Freaks of the Heartland

Note: 3.58/5
(3.58/5 pour 12 avis)

Et si les monstres se rebiffaient ?


Dark Horse Comics Petits villages perdus Semic

Dans une ferme isolée au milieu d’une immense campagne, une famille tente de vivre malgré l’apparence monstrueuse de l’un de ses deux fils, que le père tient enfermé dans une grange un peu à l’écart. Pourtant, pour Trévor, l’autre fils, Will, même ''monstrueux'', reste avant tout son frère, et son seul compagnon dans la solitude de cette nature trop vaste pour lui. Devant la décision de son père de se débarrasser de cette honte de la famille, Trevor n’aura d’autre choix que de libérer son frère, et de s’enfuir avec lui. C’est ensemble qu’ils vont découvrir le secret qui pèse sur leur famille : l’existence d’autres frères et soeurs, abandonnés eux aussi.

Scénario
Dessin
Couleurs
Traduction
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 20 Décembre 2007
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Freaks of the Heartland © Semic 2007
Les notes
Note: 3.58/5
(3.58/5 pour 12 avis)
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15/02/2008 | Spooky
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L'avatar du posteur Noirdésir

Étrange cette histoire. Elle se laisse lire, mais la conclusion m’a quelque peu laissé sur ma faim. Suite à d’obscurs événements (qu’on n’explique pas vraiment, seuls des « nuages » sont brièvement évoqués un instant), toutes les femmes d’un petit bled paumé au fin fond des États-Unis semblent avoir accouché de « monstres », des « freaks que chaque famille a cachés, élevés comme des animaux prisonniers (et maltraités). Jusqu’au jour où la révolte éclate et où ils s’enfuient, poursuivis par des « géniteurs » qui veulent les éliminer. Les deux premiers tiers de l’intrigue sont prenants, c’est très rythmé, et on est embarqué et intrigué par cette histoire, au point d’oublier de se poser des questions sur une quelconque crédibilité (tous les freaks ont des aspects différents mais « hideux », ressemblant parfois à des bêtes sauvages, tandis que d’autres ont des formes humaines juste disproportionnées). On est d’autant plus embarqué que dessin et colorisation sont très chouettes, et collent parfaitement au ton de l’histoire. Mais voilà, comme je l’ai dit, la fin est décevante. Car du coup tout est trop court et trop brutal. Certes, je ne sais pas s’il est possible de trouver quelque chose de satisfaisant pour finir ce type de récit, mais là c’est à la fois brutal, voire bâclé, et aussi improbable pour les dernières cases : un retour à une certaine « normalité » dénote trop ici. Une cote mal taillée me fait arrondir aux trois étoiles, mais j’étais plutôt parti pour en attribuer une de plus.

08/01/2025 (modifier)
Par BDenis
Note: 3/5

(Avertissement : j'accorde toujours plus d'importance au scénario qu'au dessin) Une “belle” histoire se déroulant chez les Redneck du centre des Etats Unis. J’ai mis "belle" entre guillemets parce que l’histoire est assez sombre, bien sûr. On se retrouve dans un scénario assez proche de celui de Le Verrou, mais appliqué ici à une communauté au lieu d’une famille. Un grand, terrible et horrible secret lie ces familles, secret tabou et honteux. Alors bien sûr, d’aucuns pourront extrapoler cette aventure à une critique générale de notre société (je ne veux pas en dire plus pour ne pas déflorer le début du scénario). Je préfère, quant à moi, en rester au premier degré de l’histoire et à la lecture de loisir. Une vraie réussite. Le dessin ouvre une porte à notre imagination et cadre bien avec la BD. Très belle couverture "découpée". 13,5/20

02/06/2013 (modifier)
Par JJJ
Note: 3/5 Coups de coeur expiré

J'aime bien les scénarii de Steve Niles, loin d'essayer de styliser ou d'intellectualiser le genre horrifique, Niles explore à fond les canons du genre. Cette histoire est archi-classique, cela se passe à une époque indéfinie, hors du temps, dans une campagne perdue de l'Amérique profonde... les personnages vivent en vase clos dans la peur, ce sont des ploucs, ils protègent un terrible secret. Evidemment, un élément va perturber leur univers, la communauté va progressivement chuter de l'angoisse sourde vers la peur la plus totale, et cela ne va faire qu'empirer... Seuls les enfants resteront censés dans cette histoire, ce qui donne une touche d'optimisme inattendue et bienvenue à cette lecture. Comme quoi, Niles démontre qu'on peut écrire une histoire émouvante et humainement touchante en utilisant l'horreur. Les dessins de Greg Ruth sont parfaits, ils donnent une profondeur incroyable au récit et dépeignent un univers plus vrai que nature. La couverture de cet album est extraordinaire. Originale et intrigante. Elle annonce parfaitement le message d'espoir qu'offre cette histoire derrière cette horreur apparente. Vraiment pas mal du tout, même si l'on peut reprocher le manque de surprises qu'occasionne cette histoire. Semic n'est pas mort... JJJ

07/04/2008 (MAJ le 07/04/2008) (modifier)