Le Dieu-Fauve

Note: 3.75/5
(3.75/5 pour 12 avis)

Remontez jusqu'à l'ère lointaine du Déluge, celle qu'évoquent à demi-mots tous les textes anciens de l'humanité... En ces temps de famine, Sans-Voix, un jeune singe orphelin, cherche à prouver sa valeur à son clan d'adoption en chassant le « longue-gueule », un vieil alligator blessé et vicieux. Manger ou être mangé : le cycle immuable de la nature.


Auteurs espagnols Fabien Vehlmann Les prix lecteurs BDTheque 2024 Les Singes

Mais en osant s'aventurer au coeur des terres interdites, celles des humains, Sans-Voix sera confronté au plus cruel des destins : voir les siens massacrés sous ses yeux avant d'être capturé puis dressé dans les arènes de l'Empire afin de devenir un « Dieu-Fauve », un guerrier sacré façonné pour la violence et l'art du combat. Mais ces longues années de souffrance auront surtout fait grandir en lui une brûlante obsession : se venger de ses bourreaux, quel qu'en soit le prix. Récit de bruit et de fureur, empreint d'une poésie sauvage, Le Dieu-Fauve dresse le portrait d'une civilisation soudainement confrontée à la perspective de sa disparition. Mettant les nerfs à vif, cet album donne à voir et à ressentir la violence de la nature, la chaleur étouffante, le bourdonnement des insectes, les cris de rage et les larmes de désespoir des protagonistes, croquant avec force le ballet incessant qui fait s'entrelacer la vie et la mort, le règne animal et l'humanité. Car, au fond, qui est le réel héros de cette histoire ? L'homme ou... l'animal ? Une oeuvre à la construction magistrale, écrite par Fabien Vehlmann et portée par le dessin spectaculaire de Roger.

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 05 Avril 2024
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Le Dieu-Fauve © Dargaud 2024
Les notes
Note: 3.75/5
(3.75/5 pour 12 avis)
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L'avatar du posteur Bruno Menetrier

On avait déjà apprécié Roger le dessinateur espagnol : c'était un polar, Jazz Maynard, assez violent, au dessin très moderne. Des caractéristiques que l'on retrouve dans cet album Le Dieu-Fauve avec un scénario de Fabien Vehlmann. • On apprécie le dessin très moderne (habituellement on n'est pas trop fan) rehaussé d'une mise en page très dynamique, presque agressive, et tout cela convient parfaitement à cette histoire. • On aime bien le scénario de Vehlmann qui nous plonge dans des temps inconnus où quelques clans survivent sur Terre avant qu'un cataclysme ne vienne rebattre les cartes. Le montage est assez original en plusieurs chapitres : chacun d'eux se focalise sur l'un des personnages de l'histoire pour une conclusion assez inattendue, avant le chapitre suivant. Chaque partie nous dévoile un peu plus des dessous cachés de l'intrigue et remet en cause les apparences des volets précédents. • De cet album exsudent violence et chagrin. Le chagrin des soumis qui attendent que sonne l'heure de leur vengeance, quand la violence sera la leur et non plus seulement celle de leurs maîtres. Dans des temps inconnus, quelques clans survivent sur Terre avant qu'un cataclysme ne vienne rebattre les cartes et bouleverser les hiérarchies établies jusqu'ici entre maîtres et esclaves. Dans ce monde, il est d'usage de dresser des singes pour en faire de redoutables combattants. Sans-Voix est l'un d'eux. Il est appelé à devenir un Dieu-Fauve. [...] Je l'ai dressé à devenir une arme divine, Altesse. Et il m'a fallu pour cela faire grandir en lui une colère et une souffrance qu'il vous serait difficile d'imaginer... [...] L’élève qui dépasse le maître... Voilà qui est dans l’ordre des choses. C’est une bonne mort. [...] La coutume affirme en effet que parmi ces prédateurs se cache parfois un Dieu-Fauve : l'incarnation sur Terre du seigneur de la violence. La coqueluche des arènes apportant à son propriétaire honneur, gloire et fortune. Parfois même un retour en grâce au sein de l'Empire.

