Fannie la renoueuse

Je suis une Empathique. Je lis dans les esprits, je communique avec les gens, directement dans leur tête. Je les aide, s'il y a besoin. C'est pour ce talent que la Bouche, la voix de la Pieuvre, a eu besoin de moi. Et franchement, je m'en serais bien passée... Le quatrième tome des Contes de la Pieuvre.
1872 - 1899 : de la IIIe république à la fin du XIXe siècle Gangsters Les Contes de la Pieuvre Les prix lecteurs BDTheque 2024 Paris
Fannie est une empathique. À l'Hôtel-Dieu, elle prend soin des esprits égarés, qu'elle aide à reprendre contact avec la vie. Un talent qui attire l'attention de la Pieuvre, et plus particulièrement de la Bouche, qui la kidnappe pour renouer avec sa fille Zélie, dont l'esprit vagabonde depuis sa rencontre avec la Bête. Désormais, le destin des trois personnages est lié, pour le meilleur comme pour le pire.
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Date de parution | 11 Septembre 2024 |
Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis


Joie et bonheur de retrouver Gess et ses contes de la pieuvre avec des histoires complexes mais parfaitement maitrisées ou le lecteur évolue dans un monde de fin XIXème siècle un brin fantasmé. Nous y croisons de sacrées gueules pas si caricaturales qu'un coup d’œil rapide pourrait laisser supposer. Depuis le début de ces aventures je suis un grand fan de Gess notamment grâce à la précision de son trait( son travail fait de multiples dessins en plongée dans l'album "Celestin et le cœur de Vendrezanne" est de toute beauté). Un très bel univers, je suis déçu d'avoir déjà lu les quatre tomes de cette série, je voudrais les découvrir comme j'invite le plus grand nombre à plonger dans ce Paris de mystères rempli de talents plus surprenant les uns que les autres.


Une nouvelle fois, Gess réussit son pari, continuant à développer cet univers de la Pieuvre, dans un Paris fin de siècle dont il reconstitue bien l’ambiance. Avec une bonne dose de fantastique, qui passe bien. Ici, j’ai trouvé que la Pieuvre était un peu plus en retrait du cœur de l’intrigue. Même si la Bouche joue un rôle certain (du coup, ceux qui voudront découvrir cet univers gagneront je pense à commencer par d’autres albums, tous aussi bons, mais où le mode de fonctionnement de cette mafia très spéciale est sans doute plus développé). On suit donc ici plutôt d’autres « talents », en particulier Fannie, qui a la capacité de pénétrer dans la pensée des autres, une sorte de coucou psychique. La narration est agréable et, comme d’habitude, le rendu visuel très plaisant. La colorisation, le contour des planches, tout est chouette. Et Gess – sans pour autant se lancer dans des pleines pages minutieuses – reconstitue très bien le Paris de la fin du XIXème siècle. Ces albums de Gess développent un univers très original et emballant, et il n’est pas trop tard pour le découvrir. « Fannie la renoueuse » est à la – très bonne – hauteur des trois autres albums.


Quand c’est bon, il faut le dire !! Et ce tome est très très bon. Et l’univers des Contes de la Pieuvre c’est plus que bon, c’est magique !! Chaque tome apporte sa pierre à l’édifice et construit un monde de plus en plus fascinant dans lequel Gess m’emporte systématiquement. Je suis un grand admiratif de son travail, idées, talent déployés avec cette série (avant aussi mais celle ci a un goût particulier). J’ai dévoré ce dernier tome autour de Fannie qui sonne comme une quintessence des divers cailloux semés au préalable. La narration étrangement différente de d’habitude m’a vraiment bien plu avec ce p’tit côté puzzle. C’est toujours soigné, fait dans une grande cohérence. Bref un plaisir de s’y perdre. Le seul défaut descellé, c’est que si les histoires se veulent indépendantes (de la série j’entends), je ne démarrerais pas spécialement par ce tome pour la découvrir. J’ai été bien attristé quand mon libraire m’a appris que la série ne se vendait pas trop. C’est franchement une tuerie à mes yeux, un truc de haute volée. Si vous ne la connaissez pas encore je vous envie. Go vous y perdre ;)


