Plastok
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Pendant des millénaires, les Dieux géants vécurent en harmonie avec les insectes. Mais, lorsque les insectes eurent commencé à se multiplier, les Dieux géants estimèrent qu'ils devenaient trop envahissants et nuisibles et qu'il fallait les détruire. Ainsi vint le déluge toxique, qui détruisit toute vie sur Terre. Puis on ne revit plus les Dieux géants. La seule trace de leur passage sur Terre et de leur pouvoir de création est restée : LE PLASTOK.
Après l'apocalypse...
Les aventures de Bug le puceron : héros malgré lui d'une civilisation en plastok. Le monde des insectes a survécu aux humains, qui n'ont laissé qu'une montagne de plastique derrière eux ! C'est autour de cette matière « divine », qu'est née une nouvelle Société où coccinelles, papillons, fourmis ou abeilles dirigent le monde. Sur l'île d'Hexapoda où l'on a pris soin d'ériger des temples en l'honneur de l'Homme disparu, la grande prêtresse Anasta veille sur ses sujets en sa qualité de cheffe spirituelle. Son dévoué serviteur, Bug le puceron, n'est jamais loin, et cette proximité a le don d'agacer certains fidèles. Mais alors que la vénérable maîtresse s'apprête à nommer son successeur, elle s'écroule victime d'un empoisonnement ! Tous les regards se tournent alors vers Bug. Accusé puis arrêté, il ne devra son salut qu'à une collègue de cellule qui le sauve in extremis de la peine capitale à laquelle il était promis. Commence alors une cavale sauvage pour ce puceron et son acolyte qui s'est attachée à ce nuisible... Malgré sa gentillesse, Bug fait partie de ces insectes jugés inférieurs. Dans une Société hiérarchisée, il devra croire en son destin s'il veut découvrir la vérité et prouver son innocence. Il se pourrait d'ailleurs qu'avant de succomber, Anasta lui ait transmis un savoir inestimable... Maud Michel et Nicolas Signarbieux s'appuient sur les ressorts narratifs du conte dans le premier tome de cette fable socio-écologique, qui fait dialoguer des insectes anthropomorphes sous le trait vif de Nicolas Signarbieux. Une trilogie avec un univers graphique bien à part, aussi visuelle que sensorielle qui nous plonge dans le monde de l'infiniment petit pour un grand moment de lecture.
Scénario | |
Dessin | |
Couleurs | |
Editeur
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Genre
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Public
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Type
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Date de parution | 15 Février 2023 |
Statut histoire |
Série en cours
(3 tomes prévus)
2 tomes parus
Dernière parution :
Moins d'un an
|
Les avis
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Il est loin ce titre d'Elmer Food Beat : 'le plastique c'est fantastique...'. J'adore ce groupe (mon dernier concert avant le confinement de 2020). L'être humain a disparu, une nouvelle civilisation a pris place sur l'île d"Hexapoda avec à sa tête les insectes. Une société qui ressemble à s'y méprendre à la Rome antique. Des temples sont érigés en l'honneur de l'Homme avec sa cohorte de prêtres et prêtresses en coccinelles accompagnés d'esclaves en pucerons, voici l'Empire des fourmis. Un monde où il faut cohabiter avec d'autres civilisations, le royaume des abeilles, le sultanat des scarabées, la citée État des gendarmes et la fédération des grillons et des cigales. Un beau panel de gouvernance. Oups, j'ai oublié le marais des nuisibles. La plus grande des richesses ? Le plastok, ce déchet devenu source de pouvoir. Dans cet univers d'hexapodes, notre héros Bug le puceron se voit accusé à tort de l'assassinat de la grande prêtresse. Il va parvenir à s'évader avec l'aide de Sagawa la mante religieuse. Bug veut prouver son innocence et pour cela il va partir à la recherche du mythique trésor des Dieux géants, un continent de plastok. Une narration alerte, des personnages attachants et de l'aventure. Un premier tome qui ne s'encombre pas de subtilités, il met en place cet univers médiéval/antique post-apocalyptique et l'ntrigue. Un album qui cible en priorité un jeune public, entre 10 et 14 ans. Le plastique en ligne de mire et le monde des invisibles. Le dessin est très agréable, les décors et les personnages sont réussis et une chouette (merde c'est pas un insecte) colorisation. 3 étoiles en attendant la suite. Tome 2 L'histoire s'accélère avec ses nombreux rebondissements. Un univers très riche aux multiples références avec cette quête qui les mènera vers le sixième continent, le reliquat de leurs dieux. Une intrigue où le monde de la piraterie fait son entrée fracassante ainsi que de nouveaux personnages, elle prend un peu plus de consistance, tout en restant simple et efficace. On ouvre ce deuxième opus avec un visuel pleine page déjà aperçu dans le premier : un bébé humain en guise de dieu. Un dessin simple et lisible, une ligne claire à la colorisation lumineuse. Agréable à regarder. Je monte ma note à 3,5 en tenant compte du public visé, en attendant la conclusion en mai.
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On a là une énième histoire se déroulant dans un univers post-apocalypse, mais dont le traitement est suffisamment original pour captiver les lecteurs. Les hommes ont disparu, et semble-t-il, sans que cela soit mentionné, tous les autres animaux, exception des insectes, qui ont su recréer une société proche de celle des humains. Le décor et certaines situations font penser à la vie et aux intrigues de cour et de pouvoir dans l’Empire romain, avec uniquement des insectes en guise de personnages. Un puceron (soupçonné à tort d’avoir éliminé la grande prêtresse) et une mante religieuse (toujours l’idée du duo mal assorti) s’évadent des geôles impériales, et sont dès lors traqués, ce qui donne du rythme à cette histoire dépaysante – alors même que le thème central est assez commun. Le plastique (ou plastok) qui donne son titre à la série est une richesse qui rappelle les anciens dieux (humains), et qui prend de l’importance en toute fin de ce tome inaugural. Le dessin est très fluide et agréable. La colorisation informatique n’est pas mon truc, mais elle colle bien au dessin. Une série qui démarre bien en tout cas. Note réelle 3,5/5.
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Si sur le fond, l'intrigue de cette série est une aventure de fantasy très classique, la transposer dans un univers d'insectes est une excellente idée. Cela se passe dans un futur où l'homme a disparu et où les insectes se sont organisés en société, en exploitant avidement les restes de la civilisation humaine, en particulier le plastique qu'ils fondent pour produire leurs propres objets, et en vouant un culte aux dieux Humains qui leur ont légué ces bienfaits. Suivant les précepts humains, ils ont rejeté les insectes nuisibles ou les exploitent comme des esclaves, tandis que de belles civilisations se sont formées pour les fourmis, les abeilles et autres coccinelles plus nobles. Le héros est un pauvre puceron accusé de l'assassinat de la grande prétresse qu'il servait avec dévotion. L'ancienne disciple avide de pouvoir qui va la remplacer veut absolument connaitre les mystérieuses dernières paroles que sa maîtresse a transmises au puceron en mourant. Notre héros va alors devoir s'évader de prison avec l'aide d'une dangereuse mais sympathique mante-religieuse. J'ai beaucoup aimé cet univers de fantasy insectoïde et son rapport à la civilisation humaine disparue. La structure de leur société est intéressante, avec des classes par races qui gardent leurs caractéristiques naturelles. Les personnages sont sympas, avec une mention pour la mante religieuse meurtrière et immature. Et l'intrigue, bien que simple, est prenante et bien rythmée. J'ai très envie de lire la suite.
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