Le Cinéaste
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Après son échec cuisant dans Nuits Indiennes, Adélie d’Arcueil, qui ne se laisse pas abattre pour autant, poursuit ses aventures à Marseille, dans le délictueux milieu des films clandestins. Y parviendra-t-elle à remettre la main sur le gourou et l’Ookoondor ?
Cinéma Hard & Soft, d'un érotisme à l'autre Les Roux ! Marseille
La belle Adélie s’est fait voler son diamant par un gourou indien. Lancée à sa poursuite, elle arrive à Marseille et s’adresse à l’agence Pinkerton. Oui, mais voilà, ça coûte cher. Si cher qu’elle accepte de tourner dans des productions érotiques destinées à la bourgeoisie d’Istanbul, auxquels participent des notables importants de Marseille. Jusqu’à ce que la police intercepte ces films et enquête. La rumeur court et les notables craignent pour leur réputation. Le cinéaste, un sombre imbécile très lâche, se livre à la police. Et pour être mise hors de cause, il propose de tout balancer. Adélie, mouillée jusqu’au cou, doit intervenir. Si le cinéaste parle, elle sera arrêtée, ne retrouvera jamais son diamant et pourrait perdre son nouvel amour, le seul sincère qu’elle ait eu jusqu’à ce jour. Le cinéaste doit disparaître…
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Date de parution | 20 Novembre 2019 |
Statut histoire | Une histoire par tome 1 tome paru |
Les avis


Vous croyez pouvoir m’intimider ? - Ce tome fait suite aux aventure d’Adélie d’Arcueil racontée dans Nuits Indiennes (2015). Son édition originale date de 2019. Il a été réalisé par Labrémure (Frédéric Brémaud) pour le scénario, et par Artoupan (Benoît Girier) pour les dessins et les couleurs. Il comprend quarante-six pages de bande dessinée. Un film muet en noir et blanc est projeté sur un écran. Un texte en insert explique : À l’heure de la messe, pendant que les bons Marseillais se rendent à Notre-Dame de la Garde dans le jardin d’une villa de la Canebière… Une si belle plante… Il eut été un crime de ne pas l’arroser ! Une jeune femme est sortie d’une belle villa, dans le jardin, et elle hume le parfum de fleurs grimpantes, se courbant un peu, ce qui met son postérieur en valeur. Un bel homme en costume de torero sort des buissons derrière elle, et il soulève sa robe, mettant ainsi à nu son postérieur charnu. Il sort son sexe de belle taille de son pantalon et honore la jeune femme. Dans la salle plongée dans le noir, le commissaire déclare aux personnes présentes qu’ils en ont assez vu. L’abbé lui demande s’il ne désire pas connaître la fin, peut-être qu’il y a ensuite des pratiques contre-nature, des animaux… L’affaire serait plus grave encore. Le commissaire tourne le dos et coiffe son chapeau, en déclarant que le labo vérifiera, et que lui en a assez vu. En lui-même, il se demande dans quel monde on vit. Une bien vilaine affaire en somme. Retour plusieurs mois en arrière, à Paris, à l’origine des faits, quelque part dans le beau quartier de Montmartre, Lucien, photographe de profession, se fait frapper par deux costauds qui menacent de s’en prendre à son chat. L’un d’eux saisit Lucien par sa tignasse et lui indique qu’il fait ce qu’il veut avec ses sous, mais quand on emprunte au boss, faut rendre. Le temps est venu pour Lucien d’abouler l’oseille ou ils vont balancer son appareil dans la Seine. Le photographe promet de payer, il préfère mourir que de perdre son cinématographe. L’autre gros bras le menace de lui couper le sexe s’il ne paye pas. Enfin, ils s’en vont. Une heure plus, Lucien se trouve à la gare de Lyon d’où il prend le train pour Marseille, certain qu’ils ne le retrouveront pas. Quelques mois plus tard, là où toute cette histoire a commencé, dans une villa de la Corniche à Marseille, la servante Léontine vient annoncer à sa maîtresse Adélie d’Arcueil que le détective de Pinkerton est arrivé. Adélie descend au jardin où patiente le détective ; elle lui demande s’il a des nouvelles. Il répond que oui, et que l’oiseau n’a pas été facile à retrouver, l’agence commençait à croire qu’il s’agissait d’un phénix. Heureusement l’agence Pinkerton qu’il se fait l’honneur de représenter ici, a de bonnes antennes au Brésil. Le gourou recherché par Adélie a été aperçu à Manaus par un de leurs Indiens informateurs. Sa cliente lui demande ce qu’il attend pour le capturer. Le détective explique que les moyens manquent malgré tout l’argent qu’elle a versé, un enlèvement, ça coûte cher sous ces latitudes lointaines et hostiles. Il lui suggère de faire les poches de son prince, car elle sait y faire avec son passé de Pie voleuse. Il s’agit bien de la suite de l’intrigue entamée dans le tome précédent, et trouvant sa conclusion dans Mahârâja paru en 2012, c’est-à-dire avant les deux tomes dont l’action se déroule