensions montent, une guerre intestine éclate, une guerre de gang même, on découvre que Florrie (notre jeune pickpocket) travaille en fait avec la police et recherche désespérément à élucider le mystère entourant la mort de sa sœur... Le scénario devient vraiment prenant, particulièrement avec le tome 2. Le groupe compte beaucoup de personnages, mais l'on retient principalement trois d'entre elles (qui ont donné leurs noms aux trois albums de la série, c'est quand-même bien fait !), à savoir Florrie, pickpocket de talent et taupe par nécessité, Maggie, voleuse de génie malgré son jeune âge, et enfin Dorothy, une meurtrière terriblement efficace et paradoxalement très gentille. Il y a en vrai d'autres personnages intéressants, mais je trouve amusant que les trois m'ayant le plus marquée soient justement les trois personnages éponymes. Techniquement, les deux premiers albums forment un diptyque parfaitement lisible et appréciable en s'arrêtant-là. Le tome 3 reste une suite, pour être honnête ma bibliothèque et mon réseau ne la possède pas et je n'ai donc pas pu encore le lire (tout juste feuilleter des extraits en ligne). Je pense tout de même pouvoir me permettre d'aviser étant donné que le tome 2 agissait déjà comme une conclusion de l'histoire (le tome 3 est visiblement un récit indépendant). La série est courte mais bonne, parvient à se démarquer des autres récits de gangs et de criminalité par sa dimension féminine et ses personnages assez atypiques et sympathiques (mais quand-même un peu limite moralement). Lecture recommandée.

06/03/2025 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

C'est vrai que le pitch de départ n'était pas très encourageant. On a tous lu des bd sur une bande de voleurs à la tire ayant des culottes courtes. La particularité de la présente étant qu'il s'agissait de filles évoluant dans le Londres des années 20. Pour rappel, la loi interdit le vol des biens ne nous appartenant pas. Glorifier ces actions par le biais de la bd tout comme d'ailleurs le cinéma ne m'attire pas des masses. Par contre, j'apprécie les gens qui partie de rien réussissent leur vie dignement. Bien entendu, cela demande des efforts et il faut se remuer un peu. Pour le reste, cette bd se construit également à un niveau très adulte malgré tout , les petites filles n'étant que la toile de fond. Le second volume qui clos normalement la série nous rappelle la violence de ce milieu de gangster qu'il ne vaut pas mieux fréquenter. Oui, les mafieux ne m'attire guère. Je les préfère en prison à vie. Cependant, en l'occurrence, ils vont plutôt crever par balle. Je ne vais pas m'apitoyer sur leur sort.

26/08/2018 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
L'avatar du posteur Ro

Une plongée dans la pègre londonienne des années 1920, mais avec une très grosse originalité : le gang que l'on va suivre ainsi est uniquement composé de femmes. Celles-ci sont issues de milieux très différents, allant des filles des rues aux femmes aux foyer bien implantées. Et il est d'autant plus étonnant de découvrir derrière des femmes au regard doux et aux robes serrées des voleuses, kidnappeuses et pour certaines mêmes de vraies tueuses à gages. Pour le premier tome au moins, l'histoire nous est racontée en suivant le personnage de Florrie, jeune femme qui vient tout juste d'intégrer le gang et en découvre le fonctionnement. Et très vite, le lecteur découvre que chacun cache ses mystères, que ce soit les membres et la dirigeante du gang mais également Florrie elle-même. C'est bien fait et très sympa à lire. J'aime le dessin qui est efficace et charmant. Les rues de Londres de 1920 sont belles et crédibles, même si l'on se dit que finalement, hormis quelques voitures, les choses n'y avaient alors que peu changé par rapport à la fin 19e siècle. En ce qui concerne les personnages, le graphisme joue grandement sur la douceur visuelle des femmes de ce gang comparé à la dureté que peuvent parfois prendre leurs actes. Ce qui fait que d'un côté, on s'attache vite aux différents protagonistes, et en même temps on ne peut s'empêcher de s'en méfier voire de les redouter un peu. Le scénario est réaliste et bien ficelé. Il fourmille de mystères qui se dévoilent peu à peu et de rebondissements qui font qu'on ne sait pas à l'avance où les choses vont aller. Les personnalités des différents protagonistes sont également très réussies et forment un bon cocktail. Et tout tient bien la route. Il n'y a qu'une seule chose qui coince au niveau du scénario, c'est l'explication de comment Florrie a fait pour devenir aussi douée de ses mains. Pour le reste, c'est intelligent et prenant. Vivement la suite !

17/01/2018 (modifier)