Les Mouvements célestes (I Moti celesti)

Fausto, Siro et Gian sont trois esprits intranquilles quant à la direction à donner à leur existence.
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Entre le nettoyage de caves, les petits boulots dans la restauration et le marché aux puces, ils vivent au jour le jour, naviguant entre les tavernes des ruelles étroites et les palais aristocratiques d'une ville italienne sensuelle, métaphysique et crépusculaire, où la frontière entre l'imaginaire et la réalité est fine.
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Date de parution | 05 Février 2025 |
Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis


L’Italie est décidément encore loin d’avoir livré tous ses secrets en matière de 9e Art. Chaque année apporte son lot de talent. Cette année, c’est donc au tour de Michele Peroncini de signer là, en même temps que sa toute première BD, un coup de maître. Ou peu s’en faut… Le scénario est tranquille. Il s’étire, prend le temps du soleil d’Italie. Tout au long de ma lecture, on relève un parallèle flagrant avec le cinéma. On songe indistinctement à Visconti ou Antonioni pour l’aspect parfois très onirique où les scènes de rêves se mêlent étroitement à la réalité. L’ambiance générale rappelle celle des films de Risi, populaire. On songe aussi à Benigni ou Moretti pour l’humour et les dialogues aux petits oignons frais. Les mouvements célestes est baigné dans la comédie italienne des sixties. Peroncini en outre, nous offre des personnages truculents à travers ce trio déjanté. Mais tous les personnages sont bons. Ajoutons que l’humour est bien présent (d’où la comédie italienne). Et puis, n’est-ce pas l’auteur lui-même qui se représente sous les traits de Gian ?... Mais c’est surtout le dessin qui m’a renversé. C’est un régal du début à la fin. Le trait est à la fois délié et très précis. Le travail sur la couleur se distingue de manière notable pour sa très grande qualité. Chaque page ou presque apporte sa petite surprise : effet de couleur, jeu de lumière… J’ai lu cette BD d’une traite, et seules les vingt dernières pages m’ont un peu laissé perplexe, au moment où le récit part dans le fantastique hallucinatoire pour ne plus revenir. Quant à la toute fin, j’avoue ne pas avoir tout compris. Mais qu’importe ! Cette lecture a été un tel plaisir que je ne peux que mettre un coup de cœur. J’ai éprouvé la même voracité que lors de ma découverte de Pierre-Oliver Gomont, à qui au passage Peroncini peut être comparé en ce qui concerne le dynamisme du récit. Une très bonne surprise !
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