05/03/2025 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
L'avatar du posteur pol

Album acheté sereinement sur la base du nom des auteurs et des avis dithyrambiques ici même, je dois avouer être légèrement déçu de cette lecture. Je reconnais volontiers que c'est original et bien mené, mais ça n'a pas réussi à me passionner autant qu'escompté. La faute d'abord à une narration essentiellement basée sur une voie off. Je vois que tout le monde a trouvé ça génial. Moi, j'ai trouvé que ça manquait parfois de rythme. Certaines tirades m'ont semblé un peu creuses, avec l'impression que ça meuble plus que ça donne un sens profond au récit. L'histoire de la vengeance du dieu-fauve est plutôt bien trouvée mais j'ai pas tellement adhéré à cette civilisation dans laquelle elle prend place. Sa hiérarchie, ses meurs et sa quête de on ne sait pas trop quoi pour obtenir le pouvoir ne m'ont pas parlé. Enfin malgré la qualité habituelle du trait de Roger, dans les points négatifs il y a aussi pour moi les protagonistes féminins qu'on distingue assez mal les unes des autres. C'est bête parce que ce n'est pas un détail sans importance dans le récit. Et certaines scènes, d'action notamment, sont un peu confuses et difficiles à comprendre. Je reconnais par contre que j'ai lu l'album sans ennui, et plutôt animé par la curiosité d'en connaitre la fin. Mais malheureusement j'en attendais peut-être de trop.

25/02/2025 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur gruizzli

Ça faisait longtemps que je n'avais pas eu ça : finir de lire une BD avec le souffle coupée. Quelle puissance évocatrice, quelle force dans son scénario et quelle fin ! Je dois bien le dire, narrativement on est dans une solidité à toute épreuve ! Je me doutais que ça allait être pas mal, au vu de nombreux avis positifs. Mais à ce point c'était pas prévu. L'histoire est simple, mais parfaitement bien mise en scène. Le découpage en chapitres réguliers avec un narrateur différent à chaque fois, proposant une chute souvent surprenante, entraine dans l'histoire qui reste pourtant dense et chargée en thématiques. Que ce soit la question du pouvoir et des empires, de l'humanité, de la violence et des systèmes de domination, tout est analysé d'une façon ou d'une autre, tourné autour de ce singe incarnant une némésis divine. A titre purement personnel, j'y ai vu une métaphore intéressante : l'humanité se déchirant pour des futiles jeu de pouvoirs, tandis qu'une menace délétère se profile derrière, prête à les mettre tous en pièces. La BD est servie par le dessin impeccable de Roger. Tout est parfaitement mis en scène : la colorisation, l'organisation des planches, la violence, la tension, les actions brutales et chorégraphiées ... Tout s'accorde pour rendre une ambiance désespérée de fin des temps, de monde en ruine. Le tout est aussi porté par la narration qui se fait bien souvent intérieure, privilégiant le peu de de dialogues. De fait, elle permet de parler avant tout visuellement, contrastant les discours et les attitudes, permettant de ressentir pleinement ce qui se joue. Cette BD n'a pas démérité son succès. Elle est singulière, étonnante et franchement dingue même. Tant dans son scénario sans concessions, d'une violence rare mais aussi implacable, dans son humanité qui transparait en quelques cases autour de personnages qu'on aurait imaginé bien différent, que dans son propos presque nihiliste et fataliste. Une BD sur la violence, mais qui exprime aussi tout ce dont l'être humain est capable. Une réussite indéniable, je rejoins le concert de louanges.

