Le Dossier Thanatos

Edimbourg 1877. L'inspecteur Clayton McRae enquête sur plusieurs morts suspectes. Des hommes riches ont été retrouvés morts dans d'étranges circonstances. Dans ses investigations, le policier découvre des documents où certaines des victimes disent avoir continué de vivre après leur mort, dans un corps dont le coeur ne battait plus. Cela intrigue McRae mais aussi des médecins du Royal Infirmary Hospital d'Edimbourg dont le profeseur Bell et l'un de ses élèves, un certain Arthur Conan Doyle.
1872 - 1899 : de la IIIe république à la fin du XIXe siècle Écosse
En 1877 Arthur Conan Doyle suit les cours de médecine du professeur Joseph Bell à Edimbourg et travaille occasionnellement au Royal Infirmary Hospital. Attiré comme beaucoup de ses contemporains par le spiritisme, il se retrouve involontairement mêlé à une sinistre affaire de meurtres. En effet la police enquête sur plusieurs morts suspectes qui pourraient bien être liées au mouvement spirite. Conan Doyle y voit l'opportunité d'une première contribution à une enquête policière. Texte éditeur.
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Date de parution | 31 Août 2022 |
Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis


J'ai tenté la lecture sans réelle connaissances du contenu au préalable, j'ai seulement vu la magnifique couverture et le titre qui me laissait penser qu'il y avait sans doute là une bonne histoire sur le sujet de la mort et je me suis dit "bon sang, il faut que je lise ça !". Bonne pioche ? Mauvaise pioche ? Malheureusement mauvaise pioche, je dirais. L'histoire est très classique, je pourrais même dire trop car elle ne m'a pas vraiment emportée. Les thèmes abordées restent intéressants, mais je n'ai pas vraiment trouvé quelque chose qui parvienne à rendre le tout frais ici. La principale qualité de cet album est, encore une fois, le magnifique dessin de Jean-Louis Thouard qui illustre parfaitement cette histoire de meurtres, de spectres et de (re)présentation de la cruauté et de la bassesse humaine. Vraiment, s'il ne s'agissait que de cet esthétisme noir et sale et que l'histoire avait vraiment essayé de brouiller les pistes ou créer une véritable ambiance autour de l'irréel et du réel, il y aurait sans doute eu un super album. En l'état, l'album est… moyen. En tout cas à mes yeux. Le truc qui m'a vraiment frappé c'est le rythme peu engageant du récit. La lecture m'a été difficile, surtout au début, avec des sauts très réguliers d'une scènes à l'autre, des informations qui nous sont parfois transmises de manière assez indigeste, et surtout un petit problème que je vais peut-être avoir du mal à vous expliquer, à savoir que les passages d'une case à l'autre sont parfois assez incohérents. Les cases d'une bande-dessinée peuvent être perçues comme des "moments clés" de l'action, le laps de temps séparant deux cases se doit donc d'être ou bien superflu (dans la continuation du mouvement instigué auparavant) ou bien suggéré (ne pas rendre une action claire peut être un parti pris, après tout). Ici, à plusieurs reprises, j'ai vraiment eu cette impression que des personnages se téléportaient, changeaient trop de place trop rapidement, la meilleure illustration pour cela étant une scène ou deux policiers se trouvent à une porte puis à la case suivante sont déjà à l'intérieur en train de saisir une personne, sans que l'on nous ai montré l'action de "rentrer dans la maison". Je ne sais pas, peut-être que c'est moi qui exagère, mais j'ai vraiment eu la sensation que l'histoire allait beaucoup trop vite, que la narration nous crachait toutes ses informations sans filtre et que le dessin et l'action ne respiraient pas. Surtout que le dessin, tout beau qu'il soit, rend certaines cases parfois trop fournies et brouille davantage la lecture de l'action. Donc bon, l'histoire bien que classique reste intéressante, le dessin vaut le coup d'œil, mais relirais-je l'album ou bien le conseillerais-je, je ne pense pas. Peut-être suis-je trop dure, qui sait.


Une lecture polar sympathique, même si quelques menus détails m’empêchent de mieux l’évaluer. A commencer par le dessin. Je lui ai trouvé beaucoup de qualités, et il est souvent très beau, en plus d’être relativement original. Un peu de Bézian dans certains visages anguleux. Mais aussi, hélas, certaines scènes un peu trop sombres. Quant à la colorisation, je l’ai plutôt bien aimée. En tout cas ce travail graphique convient bien à ce type de récit, en accentuant le côté inquiétant des faits et de certains personnages. Le scénario est bien construit, l’enquête se développe de façon plaisante, sans être non plus hyper originale. On reste sur du classique bien fichu, dans les décors du Londres du XIXème siècle (mais avant Jack L’éventreur – cadre souvent utilisé). Le spiritisme, au cœur de l’histoire, est sans doute un peu sous ou mal utilisé. En effet, je pense qu’il aurait été judicieux de laisser davantage les « esprits » en retrait.


Un polar mystérieux. Un duo d'auteurs qui avait déjà collaboré sur Histoires extraordinaires d'Edgar Poe. Nous sommes en 1877 à Edimbourg et l"inspecteur Clayton McRae va enquêter sur la mort d'un aristocrate et celle-ci va lui donner bien du fil à retordre. L'affaire Thanatos, l'ange noir de la mort. Secrets de famille et séances de spiritisme seront au menu de notre inspecteur et de son adjoint. On y croisera aussi deux étudiants en médecine, dont un certain Conan Doyle et le professeur Bell qui inspirera plus tard Conan Doyle pour son personnage de Sherlock Holmes. Une narration nerveuse qui ne laisse pas le temps de reprendre son souffle. Un récit bien construit, passionnant et prenant, mais j'ai trouvé que les séances de spiritisme avec l'esprit qui se pointe illico presto, ça enlève du crédit à l'intrigue. Mais une intrigue qui m'aura permis de découvrir les workhouses qui étaient des hospices du Royaume-Uni dont le rôle s'apparentait à de l'assistance social pour les femmes en détresses. Le dessin de Jean-Louis Thouard est une petite merveille avec son trait anguleux, acéré et vif. J'ai particulièrement aimé les parties où se déroulent l'évocation des esprits avec ses couleurs criardes. Un graphisme qui dégage une ambiance inquiétante du début à la fin. Note réelle : 3,5.
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