Motor Girl

Note: 3.67/5
(3.67/5 pour 3 avis)

Samantha, ancienne Marine, vit après plusieurs missions traumatisantes recluses dans une casse paumée en compagnie de son ami imaginaire : un gorille... Quand soudain des petits hommes verts débarquent...


Les Singes

Samantha, ex-militaire qui a effectué trois séjours en territoire hostile et souffrant de syndrome post-traumatique, vit retirée du monde et gère un garage – ou plutôt une casse auto – en plein désert. Elle a pour seul compagnon un ami imaginaire, un gorille de 2,20 mètres de haut… Lorsqu’une soucoupe volante choisit de se crasher près de la casse, les ennuis de Samantha ne font que commencer…

Scénario
Dessin
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 22 Août 2018
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Motor Girl © Delcourt 2018
Les notes
Note: 3.67/5
(3.67/5 pour 3 avis)
Cliquez pour afficher les avis.

19/09/2018 | PAco
Modifier


L'avatar du posteur Pokespagne

Le Comics US indépendant a, on le sait et on le déplore, une certaine difficulté à trouver sa place auprès du grand public français qui a désormais largement adhéré au courant "mainstream" des Super-héros. Le manque de reconnaissance d'un artiste aussi doué que Terry Moore, dont le graphisme très "ligne claire" le place dans la droite ligne du travail d'un Moebius, d'un Manara ou d'un Urasawa, est particulièrement rageant, mais on peut espérer que les choses changeront avec la publication par Delcourt de ce très bel objet qu'est l'intégrale de Motor Girl... … Car, au-delà du graphisme impeccable de Moore, c'est l'intelligence aigüe de la narration et la force émotionnelle de Motor Girl qui en font une grande réussite du genre. Mêlant habilement réalité et imaginaire, présent et flashbacks (eux-mêmes tantôt réels, tantôt fantasmés, ou du moins distordus par les traumas physiques et mentaux de l'héroïne), Moore nous promène à travers une histoire absolument brillante. "Vet" revenant d'Irak en très mauvais état après avoir été victime de deux explosions successives, Samantha essaie de se remettre dans un coin perdu du désert du Nevada, en s'appuyant sur un ami imaginaire plutôt encombrant, puisqu'il s'agit d'un gorille de 2 mètres de haut. Sa rencontre avec des extra-terrestres - qui pullulent apparemment dans le coin ! - et avec une inquiétante organisation paramilitaire va la forcer à reconsidérer non seulement son avenir, mais également la réalité de son présent. En nous entraînant donc dans une aventure SF assez codifiée, mais traitée avec une étonnante légèreté et un humour constant, Moore nous berne habilement, jusqu'à faire ressurgir à mi-parcours les terribles souvenirs d'Irak, qui vont peu à peu apporter un éclairage différent à notre lecture. L'émotion est croissante, et ce qui nous paraissait un récit fantaisiste inconséquent se transforme en une saisissante épopée intérieure. Pour finir de manière tout bonnement bouleversante (sans même parler de l'élégante référence au Moby Dick de Melville, discrète mais particulièrement bien vue...), et nous donner envie de, sinon crier au chef d'œuvre, mais au moins de placer Motor Girl comme l'une des BDs les plus marquantes de l'année... ... et de replonger du coup dans le travail précédent de Terry Moore, ces Strangers in Paradise, Echo et Rachel Rising qui attendent bien plus de lecteurs français.

08/10/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

L'absurde n'est pas vraiment ma tasse de thé mais là, c'est expliqué par une maladie de l'héroïne qui lui ravage peu à peu le cerveau. Il faut dire qu'elle était soldat marine dans la guerre en Irak et que cela a a laissé des traces. Elle vient se réfugier dans une décharge du Nevada appartenant à une veille dame assez bienveillante avec elle. Elle converse également avec un ami imaginaire qui n'est autre qu'un gorille mais en réalité cela cache d'autres souffrances bien plus intimes. On ne sait pas vraiment ce qui relève de la réalité ou du fantasme imaginaire. Au début, je n'étais pas parti dans ce récit mais cela m'a séduit contre toute attente. Et dire que je ne suis pas fan de Terry Moore. Cependant, non seulement le graphisme en noir et blanc m'a plu mais cette histore avait un sens pour moi. Une oeuvre parfois rigolote mais parfois assez touchante.

24/03/2019 (modifier)