18/02/2025 (modifier)
Par Cleck
Note: 2/5
L'avatar du posteur Cleck

Malheureusement, une nouvelle fois, mon avis sera plus tempéré que les vôtres. Je suis loin de partager l'avis général sur trois points clés : la gestion du rythme de l'intrigue, la roublardise de la narration via les changements de points de vue, la clarté des illustrations. J'y perçois même des faiblesses m'ayant éloigné de l'intrigue générale, m'en faisant relativiser les enjeux pour n'en retenir qu'une assez plate histoire de vengeances multiples. J'imaginais une narration à la Rashômon se greffant sur une histoire de vengeance suite aux violences subies. Force est de constater que les changements de points de vue via le chapitrage sont peu habilement menés : nulle véritable remise en cause des vérités perçues, ni habile jeu avec la chronologie, tout avance assez linéairement, sans faire véritablement émerger de nouvelles compassions ni perspectives. Les illustrations et couleurs sont assez impressionnantes, flirtant perpétuellement avec un formalisme assez gratuit ; les contrastes et angles choisis sont certes assez esthétiques, mais narrativement contre-productifs car nuisibles à la compréhension des scènes, peut-être à l'origine de quelques bien plats dialogues. Une lecture étonnamment fastidieuse, pourtant les qualités sont là. En espérant qu'à l'occasion d'une hypothétique seconde lecture, je revienne sur ce bien sévère avis.

25/10/2024 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
L'avatar du posteur Gaston

3.5 Je rejoins les avis positifs sur ce one-shot et je ne pas trop quoi ajouter. Ah si. J'ai moins aimé le premier chapitre qui montre la vie du singe dans la nature et particulière le fait qu'on a droit qu'à du texte narratif qui décrit les pensés et les actions des singes. C'est un truc que je trouve lourd à lire et j'ai eu peur que ça soit comme ça tout le long de l'album. Heureusement, les humains vont débarquer et s'il y a encore beaucoup de textes narrations, il y aussi des gens qui parlent et ça passent mieux pour moi. Donc voilà le scénario est dense, captivant avec des scènes mémorables, mais cela m'a prit quand même un peu de temps pour que je rentre complètement dans le récit ce qui explique pourquoi ma vraie note est entre 3 et 4 étoiles. Le dessin est vraiment spectaculaire avec une bonne mise en scène très bien maitrisé. Un des albums de 2024 à lire absolument.

15/10/2024 (modifier)
L'avatar du posteur Tomdelapampa

Une indéniable réussite ce tome, j’ai attendu l’emprunt pour le découvrir mais il sera dans ma liste de cadeaux ;) C’est typique de l’album que je relirai et toujours avec autant de plaisir. Le duo d’auteurs régale le lecteur. J’ai trouvé leur partie respective au diapason pour cette fable brutale et sauvage. Malgré des couleurs un peu ternes et monotones, le graphisme est admirable. Le trait est soigné et la mise en page réussie, il y a une belle puissance qui s’en dégage. On retrouve également cette puissance dans le scénario, c’est parfaitement séquencé et bien pensé. Ce n’est pas le genre d’œuvre qu’il faut lire à la va-vite, ça demande un peu d’investissement au lecteur. On a vite fait d’être un peu perdu avec les nombreux personnages et le chapitrage. Cependant j’ai trouvé que ça valait franchement le coup, il y a du souffle et de la force, j’ai dégusté ma lecture. Finalement une histoire relativement sommaire et simple mais habile et magistralement racontée. La fin n’a pas la portée de « Les Cinq Conteurs de Bagdad » mais elle me plaît beaucoup. J’ai du mal à mettre la note culte quand je n’ai lu qu’une seule fois une bd. Mais dans le cas présent, il y a un petit truc. L’avenir nous le dira ;)

