Sourvilo

Note: 3/5
(3/5 pour 2 avis)

La vie de la grand-mère de l'autrice, qui a vécu le régime de Staline et la seconde guerre mondiale.


1930 - 1938 : De la Grande Dépression aux prémisces de la Seconde Guerre Mondiale 1939 - 1945 : La Seconde Guerre Mondiale La BD au féminin Russie

Un grand roman russe. En Russie, les grand-mères sont la mémoire vivante de l'histoire tragique de leur pays. Svetlana Alexievitch raconte qu'enfant sa grand-mère lui avait appris à écouter ce qu'on avait pas le droit de dire. Dans «Sourvilo,» Olga Lavrentieva donne la parole à la sienne.

Scénario
Dessin
Traduction
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 02 Septembre 2020
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Sourvilo © Actes Sud 2020
Les notes
Note: 3/5
(3/5 pour 2 avis)
Cliquez pour afficher les avis.

14/06/2021 | Gaston
Modifier


L'avatar du posteur Noirdésir

Je serais presque d’accord avec Gaston pour dire que le récit en lui-même ne joue pas assez sur l’émotion. En tout cas moins que ce que le sujet pouvait nous faire attendre. Mais en fait ce sentiment est quand même à nuancer. Je ne l’avais plus vraiment en refermant cet album. D’abord parce que le dessin de l’auteure, qui souffre de quelques soucis de lisibilité parfois, est plutôt adapté, dans son style brouillon, à l’emporte-pièce, au sujet et au drame qui y domine. Très noir, illustrant la folie qui emporte les êtres (la faim, les bombes, les purges staliniennes, etc.), voilà un dessin clairement pas exempt de défauts, mais que j’ai apprécié. Et je trouve qu’il dégage une certaine force et, pour le coup, une émotion certaine. L’auteure présente la vie de ses parents et grands-parents – de sa grand-mère surtout, qui a vécu l’enfer. Son père d’origine polonaise arrêté par le NKVD durant les purges staliniennes de la fin des années 1930, deux ans d’un siège atroce de Leningrad durant la seconde guerre mondiale, puis la mise au ban consécutive à l’arrestation de son père (elle est mise au ban comme proche d’un « ennemi du régime »). Et que dire des horreurs vécues durant le siège de Leningrad ? C’est l’histoire d’une survivante, le genre de témoignage qui empêche que les millions de personnes ayant été victimes des mêmes faits disparaissent dans le néant. Au final, c’est un album qui se lit rapidement malgré l’importante pagination (pas mal de pages avec peu de textes), mais qui dépasse le cas de la grand-mère de l’auteure : un roman graphique ayant presque une valeur documentaire. Et là, au final, il se dégage finalement pas mal d’émotion, même si elle est en partie retenue, dans ces vies brisées. Surtout lorsque vers la fin la grand-mère – suite à la perestroïka – obtient de consulter les archives pour connaitre le sort de son père.

13/03/2025 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

2.5 J'ai moyennement accroché à ce one-shot, et ce pour une seule raison. C'est le récit de la vie de la grand-mère de l'autrice qui a vécu en URSS du temps des purges de Staline, et on imagine facilement que sa vie et celle de ses proches n'ont pas été facile et que cela a empiré lorsque les Allemands ont envahi le pays. C'est donc un récit rempli d'émotions... Le problème est que justement j'en ai pas ressenti durant ma lecture. Le dessin ne m'a pas communiqué d'émotions. Du coup je voyais des trucs horribles qui sont arrivés pour de vrai dans la réalité et cela m'a presque laissé indifférent au niveau émotion ! Bon, je le savais bien lorsqu'arrivait quelque chose de bouleversant, mais mon cœur il s'en foutait, il était parti en pause-café ou quelque chose comme ça. Pire encore, vers la fin je commençais à ressentir de la lassitude. Donc voilà ce roman graphique ne m'a pas intéressé plus que ça et pas du tout touché alors que le sujet est intéressant et qu'il y a plusieurs scènes choquantes. Au moins, je me dis que mon avis va peut-être attirer l'attention sur un one-shot sorti chez un petit éditeur. Je pense que d'autres lecteurs vont mieux accrocher que moi.

14/06/2021 (modifier)