Ahhhh !!! Quel bonheur de retrouver ce petit univers si singulier mais tellement attachant que celui de la Pieuvre ! Chaque nouveau tome vient compléter ce petit Paris de la fin XIXe développé par Gess de façon subtile et intelligente. Avec "Fanny la Renoueuse" c'est une grosse pièce du puzzle qui s'agence, même si chaque tome reste indépendant... J'aime cette période historique tellement riche en innovations politiques, artistiques, scientifiques. Et Gess s'empare de tout cela à merveille pour nous restituer un Paris transcendé par cette touche de fantastique où la Pieuvre règne en maîtresse depuis des lustres. Et c'est qu'on en apprend beaucoup dans ce tome sur les origines de cette entité mafieuse ! Et c'est par l'intermédiaire du passé de certains de ses protagonistes que la lumière se fait petit à petit ; et quel passé ! Et quelles révélations ! On a aussi le plaisir de retrouver la Bête que nous avions découvert dans le premier tome de cette série La Malédiction de Gustave Babel. Tout commence à s'interpénétrer en nous révélant l'étendue spectatentaculaire de la Pieuvre et de sa mainmise. C'était déjà riche et dense, cela en devient magnifique et hallucinant quand la mythologie vient en plus s'en mêler ! Du côté de l'objet et du dessin, la maquette est toujours aussi bien travaillée avec ce dos toilé, ces fonds de planche faussement jaunis, qui assoient cette ambiance fin XIXe tout en valorisant pleinement de dessin de Gess et sa colorisation si personnelle. Bref, avec ce 4e opus, je passe ma note à 5 (culte !), tant je suis conquis par l'univers qu'aura su nous proposer et développer l'auteur. J'en REVEUX ! A quand un prochain tome ???


Une très sympathique découverte que ces Contes de la Pieuvre avec ce quatrième opus. Je découvre donc cet univers fantastique dans le Paris fin XIXe siècle avec cet album. La Pieuvre est un groupe criminel avec quatre personnages à sa tête : l'Oeil, le Nez, l'Oreille et la Bouche, un quatuor complémentaire. Dans cette version de notre monde, certaines personnes ont un talent, c'est à dire qu'elles possèdent des pouvoirs, un peu comme les super-héros mais sans les collants moulants ou autres costumes excentriques. Et Fannie est l'une d'entre elles. Paris, 1898, Gess propose un univers riche, complexe, bien structuré et inquiétant. Des personnages aux profils psychologiques bien travaillés et non manichéens, l'empathique Fannie, son frère Anatole dit chien fou, l'intrigante Bête, le cerbère Pluton et enfin la Bouche et sa fille Zélie qui se trouve dans un état végétatif. Une narration maîtrisée qui, par de petits chapitres qui vont se succéder sur un rythme soutenu, va nous fait découvrir tout ce petit monde avant que ceux-ci ne se retrouvent pour un final où le fantastique aura toute sa place. Un récit brillant qui met en avant les destins humains de ces hommes et de ces femmes aux talents surhumains. Mais aussi un rendu minutieux de cette période historique et de son climat social. Avec cette BD, j'en ai pris plein les yeux. Un dessin qui m'a transporté dans cette fin XIXe siècle. Les décors sont authentiques et soignés avec de nombreux détails. Les couleurs ternes et vieillottes aident à ce retour dans le passé. Les personnages ont des gueules qu'on n'oublie pas, parfois à la limite de la caricature, mais toujours expressives. J'ai particulièrement aimé certaines représentations féminines, celles au front large et au menton saillant, un peu néandertalien (première photo de la galerie), des femmes à la froide beauté. Un dernier mot sur la mise en page où les contours des vignettes ne sont pas tirés à la règle, elle est immersive. Très beau ! Un album qui me donne envie de plonger dans les tomes précédents.
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