avant (bref, on se comprend). L’héroïne est toujours Adélie d’Arcueil, surnommée la Pie voleuse, suite à ses précédentes activités de cambrioleuse. Elle reste à la poursuite de l’individu qui se fait appeler Mahârâja et qui a eu l’indélicatesse de lui barboter un diamant (appelé Ookoondor) sous le nez. Elle ne se laisse pas faire, et elle a engagé un détective de la célèbre agence américaine Pinkerton pour retrouver l’aigrefin et lui faire rendre la pierre précieuse. Mais voilà : tout ça coûte de l’argent, et l’individu sur lequel elle a mis le grappin pour qu’il l’entretienne elle, est momentanément sans le sou. Comme le laisse supposer la scène introductive, Adélie est pleine de ressources et elle va saisir une occasion au bond pour mettre à profit un autre pan de ses compétences. À l’instar du tome précédent, le scénariste concocte une véritable intrigue : des personnages disparates comprennent qu’il y a de l’argent à se faire en améliorant la piètre qualité des films pornographiques produits à l’époque : de meilleurs décors, de meilleurs acteurs, de meilleurs acheteurs. Le lecteur se rend compte que le scénario tient la route et tient ses promesses, avec des acheteurs turcs et des participants consentants pour les orgies sexuelles, filmés à leur insu. Le lecteur retrouve également les dessins soignés, sans comparaison possible avec l’ordinaire des bandes dessinées à caractère pornographique produites au kilomètre, avec un niveau flirtant avec l’amateurisme. Visiblement, les auteurs ont le goût de la reconstitution historique, au moins en ce qu’elle sert l’intrigue, sans prétendre à faire une bande dessinée de nature historique. Ainsi l’artiste prend plaisir à inventer et à représenter les robes de ces dames, avec moult jupons (enfin, sauf pour certaines ayant sciemment omis d’en porter en vue d’une activité physique), sans oublier le corset, les bas et leur porte-jarretelle. Le lecteur apprécie tout autant la robe de chambre transparente d’Adélie (avec rien en-dessous) quand elle accueille le détective Pinkerton, sa belle robe à franges avec des motifs de fleur quand elle reçoit Pierre-Alexis Grimaldi, les tenues strictes des bonnes en robe noire avec tablier blanc, le costume plus que révélateur de maîtresse Ishtar (qui met surtout en valeur la nudité de sa poitrine et sa toison pubienne), les belles robes blanches bien comme il faut des jumelles Trémonti, ou encore les magnifiques chapeaux à large bord, pour finir en apothéose avec le costume moulant de monte-en-l’air de la Pie voleuse (avec même un loup, ce qui fait penser à une Fantômette d’un autre genre). Même si la garde-robe de la gent masculine se prête à moins de diversité, l’artiste les soigne quand même avec des costumes noirs stricts et chemise blanche, le costume blanc du détective, la tenue plus farfelue du cinéaste Lucien avec son pantalon à motif, l’habit très élégant de l’héritier Grimaldi, les uniformes des policiers. Le dessinateur investit également du temps pour représenter chaque environnement, et pour concevoir les prises de vue. Le fac-similé de film en noir & blanc fonctionne très bien avec son intertitre, et même avec une définition bien meilleure que sur les copies usagées d’époque. Le lecteur peut ensuite admirer l’ombre chinoise de la tour Eiffel, puis l’entrelacs de poutrelles métallique de la gare de Lyon. Il apparaît que l’artiste s’inspire d’Alfons Mucha pour le rendu des fleurs de la villa de la marquise de Saint-Pierre et Miquelon, ainsi que pour sa coiffure. Le dénuement de l’entrepôt qui sert pour les prises de vue fournit un fort contraste avec la munificence de la décoration intérieure d’un appartement de la bonne société d’Istanbul. Les falaises arides non loin de Marseille dégagent une sensation de chaleur et de vent. Lors d’un bref passage à Paris, le lecteur identifie au premier coup d’œil, le lion de la place Denfert-Rochereau. L’embarquement sur un paquebot séduit autant par sa passerelle que par ses beaux matelots en uniformes avec casquette à pompon. Chaque scène dispose d’une prise de vue spécifique adaptée à sa nature, qu’il s’agisse d’un dialogue ou d’échanges de coup de feu fans les couloirs d’un commissariat, ou encore d’une partie fine et d’ébats fougueux. En effet, cette bande dessinée est classée dans le registre pornographique du fait de scènes explicites. La nudité ou un acte sexuel sont présents dans une vingtaine de pages, soit près de la moitié de l’ouvrage. Ces scènes vont de la titillation à la pénétration représentée de manière explicite. Le lecteur éprouve toutes les peines du monde à refermer sa bouche devant l’opulence des charmes d’Adélie d’Arcueil, que ce soit dans sa robe de chambre transparente ou lorsqu’elle prend un bain. Il voit explicitement