25/07/2024 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Légère déception pour ma part qui provient du fait que j'en attendais trop suite aux avis dithyrambiques ci-dessous. Il est probable que si j'avais lu cet album sans a priori aussi positif, mon regard aurait été moins critique. Car les qualités de cet album sont nombreuses. Pour commencer, il y a le dessin très maitrisé de Roger que j'avais déjà beaucoup apprécié dans Jazz Maynard. Je ne suis pas très fan des décors souvent désertiques et des couleurs ternes, mais pour que ce qui est des personnages et animaux, ils sont représentés avec une vraie excellence. De même, l'encrage, les ombrages et le sens de la mise en scène sont impeccables. Ensuite, il y a le sens de la mise en scène au niveau du déroulement de l'intrigue. L'album est en effet scindé en quatre grands chapitres pour lesquels le héros est différent à chaque fois, tandis que le relais est passé au suivant pour faire continuer l'intrigue. C'est une structure narrative que j'avais déjà observée en romans (dans Des Milliards de tapis de cheveux par exemple) mais je n'ai pas le souvenir de l'avoir déjà vue en BD. Cela donne une forme de côté épique au récit, comme une tragédie solennelle auquel le lecteur est convié à assister. Enfin il y a le contexte et les personnages qui ne manquent pas d'originalité. Comme par exemple l'idée de commencer avec un héros animal d'abord, avant de revenir à des humains qu'on pensait absents de ce monde. Ensuite le cadre géopolitique dont on a un aperçu sans rentrer trop dans les détails, les rôles et titres des protagonistes, leurs caractères, leurs motivations et le retournement de situation apporté par le quatrième personnage. Il y a une recherche d'originalité et de sortir des sentiers battus tant au sujet de la société imaginée que du déroulement de l'intrigue. Et pourtant celle-ci n'a pas su m'emporter. Les raisons de mon ressenti sont difficiles à exprimer mais disons que j'espérais davantage de développements et surtout dans une direction différente. Une simple vengeance animale n'est pas un thème qui me parle. Déjà parce qu'une telle thématique ne peut pas laisser la place à une réelle profondeur intellectuelle, mais aussi parce que par goût personnel je n'aime pas les histoires dont le héros est une bête sauvage réaliste. Même quand elle s'attache à brouiller une situation humaine plus complexe comme c'est le cas ici. J'aurais en effet pu davantage goûter cette partie du récit, mais elle non plus ne m'a pas séduit car je l'ai trouvée seulement esquissée, presque trop linéaire. Le fait de sauter d'un personnage au suivant l'empêche de prendre suffisamment corps et de m'impliquer dans ce qu'il se déroule. J'ai donc trouvé de vraies qualités objectives à cet album tant sur le plan graphique que narratif, mais j'ai été moins enthousiasmé par son histoire que je l'aurais espéré. Note : 3,5/5

26/06/2024 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
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Je me joins au concert de louanges accordé à ce superbe album du prolifique Fabien Vehlmann. « Le Dieu-Fauve » nous raconte une aventure passionnante, brutale et sauvage. L’histoire est découpée en chapitres présentant le point de vue de plusieurs personnages, divulguant progressivement les motivations de chacun. La narration est parfaitement maitrisée, j’ai pris beaucoup de plaisir à décortiquer les méandres de l’intrigue, et la fin m’a beaucoup plu. Il faut dire que la mise en image de Roger est sublime. Le découpage est réussi, les planches contiennent de belles grandes cases au dessin très détaillé, et j’ai beaucoup aimé les lignes et les perspectives sur les paysages. Les scènes d’action sont aussi très réussies, très dynamiques. Vraiment, une chouette histoire.

10/06/2024 (modifier)
Par doumé
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
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Ce sont les avis précédents qui m'ont convaincu pour l'achat et effectivement je confirme que cet album mérite toutes ces critiques positives. Un album composé de quatre chapitres distincts centrés sur un personnage différent donne à l'ensemble un récit dynamique qui ne faiblira pas jusqu'à la dernière page. Dieu-fauve est une bd mêlant fantasy et aventure dans une ambiance apocalyptique avec comme référence le mythe du déluge. Sensé laver le monde du mal, ce déluge va au contraire raviver la soif du pouvoir des survivants et notre héros profite du désastre pour se venger. En résumé, une aventure sans pitié pour tous les protagonistes qui vivent dans un monde où le plus fort est celui qui dirige. Le dessin donne vie efficacement aux combats et aux scènes d'actions. L'utilisation de peu de couleurs par case détermine instantanément l'ambiance et procure du confort à la lecture. Un superbe moment de lecture

