Le Voisin (El Vecino)

José Ramon, tranquille étudiant préparant sa thèse, découvre un jour que Javier, son voisin de palier, est un super-héros.
Auteurs espagnols BD adaptées en séries télévisées live Super-héros
Si on le lui demandait, Javier dirait que sa vie est nulle. Et la dernière chose dont il avait besoin était qu'un alien lui atterrisse dessus et lui transfère tous ses super-pouvoirs avant de mourir. C'est pourtant ce qui lui est arrivé, et voilà que maintenant, il est un super-héros, un super-héros qui se fait quand même virer de son travail et dont la petite amie décide de « faire un break »... Heureusement, le voisin de Javier, José, l'aidera à utiliser ses pouvoirs pour faire le bien, à cacher son identité secrète, surtout auprès de sa petite amie journaliste qui enquête sur Titan, le mystérieux super-héros... C'est important, d'avoir un bon voisin.
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Date de parution | 24 Janvier 2020 |
Statut histoire | One shot (3 tomes originaux regroupés dans une intégrale en français) 1 tome paru |
Les avis


J’ai lu la série dans l’intégrale regroupant les trois tomes. Le point de départ est original et intéressant, en tout cas porteur de pas mal de potentiel. En effet, le voisin de José Ramon (étudiant réservé et tout mou), Javier, semble être en fait un super-héros. Mais Javier n’en est pas moins faible, porté sur la bouteille et la drague. Et il demande régulièrement à José de l’aider à se sortir de situations pénibles. Il y a là un potentiel comique et narratif certain, qui est en partie exploité par Garcia. Mais en partie seulement. D’abord parce que le côté super-héros s’estompe peu à peu : elle est de moins en moins présente d’un album à l’autre. On est de plus en plus dans du roman graphique très classique, avec relations amoureuses plus ou moins saines. Ensuite parce qu’il y a pas mal de longueurs. Mais bon, globalement, j’ai trouvé que ça se laissait lire agréablement, même si Garcia aurait pu davantage exploiter les différences de caractère de José et de Javier, et multiplier les malentendus et quiproquos. L’humour aurait ainsi pu être plus présent. Je ne sais pas combien de temps s’est écoulé entre la rédaction de chacun des tomes, mais il y a de l’un à l’autre pas mal d’évolutions (pas toujours expliquées clairement), que ce soit au niveau de la situation des personnages ou au niveau des liens qui les unissent. Le dessin de Pérez est moderne, avec un trait gras. Là aussi globalement je l’ai apprécié, mais là aussi avec quelques bémols. D’abord il est inégal, et sa colorisation – elle aussi assez grasse – est parfois trop sombre. La deuxième moitié du deuxième tome est plus claire à ce niveau. Mais hélas le dernier tome est entièrement en Noir et Blanc, qui plus est avec un dessin que j’ai trouvé moins soigné, plus inégal et moins réussi (avec plus de cases par planches : la lecture est moins agréable je trouve. Ça m’a donné l’impression de lire un dernier tome un peu bâclé, ou alors publié dans la précipitation, pas encore « terminé ». Bref, une histoire qui selon moi exploite mal le potentiel de départ, mais qui s’avère quand même une lecture plaisante.


