Ma zone d'inconfort (Magané)

Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 2 avis)

Un dessinateur se fait péter la mâchoire par un inconnu en plein Montréal. La BD raconte le cheminement physique et psychique pour se remettre de ce coup du sort improbable.


Autobiographie Les petits éditeurs indépendants Québec

El Diablo habite Montréal, il a quitté les banlieues françaises pour une vie pépère avec sa femme et ses enfants et ... Un inconnu lui casse la gueule par surprise ainsi qu'à 4 autres personnes successivement dans le même quartier.

Scénario
Dessin
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Mars 2023
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Ma zone d'inconfort (Magané) © Rouquemoute 2023
Les notes
Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 2 avis)
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13/10/2024 | Canarde
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Par Gaston
Note: 3/5
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Eldiablo est un auteur français qui est parti vivre à Montréal avec sa famille. Il trouve que c'est un endroit beaucoup plus calme que dans la banlieue où il a grandi... jusqu'au jour où il croise un homme agressif qui va lui défoncer la mâchoire. En tant que Québécois, je dois dire que j'ai un peu rigolé de la vision idéaliste de Montréal qu'avait l'auteur, mais bon il faut dire qu'il s'est installé à une période où c'était calme au niveau du crime, je ne pense pas qu'il a la même vision de la ville aujourd'hui. C'est donc une autobiographie avec un auteur qui raconte son accident. Les lecteurs européens vont donc connaitre la superbe vie dans un hôpital québécois où si ton cas n’est pas urgent tu vas attendre des heures pour voir un médecin et le personnel aime beaucoup donner des drogues. Le ton est humoristique avec un ton d'autodérision même dans les pires moments. Il y a des anecdotes pas mal et j'ai bien aimé le dessin. C'est toujours intéressant de voir la vision de son pays par quelqu'un qui a vécu d'abord à l'étranger. Un bon album divertissant qui m'a fait passer un bon moment.

26/03/2025 (modifier)
Par Canarde
Note: 4/5
L'avatar du posteur Canarde

Un témoignage complet d'un quadragénaire qui se fait casser la figure pour aucune raison et prend conscience de la possibilité, de la probabilité, de la certitude de la mort au bout du chemin. Ce n'est pas la première BD que je lis sur le sujet (Memento mori ou "quand vous pensiez que j'étais mort") mais c'est la première fois que le thème est pris sur le ton de l'autodérision. Mais cet humour a ses limites, on sent que le fond est grave et nous sommes touchés par la pudeur du rire qui n'en est pas vraiment. On pense à la phrase de Brassens, "en rigolant pour faire semblant de ne pas pleurer". Le dessin d'eldiablo ressemble à du dessin de presse, une seul taille de trait noir qui représente autant les personnages que les bulles, les voix off et les dialogues. Tous les espaces sont remplis. Pas de contour de case, et dans ce volume, des ombres grises, et un accent rouge qui est mis sur chaque page à un endroit différent (un dessin ou une parole) qui donne à la page une certaine beauté finalement. L'auteur se montre comme un ancien petit con des banlieues qui, venu s'embourgeoiser à Montréal, se fait casser la gueule par un grand noir aux yeux injectés de sang. Il est devant son impuissance. Cela n'a pas de sens, pourquoi moi ? Et c'est ça, dans lequel on peut tous se reconnaître; Et ça fait le boulot. Chapeau.

13/10/2024 (modifier)