Les clients d'Avrenos

Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)

Ankara, 1935. Au cabaret du Chat noir, Bernard de Jonsac boit un verre avec Nouchi, une entraîneuse. Sans le sou, celle-ci lui demande de l'emmener avec lui à Stamboul. Nouchi rêve d'autres horizons.


Georges Simenon La BD au féminin La Turquie

Elle rêve surtout d'argent qui coulerait à flots, car « c'est trop bête d'être pauvre ». À Stamboul, Jonsac l'introduit dans son cercle de connaissances. Nouchi fait sensation auprès de ses amis, amateurs de haschich et de poésie, accros aux palabres et à la vie de bohème. Mais elle a « horreur des hommes », comme elle le dit elle-même. Sa relation avec Jonsac, qui lui propose de l'épouser pour lui éviter d'être expulsée, reste platonique, au grand désespoir de celui-ci. Nouchi continue cependant à faire tourner la tête de ceux qu'elle rencontre, mais un drame bouleversera bientôt cette vie d'insouciance et de plaisirs... Après La neige était sale, Jean-Luc Fromental adapte un autre « roman dur » de Simenon. Les Clients d'Avrenos met en scène un couple improbable dans le cadre enchanteur de la Turquie de l'entre-deux-guerres, magnifiée par le trait sensible et les subtils jeux d'ombres de Laureline Mattiussi.

Scénario
Oeuvre originale
Dessin
Couleurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 31 Janvier 2025
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Les clients d'Avrenos © Dargaud 2025
Les notes
Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)
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04/04/2025 | Noirdésir
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Les « romans durs » forment la part qui m’intéresse le plus dans l’œuvre de Simenon (du moins ceux que j’ai eu l’occasion de lire – pas encore adaptés en BD d’ailleurs). Mais ici, je suis largement resté sur ma faim. Le dessin très moderne de Mattiussi est agréable, sans être trop fouillé. Il habille plaisamment l’intrigue en tout cas. C'est ce qui m'a le plus contenté dans l'album. Mais cette intrigue m’est apparu bien trop terne, mollassonne. Langoureuse, illustrant une sorte de fin d’empire (même si l’on est après l’effondrement de l’Empire ottoman). Les relations étonnantes nouées entre un Français employé de l’ambassade en Turquie et une jeune danseuse hongroise cherchant le gros poisson lui garantissant une belle vie ne m’ont pas passionné. Simenon semble bien connaître Istamboul, et les rouages de la bonne société stambouliote, mais les décors ne suffisent pas à dynamiser une histoire dans laquelle je ne suis pas entré.

04/04/2025 (modifier)