ses talents à l’œuvre lorsqu’elle joue le rôle de maîtresse Ishtar ou lorsqu’elle évoque ses souvenirs en Turquie : jambes grandes ouvertes, permettant de vérifier qu’il s’agit d’une vraie rousse. La majeure partie des hommes sont bien montés, à l’exception d’un qui a souffert de la polio étant jeune, et ils font usage avec vigueur de leur membre, utilisant toutes les portes qui leur sont offertes. Tout en n’étant cependant pas toujours à leur avantage, avec parfois le pantalon sur les chevilles devant une assistance venue pour autre chose. Le lecteur découvre le récit, sans arrière-pensée, sans culpabilité, ou velléité de politiquement correct. Les auteurs racontent une aventure sans conséquences, dans un registre plus que coquin, un divertissement sans prétention. Le lecteur peut, s’il le souhaite, relever le fait que Adélie d’Arcueil est une femme libérée faisant usage de son corps comme elle l’entend, en particulier en faisant commerce pour en tirer profit, sachant faire respecter ses choix. Dans cette histoire, chaque personne se conduit selon son propre intérêt, sans héroïsme ou moralité à toute épreuve. Adélie d’Arcueil compte bien faire rendre son dû à l’individu qui l’a volé. Elle met son expérience et son ingéniosité à l’œuvre pour faire fructifier une entreprise de films X, alors que ce n’est même pas encore une industrie naissante. Lucien, le réalisateur, fuit pour sauver sa peau, en semant ses créanciers, son autre but étant d’assouvir ses besoins sexuels, malgré son défaut physique humiliant. Plusieurs individus recourent au chantage, en tirant profit de la lubricité des riches et puissants, ces derniers ne valant pas mieux que quiconque. Le lecteur ressent un sourire naître sur son visage au fil de ses aventures rocambolesques se déroulant dans la bonne humeur. Aussi il n’est pas surpris de la participation de Rocambole lui-même, personnage de fiction créé par Pierre Ponson du Terrail en 1857. Un deuxième tome des aventures d’Adélie d’Arcueil, dite la Pie voleuse, aussi plaisant que le premier. Les auteurs prennent plaisir à raconter une intrigue bien construite, une affaire de mœurs et de chantage, avec une verve teintée d’humour. Le lecteur apprécie ce divertissement au premier degré, pour la belle héroïne peu farouche et intelligente, les parties de jambes en l’air, les beaux décors, et l’amoralité assumée. Ravigotant.


« Le Cinéaste » est la troisième collaboration entre Artoupan et Labrémure, après Mahârâja et Nuits Indiennes. Il fait d’ailleurs le lien avec ces deux albums – et souffre aussi, du coup, de la comparaison avec eux. En effet, c’est l’histoire que j’ai trouvé la plus légère, la moins captivante. J’ai aussi trouvé qu’Artoupan y avait moins travaillé, ou plutôt y avait moins placé de décors. Mais ces remarques ne valent peut-être que pour moi, et ne sont en tout état de cause valables que pour une comparaison avec ces deux autres albums. Car « Le Cinéaste » possède encore d’indéniables qualités, qui le font de toute façon très largement sortir du lot du genre ! Si concernant les décors j’ai été un chouia déçu, Artoupan a quand même bien planté l’arrière-plan de la Belle-Epoque, à Paris d’abord, puis à Marseille pour une bonne partie de l’Album. Surtout, il réussit encore un très beau travail, très minutieux, concernant les vêtements : les traits de ses personnages sont peut-être un peu figés, mais le rendu, proche du travail de Klimt ou d’affiches de cette époque, est original et très sensuel. Les passages montrant des extraits de films érotiques sont eux aussi bien fichus. Enfin, puisque ce n’est pas un album tout public, les scènes de sexe sont encore très bien rendues, et nous retrouvons une nouvelle fois avec grand plaisir notre belle et dynamique rousse, Adélie ! L’intrigue de Labrémure est peut-être moins dense que dans les autres albums (surtout Mahârâja, clairement le mieux réussi des trois), mais elle reste quand même bien fichue, fluide et dynamique, certes avec moins d’humour. On est là à la limite du polar et du vaudeville, avec des édiles marseillaises filmant leurs parties fines et cherchant à faire disparaitre ces films, lorsque ceux-ci risquent de leur attirer des ennuis. D’autant plus que le cinéaste qui les détient, veule et embarqué dans de sales embrouilles, n’est pas très fiable. Au milieu de tout ça, Adélie bien sûr, femme indépendante, cherchant à prendre argent et plaisir dès que l’occasion se présente (et cherchant aussi à récupérer une pierre précieuse qu’on lui a piqué). Bref, ça se laisse lire très agréablement (le visuel y est pour beaucoup). Si vous découvrez ces auteurs avec cet album, et si vous l’avez apprécié, allez voir les deux autres déjà cités, car on a là du cul intelligent, beau et original !


