Thérapie de groupe

Note: 2.86/5
(2.86/5 pour 7 avis)

Les états d'âme d'un auteur en mal d'inspiration.


Larcenet Les Arts Appliqués de Paris Profession : bédéiste

"Thérapie de Groupe" met en scène de façon éblouissante un auteur de bande dessinée à la recherche de l'inspiration. Dans une quête inlassable il parcourt l'univers de la création. Il remonte l'Histoire, fait appel aux plus grands peintres, interpelle Boileau, Nietzsche ou Dieu Lui-même.

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 10 Janvier 2020
Statut histoire Histoires courtes 3 tomes parus

Couverture de la série Thérapie de groupe © Dargaud 2020
Les notes
Note: 2.86/5
(2.86/5 pour 7 avis)
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17/01/2020 | Noirdésir
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Par pol
Note: 3/5
L'avatar du posteur pol

Thérapie de groupe met en lumière tous les états d'âmes de Larcenet, plus sombre et plus déprimé que jamais. Fin de carrière, panne d'inspiration, perte de l'élan vital et idées suicidaires... voilà le triste résumé du quotidien de Jean-Eudes de Cageot-Goujon, le personnage central. Ce double de l'auteur est certes un avatar romancé, inspiré de la vie de Larcenet, mais nul doute que la part autobiographique est malgré tout importante. Il est difficile de faire une synthèse de mon ressenti tant j'ai apprécié le début, et peu été emballé par la fin du premier tome. Dès les premières pages, dès les premières répliques, j'ai ri d'un rire fort et sonore. Vous en conviendrez ça signifie que j'ai trouvé ça autrement plus drôle que si j'avais simplement souri. Donc oui je me suis marré avec les fausses couvertures de magazines people vantant tantôt l'auteur au sommet de sa gloire, tantôt le sérial looser qu'il est devenu. Je me suis marré avec les intermèdes scènes de bureau et dialogues plats. Je me suis bidonné avec les premières histoires courtes mettant en scènes, par exemple, la dictature des joyeux drilles qui déportent les dépressifs pour s'en débarrasser. C'est tout à fait l'humour de Larcenet que j'aime. Tranchant, qui ne fait pas dans la demie mesure, et plein d'autodérision. Le tout bien servi par un super dessin. Mais malheureusement je n'ai plus ri sur la fin. Pas spécialement parce que ça ne se renouvelle pas, mais parce que je n'ai pas accroché aux idées : la recherche de l'idée du siècle, les échanges avec Paul Cézanne qui vient le rebooster : ça m'a laissé de marbre. Et ça ne m'a pas arraché un simple sourire. Du coup j'ai commencé cette lecture enthousiaste et je l'ai termine plutôt dans l'indifférence, un poil déçu forcément. Cela ne me donne pour le moment pas envie de m'intéresser au deuxième tome en tout cas.

17/02/2021 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Larcenet est depuis pas mal de temps un auteur reconnu (et reconnaissable entre mille), et Dargaud a fait ici pour lui les choses en grand. Pour le format d’abord, mais aussi pour la couverture et le papier, épais. En usant de styles différents – mais pas de celui très réaliste de certaines des dernières publications chez Dargaud (on revient là au dessin à gros nez tendance déconne), Larcenet se met en scène (de façon plus claire que dans Le Retour à la terre ou Le Combat ordinaire), avec comme d’habitude pas mal d’autodérision. Et ce d’autant plus que le sujet central de l’album, autant que Larcenet lui-même, c’est le manque d’inspiration, la peur de la feuille blanche, du déclassement, la déchéance d’un auteur hier adulé (très drôles revues de presse parodiées), désormais has-been, moqué par tous (avec un Jean-Jacques Bourdin le cuisinant comme on torture un prisonnier, là aussi une bonne parodie d’interview). L’album – qui en appelle visiblement d'autres, est une suite d’histoires courtes (plus ou moins réussies), entrecoupées d’interludes, de parodies de revues de presse, durant lesquelles Larcenet se moque autant de lui que du monde médiatique (presse people surtout), éditorial, instillant de la noirceur dans son humour potache et souvent caricatural. Si l’album se laisse lire sans aucun problème, et si pas mal de choses sont très bien vues, et souvent drôles, je suis quand même un peu resté sur ma faim. En effet, j’ai trouvé que ça tournait un peu en rond au bout d’un moment, qu’il y avait quelques longueurs. Rien de monstrueux, hein, c’est dans une bonne moyenne, mais j’attendais davantage de ce Larcenet, depuis que j’avais eu connaissance de la sortie prochaine de cet album. Qui semble-t-il deviendra une série. Pourquoi pas ? Mais il faudra insuffler du punch pour la dynamiser. A voir pour la suite donc…

17/01/2020 (modifier)