20/05/2024 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5
L'avatar du posteur Blue boy

Depuis sa sortie, les éloges faits à cette bande dessinée n’ont pas manqué. Et en effet, celle-ci semble réunir de nombreux ingrédients pour en faire un des ouvrages marquants de l’année. Conçue comme une aventure épique dans un monde imaginaire, avec une portée philosophique indéniable, elle est fort susceptible de rallier un public varié. « Le Dieu-Fauve » bénéficie du scénario maîtrisé de Fabien Vehlmann, un scénario haletant, tout en bruit et en fureur, dans un monde différent du nôtre mais où règnent les humains avec leur besoin irrépressible de domination. A travers « Sans-Voix », ce singe dressé pour tuer, dans le seul but de satisfaire les foules des arènes de combat, c’est non seulement la cruauté et la maltraitance exercée sur l’espèce animale qui est évoquée, mais aussi, telle une thématique parallèle, l’esclavage dans une société aux croyances polythéistes, avec ses castes et son aristocratie. Elle est gouvernée principalement par des femmes, notamment la consule Ea, l’amirale Ocre-Brune et la « Grande-Veneuse », une redoutable guerrière, celle qui a fait de « Sans-Voix » un monstre extrêmement dangereux, une « arme divine ». Mais ces femmes, qui n’ont rien à envier aux hommes en matière de brutalité, n’hésiteront pas, lorsque la grande catastrophe surviendra, à utiliser leurs guerriers pour massacrer tout un village afin de s’en accaparer les ressources. Miroir tendu au notre, cet univers s’avère une allégorie pour le moins effrayante de notre monde de brutes. « Le Dieu-Fauve » est traversé par une violence extrêmement dense, symbolisée par le singe Sans-Voix, qui, une fois libre de ses chaînes, va laisser exploser sa rage et sa colère envers les humains. Combattant hors-pair, il représente une menace permanente, invisible, harcelant le groupe de survivants qui tente de rejoindre la capitale. Globalement, il est difficile de ressentir de l’empathie pour ses victimes. Le seul personnage un tant soit peu attachant étant Awa. Repérée dès son plus jeune âge pour son intelligence et élevée par la consule, la jeune esclave a développé de l’empathie vis-à-vis de Sans-Voix, dont elle se considère l’âme-sœur, ainsi qu’un sentiment de révolte ayant ses origines dans l’asservissement de sa famille. Le dessin de Roger sert parfaitement l’histoire. Son trait semi-réaliste, tendu comme un arc et acéré comme un couteau, avec peu de place pour des scènes contemplatives, est assez spectaculaire et totalement en phase avec la puissance narrative. Cadrage et mouvement reflètent très bien la tension et la violence inhérentes au récit. De même, la menace impalpable représentée par ce « dieu-fauve » est hyper bien rendue, faisant que l’on visualise à peine les attaques du « monstre », tant elles sont fulgurantes, à la manière d’un « Alien » ou d’un « Predator ». On regrettera juste cette difficulté heureusement passagère à identifier immédiatement les différents protagonistes. Je recommande évidemment la lecture du « Dieu-Fauve », même si je serai un peu moins dithyrambique que d’autres concernant une narration, certes de qualité, mais obligeant à quelques retours en arrière en raison même de l’élaboration de l’univers propre au récit, peut-être un peu complexe pour un format finalement assez court. Du reste, le propos de fond est digne d’intérêt, invitant en filigrane chacun d’entre nous à nous révolter face aux dominations de toutes sortes, qui semblent encore avoir de beaux jours devant elle au regard de notre réalité terrestre…

15/05/2024 (modifier)