Jusqu'à Raqqa

L'histoire vraie, intense, d'un militant internationaliste au coeur de la guerre contre Daesh en Syrie. Ecrite par celui qui l'a vécue.
Autobiographie Documentaires Ecole Emile Cohl Encrages La Syrie
André Hébert, jeune Français parti combattre l'État islamique aux côtés des Kurdes de Syrie, livre un témoignage capital sur l'un des pires conflits de ce début de siècle. Son engagement le conduira au coeur de l'ultime bataille dans les ruines de la capitale des djihadistes. Le journal de guerre à couper le souffle d'un militant internationaliste.
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Date de parution | 04 Janvier 2023 |
Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis


Un récit assez brut, sans pathos ni envolées lyriques sur l’engagement, la mort de proches. Ça rend le récit sans doute un peu aride, mais ne gâche pas la lecture, intéressante. L’auteur raconte son engagement contre Daech en Syrie de 2015 à 2017. Je devrais d’ailleurs écrire que l’auteur s’est engagé, plus que contre Daech, pour les combattants kurdes en Rojava. En effet, c’est engagement fort, militaire, est la directe conséquences des idéaux politiques de l’auteur, qu’il explique en début d’album. C’est la liberté en général, mais aussi l’expérience révolutionnaire de cette région du Kurdistan qu’il est venu défendre les armes à la main, lui qui n’avait a priori aucune appétence ou aptitude au niveau du maniement des armes. Le récit est circonstancié, froid – et fait froid dans le dos aussi ! En effet, dès son arrivée sur le champ de bataille, la mort est omniprésente, puisqu’il fait partie des combattant s’infiltrant dans les lignes de l’Etat islamique, jusqu’à l’assaut final sur sa capitale en ruine, anéantie, remplie de mine et de tireurs isolés, jamais à l’abri d’un kamikaze ou d’une voiture suicide. L’auteur nous fait aussi découvrir d’autres combattant qui, comme lui, ont rejoint une sorte de Brigade internationale (avec des origines et des motivations assez diverses. L’album se termine avec le retour de l’auteur en France en 2017. Ce qui laisse en suspens quelques questions. D’abord vers la fin on voit apparaitre les premiers bombardements turcs contre les Kurdes. Un pays de l’Otan, bombarde donc nos alliés, sans que la France et plus généralement les occidentaux ne protestent outre mesure (et l’auteur montre bien la présence des forces spéciales françaises à côté des combattants kurdes). Une fois Daech « vaincue », on n’a plus besoin de ceux que l’on présentait dans les médias à l’époque comme des exemple (et depuis, lâchés, ils subissent une guerre violente de la part de la Turquie – en plus du régime d’Assad – à voir ce que le nouveau régime fera). Ubuesque est aussi le traitement subi par l’auteur lorsque, au milieu de sa « mission » en Syrie, il revient en France. Lorsqu’il souhaite retourner combattre, il est arrêté, traité comme un terroriste en puissance… Un récit à hauteur d’homme, sans doute assez sec, mais intéressant pour donner corps aux reportages ou études lus ailleurs (le Monde diplomatique en particulier a publié plusieurs articles intéressants sur le sujet).


Un récit qui traite d'un sujet brulant, la guerre en Syrie contre Daesh. Incontestablement cet album sort des sentiers battus puisque le protagoniste principal et auteur a réellement vécu cette histoire. Un matin il s'est levé, il a acheté un billet d'avion et il a quitté Roissy pour aller prendre les armes et se battre pendant 2 ans. C'est pas aussi simple, mais pas bien plus compliqué non plus. L'auteur explique les raisons politiques, idéologiques et militantistes qui l'ont poussé à s'engager dans ce combat. Le récit est ensuite assez factuel et raconte une succession de faits précis. Comment il s'est entrainé, dans quelle section il a été affectée, à quelles missions il a participé, lesquels de ses camarades sont tombés au combat, comment il a changé d'unité, de ville... On aurait pu s'attendre à un étalage plus important des sentiments de l'auteur. Mais même si il décrit parfois le stress ou la peur, c'est plutôt bref et il fait preuve de beaucoup de pudeur sur ces aspects là. Le dessin s'associe bien au propos et montre régulièrement des paysages urbains ravagés par les bombardements. Cela rappelle des images vues sur des chaines d'infos, avec un coté concret assez fort. L'association avec le récit est en cela efficace. L'album se conclue par une postface qui raconte le difficile retour à la vie après une telle expérience. Au final l'album est intéressant pour se cultiver sur le monde complètement fou qui nous entoure. Le choix de l'auteur de nous proposer un récit très descriptif donne un coté documentaire à l'album. Si il avait choisi de plus livrer ses sentiments, de romancer certaines parties, on aurait pu avoir un album un peu plus touchant sans doute. Mais la lecture de ce récit est tout de même recommandable, quelle expérience de vie... !
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