El Vecino est une BD espagnole datant des années 2000 qui s'approprie le thème du super-héros pour en faire un pur roman graphique où l'action laisse la place aux relations intimes entre les personnages, à leur vie urbaine et à leurs soucis du quotidien. En 2019, elle a d'été adaptée en série télévisée par Netflix. C'est l'histoire de José Ramon, brave étudiant en littérature un peu coincé et préparant sa thèse, qui découvre un jour que son voisin de palier est le fameux super-héros Titan. Ce dernier comprend qu'il peut lui faire confiance et devient du jour au lendemain son ami, s'incrustant chez lui dès qu'il a besoin de soutien moral, d'une bière, ou quand il a besoin d'aide pour cacher son identité secrète ou pour l'aider avec la jolie journaliste qui se doute qu'il cache une identité secrète. Car en réalité Javier, celui qui se transforme en Titan quand il avale une pilule magique, est un gars un peu paumé, faussement sûr de lui quand il joue le rôle du grand super-héros mais accumulant les faux pas et gâchant sa vie dans la réalité. Il peut même se révéler franchement minable par moment. L'album publié chez Dargaud est en réalité une intégrale comportant les 3 tomes parus en Espagne. Les deux premiers sont en couleurs tandis que le dernier est en noir et blanc, avec juste un peu de rouge par-ci par-là. Le graphisme est dans la veine nouvelle BD des années 2000, Pepo Pérez étant issu du monde des fanzines. Les couleurs ses deux premiers tomes sont assez bariolées, pas très engageantes, hormis sur la fin du second tome où soudain j'ai trouvé les planches plus esthétiques et aérées. Et le style change encore avec le dernier tome où le noir et blanc laisse apparaitre un trait moins anguleux et plus doux, mais aussi une mise en page différente avec davantage de cases par page. Les tomes sont chacun différent dans leur ton, donnant même l'impression que le personnage de Javier y a une nouvelle personnalité à chaque fois. Le premier tome est celui qui se rapproche le plus de l'univers des super-héros même si on ne verra aucun combat, à peine en entendrons-nous parler en toile de fond. C'est la découverte rocambolesque de ce que peut être la vie intime d'un super-héros assez gauche et sa relation avec son voisin. Très vite, on va réaliser que les thèmes principaux sont éloignés de ceux des récits de super-héros : ce sont plutôt des thématiques de roman graphique, relations compliquées entre personnes, tentatives d'amourettes et autres prises de tête du quotidien. Il y a un soupçon d'humour dans l'aspect un peu ringard du héros, et il y a même un passage qui m'a fait rire, quand le grand ennemi du super-héros Titan s'invite à son anniversaire raté en croyant pouvoir tuer tous ses proches mais qu'ils se retrouvent finalement avec Javier et son voisin comme trois paumés à parler de choses futiles sur un canapé en picorant des toasts. Le second tome se déroule quelques temps plus tard. Javier/Titan a disparu et son voisin et la journaliste le recherchent partout dans la ville. On découvre bien assez tôt qu'en réalité, il est tombé en pleine dépression et a décidé de vivre dans un tunnel avec un groupe de clochards. Et tout l'album va se concentrer sur l'état de délabrement du personnage et sur ceux qui gravitent autour de lui. Le troisième et dernier tome se déroule encore plus tard. Javier y a remonté la pente et vit avec sa copine journaliste, mais par contre il s'est fâché avec son voisin sans qu'on comprenne bien pourquoi. Du coup, les deux ne se parlent plus et mènent leurs vies personnelles et de couple chacun de leur côté, avec leurs boires et déboires, notamment le cousin envahissant de José Ramon qui drague sa copine. Aussi originale que soit l'idée de base et le désir de le traiter ensuite sous la forme d'un roman graphique, j'avoue m'être ennuyé à la lecture de cette BD. Il s'y passe plein de choses mais en même temps rien de vraiment palpitant. L'album Dargaud est très dense avec ses plus de 200 pages et j'avais hâte d'en venir à bout car j'avais l'impression que l'intrigue ne décollait jamais. D'autant que le personnage de Javier est régulièrement assez détestable, ou du moins minable. En plus son caractère semble différent sur chaque des trois tome, comme s'il s'agissait d'un autre personnage à chaque fois, mais aucun de ces trois aspects ne me l'a rendu attachant. Quant à son voisin, José Ramon, il est plus sympathique mais lui non plus pas exempt de défauts et la façon si peu expansive dont il est mis en scène maintient une certaine distance entre le lecteur et lui, empêchant là encore de ressentir suffisamment d'empathie pour s'y intéresser pour de bon. Il est possible que cette série charme davantage les amateurs de romans graphiques intimistes que moi. En ce qui me concerne, elle ne marquera pas ma mémoire.
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