Avec ce volume se conclut le triptyque du duo d'auteur derrière Mahârâja et Nuits Indiennes, et je n'ai vraiment pas grand chose de plus à dire que ce qui était déjà dans les deux premiers, à savoir : dessin superbe et histoire amusante, quoique plus sérieuse dans celui-ci, et avec une idée directrice qui est efficace à défaut d'être particulièrement originale (en même temps, le genre ne cherche pas souvent à l'être). C'est encore une fois la couleur et la lumière qui se dégagent du dessin, qui m'ont le plus plu. Une magnifique mise en images de ces récits coquins, tout autant qu'une représentation assez fidèle et détaillée des costumes de l'époque (il doit avoir une de ces patiences pour faire rien que le détail des chaussures !). C'est toujours bien mené et cet album fait la liaison entre les deux précédents, expliquant comment l'héroïne passe d'une situation à l'autre. Et je n'ai pas boudé mon plaisir, c'est frais et divertissant, retraçant bien l'époque d'un Paris belle-époque, entre nouveauté technologique, ouverture au monde et puritanisme, le tout sur fond de scandale dans une troisième République qui en compte déjà trop. Bref, un beau mélange des genres bien mené, et pour le coup qui conclut d'une manière satisfaisante les trois volumes ! A lire, surtout si vous avez déjà goûté aux deux premiers et que vous en voulez encore !


Cela faisait bien longtemps que je souhaitais enfin voir publié ce fameux Cinéaste. Pourquoi ? Même s'il est considéré à part entière comme un One-Shot et peut en effet se lire en tant que tel, le Cinéaste constitue le 3ème opus des aventures friponnes rétro des personnages imaginés par Labrémure dans Mahârâja et Nuits Indiennes dont il est la suite directe. Et peut-être également sa conclusion finale même si les auteurs n'excluent pas une autre aventure. Et quelle aventure mes aïeux ! Derrière la splendide illustration de couverture se cache un joli prétexte à moult cochonneries. Car si certaines pages ne sont pas à mettre devant les yeux des têtes blondes comme des coincés du bulbe, Labrémure construit un joli vaudeville que Georges Feydeau n'aurait pas renié si les mœurs de son époque (les mêmes que celle du présent ouvrage d'ailleurs) lui auraient laissé carte blanche. Grosso modo on retrouve la plantureuse cambrioleuse rousse des précédents opus dans une sombre histoire de chantages liés à des films sans paroles impliquant tout le gratin bourgeois de Marseille. Ou comment parler du problème des Sex-Tapes actuelles dans une époque révolue. C'est plutôt malin car Artoupan nous gratifie de quelques scènes bien olé-olé dans un splendide noir et blanc. Ici les masques tombent et chacun veut racheter d'une façon ou d'une autre son honneur perdu quitte à utiliser quelques stratagèmes pas très catholiques. Le tout baigne dans une ambiance bon enfant et prête même au sourire mais malgré toutes ses évidentes qualités, le Cinéaste se veut malheureusement également le plus faible opus de cette trilogie. Cet album est bien plus sage en cabrioles lubriques que Mahârâja et on y rit beaucoup moins que dans Nuits Indiennes. Rien de désagréable en somme mais lorsqu'on a goûté à l'excellence des deux premiers opus, on en ressort un peu moins rassasié pour ce qui aurait dû constituer le clou du spectacle. On passe malgré tout un excellent moment qui passe bien trop vite tant les 48 pages s'avalent comme du petit lait et qu'on prend plaisir à reluquer les dessins de toute beauté concoctés par Artoupan ou à rire des réactions grotesques des libertins impliqués à défendre leur honneur coûte que coûte. Il est également utile de préciser que lire Mahârâja et Nuits Indiennes constitue un avantage considérable pour y comprendre certaines subtilités mais que le Cinéaste peut se lire complètement comme une histoire indépendante. Dans tous les cas, il m'a clairement donné l'envie de relire les précédents travaux de ce duo atypique et qu'on espère vite retrouver pour d'autres carambolages érotiques ou (d)ébauches graphiques. :)
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