Octopolis

Note: 3/5
(3/5 pour 3 avis)

Existe-t-il au plus profond de l’océan Pacifique une cité nommée Octopolis ?


Les petits éditeurs indépendants Sous la mer

Quand Mona découvre, dans l’ordinateur de son père disparu, un fichier portant ce nom, elle décide de mener l’enquête. Ses recherches commencent dans les labos du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris et se poursuivent au large de Marseille où le mystérieux Thomas l’initie à la plongée sous-marine. Mais son enquêteval’emmener beaucoup plus loin, jusqu’à cette petite île du bout du monde.

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 02 Mai 2024
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Octopolis © Daniel Maghen 2024
Les notes
Note: 3/5
(3/5 pour 3 avis)
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Amateur des fonds marins, je ne pouvais décemment laisser passer cet album, qui plus est quand son contenu jusqu’à son titre est profondément dédié à mes congénères. Trois nuances de bleu. C’est en effet à travers le formidable Le Rapport W que je me frottais pour la première fois au travail de Gaétan Nocq, je tombais ensuite sous le charme de Les Grands Cerfs, BD qui m’avait fortement enthousiasmé à l’époque. Un de mes coup de coeur 2021. C’est donc ma troisième incursion dans son univers et pour le coup, je ressors quelque peu déçu de ma lecture même si j’y ai pris beaucoup de plaisir dans l’ensemble. Toute la première grosse partie du récit est fascinante avec un mélange parfait entre l’histoire et donc l’enquête de notre héroïne sur la disparition de son père, et des parties didactiques supportés par des visuels de toute beauté. L’immersion est parfaite. D’ailleurs, la partie graphique ne décevra pas du début à la fin. L’attente suscité par ce début idyllique était probablement trop fort. Là où ça se gâte, c’est dans la deuxième moitié du livre coté scénario. Trop d’incohérences, de révélations tirés par les cheveux et de raccourcis dans le récit à mon goût. Vraiment dommage car cela nuit fortement au ressenti global. Fort heureusement, l’aspect écologique et les messages qui vont avec (entre autre...sur l’évolution, les extinctions et l’action de l’homme sur ces deux phénomènes) sont bien fichus, beaucoup mieux amenés en tout cas et maturés que dans La Brute et le Divin ou on frôlait l’indigeste tant le discours était bien trop simpliste (simplet !), enfantin et caricatural. Pour conclure, vous l'aurez compris, on passe un très bon moment de lecture et on en prends plein les mirettes malgré un scénario bancal. J'applaudie de mes huits tentacules. 03.75/5

14/05/2024 (modifier)