Fan Man - L'homme au ventilo

Une promenade enchantée au cœur d'un New-York beatnik, cosmopolite et rugissant !
1961 - 1989 : Jusqu'à la fin de la Guerre Froide Adaptations de romans en BD Les hippies Les petits éditeurs indépendants New York Petit à Petit
Horse Badorties squatte un appartement dans lequel il entasse des monceaux d’objets et d’ordures, au point de ne plus pouvoir différencier son évier d’un fauteuil. Son esprit enfumé et ses capacités de concentration inexistantes le promènent de Greenwich Village à Chinatown, dans une réjouissante ode à la liberté et au plaisir de l’errance. Ici Horse Badorties, mec, en direct du Lower East Side à New York. Voilà le plan, mec : le maestro Badorties t’attend ce soir à l’église St Nancy, baby, pour la répétition de la Chorale de l’Amour, où on chantera dans des ventilateurs à s’en faire frissonner les tympans. VENTILO, mec. Le doux murmure mélodique régulier qu’ils produisent est le seul moyen de nous tenir en parfaite harmonie, mec.
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Date de parution | 22 Janvier 2025 |
Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis


Une inattendue déception ! Beaucoup d'attente à l'égard de cette BD et une véritable envie de découvrir comment les auteurs du très sympathique polar RIP pouvaient rendre compte de l'ambiance et la culture hippie du New-York des seventies. Le problème vient peut-être du roman initial : les tics de langage, ce running gag étonnant sur un ventilo, l'extravagance de Horse Badorties et cette difficulté à l'appréhender globalement : pourquoi il séduit, fascine, quels sont ses revenus... ? De trop nombreuses interrogations nous empêchent de croire en ce bien iconoclaste gourou à la Vernon Subutex ! Cette BD déjantée demeure sympathique par ses illustrations caricaturales, rondes et très chaleureuses, mais l'univers proposé est souvent trop obscurément référencé pour nous laisser véritablement entrer. L'on se réjouit d'occasionnellement s'amuser dans cet absurde univers, mais la perplexité demeure majoritaire, si bien que le concert final n'apparaît aucunement comme une apothéose impossible, jubilatoire ou mélancolique, au contraire du rendez-vous manqué du roman de Prudhomme "Par les routes" ou de sa tendre équivalence dans Loire de Davodeau.


Après RIP, Gaet's et Julien Monier reviennent avec cette adaptation d'un roman de William Kotzwinkle. New-York au début des années 1970, on va suivre Horse Badorties, un homme à l'allure singulière (casquette de l'armée rouge chinoise, chaussures dépareillées, un ventilateur portatif made in Japan, une besace au puits sans fond... ), un mélange de beatnik et de clochard. Il vit dans une turne où s'amoncèle un tas d'objets qui occupent toute la surface disponible, un capharnaüm. Ce qui caractérise Horse, c'est sa cool-attitude - il inhale certaines herbes illicites - dans sa volonté de produire coûte que coûte un concert avec sa chorale de l'amour. Il va déambuler dans New-York à la recherche de musiciens et de poulettes (pas les volatiles) pour le chant. Un récit qui avait tout pour me plaire : un personnage haut en couleur qui amène de l'absurdité à l'histoire, mais je n'ai jamais accroché à celle-ci et encore moins à ce looser de Horse. Les tics de langage (mec, poulette...) qui reviennent sans cesse ont fini par me saouler. Un humour qui m'a laissé de marbre et j'ai dû me forcer pour arriver au bout du bouquin (pas bon pour la note). Grosse déception en ce qui me concerne. Par contre, j'ai aimé le dessin de Julien Monier, un trait semi-caricatural très expressif, où les décors aux nombreux détails m'ont plongé dans ce New-York des seventies. Les couleurs chaudes sont superbes. Une mise en page maîtrisée. De l'excellent boulot. Note réelle : 2,5.
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